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MessageSujet: Nutty ; Comme un sentiment de déjà-vu.    Ven 17 Jan - 16:35

TITRE :

 Nutty ; Comme un sentiment de déjà-vu.




 

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Everything has changed. I wish you would stay the same carefree girl, and you actually did it. I wish I stopped loving you, as times have passed. But I actually didn't. It's quite hurtful, but as long as you're happy, I am happy. Or I'll pretend to be. Anyway now I won't be able to reach you. I didn't know it even though I thought I knew you by heart. Did you expect something from me ? Because I actually did, on my own. Stupid, right ?



Agacé, je mordillais le bout de mon crayon à papier.
Depuis quelques jours, rien de ce que je dessinais ne me plaisait. J'étais constamment sur la défensive, et je manquais cruellement de sommeil. En même temps, je n'arrêtais pas au boulot. J'avais fait en sorte de ne pas avoir une minute de libre (qui pourrait me servir à réfléchir à ma situation) et je prenais rarement les pauses que l'on me recommandait.
Un soupir fila entre mes lèvres, faisant voler mon papier blanc un peu plus loin sur la table.
J'avais bien essayé d'écouter Soo Yoong, et de prendre les choses un peu moins à cœur, d'être moins timide et de me mettre en avant également, mais je finissais toujours par me retrouver dans une situation embarrassante, alors au final, je restais le même. Serenity ne semblait pas avoir fait de compromis avec sa nouvelle vie, alors pour quelle raison le ferais-je ?
Je gribouillais fébrilement le papier que j'avais récupéré, brouillant les traits de jeune femme que j'avais dessiné. J'étais ridicule et pathétique qui plus est. Il fallait sérieusement que j'arrête de me prendre la tête cinq minutes. D'ailleurs, en parlant de tête, la migraine ne m'avait pas laissé de répit depuis quelques heures, cela commençait à devenir vraiment intenable.

Je devais la voir demain après-midi en plus pour le shooting dont j'avais la charge, l'idée de faire face à son habituelle bonne humeur et à son énergie me rendit le sourire. Je me faisais du mal, j'en avais conscience, mais malgré mes sentiments, j'étais heureux qu'elle le soit elle aussi. Je me pinçais les lèvres, distraitement, et quittais mon bureau. Sans prévenir, ma vue se brouilla, et la tête me tourna. Paniqué, j'ouvrais la porte, mais mes jambes ne me portèrent pas plus loin que dans le salon. Après, c'est le black-out, total. Je venais de m'effondrer sur le sol, inconscient. Changement de programme pour demain les enfants.

. . .

J'ouvris les yeux péniblement, et ma respiration était lourde et lente. Ma tête aussi d'ailleurs. L'odeur autour de moi était familière, mais je ne l'appréciais pas pour autant. Le « propre » voilà ce que ça sentait. Vous savez, comme dans les hôpitaux.

«  Il se passe quoi là ? » demandais-je en me redressant, avant de sentir une douleur désagréable dans ma main.
Une infirmière me dit de me rallonger, que je n'étais pas encore en état. Perplexe, je levais la main gauche, et y reconnaissait la perfusion que j'avais tant détester voir, enfant.  Ce truc était une vraie torture, heureusement que je ne l'avais pas vu faire.

D'ailleurs, pourquoi est-ce que je ne l'avais pas vu faire ? « P-p... Pourquoi je suis ici? » ajoutais-je, la voix pâteuse. Elle m'expliqua alors que j'étais tombé dans les pommes, à cause d'un trop plein de fatigue, et qu'il fallait que je me calme un peu sur les heures supplémentaires. Ce qui m'arracha un fin sourire.

Ma petite sœur entra alors dans la chambre, je pouvais lire l'inquiétude sur ses traits, et je me sentis coupable. Elle avait dû se faire du soucis pour moi, et je n'appréciais pas du tout l'idée. Je m'excusais alors, et m'empressais de la rassurer gentiment. Puis, je lui murmurais discrètement : «  Est-ce que tu pourrais me filer mon portable s'il te plaît ? Il faut que je donne des nouvelles à Serenity.  » Ga Yoon me fusilla littéralement du regard, et me montra le sien. Elle avait envoyé un message au 0... Au numéro de Nutty en fait. Et elle lui disait assez sèchement que je ne serais pas au travail aujourd'hui, que j'avais été conduit à l'hôpital de Séoul.

«  Ga Yoon... Tu ne lui as pas dis que j'allais bien, la connaissant elle... » On lui enleva le portable des mains, lui rappelant qu'ils étaient prohibés ici, et je m'en excusais, disant que j'avais demandé à vérifier quelque chose.

Cela dit, l'infirmière ne s'attarda pas dans ma chambre, car les gens dans le couloir semblait se livrer à des joutes verbales plutôt musclés, ce qui me fit soupirer.
Ga Yoon d'ailleurs ne resta pas longtemps dans la pièce, elle sortit en claquant la porte et en me disant : « Je ne savais pas que tu allais bien, imbécile, comment tu voulais que je lui dise ? Puis tu pourrais dire merci. » C'est vrai que je ne l'avais pas fait. Mais je n'avais pas le temps de lui demander de rester qu'elle était déjà parti. Je soupirai de plus belle, nerveux et agacé un peu. Ils en faisaient un de ces boucans dehors !


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MessageSujet: Re: Nutty ; Comme un sentiment de déjà-vu.    Lun 17 Fév - 21:46

TITRE :

 Nutty ; Comme un sentiment de déjà-vu.




 

JUN KI & SERENITY
 « Comme un sentiment de Déjà-vu »    

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Mes yeux clignèrent trois-quatre fois, mes iris bloquées sur l'écran de mon portable. Mon rythme cardiaque avait brusquement chuté et mes oreilles devaient bourdonner car je n'entendais plus le bruit extérieur... et pourtant, dans les salles de danse de New Generation, il y avait peu de chance qu'il n'y ait pas de nuisances sonores. Je fermais mes paupières pour secouer légèrement ma tête et me permettre de mieux relire ce message. Car oui, impossible que j'eus bien lu. Avec impatience, je regardais à nouveau et relisais comme si c'était la première fois... et les mots refusaient de se transformer en d'autres, quoi que je veuille qu'il en soit, il y avait bien marqué... que Jun Ki ne viendrait pas au travail car il était à l'hôpital.

Ma montre me coupa de ma transe en faisant un boucan de tous les diables, tant que les autres occupants me jetèrent des regards curieux. Mais je n'avais rien à faire de la montre, ni de leurs pensées... Jun Ki était à l'hôpital.

Mes yeux remontaient le message, cherchant des explications, la véracité de ses propos, un "lol". Je regardais la date, et non, nous n'étions pas un foutu premier Avril (pardonnez ma vulgarité - oui c'était très vulgaire pour moi et donc ?). Je fronçai néanmoins des sourcils en voyant que mon téléphone avait reconnu le numéro de l'expéditeur du SMS. Ga Yoon ? Je savais qu'elle était un petit peu... difficile et espiègle, rien de trop bien méchant mais... J'étais contente que ce soit elle qui m'envoie ce message, qu'elle soit une chipie aussi : ça me laissait encore un peu d'espoir, soit elle exagérait largement la situation... soit elle mentait pour m'embêter. En même temps, ce message laconique...

Je quittai sans réfléchir la salle sous les plaintes d'une amie - on venait d'arriver après tout. Il fallait que je cherche Jun Ki, que je confirme que ce n'était qu'une grosse farce. Je grimpai les escaliers, redonnant un peu d'impulsion à mon pauvre cœur et ses battements pathétiques. J'arrivai devant son sanctuaire et me retrouvai devant une porte verrouillée. L'homme de ménage trouva nécessaire d'en rajouter une couche, bon samaritain qu'il est en m'indiquant que "M. le photographe, le gentil jeune homme" n'était pas encore venu et que les éventuels shoots avaient été reportés. Je hochai vaguement la tête, ma poigne autour de l'anse de mon sac de sport se resserrant et mon regard se perdant.

Jun Ki... était vraiment à l'hôpital.
Je ressortis le portable avec des mains maladroites, cette fois-ci à la recherche de détails mais rien. Le quinquagénaire agita sa main devant moi et je me lançai soudainement dans une course effrénée. Il était hors de question que mon photographe favori (bon, ok, je ne connaissais pas personnellement les autres) et ami reste là-bas plus long que nécessaire entre les mains de médecins fous qui finiraient par leur filer une STUPIDE montre à lui aussi - non, ce n'est pas ce que je voulais vraiment décrire... Bref. Il fallait toujours que je le cherche, que je sache.

J'allais au centre hospitalier le plus proche et le plus fréquenté du coin, ne souhaitant même pas envisager qu'il puisse se trouver ailleurs. Si c'était le cas, j'allais juste pleurer en me roulant au sol tellement fort qu'il demanderait un transfert... pas celui de Jun Ki hélas, mais le mien. Je m'arrêtai d'ailleurs soudainement à quelques mètres du bâtiment réalisant que... je ne pouvais entrer juste comme ça. « Si tu te dégonfles maintenant, tu ne mérites même pas un Sunday, Kan Serenity ». Une illumination me frappa d'ailleurs à cette menace terrible et je souris en regardant le fast food sur mon chemin. J'avais une idée ! Je décidai alors de ranger mon honneur et ma fierté pour réaliser ce plan : Jun Ki allait probablement mal, qu'est-ce que ma fierté ferait à ça ?

• • •

Je sentais les regards interloqués des patients ou autres visiteurs à mon passage. La femme de l'accueil resta la bouche grande ouverte avec un regard blasé pourtant alors que je lui passai sous le nez en agitant avec énergie mes petites jambes.
« Une commande urrrrgente, mah' ! Je dois apporter ces pizzas en heure sinon elles sont gratuites et je ne suis pas payé » et comme vous me lisez, oui payé sans e à la fin vu que pour me fondre dans mon personnage parfaitement, je pensais que me vêtir en Luigi serait mieux. Mon accent italien était plus qu'approximatif et ressemblait à un mauvais espagnol - si ça devait ressembler à un accent... ce que je doute possible en fait. Je ne leur laissai guère le temps d'accuser le choc et fis vite disparaitre ma salopette trop large sur mes vêtements et ma casquette trop grande. Une infirmière sortit de sa transe et finit par me poursuivre vers l'ascenseur. J'appuyais sur plein de boutons quand les portes se refermèrent sur elle. Je ricanai descendant un étage après et courant dans les couloirs à la recherche de mon ami, interrogeant deux-trois patients paumés - je leur offris néanmoins une boite de nuggets. Deux mètre plus loin, je me faisais couper la route par la Gertrude de l'hôpital - une de mes infirmières avant s'appelait Gertrude et elle était épouvantable. Je glissai à terre avant de détaler à quatre pattes vers les escaliers. J'eus à peine le temps d'atteindre le second étage qu'on m'attrapait sauvagement.

« GERTRUDE PAS ENCORE » hurlai-je en français soudainement en gigotant au sol. Puis je m'arrêtai... me relevai soi-disant prête à les suivre avant de... « Je vais retourner à ma chambre, c'est promis... » quoi ? Je me savais assez bizarre en ce moment pour qu'ils me prennent pour une patiente de l'étage psychiatrique... ... ... Pas de quoi me vanter, c'est ça ? Essayez de vous faire passer pour un fou et on en reparlera ! Cela ne prit pas avec Gertrude évidemment et je fus contrainte de sortir ma montre et jouer l'indignation. « C'est ainsi que vous traitez vos malades ?! Je vais porter plainte, si je ne meurs pas avant ! Ah ! Mon cœur... » exagérai-je en tapant sur ma montre avec mon index, espérant la tromper. Ils allaient me jeter dehors quand une chambre s'ouvrit et... la lumière se fit. « Ga Yoon ! » soufflai-je soulagée............ même si elle passa indifférente à côté de moi... Merci... beaucoup. Je soupirai, filant entre les bras de mes agresseurs - car j'étais agressée hein - pour me propulser -oui oui- dans la chambre de, je l'espérais, Jun Ki.

« JUN KI ! » je lui sautai malgré moi un peu au cou et ne lâchai finalement pas, craignant qu'on me bouge de là. « Tu es vivant... ils ne t'ont pas tué ici alors ! Tu vas bien ? Tu as quoi ? Tu ne dormais pas hein ? Mince... Mais tu es brûlant ! » ou peut-être que c'était moi avec les extras que je portais... Gertrude, sur pas de la porte tapait du pied et je lui jetais un regard de petite fille soudainement renfrognée.





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MessageSujet: Re: Nutty ; Comme un sentiment de déjà-vu.    Jeu 20 Fév - 21:13

TITRE :

 Nutty ; Comme un sentiment de déjà-vu.




 

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Sincèrement, je crois que je détestais les hôpitaux. Les sourires des infirmières me paraissaient toujours faux, voire stérilisés eux aussi. Je n'aimais pas la façon qu'elles avaient de me regarder, ni celle avec laquelle elles me parlaient. Je détestais cette sensation de solitude aussi, ce calme obligatoire qui n'était noté sur aucun règlement mais qui faisait office d'accord tacite. Mais le pire de tout, c'était sûrement la manière qu'ils avaient de me couver à la moindre petite étrangeté. J'avais beau avoir trop forcé sur la dose de travail, je n'étais plus un enfant. Et puis d'ailleurs, pour quelle raison est-ce qu'il fallait que ça soit des femmes qui s'occupent de moi hein ? Elles me mettaient mal à l'aise à me faire les yeux doux. En même temps, si je demandais à ce que ça soit un homme qui s'occupe de moi, ils allaient encore me prendre pour un gay, et avec Liliana, j'avais assez donné pour les semaines à venir.
Je me sentais idiot d'en être arrivé à cet extrême tout de même. J'en venais à me faire du mal physiquement, uniquement parce que ma vie n'avait pas une tournure qui me plaisait.  

Ma tête était encore lourde, et je sentais que je planais encore, mais je recommençais déjà à cogiter. Une vilaine habitude, Serenity avait l'habitude de ça. D'ailleurs, je m'en voulais un peu de l'avoir laissé à cause de cet incident. Elle allait s'inquiéter, et vu le peu d'information que Ga Yoon lui avait donné, elle risquait de se faire des films sur mon état. J'étais pour ainsi dire, étonné de ne pas encore avoir fait face aux conséquences. Cette femme était un vrai ouragan, et elle ne s'en rendait pas compte. En bien, ou en mal, elle chamboulait tout autour d'elle. Elle portait un regard différent du mien sur le monde, et c'était pour ça que je la trouvais si intéressante. Si seulement je réussissais à rassembler un peu de courage pour mettre les choses au clair entre nous.

Si seulement.

Mes joues s'empourprèrent, et je m'enfonçais un peu plus dans mon lit, remontant le drap sur mon visage, embarrassé. Heureusement que Ga Yoon avait quitté ma chambre dans un sens, car je n'aurai pas su lui expliquer pour quelle raison je me conduisais de cette manière. D'ailleurs, est-ce que c'était elle qui faisait autant de bruit dehors ? Ce n'était pas que le silence me manquait hein, mais j'étais coincé dans cette chambre, alors que dans le couloir, il semblait se passer quelque-chose d'intéressant. Je n'étais pas du style à être avide de rumeurs. Mais bon sang, un peu de pitié pour les malades, je m'ennuyais à mourir.

