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Nongettingmadperson
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MessageSujet: Nathanaël ; Sous couverture.    Jeu 23 Jan - 17:18

TITRE :

 Nathanaël ; Sous couverture.




 

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Dear jerk,
I'm just watching you from here, and I can't hope anything. You're just my annoying and wonderful «brother» now. I should get used to it, but each day my feelings increase. Could we go back to the time when I only wanted to bash your head against the wall? It was creepy, but great and simple. Now I'm feeling quite uneasy towards you, and towards me




Allongée sur mon lit, j'éteignis la musique en tapant sur le poste avec mon poing, agacée et épuisée nerveusement. Pour tout un tas de raison d'ailleurs.Depuis ce matin, c'était le même refrain, et je commençais presque à en avoir assez. Caleb devait avoir quelque chose qui cloche pour continuer à manigancer dans le dos de son frère, alors qu'il savait pertinemment que ce dernier ne marcherait pas dans sa combine. Des rendez-vous arrangé, hein ? Il se croyait au moyen-âge ou bien ?
J'avais qui plus est déjà assisté au show : « Nathanaël en action. » Je n'avais pas franchement apprécié entendre son petit ami et lui, parler de moi comme si j'étais une pieuvre. Nathanaël était un idiot, il n'y avait pas à dire, mais Caleb en tenait une bonne couche de son côté, hein. Il s'acharnait tout bonnement, étais-je la seule dans cette famille à savoir que Nate avait des penchants différents ?
Un long soupir filait entre mes lèvres lorsque les piétinements à l'étage, du principal concerné, commencèrent à me taper sur le système.

Une idée me vint en tête.
Elle était sûrement la pire de toute.
Mais j'allais le faire. Au moins, s'il acceptait, il aurait un peu plus d'estime pour moi par la suite, car rien ne m'obligeait à l'aider.

Je doutais sérieusement sur le fait qu'il réussisse à trouver une parade face à la nouvelle attaque de Caleb (ce fourbe, tsk). Alors j'allais faire quelque-chose pour lui, sans intérêt particulier à la clé. Il avait fini par comprendre que j'étais une personne de confiance lorsqu'il s'agissait de son petit frère, Liam. Je voulais qu'il comprenne maintenant que je pouvais l'être aussi pour lui. Puis, il y avait autre chose. Oui.

J'étais jalouse.
Alors si je pouvais l'aider et en même temps bousiller les espoirs d'une prétendante, c'était un petit bonus.

Je me pinçai les lèvres, nerveusement. J'en plaisantais pour dissimuler l'importance de la chose à mes yeux, mais j'étais réellement jalouse. Quelle idiote. Cet imbécile ne méritait pas qu'on lui porte tant d'intérêt, pensais-je en passant ma tête dans l’entrebâillement de sa porte. Et sans pour autant regarder dans sa direction, j'inspirai un bon coup, et lui indiquai ma présence par ces quelques mots :

« Je peux t'aider moi, si tu veux. »

Quelques heures plus tard.

J'étais encore plus stressée qu'avant un vrai rendez-vous galant, quel ironie. Mon rôle était très clair, je devais jouer le rôle de la "petite amie", et démotiver complètement la jeune femme que Nathanaël allait rencontrer, point. J'avais réussi à lui faire comprendre que mon idée était la bonne en lui rappelant qu'il me connaissait, qu'il savait comment j'étais, donc en principe : pas de surprises. Cela dit, j'aurai bien aimé profiter un peu plus de mon rôle mais c'était le deal. Après tout, il avait accepté mon aide, alors je ne voulais ni ne pouvais le décevoir.
J'arrivais devant le parc d'attraction, à l'heure -scène en tête- et déterminée à faire durer ça le moins longtemps, car au final, mon cœur battait déjà trop vite, je ne voulais pas le tester en lui faisant expérimenter des situations inconnues. Il fallait que j'arrête de me faire des films. C'était une combine, pas la réalité.