Cela dit, une étrange sensation de déjà-vu m'envahit d'un seul coup, sans que je réussisse à comprendre pourquoi.

Du moins, jusqu'à ce que la porte s'ouvre à la volée et que le brouhaha du couloir soit délocalisé jusque dans ma chambre. De là où j'étais, je voyais une infirmière en colère, et un.... une personne en salopette, qui semblait vouloir leurs échapper... Non. Elle n'avait pas osé, si ? « JUN KI ! » … Ben si en fait. Quand elle me sauta au coup, je fis la grimace, d'une parce qu'elle n'était pas la plus légère qui soit, et de deux, parce que ce qu'elle portait était trop chaud, et était en train de me brûler le ventre. Kan Serenity, dans toute sa splendeur, mesdames et messieurs.

« Pour quelle raison obscure est-ce que tu portes une salopette trop grande Serenity ? Et puis, qu'est-ce que tu fais ici ?  » murmurais-je, calme.

Si l'infirmière à la porte était en colère, moi je n'étais pas surpris le moins du monde. Pour une fois, les rôles étaient inversés, mais nous introduire en douce dans les hôpitaux n'avait plus de secret pour nous.
Bon sang, ce que nos vies pouvaient être triste, pensais-je en ouvrant ronds les yeux, et en penchant légèrement la tête, pour éviter la visière de sa casquette.

 je lui sautai malgré moi un peu au cou et ne lâchai finalement pas, craignant qu'on me bouge de là. « Tu es vivant... ils ne t'ont pas tué ici alors ! Tu vas bien ? Tu as quoi ? Tu ne dormais pas hein ? Mince... Mais tu es brûlant ! » Un fin sourire étira mes lèvres. Ce n'était peut-être pas grand-chose, mais j'étais vraiment heureux qu'elle soit là, et rassuré aussi, d'un certain côté. Je l'attrapais par les épaules, doucement, et la faisais se redresser un peu.

« Vas-y doucement, tu veux ? Bien sûr qu'ils ne m'ont pas tué, je dois juste me reposer, trop de travail qu'il m'ont dit, pas de quoi en faire une histoire, ni même une mission commando... dis-je en riant doucement, et en pointant du doigt son accoutrement. Comment tu as fais pour arriver jusqu'ici, hein ? Je penchais la tête sur le côté, et disais à l'intention de l'infirmière : J'aimerai manger seul, s'il vous plaît. Je me redressais et m'asseyais plus confortablement, posant la nourriture sur la petite table à côté : Excuse-moi de ne pas avoir donné des nouvelles, je ne voulais pas t'inquiéter...  » dis-je en souriant, légèrement embarrassé, passant une main sur ma nuque.

C'est vrai quoi, même si j'étais content qu'elle se préoccupe de moi, ça n'avait jamais été mon intention que de finir ici. Puis, on ne pouvait pas dire que Ga Yoon avait fait la commission correctement hein... Je ne pouvais donc pas en vouloir à Nutty de s'être fait des films.


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Dernière édition par Hee Jun Ki le Dim 20 Avr - 14:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Nutty ; Comme un sentiment de déjà-vu.    Ven 18 Avr - 21:51

TITRE :

 Nutty ; Comme un sentiment de déjà-vu.




 

JUN KI & SERENITY
 « Comme un sentiment de Déjà-vu »    

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J'étais de toute évidence très inquiète. Jun Ki ? Malade ? A l'hôpital ? Quelle raison pouvait bien justifier ça ? C'était injuste sans même que je ne sache vraiment de quoi il retournait. Était-ce grave ? Comment cela était-il possible ? Lui qui avait tant veillé sur moi, il semblait presque toujours aller bien. Évidemment, je ne l'avais jamais imaginé invincible, ou peut-être quand même quand j'étais plus jeune, fière de mon nouveau camarade de jeu. Mais oui, j'étais parfaitement consciente qu'il avait ses limites. Et le fait qu'elles soient franchies après une si longue coupure me mettait vraiment mal à l'aise... Et si pendant tout ce temps il avait caché des faiblesses ? Et si c'était une des explications à sa disparition ?
De toutes les manières, spéculer sur tout ça n'allait pas me faire me sentir mieux : je devais le voir et le plus rapidement possible. Je refusais d'imaginer que lui et sa sœur se trouvent seuls encore face à des soucis. C'est certainement de là que me venait toute cette motivation et cette folie... Il fallait avoir un sacré grain pour faire ce que je faisais et j'ignorais encore si on allait accepter de me laisser ressortir sans un examen de mon état psychologique - et franchement, je ne voulais pas vraiment savoir ce que ça pouvait dire...

Mais maintenant que j'avais vu Jun Ki, une légère vague de soulagement m'envahit. J'ignorais toujours comment il allait réellement mais il semblait aller assez bien pour parler et se tenir assis.
« Pour quelle raison obscure est-ce que tu portes une salopette trop grande Serenity ? Et puis, qu'est-ce que tu fais ici ?  » Mes sourcils se froncèrent un petit peu à tout ça. D'une, j'avais pas très envie de m'expliquer devant Gertrude. De deux, comment pouvait-il se demander ce que je faisais là ?! « Ce que je fais ici ? Je suis venue te voir, évidemment ! J'ai reçu un message disant que tu étais à l'hôpital, ça m'a inquiétée... » Mes poumons se gonflèrent un grand coup alors que je commençais un peu à me calmer... autant que je pouvais avec les menaces toujours existantes et le peu d'informations dont je disposais encore. Je l'assommais un petit peu de quelques questions sans même me rendre compte toujours.
« Vas-y doucement, tu veux ? Bien sûr qu'ils ne m'ont pas tué, je dois juste me reposer, trop de travail qu'il m'ont dit, pas de quoi en faire une histoire, ni même une mission commando... »

Mes bras glissèrent immédiatement des siens. Je me rendais compte que j'avais laissé l'adrénaline prendre le contrôle total de mes actions et vu l'état de Jun Ki, je ne devais pas vraiment l'aider... Je me massais la nuque, un peu désolée, et ajustait ma salopette. « Excuse-moi... » Je me pinçai un peu les lèvres en le laissant poursuivre, un petit peu moins agitée. « Comment tu as fais pour arriver jusqu'ici, hein ? J'aimerai manger seul, s'il vous plaît. » Je dirigeai à nouveau mon regard derrière moi pour voir qu'il s'adressait à l'infirmière que j'avais affectueusement (ou pas vraiment) nommé Gertrude. Et hop, plus de menaces - j'hésitai même à lui envoyer un sourire satisfait à cette brute en blouse.
Je soufflai un peu plus, un maigre sourire sur les lèvres et reportai aussi vite mon attention sur mon vieil ami. Les sourcils un peu froncés à nouveau, j'encaissais enfin les explications données quant à son hospitalisation. Surmenage hein ? « Excuse-moi de ne pas avoir donné des nouvelles, je ne voulais pas t'inquiéter...  » Ma tête tomba doucement sur le côté et je poussai légèrement son épaule du bout des doigts.
« Ce n'est pas à toi de faire des excuses, tu es le malade... Prend juste soin de toi d'accord ? Je n'ai pas envie que ça arrive à nouveau, ne m'oblige pas à te babysitter ou à revenir avec cette salopette, Gertrude ne m'aime pas beaucoup et je meurs de chaud ! » je retirai ma casquette et m'éventai avec, mon sourire un peu plus espiègle. Mais mes sourcils se froncèrent à nouveau. « Ils t'ont dis si tu devais rester plus longtemps ? Et qu'est-ce qu'ils t'ont demandé de faire comme ça à NG ? Franchement... Bon, la bonne nouvelle, c'est que tu n'auras pas à manger la nourriture de l'hôpital... » je posais ma casquette sur sa tête après avoir agité deux boites de pizza sous son nez. J'ouvrais une des boîtes fièrement, un sourire lointain à nouveau présent sur mes lèvres. Je me mis soudainement à rire en posant la pizza non loin.

« Tu te souviens quand c'est toi qui faisais ça ? Les infirmières n'en pouvaient plus, tu étais sûrement plus fiché que n'importe quel patient ! Aujourd'hui, je te tire vraiment mon chapeau : va falloir que tu m'expliques comment tu faisais, je me suis fait prendre trop vite... Pourtant, je me trouve pas mal en Luigi... » je tirai un bout de pizza, tentant d'agir le plus naturellement possible et changeant le sujet. La dernière chose dont j'avais besoin était de le sentir mal à l'aise.





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MessageSujet: Re: Nutty ; Comme un sentiment de déjà-vu.    Dim 20 Avr - 14:40

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Le fait qu'elle se soit déplacée jusqu'ici par inquiétude était un réel soulagement pour moi. Cette pensée me laissait croire que j'étais égoïste, mais vraiment, c'était agréable de savoir que je comptais pour elle. Des fois, quand je me mettais à cogiter sur «nous», j'arrivais souvent à la conclusion qu'il n'y avait que moi qui portait tant d'importance à notre amitié. Après tout, Serenity avait un avenir prometteur et elle était quasiment mariée. D'un œil extérieur, je faisais sûrement office de boulet à sa cheville et ça n'était pas très flatteur pour moi. Cela dit, tant que Serenity ne me voyait pas ainsi, c'était suffisant. Les gens avaient des avis tellement divergents parfois, si je commençais à m'en préoccuper... Je n'étais pas sorti.

Certains pensent sûrement que je suis gay.
D'autres, que je suis associable, ou carrément muet.
Ou peut-être misogyne ? Frigide ? Coincé ? Ennuyeux ?

Tant que les personnes qui comptaient à mes yeux, savaient qui j'étais, je n'avais pas à me plaindre. Serenity ne le savait pas, mais avec Ga Yoon, elles étaient les plus importantes. Seulement ça, je ne pouvais pas leurs dire en l'état même. L'une se moquerait, et l'autre ne comprendrait pas la portée d'une telle déclaration -en plus d'être fiancée à une demie-portion-. « Excuse-moi... » « Non voyons. » m'empressais-je de répondre, en lui offrant un sourire que j'espérais chaleureux. J'étais fatigué oui, mais j'avais déjà survécu à bien pire que de la nourriture brûlante sur l'estomac, elle devait le savoir mieux que personne en plus.

Pour éviter qu'elle se pose plus de questions et surtout pour être installé correctement, je m'étais redressé et avais déposé les victuailles sur la petite table -branlante- à roulettes. C'était si étrange de se retrouver ici après toutes ses années. L'un comme l'autre nous avions grandis, et changés, nous avions nos vies maintenant, mais c'était comme si... Cet endroit nous rapprochait. Triste que l'endroit en question soit un hôpital aseptisé et pas un parc printanier, juste. Je fis la moue à cette pensée, c'était sûrement sa véracité qui piquait le plus.

J'inspirai un bon coup, chassant la morosité ambiante de mon esprit, et me concentrant sur Serenity qui se tenait en face de moi. Je penchai la tête pour observer calmement mon épaule qu'elle venait de bousculer, et sans le vouloir un petit sourire trouva sa place sur mon visage. « Ce n'est pas à toi de faire des excuses, tu es le malade... Prend juste soin de toi d'accord ? Je n'ai pas envie que ça arrive à nouveau, ne m'oblige pas à te babysitter ou à revenir avec cette salopette, Gertrude ne m'aime pas beaucoup et je meurs de chaud ! » Je riais à cette remarque, mais hochais la tête à sa demande. Après tout, je pouvais bien faire ça, n'est-ce pas ? Puis, j'avais l'obligation de le faire de toute façon, car aujourd'hui, Ga Yoon n'avait pas été à l'école à cause de moi, et je ne tenais pas à ce que ça se reproduise. D'ailleurs, où est-ce qu'elle avait filé elle ? A l'appartement ? Probablement que si elle avait vu Serenity dans le coin, elle n'a pas tenu à rester.

Je ne comprendrai probablement jamais la raison qui poussait ma sœur à ne pas supporter Serenity, j'en soupirai.

«  Je vais faire attention, mais tu ne me feras pas croire que ça ne t'a pas amusé. Si je me souviens bien, t'en es pas à ton coup d'essai, n'est-ce pas ? Je t'ai déjà dis que tu n'avais rien d'un garçon, la salopette ne fait pas illusion. Probablement pour cette raison que Gertrude ne t'aime pas.  » terminais-je en haussant les épaules, convaincu que mon explication était la bonne.

D'ailleurs je ne me souvenais pas qu'elle s'appelait Gertrude. Étrange. « Ils t'ont dis si tu devais rester plus longtemps ? Et qu'est-ce qu'ils t'ont demandé de faire comme ça à NG ? Franchement... Bon, la bonne nouvelle, c'est que tu n'auras pas à manger la nourriture de l'hôpital... » Je mettais correctement la casquette sur ma tête et répondis allègrement à son sourire en sentant l'odeur des pizza chatouiller mes narines. Je n'aurai pas imaginé échapper à la nourriture d'ici grâce à elle, mais dieu merci, elle me sauvait la vie pour le coup -au sens propre oui-. Si on me servait la pâté de nouilles, je crois qu'une rechute était à prévoir.

« Tu me sauves, merci beaucoup. Et... La journée, ils voulaient me garder en observation, histoire de voir si ça allait. Je dois me ménager pendant quelques jours, c'est tout. Je n'ai fais qu'un peu de surmenage, pas le luxe de prendre un arrêt plus long !  » dis-je, tout en louchant sur la pizza qui me faisait de l’œil. «  Mais toi, tu ne rates pas ton entraînement quand même, si ?  » demandais-je, vraiment concerné par la question. Et puis de toute façon, je n'avais pas envie d'épiloguer sur ma situation. C'était Serenity, certes, mais elle n'avait pas besoin de savoir qu'avec GaYoon il nous arrivait parfois d'être ric-rac à la fin du mois.

Je soufflais et tapotais doucement l'arrière de ma nuque, légèrement embarrassé. Avant de sourire, surpris de la voir rire. Est-ce que j'avais raconté une ânerie ?

« Tu te souviens quand c'est toi qui faisais ça ? Les infirmières n'en pouvaient plus, tu étais sûrement plus fiché que n'importe quel patient ! Aujourd'hui, je te tire vraiment mon chapeau : va falloir que tu m'expliques comment tu faisais, je me suis fait prendre trop vite... Pourtant, je me trouve pas mal en Luigi... » Aaaah... ça. J'en riais moi aussi, songeant à quel point je pouvais être imaginatif en ce temps là, juste pour apporter des frites et un burger à Nutty, ou tout simplement un sourire.

Soit dit en passant, «un sourire » ne lui avait jamais rempli l'estomac, si vous voyez ce que je veux dire.