Je pressais le pas pour les rejoindre, quand je les aperçu un peu plus loin, je décidais de faire taire l'envie d'arracher les yeux à la jeune femme, et je m'approchais, me voulant confiante et naturelle. Après tout, ça ne devait pas sembler trop embarrassant à ses yeux, il fallait qu'elle y croit, qu'elle y croit et qu'elle débarrasse le plancher. J'inspirai de nouveau un bon coup, rassemblant mon courage, et attrapais doucement le bras de Nate, un fin sourire sur les lèvres :

« J'espère que je ne suis pas trop en retard ? Je ne voulais pas te faire attendre, désolée !  Oh ? dis-je en faisant semblant de remarquer la présence de l'intruse seulement maintenant : Je vous ai coupé peut-être ? Tu es ? J'espère que t'es pas en retard à cause de moi hein... Je traîne toujours quand on a rendez-vous, c'est dingue quand même ! Tu ne fais pas ça à ton copain toi, j'imagine ? Je la prenais à partie, comme si elle pouvait comprendre ce que je voulais dire: Tu m'en veux pas toi au moins ? demandais-je à Nathan. Je brodais complètement, je n'étais pas en retard du tout, mais il fallait que je sois crédible. Je lui donnais alors un léger coup d'épaule en le regardant, souriante, tentant de rester naturelle, et d'apaiser l'embarras qui régnait, et il ne venait pas que de moi hein. On y va ?  » demandais-je en ignorant complètement la jeune femme, espérant secrètement qu'elle ficherait le camp.

Si ça avait été moi, je me serai LARGEMENT sentie de trop, et je n'aurai pas demandé mon reste pour filer. Seulement, elle n'avait pas l'air de bien comprendre le message...


made by pandora.





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MessageSujet: Re: Nathanaël ; Sous couverture.    Ven 21 Mar - 22:09

TITRE :

 Nathanaël ; Sous couverture.




 



Sous Couverture

« Ou "Comment se débarrasser d'une fille" en une énième leçon »
ft yung calliope & jung nathanaël

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Got some free tickets for hell

Je n'aimais pas les femmes. Pas parce que j'étais gay, comme j'aimais le faire croire, non. Parce qu'elles ne m'inspiraient rien. Mais les hommes de ma famille avaient presque le don de me faire perdre espoir en l'humanité. A commencer par mon père qui naviguait depuis long entre des périodes de célibataire endurcit à amoureux transit... Mignon parait-il, dangereux pour l'équilibre déjà dangereux de cette maison disais-je plutôt. Puis il y avait l'aîné de la fratrie dont je faisais partie qui nous donna une nièce au lieu d'un neveu : cadeau Nathanaël, tu n'aimes pas les filles, en voilà une ! Elle est, certes, très mignonne mais il y a hélas du level d'irresponsabilité dans son éducation à mon sens. Enfin ! On avait ensuite par exemple Aaron qui jouait le laboratoire de Dexter et nous étions tous des Deedee. Puis, il y avait surtout... surtout oui, Jung Caleb. Ce traitre. On aurait dû l'appeler Judas.
Je frappai du poing sur le bureau en pensant à quel point il me narguait. Et dire qu'on avait fait nos coups ensemble, voilà qu'il m'abandonnait pour des desseins bien moins honorables tels que...

Essayer de me caser.

Fallait croire que Cupidon était vachement peu inspiré pour avoir délégué du travail à mon frère. Dans le mauvais goût, jusque-là, on ne trouvait pas pire. Il ne prenait même pas la peine de me demander ce que j'appréciais chez les femmes - en l'occurrence, le silence surtout. Non, monsieur m'imposait « ses meilleurs du lot ».
Je pouffais d'un rire nullement amusé en repensant au calvaire que j'avais enduré à chaque rendez-vous arrangé. Mon imagination ne s'était jamais autant développée qu'à cette époque. Et c'est souvent Aaron qui passait derrière moi et derrière les dégâts causés par l'esprit aussi inventif de mon autre frère.

Je pensais sincèrement qu'il avait compris que cela ne menait à rien de me faire rencontrer ces femmes toutes plus agaçantes les unes que les autres. Et pourtant, voilà qu'il avait débarquer comme une fleur, m'annonçant comme un valet annonce l'arrivée d'un visiteur, qu'il m'avait trouvé "LA perle rare". Innocent comme il m'arrive de l'être, je pensais à une glace au caramel au beurre salé ou une maquette Star Wars Lego à construire. Que neni ! Monsieur avait repris ses vieux plans là où il les avait laissé prendre la poussière.
Vous allez me dire : n'y va pas ! Oui mais connaissant Caleb, il fallait être plus malin, donc plus irritant que lui. Je ne voulais pas juste me défiler, je voulais le faire rager, ruiner ses efforts à néant une fois de plus en espérant que ça lui rentre dans la tête : je n'avais aucune attention d'un jour accepter une des ... attendez, je cherche une façon de les qualifier qui ne serait pas trop méchantes... En fait, je n'en trouve pas donc je ne dirai rien.