«  Disons que c'est plutôt difficile quand on vient de l'extérieur, l'escalade de fenêtre n'a plus aucun secret pour moi ! Je prenais un morceau de pizza, et croquais dedans, souriant : Cela dit, j'ai aucun mérite, si tu avais été dans les étages, j'aurai sûrement dû avoir recours à la salopette et à la casquette comme toi. Ils ne livrent pas dans les hopitaux, Macdonald, pas vrai ?  » J'étais un peu moqueur, mais mon ton était complice. Jamais je ne me moquerai d'elle méchamment.


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MessageSujet: Re: Nutty ; Comme un sentiment de déjà-vu.    Jeu 1 Mai - 13:14

TITRE :

 Nutty ; Comme un sentiment de déjà-vu.




 

JUN KI & SERENITY
 « Comme un sentiment de Déjà-vu »    

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On ne se rend pas compte d'à quel point compte les gens avant qu'on ne risque de les perdre, parait-il. J'avais toujours plus ou moins senti que Jun Ki était important, pourtant. Il était mon seul réel ami quand j'étais plus jeune, la première personne à avoir fait quelque-chose pour moi en-dehors de mon frère aîné. Et il n'avait jamais fuit devant mes problèmes de santé, ni mes problèmes tout court - car je veux bien admettre que je suis parfois une usine à péripéties... Non, il avait été très fidèle. Il n'y aurait pas dû avoir d'ombre au tableau du coup, n'est-ce pas ? Et pourtant, à chaque fois qu'il retournait à l'orphelinat, je me disais que c'était peut-être définitif ou que cela deviendrait de plus en plus rare. Dans ma tête, il se ferait de nombreux amis car il était gentil, qu'il se trouverait une amoureuse car il était mignon (dans tous les sens mais surtout dans sa façon de se comporter), qu'il serait placé dans une famille parfaite car personne ne le méritait plus que lui et sa sœur. Je n'avais donc pas envie de dépendre éternellement de ses visites ; j'avais toujours été un esprit distrait et inventif, je ne m'accrochais plus très facilement et si ça venait à arriver, une séparation aurait été selon moi pénible.
Donc oui, j'ai toujours pensé à quand Jun Ki sortirait de ma vie ou deviendrait un visiteur rare. Si bien que je n'ai jamais vraiment rien fait pour qu'il regrette de partir un jour. Je n'étais pas du genre à exprimer mes craintes facilement, même avec lui. Je voulais gérer... Bon, j'aurais pu gérer autrement qu'en admirant mon chirurgien mais je ne vous permets pas de juger ! J'étais jeune et étrangement impulsive parfois. A me regarder maintenant, il faut bien croire que ça m'arrivait encore de l'être !

En fait, le problème n'a jamais été de savoir si Jun Ki avait été important ou non, il était que je fasse quelque-chose pour lui, pour qu'il reste si jamais il le voulait. Pas pour lui devenir indispensable, non, mais pour qu'il sache que j'étais là aussi pour lui. Parce qu'il était important pour moi et que je ne faisais pratiquement jamais rien pour lui.
« Non voyons. » j'avais eu envie de secouer fermement la tête mais je restai silencieuse en voyant son sourire et tentai de lui en rendre un petit.
Oh, Jun Ki... parfois, j'avais presque envie qu'il se mette en colère, hurle ou tout simplement qu'il fasse passer ses besoins personnels avant ceux des autres de temps en temps. Là, il s'assurait que je ne culpabilise pas ou me sente désolée mais j'étais aussi prête à parier qu'il se souciait déjà à nouveau de sa sœur. Peut-être même pensait-il déjà au boulot. Pas étonnant au final s'il se retrouvait à faire des malaises pour cause de surmenage... Je grimaçai un petit peu en y pensant mais chassai ça de mon esprit : ce n'était pas le moment pour ça.

Monsieur riait ! Je lui demandais de prendre soin de lui et il préférait rire de ma bêtises. Je luttai contre un sourire grandissant pour me donner un peu de contenance - puis dans une tentative aussi misérable que vaine, de faire figure d'autorité. « Je vais faire attention, mais tu ne me feras pas croire que ça ne t'a pas amusé. Si je me souviens bien, t'en es pas à ton coup d'essai, n'est-ce pas ? Je t'ai déjà dis que tu n'avais rien d'un garçon, la salopette ne fait pas illusion. Probablement pour cette raison que Gertrude ne t'aime pas. » Je restai la bouche grand ouverte en l'écoutant, exagérant un air outré puis lui tirai la langue pour montrer à quel point je pouvais être mature, n'est-ce pas ?
« Toi et Gertrude ne savez juste pas apprécier mes talents de cosplayeuse. Ça va finir par me vexer, Jun Ki, vraiment ! Deux fois déjà, je t'ignorais comme ça... » je secouai la tête pour appuyer mes mots et enfonçai légèrement mon doigt dans son épaule avec une nouvelle petite grimace mécontente. Au moins, il ne se posait pas de questions sur ma santé mentale lui ou n'allait pas me juger. J'aurais bien fait de surveiller si le service de l'hôpital n'était pas en train de chercher un psychiatre pour moi ou des calmants... probablement plus des calmants en fait... Enfin, je préférai comme ça à la nourriture de l'hôpital. Plus . Ja . Mais. Cette bouillasse, plus jamais.

Je n'étais pas peu fière de mes pizzas, surtout en l'entendant. « Tu me sauves, merci beaucoup. Et... La journée, ils voulaient me garder en observation, histoire de voir si ça allait. Je dois me ménager pendant quelques jours, c'est tout. Je n'ai fais qu'un peu de surmenage, pas le luxe de prendre un arrêt plus long ! » si j'avais gentiment écouté et hoché la tête tout le long, la dernière phrase me laissa un peu amère. Je n'avais pas le droit de lui dire de ne pas bouger mais une part de moi-même trouvait ça irresponsable de le laisser reprendre le travail si vite. Comment prétendre être une amie digne de ce nom si je le laissais se faire du mal ? Je soupirai assez fort pour qu'il comprenne que ça ne m'enchantait guère mais encore une fois, je hochai doucement la tête un petit coup. « Mais toi, tu ne rates pas ton entraînement quand même, si ? » Un peu avachie, je me redressai en souriant grand. « Oh ne t'en fais pas pour ça. J'avais danse seulement et étant donné les nouveaux projets de l'agence pour moi, ce n'est pas le plus important. C'est même optionnel en fait... Puis je préfère passer ce temps avec toi ici plutôt que de m'inquiéter et culpabiliser d'être une mauvaise amie toute la journée ! » Je regardai ailleurs un peu en prononçant ces mots, peu sûre de vouloir lui dire ça en fin de compte. Se doutait-il que ça me préoccupait plus qu'une petite blague pour la forme ? « Puis de toute façon, j'avais besoin aussi d'une pause. » je haussais les épaules en repensant aux mots de mon demi-frère. Il ne se faisait toujours pas au rythme de ma formation à NG. Selon lui, c'était trop soutenu et il me voyait trop peu souvent. Un frère poule... bref !

Je me pinçai les lèvres pour ne pas rire encore en me souvenant de toutes les inventions de Jun Ki pour entrer à l'hôpital sans se faire prendre. Rarement les mains vides en plus. J'avais de la chance d'avoir ces souvenirs. « Disons que c'est plutôt difficile quand on vient de l'extérieur, l'escalade de fenêtre n'a plus aucun secret pour moi ! Cela dit, j'ai aucun mérite, si tu avais été dans les étages, j'aurai sûrement dû avoir recours à la salopette et à la casquette comme toi. Ils ne livrent pas dans les hôpitaux, Macdonald, pas vrai ? » Je gonflais les joues en secouant la tête à cette question que je prenais bien-sûr très au sérieux. « Non, toujours pas. Pourtant, je ne te dis pas le bénéfice qu'ils se feraient ! Heureusement on se charge du service livraison, hein ? Ha ! J'aurais aimé te voir en Luigi ! » je souris en essayant d'imaginer ça. Cela aurait été si grand, j'en avais presque des regrets.
Je piquai un morceau de ma pizza joyeusement. « Je voulais te dire aussi, Jun Ki... » j'hésitai un peu à continuer, n'ayant pas envie d'en faire des tas. « Je voulais te dire merci, juste ça. J'en profite que tu sois coincé là pour te le dire ! Et oui, je suis comme ça. Bref il y a un Disney à la télé, ou pas ? » et voilà, je faisais à nouveau du n'importe quoi ! J'étais embarrassée donc je changeais de conversation et disais les premières choses qui me passaient par la tête...
Nutty, 22 ans et toujours au même point qu'il y a dix ans, bravo. Franchement, bravo ! « Je suis toujours la même gamine, hein ? » avais-je finalement lâché en essayant de m'asseoir confortablement.





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MessageSujet: Re: Nutty ; Comme un sentiment de déjà-vu.    Ven 2 Mai - 18:15

TITRE :

 Nutty ; Comme un sentiment de déjà-vu.




 

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Je ne m'étais jamais fait aux hôpitaux, je détestais vraiment la solitude et le calme qui y régnait. Le fait que Serenity se soit glissée jusqu'ici m'apaisait vraiment. L'ambiance me paraissait plus légère, c'était agréable. De plus, elle avait même pensé à apporter de la nourriture, elle était aux petits soins avec moi, j'en avais de la chance, pensais-je en regardant la boîte de pizza qui laissait filer une odeur si alléchante que j'en avais presque faim ; et avoir faim à l'hôpital, c'était probablement une chose qui n'était plus arrivée depuis des millénaires. N'importe qui serait dégoûté, Serenity le savait mieux que personne, elle y était restée plus longtemps que moi. « Toi et Gertrude ne savez juste pas apprécier mes talents de cosplayeuse. Ça va finir par me vexer, Jun Ki, vraiment ! Deux fois déjà, je t'ignorais comme ça... » Je l'observais un court instant et un léger sourire étira mes lèvres. Elle était vraiment terrible, elle avait réponse à tout et tout le temps. Je secouais la tête de gauche à droite, lentement.

« Excuse-nous dans ce cas, incultes que nous sommes. » répliquais-je, sur un ton un peu narquois. Incapable de ne pas me moquer un tantinet. Un accoutrement de Luigi tout de même, j'étais prêt à parier que si les rôles avaient été inversés, elle serait toujours pliée de rire.

Cela dit, je préférais être certain que sa visite n'empiète pas sur autre chose de plus important pour elle, bien que ça me faisait énormément plaisir qu'elle soit là, je m'en voudrais qu'elle ait des ennuis. « Oh ne t'en fais pas pour ça. J'avais danse seulement et étant donné les nouveaux projets de l'agence pour moi, ce n'est pas le plus important. C'est même optionnel en fait... Puis je préfère passer ce temps avec toi ici plutôt que de m'inquiéter et culpabiliser d'être une mauvaise amie toute la journée ! »  Je fronçais les sourcils, pas certain de comprendre ce qu'elle entendait par là. Est-ce que les choses se compliquaient à l'agence pour elle ? Puis elle fuyait à moitié mon regard d'un coup, c'était suspect. « Tout va bien, je te le dis. Mais toi, tu peux me promettre que ça va ? » demandais-je, après avoir avalé ma dernière bouchée de pizza.

« Puis de toute façon, j'avais besoin aussi d'une pause. » Je hochais la tête de nouveau, réfléchissant à ce qui pouvait bien se passer dans sa tête en ce moment. « Si tu le dis, je te fais confiance. » de ma main qui n'était pas perfusé, j'attrapais son menton de mon index et mon pouce, et la forçais un court instant à me regarder dans les yeux, lui montrant que j'insistais à savoir si oui ou non elle allait bien.

Elle ne me parlait pas souvent ainsi, ce n'était pas désagréable bien au contraire. C'était la première fois qu'elle laissait entrevoir de l'intérêt à mon égard, je lui jetai un œil, discrètement et sans le vouloir, un fin sourire trouva sa place sur mon visage. Je m'enfonçais un peu plus dans mon lit, le trouvant presque douillet, d'un seul coup. « Non, toujours pas. Pourtant, je ne te dis pas le bénéfice qu'ils se feraient ! Heureusement on se charge du service livraison, hein ? Ha ! J'aurais aimé te voir en Luigi ! » Je pouffais de rire devant le sérieux dont elle faisait preuve, face à cette question. Ce petit bout de femme était un vrai personnage. Rien d'étonnant à ce que ce Jung Aaron en soit amoureux. Il n'avait probablement pas idée de la chance qu'il avait, pensais-je en soupirant, mélancolique.

«  Tu m'en diras tant... dis-je, le regard un peu dans le vague. « Je voulais te dire aussi, Jun Ki...Je voulais te dire merci, juste ça. J'en profite que tu sois coincé là pour te le dire ! Et oui, je suis comme ça. Bref il y a un Disney à la télé, ou pas ? Je suis toujours la même gamine, hein ? » Je hoquetais, surpris. Je n'avais vraiment pas l'habitude qu'elle me parle de cette manière. Vraiment pas. Tant et si bien que je me mettais à rougir, pour me donner un peu de contenance, je croquais dans ma pizza, détournant le regard.

Je finissais par lui sourire gentiment. Certaines choses ne changeaient pas, oui. Mais cela ne voulait pas dire pour autant que c'était mal. Bien au contraire. « Je ne vois pas de problème à ça moi. Une adulte bien équilibrée n'aurait jamais fait tout ça. dis-je en pointant sa salopette, et en insistant bien sur le «tout». Ce serait sans aucun intérêt. Mais il n'y a que « La Coccinelle revient », rien de bien fameux à ce niveau. Mais tu vas peut-être devoir filer, non ? Crois-moi, se cacher dans la salle de bain à chaque descente d'infirmière, c'est vraiment nul.  » demandais-je, vraiment sérieux, avant de croquer à nouveau dans ma pizza.


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MessageSujet: Re: Nutty ; Comme un sentiment de déjà-vu.    Mer 21 Mai - 21:03

TITRE :

 Nutty ; Comme un sentiment de déjà-vu.




 

JUN KI & SERENITY
 « Comme un sentiment de Déjà-vu »    

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J'osais espérer qu'en sortant de l'hôpital, j'aurais la satisfaction d'avoir accompli la mission que je m'étais donnée : rendre cette journée plus agréable pour Jun Ki. Cela m'inquiétait de ne pas réussir : mis à part une grosse araignée au plafond, je n'avais pas grand-chose pour le distraire, ni de recette magique qui attirait le bonheur et la joie. Mais à chaque petit rire ou sourire, je me sentais un peu plus légère l'espace de quelques minutes. A croire qu'au final, c'est lui qui me rassurait plus que je ne lui apportais. Comme toujours. Même en essayant très fort, j'avais l'impression de ne jamais pouvoir rendre la moitié de ce qu'il me donnait. C'était Jun Ki. C'était aussi ce pourquoi il méritait tant...

« Excuse-nous dans ce cas, incultes que nous sommes. » Je haussai un peu plus mon menton d'une manière faussement hautaine. Je battis lentement des cils avant d'ouvrir un peu trop solennellement la bouche - j'aurais dû faire de la politique... ou peut-être pas en faire... « Gertrude, c'est certain, je ne pourrai lui pardonner. Mais toi... je ne sais pas, je vais réfléchir... » un sourire se faufila doucement sur mes lèvres avant que je ne le regarde et lui tire la langue, espiègle. C'était certain à  ce stade, j'allais difficilement tenir une discussion sérieuse ce jour-là. J'espérais alors presque qu'il n'avait rien d'important à me dire du genre « je déménage » ou pire « je veux me faire blond » car ces deux cas étaient l'un comme l'autre sujets à débattre. Selon moi. Pas qu'il n'avait pas le droit de bouger, non... quoique, si je pouvais mettre un véto sur ses plans de départs, hein. Et je n'avais rien contre un Jun Ki blond mais, comme je le disais, c'était sujet à débat : quel ton, pourquoi, comment, où - et je m'égare une nouvelle fois...

« Tout va bien, je te le dis. Mais toi, tu peux me promettre que ça va ? » Je me retins de lever les yeux au ciel avec un petit sourire : le jeune photographe ne pouvait s'en empêcher. Je secouai un peu la tête en le regardant avant de lui répondre un « Mais oui ! » ferme et presque trop jovial. J'en rajoutai ensuite un coup en disant qu'une pause n'était jamais de refus de toutes les manières. « Si tu le dis, je te fais confiance. » Je me pinçai les lèvres, un peu surprise par le contact de ses doigts sur mon menton. Sans résistance, je le laissai me tourner la tête et le regardai sagement dans les yeux. Mais quelque-chose de non planifié me fit froncer légèrement les sourcils... Des légères palpitations... C'était bizarre. Il ne fallait pas que je m'affole, c'était Jun Ki, pas de raisons de s'inquiéter. J'espérai juste que la montre n'allait pas me trahir. J'aurais l'air maligne...
J'observai un peu son regard plus sérieusement, comprenant qu'il était sérieux. Je lui offris alors mon sourire le plus radieux en remontant mes épaules à la hauteur des mes épaules. « Fais-moi confiance oui. Au moins un peu, tu ne le regretteras pas ! » dis-je en faisant une petite grimace et en regardant immédiatement à nouveau ailleurs tranquillement, plus légère et prête à enchaîner sur d'autres bêtises dont j'avais le secret - il faut croire. J'espérai seulement que cela avait réellement un quelconque effet positif sur lui. Jun Ki semblait tellement ailleurs parfois... est-ce que je le dérangeai ?

Je retins un soupir. «  Tu m'en diras tant... » Et j'avais déjà envie de soupirer à nouveau. Pourquoi il ne me disait pas franchement ce qui se passait ? Je commençais à m'inquiéter et à me poser de sérieuses questions... Évidemment, j'exorcisais comme je pouvais autant que possible... mais plus ça allait, plus je me disais que ça en valait peut-être une discussion. Je l'embêtais peut-être, non ? Je relevai les yeux en entendant sa voix à nouveau. « Ce serait sans aucun intérêt. Mais il n'y a que « La Coccinelle revient », rien de bien fameux à ce niveau. Mais tu vas peut-être devoir filer, non ? Crois-moi, se cacher dans la salle de bain à chaque descente d'infirmière, c'est vraiment nul. » Je laissais ma bouche s'ouvrir de déception à l'annonce du programme avant de le regarder quant à la suite. Est-ce que par hasard je le dérangeais vraiment ? Peut-être préférait-il que je parte... Je me rendais enfin compte que je ne lui avais même pas demandé, si pressée dans mes idées idiotes ! « J'ai du temps encore comme je t'ai dis mais... je ne voudrais pas te déranger non plus. Si tu en as marre de moi et de l'Italie, suffit de le dire ! » plaisantai-je le ton léger et insouciant mais n'en pensais pas moins. Je n'en serais même pas vraiment vexée, ce serait tellement plus embarrassant de rester là alors que je le gêne, si ça se trouve, il attendait d'autres gens. Puis, dans son état, je ne voulais pas qu'il se sente inconfortable. « Tu attends peut-être d'autres visiteurs ? Ou Ga Yoon ? Je l'ai vue tout à l'heure d'ailleurs... Elle revient peut-être ? Et tu sais, pour les infirmières, j'avais un autre plan... pour qui me prends-tu ! » Je levai le menton en mettant ce plan éventuellement sur la table, des fois qu'il craigne vraiment en fait pour mon emploi du temps... et non pour le sien. Il fallait que j'arrête d'imaginer que je le gênais comme ça. Si j'avais envie de rester autant que possible, il fallait le montrer : tu avais parlé d'efforts Serenity, c'était le moment.

« Enfin, tu sais, je voulais que tu sois aussi le premier à savoir... je te disais bien que les plans de l'agence avaient changé à mon sujet, n'est-ce pas ? » j'inspirai en me levant. « J'espère que j'ai été convaincante dans mon rôle de Luigi car ce serait un comble pour une future actrice d'être nulle dans un rôle si simple, non ? » annonçai-je avec un sourire fier. « Je commence dans pas longtemps dans un drama et tu devineras jamais où ça m'emmène ! Mais essaye quand même ! » je m'agitai un peu en annonçant tout ça. J'étais contente et je voulais partager ça avec lui, je voulais qu'il sache. Puis étant donné que pour ces raisons, j'allais m'absenter... je voulais le prévenir. Quelque part, c'était assez désagréable d'imaginer une nouvelle séparation sans savoir si monsieur allait encore lui-même se cacher entre temps à l'autre bout de la planète... Mais je gardai mon sourire, ne pensant pas réellement encore à tout ça, ce n'était qu'une idée à ce stade. Peu engageante, certes, raison pour laquelle je n'allais y réfléchir que... plus tard.





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MessageSujet: Re: Nutty ; Comme un sentiment de déjà-vu.    Ven 23 Mai - 13:09

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Je cogitais bien trop, sans nul doute. Pourtant, je n'arrivais pas à m'en empêcher, je manquais sûrement de spontanéité au fond... J'agissais toujours de manière réfléchie, je pesais le pour et le contre, envisageais le pire scénario et seulement ensuite, je tentais ma chance. Sauf quand il s'agissait de Serenity, tout allait tellement si vite que j'improvisais, chose pour laquelle je n'étais pas le plus doué. Liliana pensait que j'étais un cas désespéré. Moi, je me disais que je n'étais pas si terrible, il suffisait que je rencontre un nouvel ouragan comme Nutty, et peut-être que...
Je fis la moue, et soupirais profondément. Pourquoi avait-il fallu que je laisse ma chance filer ? Si j'étais resté auprès d'elle, peut-être que...
Je secouai la tête, et m'enfonçai dans mon lit : vexé, frustré, et... frustré. Je la regardai du coin de l’œil, et soufflai à nouveau ; elle était ici pour le moment, alors autant en profiter le temps que ça pouvait continuer à durer. « Gertrude, c'est certain, je ne pourrai lui pardonner. Mais toi... je ne sais pas, je vais réfléchir... » Je sortais enfin de mes pensées, et un large sourire vint éclairer mon visage. Gertrude n’apprécierait probablement pas être appelé «Gertrude » selon moi, mais ça rendrait mon séjour un peu moins impersonnel, n'est-ce pas ? J'en venais même à pouffer de rire à l'idée. La pauvre tout de même.

« Fais un petit effort voyons, je ne suis pas un mauvais bougre, tu le sais non ?  » demandais-je, en faisant la moue pour qu'elle craque plus facilement, sachant qu'à défaut de l'attendrir, ça l'amuserait au moins un petit peu.

«Fais-moi confiance oui. Au moins un peu, tu ne le regretteras pas ! » Je manquais de m'étouffer avec ma part de pizza, en l'entendant dire cela. Même moi, je ne pouvais pas accepter de l'entendre dire cela. « La dernière fois que je l'ai fais, tu es passée par la fenêtre déguisée en garçon, et moi je me suis ridiculisé devant... Courage, tu peux le faire : Aaron. Excuse-moi d’émettre quelques doutes hein ?  » dis-je en lui souriant gentiment. Nos retrouvailles s'étaient déroulées d'une façon bien particulière, ça il fallait l'avouer. Même si je n'avais pas le recul nécessaire pour accepter tous les changements, j'étais heureux pour lui, cela dit, pourquoi s'était-elle déguisée et avait-elle fouillée dans les affaires de son petit-ami en cachette ? Je n'y avais jamais songé, mais c'était... Elle aurait pu lui demander directement, non ? Je fronçai les sourcils et haussais les épaules ; c'était probablement quelque-chose qui me dépassait, voilà tout.

Il fallait que j'arrête de m'égarer aussi souvent, Nutty allait finir par croire que je me sentais mal ou que je lui cachais quelque-chose d'important. D'ailleurs, je ne voulais pas qu'elle perde trop de son temps ici avec moi. Je sortais ce soir d'ici, alors demain je pourrai passer la voir un peu, si elle n'était pas trop occupée. « J'ai du temps encore comme je t'ai dis mais... je ne voudrais pas te déranger non plus. Si tu en as marre de moi et de l'Italie, suffit de le dire ! » Je sursautais, comme piqué à vif. Qu'est-ce qu'elle racontait là ?

« Vous ne me dérangez pas voyons ! L'Italie et toi sont les bienvenues ici, je suis tout seul ici, j'ai horreur de ça... Allez. Je lui mettais un nouveau morceau de pizza dans la bouche : Ne dis pas de bêtises, et mange un bout d'Italie.  » annonçais-je, me voulant jovial. Je ne souhaitais pas qu'elle se sente de trop, elle était vraiment la seule personne que j'avais envie de voir aujourd'hui. Me rendant compte que je m'étais peut-être un peu trop emballé, je m'enfonçais à nouveau dans mon lit, essayant de ne pas laisser mes joues rosir. «Tu attends peut-être d'autres visiteurs ? Ou Ga Yoon ? Je l'ai vue tout à l'heure d'ailleurs... Elle revient peut-être ? Et tu sais, pour les infirmières, j'avais un autre plan... pour qui me prends-tu ! » Je ris à toutes ces questions auxquelles je ne m'étais pas attendue. Elle était si adorable, et ça me faisait vraiment plaisir qu'elle s'inquiète de la sorte.

« Ne t'en fais pas, je n'attends personne. Ga Yoon s'ennuie tellement ici, elle ne reviendra peut-être pas du tout, comme elle sait que je vais rentrer ce soir à l'appartement, alors reste si tu veux bien, ok? Excuse-moi si j'ai dis quelque-chose qui t'as fait de sentir de trop, d'accord ? Puis, je suis curieux de savoir ton plan...  » demandais-je à la hâte, ne souhaitant vraiment pas qu'elle pense cela.

« Enfin, tu sais, je voulais que tu sois aussi le premier à savoir... je te disais bien que les plans de l'agence avaient changé à mon sujet, n'est-ce pas ? J'espère que j'ai été convaincante dans mon rôle de Luigi car ce serait un comble pour une future actrice d'être nulle dans un rôle si simple, non ? Je commence dans pas longtemps dans un drama et tu devineras jamais où ça m'emmène ! Mais essaye quand même ! » Je déglutissais avec peine, à l'entente de cette nouvelle à laquelle je ne m'étais pas attendue.

Elle allait partir ? «  Oh, c'est vrai ?! Une actrice ? On dirait que les choses changent pour toi.. C'est une.. superbe nouvelle ; je suis très heureux ! Et ça va t'emmener hm... A Jeju ? Je ris à cette blague, qui n'en était pas une mais qui devait faire l'illusion que c'était bien cela. Non, vraiment, je ne sais pas ? Dis-moi tout, que je sache à combien de kilomètres je vais devoir envoyer MadCdo. Un petit bout de langue se fit un chemin entre mes lèvres : Tant que ça te rends heureuse, c'est parfait... Tu es heureuse... hein ?  » demandais-je calmement, mais bien plus sérieux que ce que j'aurai voulu être.


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MessageSujet: Re: Nutty ; Comme un sentiment de déjà-vu.    Jeu 29 Mai - 20:48

TITRE :

 Nutty ; Comme un sentiment de déjà-vu.




 

JUN KI & SERENITY
 « Comme un sentiment de Déjà-vu »    

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Parfois... j'avais comme l'impression que tous les deux, on carburait à cent mille... et pas de manière très constructive. Il se mettait dans tous ses états pour inquiéter et gêner personne puis de mon côté... et bien j'en faisais autant. A ce rythme, on allait être comme deux aimants qui se rejetaient l'un l'autre. Cette pensée me fit grimacer mais me ramena solidement sur Terre : si je le constatais, je n'avais qu'à commencer par arrêter de le faire, trop réfléchir pour rien.
Solution qui avait l'air bonne oui, si bonne que selon moi, elle valait bien quand même son lot de réflexion. Oui... je sais... à ce stade, c'était pathologique...

« Fais un petit effort voyons, je ne suis pas un mauvais bougre, tu le sais non ?  » je levai des yeux méfiant sur lui et tombai sur sa petite bouille d'innocent qui n'avait jamais rien fait de mal de sa vie et qui cherchait son auréole. Je pinçai mes lèvres plus fort pour ne pas céder trop facilement avant de lui pousser gentiment l'épaule du bout des doigts. Riant doucement, je répondis quand même « Ça va, ça va... pas la peine de me faire tes yeux de cocker ! Tu as de la chance que je t'aime bien » et que tes petites moues fassent de l'effet aussi, en aparté. Je tirai la langue, espiègle avant de regarder ailleurs et passer à autre chose.

On en était à parler de mon emploi du temps. J'étais quand même venu jusque-là pour parler de lui et savoir si il allait bien. Mais comme à son habitude... et en plus, il remettait en cause le fait que je sois digne de confiance ? Saleté... « La dernière fois que je l'ai fais, tu es passée par la fenêtre déguisée en garçon, et moi je me suis ridiculisé devant... Aaron. Excuse-moi d’émettre quelques doutes hein ? » Je déglutis et m'agitai un peu avant de lui montrer que je n'étais pas satisfaite : il avait vraiment besoin de remettre ça sur le tapis ?! J'avais manqué de mourir ce jour-là - parfaitement oui ! Je fermai les yeux, prête à répondre, sûre de moi mais je bafouillai un peu. Une nouvelle grimace se dessina sur mon visage. « Je viens te voir et voilà que je me fais sermonner ! Tu te serais ennuyé cet après-midi là, j'ai senti que tu avais besoin d'un peu de piment dans ta journée. Et même pas un merci ! » je secouai la tête, faussement indignée une nouvelle foi. A m'écouter, j'étais une grande incomprise : on ne comprenait rien à mon art, ni à mon sens du divertissement ou de l'humour ! « Mais je te pardonne encore une fois parce que tu ne fuis jamais en courant- je t'interdis d'y penser ! » ajoutai-je immédiatement, le pointant du doigt et les yeux plissés ancrés dans les siens. La fuite n'était pas une option. Il avait tenu jusque-là, j'avais l'intention qu'il tienne longtemps encore. Assez pour m'aider à pousser la porte du McDo quand ma canne me gênera !