« Pff, une fan ? Il manquait plus que ça ! Bah oui, tu as raison Caleb, c'est vrai qu'elles, elles me connaissent tel que je suis... » Enfin, elle s'attendrait au moins à un mauvais coup de ma part. Mais fallait-il encore que je sache lequel : je n'allais quand même pas la décevoir, j'étais connu pour être un petit démon, j'allais même être un énorme démon pour elle. Un gentleman ne ménage pas ses efforts...
J'allais recommencer à faire les cents pas quand... « Je peux t'aider moi, si tu veux. » Ma tête se tourna d'un coup, tombant sur le visage de Yung Calliope...

Si ce n'était pas ma demi-sœur, Caleb aurait presque ravi de l'idée. En y réfléchissant bien, elle était un choix parfaitement sûr... et le plan qu'elle me proposait germait également dans ma propre tête, dessinant un sourire en coin sur mon visage.

« J'ignore encore dans quel sens mais je crois que c'est une idée... d'enfer. »

________________~¤~________________
J'étais déjà à Lotte World, en avance, comme un parfait jeune homme galant et courtois. Ce que je n'avais jamais été lors de ces rendez-vous, d'ailleurs, si Caleb m'avait vu, il aurait de suite compris qu'un truc clochait ! Il avait fallu attendre que je fasse confiance à Calliope, une seule femme, pour que ça arrive.
Oui, j'avais bel et bien accepté son aide et nous avions peaufiné ensemble son idée de base qui consistait en une simple chose : qu'elle se fasse passer pour ma petite-amie. Bien-sûr, il y avait de nombreux couac : pourquoi Caleb ne savait pas, le fait qu'elle puisse ébruiter que j'avais une petite-amie etc... Mais je n'avais aucune attention de lui révéler trop de choses, quant aux éventuelles rumeurs, je n'en avais que faire. De toutes les manières, Calliope avait l'avantage d'être du staff et, désormais, de ma famille.

Un malaise s'installa en moi à cette idée. Sûrement que je ne m'y faisais toujours pas.
Et encore moins me faisais-je à l'idée de lui faire confiance. Dois-je vous rappeler qu'on se lançait chaussures et insultes à la figure il y a de ça quelques mois encore à chaque fois qu'elle devait me maquiller ? Je me demandais pourquoi elle était si diplomate et si peu rancunière à mon égard : je faisais quand même tout pour me faire détester et sans regretter même. Ce n'était pas une ou deux... indulgences (?) qui devaient passer l'éponge.
Peut-être était-elle en effet très diplomate. Et gentille.
C'était irréaliste : qu'elle le soit ou que je puisse l'imaginer.

Mes traits se durcirent en entendant une voix prononcer mon nom dans mon dos. Je me tournais pour faire face à une jeune femme qui devait avoir la petite vingtaine. Elle portait une robe pastel avec des sabots... On aurait dit une vosgienne à mon sens. Une Heidi. Mon dieu, maintenant que j'y pensais, c'était son incarnation ! Je retins une remarque et souris poliment en forçant un air un peu confus. Mais intérieurement, je priais pour que Callie (oui, surnom quand je m'impatiente) se dépêche.
Une main glissa autour de mon bras et sans savoir pourtant encore qui m'attrapais, je ne bougeais pas. « J'espère que je ne suis pas trop en retard ? Je ne voulais pas te faire attendre, désolée !  Oh ? » Je luttai contre un sourire en baissant le regard à mes côtés, le posant sur la coréenne. « Je vous ai coupé peut-être ? Tu es ? J'espère que t'es pas en retard à cause de moi hein... Je traîne toujours quand on a rendez-vous, c'est dingue quand même ! Tu ne fais pas ça à ton copain toi, j'imagine ? » Impressionnant, j'avais presque envie de l'applaudir tant elle était dans le bon ton. Pendant un instant, je ne disais rien, l'admirant juste à l’œuvre, jaugeant jusqu'où on pourrait aller comme ça. Peut-être qu'il fallait envisager de monter plus de coups du genre, hm ?
« Tu m'en veux pas toi au moins ? » je croisai son regard et fis une moue exagérée. « Je ne sais pas, peut-être que je devrais t'en vouloir. Apparemment je ne suis pas si important si tu peux te permettre des retards... » je haussai les épaules pour en rajouter à mes propos. J'emprisonnai néanmoins sa main autour de mon bras entre celui-ci et mes côtes. « Je me suis demandé si ce n'était pas avec... Hae Min-ssi... ? que j'avais rendez-vous ! » dis-je en regardant l'intéressée avant de pincer très légèrement la joue de Calliope avec ma main libre.