Vous vous souvenez ? J'avais dis qu'il fallait impérativement que j'arrête de penser et de présumer des choses ? Oui, bien, vous vous souvenez sûrement aussi que ce n'était pas une franche réussite... J'allais jusqu'à me demander si je n'étais pas plus une gêne qu'autre chose. Cette idée avait toujours été une éventualité dans ma tête... alors qu'elle ressorte qu'à ce moment, c'était déjà en soi une sacrée avancée... « Vous ne me dérangez pas voyons ! L'Italie et toi sont les bienvenues ici, je suis tout seul ici, j'ai horreur de ça... Allez. » Je clignai rapidement des yeux alors qu'il venait de m'enfoncer un bout de pizza dans la bouche. J'oubliai presque de rattraper la part, précipitant mes mains pour la tenir. L'éloignant de mon visage, je fronçai les sourcils, légèrement interloquée et prête à ouvrir la bouche « Ne dis pas de bêtises, et mange un bout d'Italie. » Je souris finalement et amputai ma pizza d'un gros morceau avec un nouvel appétit. Je n'oubliais pas ceci dit de lui tendre aussi une part, refusant de manger seule. Puis ça faisait largement passer le temps et d'une façon peu triste : mes jambes se balançaient légèrement déjà.

« Ne t'en fais pas, je n'attends personne. Ga Yoon s'ennuie tellement ici, elle ne reviendra peut-être pas du tout, comme elle sait que je vais rentrer ce soir à l'appartement, alors reste si tu veux bien, ok? Excuse-moi si j'ai dis quelque-chose qui t'as fait de sentir de trop, d'accord ? Puis, je suis curieux de savoir ton plan...  » Je lui offris un sourire en engouffrant rapidement le reste de mon met et me mis sur mes deux pattes, frappant mes mains pour me débarrasser de miettes imaginaires. Je lui envoyai un regard malicieux par-dessus mon épaule et lui assurai « Reçu, Mr. Shooting, tu vas me supporter encore un moment... et Gertrude aussi » un rire machiavélique exagéré plus tard, je remontai ma salopette, remis ma grosse casquette et me dirigeai vers la porte. « Je reviens... peut-être... faut voir ! » ricanai-je plus espiègle que d'ordinaire et disparu derrière la porte rapidement. Je n'espérai qu'une seule chose : que Gertrude ne faisait pas de zèle et ne surveillait donc pas encore les couloirs. Je savais que ces femmes avaient la rancune tenace - ou soit, c'était mon cerveau qui les imaginait comme telles.
J'atteignis rapidement un endroit tranquille que j'avais repéré, y entrai, procédai à ma transformation. Ha ! Kan Serenity ne manquait pas de tours dans son sac ou sa salopette, aussi hideuse et large que cette dernière pouvait être. J'en ressortis cinq minutes après pour me rendre le pas léger et le menton haut à la chambre de mon convalescent favori - oui le mien, car figurez-vous que j'étais... en blouse blanche, comme tout bon médecin. J'avais même un faux badge emprunté à un ami de la sécurité qui me l'avait passé. "Au cas où, si tu as un problème". J'avais juste glissé une autre photo et de loin, on n'y voyait que du feu. Certes, dans le détail "agent de sécurité" et "Nam Jun Ho", ça n'allait pas trop... MAIS. Seul le résultat importait.

Je lui faisais face toute fière « Bye bye l'Italie et bonjour à Dr. Kan ! Qu'ils essayent de me sortir comme ça ! Convaincante et maligne, non ? » je lui souriais, riant un peu au final, me trouvant bête. Dire que je lui montrais ça ! Fallait peut-être que je pense à monter un numéro : les cents facettes de Kan Serenity... Choisissez, elle s'exécute ! Cela aurait fait tellement bien sur mon CV d'apprentie actrice. Et justement, on y venait doucement.
J'avais enfin annoncé à Jun Ki l'évolution que j'allais connaitre et j'étais surexcitée. Je voulais son avis, sa bénédiction et juste partager. Puis j'allais disparaitre de la circulation pendant plusieurs jours, il méritait de savoir pourquoi...

« Oh, c'est vrai ?! Une actrice ? On dirait que les choses changent pour toi.. C'est une.. superbe nouvelle ; je suis très heureux ! Et ça va t'emmener hm... A Jeju » Je grimaçai en entendant ça, mon sourire toujours présent. Bah oui, quel voyage Jeju ! J'aimais l'île, bien évidemment, elle était magique... seulement ma destination avait quelque-chose de bien plus spécial pour moi. « Non, vraiment, je ne sais pas ? Dis-moi tout, que je sache à combien de kilomètres je vais devoir envoyer MadCdo. » Encore une fois, je pinçai ma langue en riant. « Si tu pouvais ! » plaisantai-je, agitée mais me calmai bien vite « Tant que ça te rends heureuse, c'est parfait... Tu es heureuse... hein ?  » Jun Ki... Il trouvait toujours ces mots qui touchaient. Je lui souris plus grand en hochant la tête. « C'est mieux que tout ce que j'avais imaginé ! Si tu savais... Et pourtant, j'ai l'imagination parfois large... » Je fronçai un instant les sourcils en prononçant les derniers mots puis secouai la tête. « Je vais...... à Paris !! Tu te rends compte, Jun Ki ? Paris ! Ça m'avait tellement manqué, je voulais y retourner... qui aurait cru que le travail m'y rendrait ? J'ai tellement hâte ! Ce drama est vraiment une chance en or... Tu me supportera hein ? » je me fis faussement menaçante, les yeux plissés. Un air que j'abandonnai vite remarque... « Je me demande qui d'autre viendra... Peut-être Aar- » je m'arrêtai d'un coup, me rendant compte que j'allais encore parler de mon sunbae... Pas que c'était sujet tabou mais vu notre dernier épisode à Jun Ki et moi, je préférai éviter de le mentionner. Mais il était vrai qu'une rumeur disait qu'il devait se rendre à l'étranger pour un tournage. Je jouai avec mon badge avant de reprendre « Ça aurait été bien que tu puisses venir... Ça ne te dit rien de devenir acteur, hein ? Haha, tu nous imaginerais tourner ensemble ? Dans un film mystérieux... » après mes transformations, regardez-moi essayer de déguiser mes amis ! Ne serait-ce que par la pensée - car je n'oserais rien imposer à Jun Ki. Mais il est vrai que dans ce paysage, je ne l'admettrai pas, mais Jun Ki manquerait.





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my life stopped moving when my heart stopped burning
when you disappeared, i moved on without the warmth of your smile

So don't stop smiling:
 
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MessageSujet: Re: Nutty ; Comme un sentiment de déjà-vu.    Ven 30 Mai - 13:18

TITRE :

 Nutty ; Comme un sentiment de déjà-vu.




 

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Draw me a sheep
Everything has changed. I wish you would stay the same carefree girl, and you actually did it. I wish I stopped loving you, as times have passed. But I actually didn't. It's quite hurtful, but as long as you're happy, I am happy. Or I'll pretend to be. Anyway now I won't be able to reach you. I didn't know it even though I thought I knew you by heart. Did you expect something from me ? Because I actually did, on my own. Stupid, right ?


Bien sûr que Serenity me pardonnait, c'était évident, je ne m'inquiétais pas vraiment à ce sujet. Je n'avais rien fait de mal après tout, mis à part lui dire la vérité. D'ailleurs, c'était probablement plus pour cette raison que pour mon air de chien battu qu'elle acceptait, mais je n'allais pas lui faire l'affront de continuer à la taquiner à ce propos. Elle savait bien que je n'étais pas dupe, et au fond, c'est tout ce qui comptait à mes yeux. C'était précisément parce qu'elle comptait beaucoup pour moi que je m'inquiétais tant pour elle, au point de même remettre sa propre parole en question. Serenity pouvait se montrer si imprévisible... Il suffisait de voir dans quelles galères il nous arrivait de finir tous les deux : « Je viens te voir et voilà que je me fais sermonner ! Tu te serais ennuyé cet après-midi là, j'ai senti que tu avais besoin d'un peu de piment dans ta journée. Et même pas un merci ! » Je laissais ma tête tomber sur l'oreiller peu confortable, mais souriais comme un petit garçon à qui on viendrait d'offrir un cadeau extraordinaire sans raison, ni occasion précise. « Mais je te pardonne encore une fois parce que tu ne fuis jamais en courant- je t'interdis d'y penser ! » Là, je ne me contentais plus de sourire, je ris aussi un peu, jaugeant un peu mieux l'immensité de l'injustice commise ici.

Je hochais la tête lentement ; « Tu as raison, je ne sais pas reconnaître la chance que j'ai, merci beaucoup d'être venue ici, pabo. » dis-je, tendrement, arborant toujours un fin sourire. Cette fois, je ne me moquais plus d'elle, je tenais vraiment à ce qu'elle imprime le fait que j'étais très heureux qu'elle soit là. Il était rare que les choses se passent dans ce sens, alors il fallait au moins qu'elle voit ô combien j'étais reconnaissant de cette attention, non ? « Oh et il y a des gens qui fuient ? Ne t'inquiète pas, je compte aller nul part.  » ajoutais-je, légèrement taquin (oui, je ne voulais pas devenir lourd avec ce sentimentalisme qui n'intéresse que moi). Je levais la main droite où la perfusion était, comme pour lui dire : 'Je suis coincé ici de toute façon'.

Mais oui, heureusement qu'elle était ici. Seul dans ma chambre d'hôpital, je finissais toujours par devenir un peu bougon. De plus, Ga Yoon avait sauté sur l'occasion de notre pseudo-dispute pour se faire la malle, alors sans Serenity, le temps passerait lentement. La voir assise à côté de moi, à rire et à manger comme si de rien n'était, j'en oublierai presque comment je m'étais retrouvé ici. Je ne tenais pas du tout à ce qu'elle file trop rapidement, mais je ne voulais pas non plus qu'elle soit obligée de faire ce que j'avais fais quand nous étions plus petits. La salle de bain finissait par devenir effrayante quand on y restait enfermé des heures durant, pour éviter les infirmières
Serenity avait plus d'un tour dans son sac, je le savais mieux que personne, je restais cela dit, très curieux. « Reçu, Mr. Shooting, tu vas me supporter encore un moment... et Gertrude aussi. Je reviens... peut-être... faut voir ! » J'arquais un sourcil, surpris, et me redressais sur mon lit, souhaitant l'arrêter avant qu'elle ne file :

« Comment ça « peut-être » ? Serenity tu vas où ? Sereni... » Quand elle ouvrit la porte, je me taisais aussi sec, ne souhaitant pas qu'elle ait des ennuis par ma faute. Elle avait l'air plutôt sur d'elle, devais-je avoir peur ? Je fis la moue, et confus, je jetais la couverture par dessus mes jambes, me découvrait et descendais du lit.

Elle voulait probablement que j'attende là, n'est-ce pas ? Mais si elle se faisait piquer hein ?

Quand la porte s'ouvrit à nouveau, mon cœur manqua de s'arrêter, surpris à nouveau. Je me jetais sur le lit, et l'air de rien, fis face à Nutty, comme si je ne venais pas de me faire un sang d'encre pour des cacahuètes. Il fallait d'ailleurs l'avouer, j'étais scié. Où avait-elle déniché tout cet attirail ? Elle avait même un pass du personnel, cette femme était... impressionnante. « Bye bye l'Italie et bonjour à Dr. Kan ! Qu'ils essayent de me sortir comme ça ! Convaincante et maligne, non ? » Je passais une main dans mes cheveux, rendant brouillonne ma coupe déjà toute relative. « J'aurai plutôt dis 'surprenante et perchée' mais 'convaincante et maligne' ça fonctionne aussi je crois ! Kan Serenity, vous êtes dingue.  » lui confiais-je, amusé moi aussi. Avec ça, même Gertrude ne pourrait rien faire du tout.

D'ailleurs, il y avait autre chose contre quoi personne ne pourrait rien faire, pas même moi. Serenity allait devenir actrice. J'étais très content pour elle, oui vraiment. Au fond, ça me rendait un peu triste. A combien de départ et de retour inattendu notre amitié survivrait ? Je n'avais pas le droit de me plaindre, je le savais, vu que c'était moi qui avait lancé le bal, mais même si c'était égoïste, je n'arrivais pas à être pleinement heureux. « Je vais...... à Paris !! Tu te rends compte, Jun Ki ? Paris ! Ça m'avait tellement manqué, je voulais y retourner... qui aurait cru que le travail m'y rendrait ? J'ai tellement hâte ! Ce drama est vraiment une chance en or... Tu me supportera hein ? »  Paris en plus... Une ville pleine de sens pour elle. Et c'était à à peine... dix milles kilomètres d'ici ? Rien d'insurmontable hein.

« C'est génial ça ! Paris... Tu as plutôt intérêt à prendre soin de toi hein ! Et il faudra que tu m'écrives aussi, tu n'oublieras pas ? Depuis le temps que tu me parles de là-bas, si tu m'écris, ce sera comme si j'étais avec toi ! Et bien sûr que je te supporterai, quelle question ! Voir sa meilleure amie devenir célèbre, qui n'en serait pas ravi ?  » lui dis-je sur un taux assez enjoué pour qu'elle ne décèle pas mon embarras, et la question qui trottait dans ma tête : pendant combien de temps ? «Je me demande qui d'autre viendra... Peut-être Aar- » Je posais aussitôt mes yeux sur elle, comme si après cette annonce, elle enfonçait le clou un peu plus profondément.

Oui, comme si ça ne suffisait pas qu'elle s'en aille de l'autre côté de la planète, fallait qu'elle s'y rende avec l'autre bonhomme. « Ça aurait été bien que tu puisses venir... Ça ne te dit rien de devenir acteur, hein ? Haha, tu nous imaginerais tourner ensemble ? Dans un film mystérieux... » Je me forçais à sourire, et même à rire un petit peu, imaginant ce qu'elle disait dans la vie réel...

«  Ce serait si bizarre de jouer à tes côtés ! Mais bon, ce ne serait pas si différent de ce dans quoi on se retrouve à chaque fois, n'est-ce pas ... J'attrapais sa carte et lisais... avant de pouffer de rire : Nam Jun Ho ?  » Je relevais la tête vers elle, riant sincèrement cette fois-ci, avant de finir par lui demander, l'air de rien : « Tu pars quand ?  » Oui... Il fallait que je le sache, non ? Cela n'engageait à rien, c'était juste une petite information qui valait son poids d'or.


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MessageSujet: Re: Nutty ; Comme un sentiment de déjà-vu.    Lun 23 Juin - 13:50

TITRE :

 Nutty ; Comme un sentiment de déjà-vu.




 

JUN KI & SERENITY
« Comme un sentiment de Déjà-vu »

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« Tu as raison, je ne sais pas reconnaître la chance que j'ai, merci beaucoup d'être venue ici, pabo. » En l'entendant, je sentis bien qu'il pensait ces derniers mots. Comme d'habitude, il n'y avait que Hee Jun Ki qui ne fuyait pas devant mon état naturel. Pire, il m'en récompensait par sa gentillesse. Un fin sourire perça la barrière de mes lèvres, alors que j'essayais de ne pas trop le montrer. « Oh et il y a des gens qui fuient ? Ne t'inquiète pas, je compte aller nul part. »
Ou comment faire un majeur hit sans même s'en rendre compte. C'est peut-être idiot pour vous, mais cette dernière phrase avait énormément d'importance pour moi. Mais je souris d'un air presque démoniaque en le voyant agiter la perfusion à son bras. C'est vrai qu'il était piégé. Mais je prenais quand même cette phrase et n'ajoutai aucun sarcasme supplémentaire. La réponse me satisfaisait parfaitement alors taquineries ou pas...

Je comptais bien offrir encore un spectacle à mon ami d'enfance. Oui car lui faire un remake pizzeria de Luigi's Mansion et lui apporter la WWE à domicile avec les infirmières, ce n'était pas du tout suffisant. Si le photographe ne me prenait pas pour une folle, cela allait être vite fait finalement. « Comment ça « peut-être » ? Serenity tu vas où ? Sereni... » Je ricanai un petit peu en plaquant ma main contre ma bouche, l'entendant. Mais je ne m'arrêtai pas dans mon objectif et l'abandonnait un instant à sa chambre. L'idée qu'il y reste seul trop longtemps me faisait un peu de mal, je n'étais pas venue pour lui donner l'air de fuir aussi vite. J'avais donc été aussi rapide que possible. En une petite dizaine de minutes, je passai de Serenitelli à Dr. Kan. J'étais fière, pensant faire un petit effet mais une moue décora mon visage « J'aurai plutôt dis 'surprenante et perchée' mais 'convaincante et maligne' ça fonctionne aussi je crois ! Kan Serenity, vous êtes dingue. » Je chopai un coussin sur un siège et fis mine qu'il allait se le prendre sur sa bouille de gamin. Et tirai la langue. « C'est vous qui êtes dingue, Hee Jun Ki. Pour l'avoir fait bien plus d'une fois ! A côté de vous, je suis parfaitement saine d'esprit » je ris, ne croyant pas vraiment à mes mots. J'étais vraiment sûre qu'une chambre m'attendait ici à l'étage psychiatrique... tôt ou tard, on allait m'y enfermé, cela ne faisait pas l'ombre d'un doute. « Je t'interdis de le répéter pour ma folie, sinon je fais en sorte qu'on nous enferme ensemble à l'étage psychiatrique ! Je t'assure, je leur dirai tout à ton sujet. De tes fréquentations douteuses... » commençai-je en me désignant sans gêne comme un exemple éloquent de fréquentation dérangée. « ... à tes habitudes de dormir de dormir dans les salles d'eau. »

Il avait raison. J'étais complètement barrée.
Je m'en mordis un peu la lèvre nerveusement avant de lui faire une courbette. « Tu as raison, je l'avoue. Je suis complètement perchée, va falloir m'aider à me décrocher juseyo~ » Encore une fois, je faisais une courbette, n'arrangeant pas du tout mon cas de folie. Ou au moins, aggravant ma bizarrerie. Ô si Jun Ki pouvait arrêter mon cas de dégénérescence, ça se saurait... Quoique. De plus, il m'accompagnerait dans ma maladie.
Fallait que j'arrête de parler dans ma tête aussi sérieusement à ce sujet... ça devenait perturbant.

Il y avait plus important. Ou du moins, plus concret : la nouvelle pour le tournage à Paris. S'il y a bien quelqu'un qui connaissait la place de la capitale française dans mon cœur, c'était bien lui. Avec mon demi-frère, bien-sûr. Quoique, si ce dernier retenait quelque-chose autre que de ce qui concerne sa personne ! Je m'égare encore...
« C'est génial ça ! Paris... Tu as plutôt intérêt à prendre soin de toi hein ! Et il faudra que tu m'écrives aussi, tu n'oublieras pas ? Depuis le temps que tu me parles de là-bas, si tu m'écris, ce sera comme si j'étais avec toi ! Et bien sûr que je te supporterai, quelle question ! Voir sa meilleure amie devenir célèbre, qui n'en serait pas ravi ? » Mon sourire s'élargit en l'écoutant bien que j'avais toujours cette petite déception : j'aurais voulu partager ça avec deux personnes et aucune d'entre elles venaient. En même temps, ce serait égoïste : Jun Ki ne pouvait quitter Ga Yoon comme ça... cette dernière m'en voudrait en plus. Mais je me sentais mal. Lui annoncer finalement une bonne nouvelle et avoir l'impression que finalement, on ne s'accordait plus autant de temps qu'on ne le faisait avant. Cette visite était sûrement le temps le plus significativement long qu'on ait passé ensemble depuis des années...
Il fallait cesser de réfléchir, je le sentais, mon visage était déjà moins celui d'une personne qui annonçait une merveilleuse nouvelle. J'avais donc parlé de la seule chose qui remontait un peu la solitude de ce voyage : la présence potentielle de mon idole. Il aurait fallu que j'en parle à Jun Ki. Mais je me rendis compte que ce n'était pas l'idéal. « Promis, je t'écrirai ! Je prendrai des photos aussi, certes, elles ne seront pas aussi jolies que les tiennes mais... tu auras des photos faites par Kan Serenity. C'est collector, je t'assure ! Tu vas voir, tu te sentiras comme avec moi, tellement que tu vas en étouffer » Je m'agitai à nouveau pour influencer mon humeur et ne pas me concentrer sur le négatif. On n'avait ni l'un, ni l'autre besoin de ça.

En pensant de cette façon, j'en étais venue à imaginer Jun Ki en acteur. Si la comédie avait été sa passion, j'étais certaines qu'il aurait été accepté à NG et aurait fait une carrière brillante. Peut-être qu'on aurait même fait équipe : ça nous aurait réussi, notre vie ensemble était un vrai drama alors ça n'aurait pas été bien difficile. Je riais silencieusement en y pensant. « Ce serait si bizarre de jouer à tes côtés ! Mais bon, ce ne serait pas si différent de ce dans quoi on se retrouve à chaque fois, n'est-ce pas... » J'ouvris de grands yeux sur lui en l'entendant mais fis une grimace quand il chopa mon badge de pseudo-médecin. « Nam Jun Ho ? » Croisant son regard, je levai les yeux, sachant pertinemment ce qu'il allait faire : rire. J'évitai donc surtout de lui montrer mon propre sourire. « Tu pars quand ? »
Un soupire, je battis des de la jambe droite. « Avant de vous répondre Monsieur Hee, je vous demanderai à l'avenir de ne plus vous immiscer impunément dans ma tête : j'allais le dire que nos aventures sont un drama en elles-mêmes. Je te le dis, tu ferais un acteur très naturel ! » plaisantai-je un dernier coup en lui poquant l'épaule. Ensuite, je jouai fièrement avec mon badge, le mettant de nouveau en avant. « Ensuite, oui, Nam Jun Ho. Tu ne savais pas que c'était mon vrai nom ? Je t'avais prévenu qu'un jour je me transformerai en garçon. Cela t'apprendra à parler sans prudence, jeune impudent que tu es ! » cette fois, c'était son front que je poquai doucement et les yeux plissés.
Au final, on en revenait toujours à nos bêtises habituelles. Cette idée était réconfortante : qu'il y ait quelque-chose d'intact dans notre relation me rassurait énormément. De cette manière, on entretenait notre lien. Certes, nous n'étions plus des enfants mais... c'était ma manière de le garder avec moi. Au moins, de garder une partie de lui avec moi.

Je fis tomber ma tête finalement et jouai avec mes mains. « Enfin... d'après mon manager, je pars dans moins d'une semaine... Mais je reviens très vite après ! Ce sera presque comme un léger break. C'est pour ça que tu dois vite aller mieux et prendre soin de toi, que je ne parte pas trop inquiète. D'accord ? » Je me levai, pour me donner un air sérieux et trouver un peu d'autorité... mais même debout, je n'avais pas l'air bien plus grande ou intimidante. « C'est un conseil de votre médecin, Hee Jun Ki-ssi ! » comme quoi, mon déguisement avait du bon ! « Tu as des projets toi ? A part te reposer, n'est-ce pas ? Car tu vas te reposer. Hein ? » Vu mon ton, je ne lui laissais pas un large choix de réponse. « Allez, fais-moi de la place : je ne sors pas de cet hôpital sans toi donc autant que je sois à l'aise. Et après tout ça d'exercices, j'ai aussi besoin de repos ! » je tirai la langue en faisant des gestes pour lui indiquer de se décaler juste un petit peu : je n'allai pas lui prendre trop de place non plus, surtout pas avec sa perfusion. Mais plus j'en faisais, moins nous pensions à des bêtises. Je m'assis à côté de lui et m'appuyai contre la tête de lit/le mur en lui mettant des mini-coups de coude au bras comme quand on était enfants. Je retins un rire idiot avant de souffler.

« Manque plus que des bonbons et ce serait le paradis ! Mais Gertrude m'a à l'oeil j'imagine donc je ne me risque pas à une autre sortie... » je haussai les épaules et pris la télécommande pour zapper. Certes, il n'y avait rien mais l'espoir faisait vivre... Doucement, je me sentais un peu dériver, blablatant toujours un peu ou pointant des choses idiotes à l'écran.





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MessageSujet: Re: Nutty ; Comme un sentiment de déjà-vu.    Mar 24 Juin - 17:15

TITRE :

 Nutty ; Comme un sentiment de déjà-vu.




 

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Je plissais les yeux, feignant la crainte face à la menace de l'oreiller qu'elle brandissait juste au dessus de ma tête. Mais finalement, un large sourire prit place sur mon visage quand je l'entendis rire. J'étais plutôt fier de ma bêtise, je devais l'avouer. « C'est vous qui êtes dingue, Hee Jun Ki. Pour l'avoir fait bien plus d'une fois ! A côté de vous, je suis parfaitement saine d'esprit » J'entrouvrais la bouche, très légèrement, soufflé par le culot dont elle venait de faire preuve, mais cela m'amusait plus qu'autre chose. Nous étions tous les deux aussi barrés l'un que l'autre, c'était un peu plus discret chez moi, car j'avais un tempérament plus calme c'est tout. Nous nous étions bien trouvés hein ? Quelque fois, je me disais que mes sentiments étaient très bien là où ils étaient, enfouis. Notre amitié ne vieillissait pas, peu importe les années. Peut-être que si je lui en avais parlé plus tôt, elle aurait appris à m'aimer de cette façon, elle aussi. Mais elle aurait aussi pu décider de prendre ses distances. Jamais je ne l'aurai supporté.

Je secouais la tête, chassant ces idées moroses qui revenaient trop souvent à mon goût. « Je dois vraiment être dérangé dans ce cas hein... » Sous entendu clairement envoyé, je n'ajoutais rien de plus à cela. Jugeant que tout venait d'être dit. Dingues, têtus et immatures, voilà ce que nous étions : tous les deux à notre façon. « Je t'interdis de le répéter pour ma folie, sinon je fais en sorte qu'on nous enferme ensemble à l'étage psychiatrique ! Je t'assure, je leur dirai tout à ton sujet. De tes fréquentations douteuses... à tes habitudes de dormir de dormir dans les salles d'eau. » Je hoquetais de surprise avant de rire, un petit peu gêné. C'était il y a si longtemps !

« Bon sang, tu te souviens encore de ça ? Je n'avais pas vraiment le choix en même temps, il n'y avait qu'un seul lit, le tien. Je ne serai pas passé inaperçu !  » dis-je en utilisant le ton qu'un conteur utiliserait pour raconter ses grandes aventures.

Je finis tout cela dans un fin sourire, me souvenant de cette époque là, où il m'arrivait parfois de m'endormir sur la lunette des toilettes, tellement les infirmières étaient longues à s'occuper de Nutty, puis quand elles avaient besoin d'eau, elles pénétraient dans ma cachette, et me viraient. Je n'aimais pas ces moments, où je devais retourner à l'orphelinat, tout seul. Mais j'avais fini par m'habituer, car avant je pouvais m'amuser avec mon amie avant. Sans m'en rendre compte, je me mettais à rire, puis je sortais de mes pensées, faisant face à une Nutty en pleine forme visiblement, ce qui ne calma pas mon hilarité. « Tu as raison, je l'avoue. Je suis complètement perchée, va falloir m'aider à me décrocher juseyo~ » Je m'empressais de couvrir ma bouche, pour éviter de rire trop fort et qu'elle se fasse repérer.

Je haussais les épaules, pour toute réponse, sans la contredire ni renchérir. Il est vrai que je ne m'étais pas attendu à une nouvelle aussi renversante. J'étais très heureux pour elle, car je savais ce que ce voyage signifiait, et l'importance qu'avait cette ville dans son cœur. Seulement, je ne serai pas là, et c'était justement en cela que résidait mon problème. J'étais probablement égoïste, mais j'aurai aimé vivre ce moment avec elle. De plus, l'idée qu'elle puisse le vivre avec Aaron me rendait vraiment nerveux. Ce n'était pas très juste, mais je me consolais en me disant que Serenity allait vivre un bon moment, peu importe avec qui au fond... « Promis, je t'écrirai ! Je prendrai des photos aussi, certes, elles ne seront pas aussi jolies que les tiennes mais... tu auras des photos faites par Kan Serenity. C'est collector, je t'assure ! Tu vas voir, tu te sentiras comme avec moi, tellement que tu vas en étouffer »  Je plantais mon regard dans le sien, et souriais au point où mes yeux se plissaient légèrement. Il fallait que je donne le change, je ne tenais pas à ce qu'elle soit préoccupée par mon état quand elle ferait son voyage. Il fallait que je pense plus à elle et moins à moi. C'était important pour elle, très important même. Mon job de meilleur ami, c'était de me réjouir avec elle et de m'assurer qu'elle n'oubliait pas son passeport. D'ailleurs...

« Ton passeport est à jour ? demandais-je, on ne peut plus sérieux. Oui, je connaissais le phénomène. Elle était aussi apte à jouer le caméléon que d'oublier son passeport au fond d'un de ses tiroirs. Quoique... On ne parlait pas de n'importe quelle destination. Serenity pouvait aussi bien avoir préparé son sac le soir du jour où elle avait appris la nouvelle. Mais on est jamais trop prudent : Oh, et c'est gentil pour mes photos... Bien que je ne les trouve pas si formidables ! Contente toi de prendre ce qui te plaît, car c'est ce qui m'intéressera ! Je souriais à nouveau, plus sincèrement cette fois-ci : Et puis pour te répondre : même pas peur.  » terminais-je en haussant les épaules.

Étouffer hein ? Pas de risques.

D'ailleurs, parlons en de ses dons de camouflage. « Avant de vous répondre Monsieur Hee, je vous demanderai à l'avenir de ne plus vous immiscer impunément dans ma tête : j'allais le dire que nos aventures sont un drama en elles-mêmes. Je te le dis, tu ferais un acteur très naturel ! » J'arquais un sourcil légèrement, avant de rire doucement. Si c'était vrai ce qu'elle disait et qu'elle ne plaisantais pas, je me serai senti fier de réussir à devancer ses idées et paroles. Je la laissais continuer : « Ensuite, oui, Nam Jun Ho. Tu ne savais pas que c'était mon vrai nom ? Je t'avais prévenu qu'un jour je me transformerai en garçon. Cela t'apprendra à parler sans prudence, jeune impudent que tu es ! »  Je pouffais, laissant ma tête tomber contre la tête de lit :

« Et d'entre tous les garçons, il a fallu que tu choisisses Luigi hein ? Je crois que je ne vais même pas m'aventurer à questionner tes goûts, hein ?  » lui avouais-je, toujours avec mon sourire sur les lèvres.  « Enfin... d'après mon manager, je pars dans moins d'une semaine... Mais je reviens très vite après ! Ce sera presque comme un léger break. C'est pour ça que tu dois vite aller mieux et prendre soin de toi, que je ne parte pas trop inquiète. D'accord ? » Moins d'une semaine... Il fallait donc que je sorte vite d'ici, pour éviter qu'elle ne se prenne la tête à mon sujet. Je la connaissais, il allait falloir que je lui prouve que j'étais en forme pour qu'elle parte le cœur vraiment léger. Je ne pouvais pas lui en vouloir cela dit : j'aurai fait la même chose. « C'est un conseil de votre médecin, Hee Jun Ki-ssi ! Tu as des projets toi ? A part te reposer, n'est-ce pas ? Car tu vas te reposer. Hein ? » Je souris doucement, tout en hochant la tête :

«  C'est bon, ça va, ça va, je vais me reposer. Ils m'ont arrêté deux jours, donc s'il n'y a aucune urgence, je profiterai de ces vacances forcées Docteur, c'est bon ainsi ?   » Oui, j'allais essayer de m'y tenir. Oui, je disais cela en grande partie pour lui faire plaisir. Mais j'allais essayer, vraiment. Je n'aimais juste pas l'idée d'être inoccupé, chez moi.  comme quoi, mon déguisement avait du bon ! «  Sinon, aucun projets non. Je dois bosser sur mon prochain shooting, mais j'ai déjà mes idées donc..  » lui confiais-je, tout en haussant les épaules.

On m'avait demandé quelque chose de frais. Je voyais de la couleur, de la craie, des visages peinturlurés, et des vêtements avec des coupes différentes. Oui, rien que ça. « Allez, fais-moi de la place : je ne sors pas de cet hôpital sans toi donc autant que je sois à l'aise. Et après tout ça d'exercices, j'ai aussi besoin de repos ! » «  Hm ?  » demandais-je, avant de comprendre, et de lui laisser de la place sur mon lit.

Hee Jun Ki, zen.
Z.E.N

« Tu sais que les médecins sont longs à faire les papiers de sorties hein... Tâchez de ne pas vous impatienter Docteur Nam, femme médecin.   » lui dis-je, taquin un petit peu.

Je lui donnai des petits coups moi aussi, vu qu'elle voulait jouer, et que je n'étais pas contre. J'en oubliais presque l'endroit où je me trouvais, c'était agréable. «  C'est à se demander quel âge on a parfois...  » balançais-je comme ça, sans trop y réfléchir, et sans pour autant m'arrêter de l'embêter. « Manque plus que des bonbons et ce serait le paradis ! Mais Gertrude m'a à l'oeil j'imagine donc je ne me risque pas à une autre sortie... » Je ris doucement : «  Je suis sur la sortie, on peut bien se mettre une ou deux Gertrude à dos, non ?  » plaisantais-je, en posant mes yeux sur la télé. Il n'y avait pas grand chose, mais le temps passait plus vite avec Serenity... Puis finalement, le calme s'installa, et je remarquais que l'intéressée était en train de somnoler, je souris, et mis une de ses mèches derrière son oreille pour qu'elle ne la dérange pas. Je n'avais pas pensé, que c'était peu pratique avec ma perfusion, et quand la porte s'ouvrit, j'étais toujours en train d'essayer de placer ses cheveux.

Gertrude alerte. Elle me voyait au dessus d'un docteur, anciennement Luigi, docteur endormi qui plus est. Pour qui est-ce que j'allais passer moi ? «  Serenity.. Debout...  » marmonnais-je, dans un charabia quasi' incompréhensible. J'étais rouge de honte, et mon rire nerveux ne me donnait pas un meilleur air.

Oust Gertude, OUST.
Mon film n'est pas fini.
Ahem.


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MessageSujet: Re: Nutty ; Comme un sentiment de déjà-vu.    Jeu 17 Juil - 21:02

TITRE :

 Nutty ; Comme un sentiment de déjà-vu.




 

JUN KI & SERENITY
 « Comme un sentiment de Déjà-vu »    

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Oui, c’était à se demander vraiment si j’étais totalement folle ou si j’étais juste une actrice un peu trop pleine d’inspiration délirante. Franchement, je crois que mon cœur n’était pas le seul problème chez moi. Mon médecin fermait les yeux hein ? Il devait tellement en avoir marre de moi lui aussi de toutes les manières ! « Je dois vraiment être dérangé dans ce cas hein... » Je grimaçai en l’entendant dire ça et lui offris un faux air menaçant. Qu’il plaisante, on allait voir s’il allait autant rire quand les infirmiers lui conseilleraient un psychiatre ou deux – oui parce que c’était courant hein, de prescrire des visites chez deux psychiatres, tout va bien. Parfois, je nous imaginais, Jun Ki et moi, un peu comme Shawn Spencer et Guster Burton de Psych… Ce n’était pas si éloigné de la réalité, n’est-ce pas ? Désespérant, je vous le dis !
« C’est ça, fait le malin ! En attendant, rien ne me prouve que tu ne sois pas à cet hôpital pour des raisons plus mentales que de fatigue, hein ? Attends, je vais faire des tâches sur une feuille blanche et tu me diras ce que tu y vois ! blaguai-je un peu, un grand sourire sur les lèvres, aimant en fait l’idée. J’aurais peut-être surtout dû y penser pour moi… Si je demandais ça à mon médecin, je pense que le pauvre finirait dans un hôpital psychiatrique bien avant moi. Je me pinçai les lèvres pour ne pas rire de ma bêtise trop fort.
Non, en fait, j’étais vraiment dingue.

« Bon sang, tu te souviens encore de ça ? Je n'avais pas vraiment le choix en même temps, il n'y avait qu'un seul lit, le tien. Je ne serai pas passé inaperçu !  » Je ris bien plus fort cette fois, essayant quand même de rester un minimum discrète. C’est vrai que les options n’étaient pas nombreuses mais ça ne rendait pas le tout moins épique. Je ne voulais jamais oublier ça ! Cela faisait partie de mes souvenirs les plus précieux, aussi banals étaient-ils peut-être pour la plupart des gens. Mon sourire n’était pas tombé alors que j’agitai mes épaules brièvement, un peu trop contente de pouvoir remettre tout ça sur le tapis. « Bien-sûr que je m’en souviens, fais-moi confiance pour ne jamais, jamais, oublier ça ! Agent Lee Jun Ki en couverture, c’était fantastique, inédit même ! Non, collector ! Je garderai ça pour mes vieux jours, j’en parlerai à mes petits-enfants tiens ! » Je retins un gloussement en le regardant avec douceur. Je ne voulais pas qu’il le prenne dans le mauvais sens. Je ne me moquais pas, ces moments m’avaient juste vraiment rendue vivante : j’avais eu peur pour lui, je m’étais inquiétée, j’avais réfléchi à distraire les infirmières, j’avais ri aussi. Tellement. « Grâce à toi, j’ai vraiment connu de bons moments quand même ! J’étais contente, ça me rend toujours joyeuse d’ailleurs… » j’enfonçai ma tête un peu en tenant mes mains au bout de mes bras tendus.

Je n’arrivai pas à croire que cette fois, c’est moi qui partais en le laissant derrière moi. Je m’étais pourtant dire que je ne voulais pas qu’on se perde de vue maintenant. C’était ridicule de s’inquiéter mais en quelques jours, beaucoup pouvait arriver. « Ton passeport est à jour ? » Je souris une nouvelle fois avant de hocher la tête, amusée qu’il s’inquiète de ce genre de détails. C’était du Jun Ki, toujours à s’assurer que tout se passe bien pour son entourage. « Oh, et c'est gentil pour mes photos... Bien que je ne les trouve pas si formidables ! Contente toi de prendre ce qui te plaît, car c'est ce qui m'intéressera ! » Je secouai la tête en levant les yeux au ciel. Pas formidables ? Oui, c’est certainement parce qu’elles n’étaient pas formidables que la New Generation Entertainment lui confiait ses petits bijoux à prendre photos. Bah oui, pourquoi prendre le meilleur ? Parfois, Jun Ki était trop humble. Il méritait une pluie de compliments mais lui serait du genre alors à sortir son parapluie de « non non, c’est rien ». « Et puis pour te répondre : même pas peur. » J’élevai les sourcils en sa direction, l’air de demander s’il était sûr de lui à ce sujet. On le savait tous deux, je pouvais parfois virer très effrayante malgré moi. Je fis bouger mes lèvres de droite à gauche deux fois en pensant un petit peu avant de pointer un doigt juste sous son nez. « Grave erreur Hee-ssi, vous devriez vous méfier des jeunes femmes. Surtout quand vous réduisez votre travail à un ‘pas formidable’. Ne déclenchez pas mon courroux, qui sait ce qui adviendra de vous ! » Je gardai mes yeux plissés ancrés dans les siens avant de baisser finalement mon doigt et relâcher mon expression. J’inspirai un petit coup avant de reprendre, un air de directrice. « NG est une bonne agence, elle ne se contente que du meilleur et je n’ai jamais été aussi d’accord avec cette agence ! » je le regardai à nouveau pour signifier que je parlais bien de son boulot. « Et ne t’inquiète pas sinon. Tout est en ordre, l’agence ne s’offrirait pas un contretemps, t’imagines bien ! » avouai-je en me massant la nuque. C’est vrai que des frasques du genre ‘oups, je n’ai pas fait mes affaires’ ou autre n’allaient pas très bien passer avec mon manager… Et ne parlons pas d’en haut alors ou même de la production tout simplement.

« Et d'entre tous les garçons, il a fallu que tu choisisses Luigi hein ? Je crois que je ne vais même pas m'aventurer à questionner tes goûts, hein ?  » Bah quoi ? Elle n’était pas bonne mon idée ? Bon, j’admets, on aura vu mieux et beaucoup plus discret mais il fallait bien avouer qu’elle ne manquait pas d’originalité, de références et d’humour. Un humour, certes, bien à moi. Mais tout de même. Puis il ne fallait pas trop m’en demander ! C’était aussi ma première infiltration en hôpital, je n’avais pas l’habitude. Et pas les muscles de Rambo ou les pouvoirs de Magneto pour arriver à sa chambre par la fenêtre ! « Je te trouve difficile, il est mignon Luigi avec sa petite moustache et son petit ventre rond. Puis tu devrais savoir que les filles aiment le mythe de l’italien… » Je grimaçai en m’entendant, n’étant pour pas très fan de ce mythe. Je secouai la tête, les sourcils froncés. « Oublie ce que je viens de dire, d’accord ? C’est au moins faux pour moi. » Je secouai la tête une nouvelle fois comme pour vraiment chasser cette idée une bonne fois pour toute. « Je disais donc : que tu étais dur. Puis c’est quand même ma première fois ! J’espère la dernière… » Lançai-je en le regardant du coin des yeux, le menton levé d’une fausse manière arrogante.
Je ne cessai d’ailleurs d’indiquer qu’il fallait qu’il fasse attention à lui. Tant pis s’il en avait marre de moi, le comique de répétition, c’était tout moi. Même quand ce n’était pas du comique. « C'est bon, ça va, ça va, je vais me reposer. Ils m'ont arrêté deux jours, donc s'il n'y a aucune urgence, je profiterai de ces vacances forcées Docteur, c'est bon ainsi ? » Je souris, satisfaite en effet et hochai deux fois la tête, affichant clairement mon contentement. Je n’avais vraiment pas envie de partir inquiète ou revenir pour entendre que monsieur avait fait plusieurs états. Quand je disais que plein de choses pouvaient se passer… Certes, je ne pouvais pas tout le temps rester à ses côtés. Ce n’était peut-être pas ma place mais… à quoi pensais-je ?! Je ne devais pas m’aventurer dans des réflexions que je n’allais pouvoir maîtriser. Je m’arrêtai, me disant juste que ce serait juste bien de pouvoir avoir la garantie que tout allait bien se passer pour lui. « Sinon, aucun projets non. Je dois bosser sur mon prochain shooting, mais j'ai déjà mes idées donc.. » Une nouvelle fois, j’acquiesçai silencieusement et sagement, peu agitée par cette annonce. Peut-être allait-il réellement pouvoir se reposer du coup et se consacrer un peu à lui. « Parfait, ça va te permettre de reprendre doucement » finis-je par dire, la fatigue se faisant un peu sentir dans mon système. Je ne voulais pas qu’il se rende compte cela dit… Du moins, pas comme ça.

C’est pour ça certainement que j’avais pris les devants, espiègle et teigne un tantinet en lui demandant de me laisser un petit peu de place pour que je puisse m’allonger à côté de lui. On avait grandi, nous n’étions plus des gamins donc je n’y voyais rien de mal. Puis je me sentais toujours aussi à l’aise avec Jun Ki. Et je ne préférai même pas penser à l’éventualité que lui, ça puisse l’embarrasser : nous étions toujours amis non ? Donc… « Tu sais que les médecins sont longs à faire les papiers de sorties hein... Tâchez de ne pas vous impatienter Docteur Nam, femme médecin. » Je souris, toujours aussi espiègle, tournant la tête vers lui. Il avait raison. « Pas faux, en effet. Je devrais descendre et leur dire comment faire leur travail ! Je m’y vois : ‘plus vite que ça, et c’est quoi cette pile là-bas ? Oui elle est grande, raison de plus. PLUS VITE’. Ce serait drôle… ou pas. Je vais éviter, puis les médecins comme moi ont besoin de beaucoup de repos » De toute évidence…
Je gloussai intérieurement en sentant ses coups d’épaules. Mais pas assez intérieurement pour éviter que ça s’entende un peu derrière mes lèvres, dans le fond de ma gorge. « C'est à se demander quel âge on a parfois... » Je réfléchis après avoir rigolé un peu à cette remarque. C’est vrai que bien qu’on ait un peu changé et évolué, on avait gardé un cœur assez enfantin. Peut-être était-ce surtout quand nous nous retrouvions ensemble ? Je n’avais pas l’impression d’être aussi folle et immature avec d’autres personnes. Bizarre, peut-être, vu comment me regardait parfois Eden et le CEO. Je parie qu’il devait se demander ce qu’il allait faire de moi… ou peut-être avait-il des projets de show pour moi, histoire que je me donne en spectacle. Fallait peut-être que je me calme du coup, non ? « Je dirais dix ans pour toi et douze pour moi. Non, huit pour toi et dix pour moi et non, ce n’est pas l’inverse Hee Jun Ki ! » ajoutai-je. Et comme prouver à quel point j’étais plus mature psychologiquement, j’avais parlé de prendre des bonbons en cachette. Très mature, en effet. « Je suis sur la sortie, on peut bien se mettre une ou deux Gertrude à dos, non ? » Un sourire nouveau étira mes lèvres alors que je glissai un peu dans le lit sans m’en rendre compte, étant comme doucement bercée.

Je n’allais pas m’endormir, pensai-je… en m’endormant précisément. J’étais incroyablement bien installée, surtout quand on savait que j’étais sur un lit d’hôpital, ceux-ci étant loin d’être réputés pour être confortables. Mais d’une certaine façon, j’avais trouvé la position parfaite pour fermer les yeux tranquillement un instant. Un long instant, peut-être, oui… Je n’avais même pas imprimé que Jun Ki essayait tant bien que mal d’arranger les mèches de mes cheveux. Franchement, qu’est-ce qu’il me prenait d’un coup ?
« Je suis sur la sortie, on peut bien se mettre une ou deux Gertrude à dos, non ? » Je fronçai un peu les sourcils en bougeant. Je m’agitai encore un petit peu avant d’ouvrir des yeux un peu embrumés. J’étais un peu perdue, n’arrivant même pas à croire que je m’étais seulement assoupie. Ils clignèrent plusieurs fois avant que ce qu’il m’avait dit finisse par avoir du sens. Je me redressai d’un coup en regardant vers la porte. Je tombai du lit aussitôt, me rattrapant heureusement au matelas avant que je ne heurte brutalement le sol. Je finis bien les fesses à terre cependant, le regarde de Gertrude sur moi. Je ne pense pas qu’elle croyait une seconde que je faisais partie de l’établissement mais cela ne représentait pas un motif pour me faire sortir.  Je regardai ailleurs l’air de rien en me relevant. Mais, tout en s’affairant et toute aimable (je suis sarcastique, oui), elle m’adressa la parole. « J’vous’ai jamais vu ici, qui êtes-vous ? »
Je fixai quelques secondes Jun Ki alors qu’elle finissait d’arranger sa perfusion. Elle… ne me reconnaissait pas ? Fallait croire qu’en plus, les Gertrude n’étaient pas physionomistes. Ou alors, j’étais décidément très douée. Mais plus tard : il fallait que je trouve un truc convainquant à répondre. « Je… suis… le médecin de famille des Hee… Nam… Jun Ho. N’est-ce pas Jun Ki… ssi ? Je crois aux bienfaits … de la méditation… commune. Pour évacuer le stress, c’est la nouvelle tendance. Rien de tel ? » Je ne savais même pas ce que je racontai. Nam Jun Ho, avec ma tête n’empêche… et mes longs cheveux. Soit elle me prendrait pour un transexuel, soit j’allais devoir lui dire que mes parents pensaient attendre un garçon ! « Je suis Jun Ki depuis quelques années maintenant et venais faire un point suite à ce malaise. Je vous l’avais dit, de ne pas abuser du café et de prendre du gingembre. »

C’était officiel, si cela passait légèrement auprès de Gertrude, j’allais un jour être une actrice oscarisée.
La femme m’envoya un regard étrange avant d’acquiescer. « Si vous pouviez en prescrire à mon mari tant que vous y êtes ! » J’ouvris de grands yeux. « Pardon ? » … Puis je crus comprendre, la bouche grande ouverte, je m’agitais avant de souffler des « bien-sûr » embarrassés. Oh pour l’amour du ciel, je n’avais pas envie d’avoir ce genre de conversations. Pas avec elle. Je devais être rouge, étant donné la tournure involontaire que tout ça devait prendre. Je voulais écourter tout ça. « Hm, sinon, où en sont les papiers pour que mon… patient sorte ? »
Elle fronça les sourcils. « S’êtes sûre que vous êtes vraiment un médecin ? » Un vent de panique me frappa. Je regardai une énième Jun Ki. « Je vous ai vus tout à l’heure… tous les deux… Ce serait bête de devoir alerter un comportement inapproprié » Si en plus, elle se faisait des films ! Non, là, je ne savais pas. L’excuse de la thérapie était pourtant bonne selon moi. Pff, vraiment, ces gens avaient l’esprit fermé ! C’était désolant qu’on ne croit pas en ma médec-… Ah oui, je n’étais pas réellement médecin.
Les Gertrude étaient hélas, d’après mon expérience, de vraies commères aussi. Autant lui donner ce qu’elle voulait ! « Bon, d’accord… Mais c’est un secret qu’il faut garder de sa famille, vous comprenez ? Vas-y Jun Ki, dis-leur tout ! » Comment ça, je passais le ballon au moment le moins opportun ? C’était au contraire le moment parfait pour que je me taise enfin.

Désolée Jun Ki. Mais c’était un miracle qu’elle y croit jusque-là déjà…





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MessageSujet: Re: Nutty ; Comme un sentiment de déjà-vu.    Mar 22 Juil - 18:52

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Des tâches sur une feuille blanche ? Une démarche typique de Serenity ça tiens, je n'étais même pas étonné. Pour m'amuser, je devrais peut-être accepter, juste pour voir sur quoi elle baserait les critères de mon éventuelle folie. A l'idée, un sourire chaleureux pris place sur mon visage. « Bien-sûr que je m’en souviens, fais-moi confiance pour ne jamais, jamais, oublier ça ! Agent Lee Jun Ki en couverture, c’était fantastique, inédit même ! Non, collector ! Je garderai ça pour mes vieux jours, j’en parlerai à mes petits-enfants tiens ! Grâce à toi, j’ai vraiment connu de bons moments quand même ! J’étais contente, ça me rend toujours joyeuse d’ailleurs… » Après cela, mon sourire se teinta d'une pointe de nostalgie et de frustration aussi. « Ses » petits-enfants oui, pas les « notre ». Je me mordais alors l'intérieur de la joue, pour me forcer à penser à autre chose.

Elle rappelait de bons souvenirs après tout, je n'allais pas tout gâcher. « Je peux te retourner le compliment hein, c'était pas l'éclate non plus pour moi, réfléchir à mes missions commando, ça me permettait d'oublier qu'au déjeuner on avait mangé du riz nature pour je-ne-sais-combientième-fois.  » déclarais-je calmement, tout en gardant mon sourire. L'orphelinat, j'avais toujours détesté y être, Nutty ne devait pas se douter d'ô combien elle m'avait rendu la vie plus douce durant cette période.

Honnêtement, depuis que l'on s'était retrouvés, je n'avais jamais envisagé l'idée qu'elle s'en aille loin, même si c'était pour une durée limitée. Le fait que la destination soit aussi significative me rendait un peu triste. J'aurai aimé pouvoir voir cette capitale avec elle, mais ce n'était pas avec mon salaire que je pourrais me permettre cela. En plus Ga Yoon serait de la partie, forcément et du coup, cela donnerait une dimension que je ne voulais pas à ce voyage. Un fin soupir fila entre mes lèvres, je me sentais plutôt égoïste d'un coup : « Grave erreur Hee-ssi, vous devriez vous méfier des jeunes femmes. Surtout quand vous réduisez votre travail à un ‘pas formidable’. Ne déclenchez pas mon courroux, qui sait ce qui adviendra de vous ! » Je ris à cette menace, levant les mains en l'air, comme si je venais d'être pris en flagrant délit. « NG est une bonne agence, elle ne se contente que du meilleur et je n’ai jamais été aussi d’accord avec cette agence ! » Je levais les yeux au ciel avant de rire un peu plus.

« Je suis dans le regret de te dire que tu n'es pas objective Nutty, c'est très gentil, mais je suis ton ami, ce serait méchant de dire le contraire. Tu vois ce que je veux dire ?  » Je disais cela en plantant mon regard dans le sien, comme pour la prendre à partie.   « Et ne t’inquiète pas sinon. Tout est en ordre, l’agence ne s’offrirait pas un contretemps, t’imagines bien ! » Rassuré, je hochais la tête, confiant qu'elle disait vrai et que l'agence saurait gérer correctement ce déplacement à l'étranger. Ainsi, j'étais certain que la tête en l'air qu'était Serenity serait assez cadré pour qu'elle n'oublie rien. « Je te trouve difficile, il est mignon Luigi avec sa petite moustache et son petit ventre rond. Puis tu devrais savoir que les filles aiment le mythe de l’italien… » J'arquais un sourcil et lui lançais un regard du style «tu m'en diras tant » avant de sourire sans vraiment pouvoir m'en empêcher à nouveau.  « Oublie ce que je viens de dire, d’accord ? C’est au moins faux pour moi. Je disais donc : que tu étais dur. Puis c’est quand même ma première fois ! J’espère la dernière… » J'éclatais de rire après cela, peu surpris, mais toujours amusé :

« Tu veux que je sois honnête ? J'ai pas un bon feeling par rapport à ça, comme un petit doute.  » Je lui confiais cela en haussant les épaules.  Certain qu'avant de partir elle trouverait le moyen de me prouver que j'avais raison.

Après cela, nous nous remettions à parler d'un peu tout et rien et surtout de ma sortie bientôt. Car Nutty pour une raison encore obscure, était revenue avec une blouse de docteur. Nam Jun Ho oui, bien entendu. Dans le genre crédible, on ne faisait pas mieux en ce moment, pour sûr qu'elle n'allait pas se faire piquer. «Pas faux, en effet. Je devrais descendre et leur dire comment faire leur travail ! Je m’y vois : ‘plus vite que ça, et c’est quoi cette pile là-bas ? Oui elle est grande, raison de plus. PLUS VITE’. Ce serait drôle… ou pas. Je vais éviter, puis les médecins comme moi ont besoin de beaucoup de repos » A nouveau j'éclatais de rire à cette remarque, imaginant très bien la scène :

« Il n'y a pas de doutes à avoir, tu ferais ça super bien. Puis tu pourrais faire un effort quand même, tu sais ce que c'est la conscience professionnel ?  » demandais-je un peu moqueur en tapant doucement dans son épaule après qu'elle se soit installée à mes côtés. « Je dirais dix ans pour toi et douze pour moi. Non, huit pour toi et dix pour moi et non, ce n’est pas l’inverse Hee Jun Ki ! » Je levais les yeux au plafond après cette remarque plutôt culottée, surtout venant d'elle.

« Tu pousses un peu là...  » Je répondais cela en la regardant droit dans les yeux, histoire qu'elle ne pense pas que j'étais dupe. Je la connaissais très bien -je n'avais pas la prétention de dire «mieux que personne- et pour être honnête, c'était plutôt elle 8 et moi 12 parfois. Héhé. Mais bon, je m'abstenais de le lui dire, pour éviter un débat de trois heures.

Le temps de se reposer arriva rapidement, et Nutty sombra la première. Je ne pensais pas avoir si peu de temps avant que Gertrude ne revienne. Voilà pourquoi je m'étais permis de l'observer en silence -Non Liliana, si tu lis ça, c'est pas flippant-. Qui pourrait croire qu'un si joli visage de femme pourrait avoir un esprit aussi sauvage et fou que le sien ?

En plus de tout, il fallait que Serenity ait le sommeil de plomb, autant vous dire que la réveiller n'était pas chose aisée. Gertrude me regardait, incrédule et je ne savais même pas quoi lui donner comme explication. Voir Nam Jun Ho tomber de mon lit réglerait sûrement tout, hein ? Je me penchais vers elle un court instant, histoire de vérifier qu'elle allait bien. .« J’vous’ai jamais vu ici, qui êtes-vous ? » Oh alors le Luigi de tout à l'heure... Je fronçais les sourcils tout en regardant l'infirmière. Je restais silencieux, un peu perplexe et la laissais faire ce qu'elle avait à faire, me disant que ça pourrait peut-être aller. « Je… suis… le médecin de famille des Hee… Nam… Jun Ho. N’est-ce pas Jun Ki… ssi ? Je crois aux bienfaits … de la méditation… commune. Pour évacuer le stress, c’est la nouvelle tendance. Rien de tel ? » Hein ? Mon médecin de famille ? A savoir Ga Yoon et moi ? Je hochais lentement la tête, peu assuré.  Qui penserait sérieusement qu'elle s'appelait Jun Ho ? « Je suis Jun Ki depuis quelques années maintenant et venais faire un point suite à ce malaise. Je vous l’avais dit, de ne pas abuser du café et de prendre du gingembre. » Je plantais mon regard dans le sien, un peu confus :

« J'ai... toujours eu un peu de mal avec le gingembre ? Mais je vais faire des efforts... doc-docteur.  » Mon dieu, j'étais pitoyable.

« Si vous pouviez en prescrire à mon mari tant que vous y êtes ! » . . . . . Je ne voulais pas qu'elle ouvre la bouche à nouveau. Plus jamais en ma présence. Ja-mais. D'ailleurs, mon visage se mit à brûler, alors je regardais du côté de la fenêtre. « Pardon ? » Je me pinçais les lèvres, et m'enfonçais un peu plus profondément dans mon lit, gêné d'entendre cela. « Hm, sinon, où en sont les papiers pour que mon… patient sorte ? » Voilà qui devenait déjà plus intéressant. Je regardais alors Gertude et fronça les sourcils, elle semblait douter un peu, ce n'était pas bon pour nous ça. « S’êtes sûre que vous êtes vraiment un médecin ?  Je vous ai vus tout à l’heure… tous les deux… Ce serait bête de devoir alerter un comportement inapproprié »  J'écarquillais les yeux : « Inapproprié ?  »  Ok, ça devenait vraiment très gênant là. Je ravalais mes paroles et me contentais de rougir comme une tomate, comprenant ce dont elle parlait. Enfin... Rien ne s'était passé, elle m'avait juste vu... Bref. « Bon, d’accord… Mais c’est un secret qu’il faut garder de sa famille, vous comprenez ? Vas-y Jun Ki, dis-leur tout ! » Comment ça tout ? De quoi parlait-elle encore ?

Perdu, je posais mes yeux sur elle, et quand je compris enfin, je manquai de m'étouffer avec ma salive. « Mes parents sont assez... conservateurs. Ils n'apprécieraient pas de savoir que je m'amuse...ainsi vous voyez ? Surtout avec ma santé..  » Elle me tapota sur l'épaules tout en hochant la tête « J'comprends, j'comprends, on devrez pas empêcher un beau garçon d's'amuser un peu.. [/color] » Elle termina en me pinçant les joues, et me souriant gentiment, avant de me donner une madeleine qu'elle gardait dans sa poche, et de sortir en faisant un clin d'oeil à Serenity.

Quand la porte se referma enfin, je lançais la madeleine par la fenêtre : « Je veux sortir d'ici, tout de suite maintenant. Et ne me parle plus jamais de madeleines, tu veux ? Ja-mais.  » Un interne finirait bien par venir me voir, faire les papiers et de me laisser sortir de cette asile, n'est-ce pas ?


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 Nutty ; Comme un sentiment de déjà-vu.




 



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