Je ne regardais pas les réactions de "Hae Min", ne voulant pas lui céder le moindre intérêt qui puisse la laisser imaginer qu'elle avait sa place ici. Du coup, il fallait que je concentre mes efforts sur l'ignorer et sur... ma "colocataire". « On y va ? » Je fronçai les sourcils. « Hm... On devrait peut-être attendre le copain de Hae Min-ssi ? Au pire, on part devant et vous nous rejoignez une fois qu'il est là ? J'ai une faim pas possible... » Tentative numéro une pour semer l'ennemi : ne me jugez pas, ça a déjà fonctionné.
Mais pas cette fois.
Je sentis un coup de jus traverser mon corps, le mauvais genre de coup de jus. L'inconnue venait de saisir mon bras, déclarant qu'on pouvait y aller et qu'elle connaissait un endroit où on pourrait grignoter. Qu'on m'ampute le bras...

C'était moi ou elle faisait semblant de ne pas comprendre ? Seigneur... Caleb avait choisi une fille avec du niveau de culot... sûrement pour palier le mien. Je n'aimais pas la tournure que ça allait prendre alors qu'elle venait de prendre deux glaces. Une pour elle et l'autre pour moi. Oh oui, elle en avait du niveau... Je la regardai l'air de dire "sérieusement ?" avant de proposer ma glace à Callie. « Regarde, on dirait que Hae Min a bien choisi, c'est justement ton parfum préféré. » J'hésitai sur ce que j'allais faire mais lui tendis la glace finalement mais finis par lui piquer un peu de la glace, juste à temps avant d'être tiré par l'autre furie...

Cette journée allait être longue : pourtant, je commençai fort. Pourtant avec Jun Hwa, ça marchait direct... Peut-être que rivaliser avec un garçon était bien plus décourageant qu'entre filles... Je réfléchissais en me laissant balader : il fallait peut-être donc que je valorise Calliope ?





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MessageSujet: Re: Nathanaël ; Sous couverture.    Sam 22 Mar - 0:36

TITRE :

 Nathanaël ; Sous couverture.




 


    Des fois, je me disais que je devais aimer me faire du mal quand ce n'était pas nécessaire, vraiment. J'avais décidé d'aider Nathanaël et il n'y verrait sûrement que ça, un coup de pouce pour le sortir des plans diaboliques de Caleb, et c'était normal, car il n'était pas dans ma tête, heureusement même. Mais moi, je peinais à le sortir de mes pensées, et ça devenait vraiment gênant et difficile de le voir tous les jours à la maison, et au travail. Ce garçon était vraiment terrible, dans tous les sens du terme. Qu'est-ce qu'il avait bien pu me faire hein ? Il était mignon, ça il n'y avait pas à dire, mais son caractère de démon aurait dû en temps normal, refroidir complètement l'attirance que j'éprouvais. C'était peut-être moi la dingue de l'histoire, soyons francs. Comment avais-je fait pour en tomber amoureuse hein ? Il était la parfaite image de l'homme qui ne change pas d'avis, et qui croit dur comme fer que ses idéaux doivent diriger le monde, à savoir : plus de femmes. Pourquoi est-ce que je m'acharnais alors que je savais qu'en plus, il était gay, hein ? Je devais vraiment être désespérée ou bien avoir un paquet de temps à perdre.

    J'étais désespérée.
    Mon premier amour était à sens unique, gay, ne pouvait pas m'encadrer, et aller devenir mon demi-frère qui plus est.
    VDM.

    En plus, la paysanne que Caleb avait dégoté pour son frère, n'avait pas la moitié de ma prestance. Si je n'avais pas mes chances avec Nate, qu'elle n'imagine même pas qu'il se rappellerait de son prénom. Ah ça non, ça me ferait mal. D'ailleurs, c'était elle qui allait finir par avoir mal si elle continuait à lui faire les yeux doux comme ça, pensais-je en sentant mes doigts se crisper quand il serra ma main autour de son bras. Discrètement, je lui jetais un coup d’œil, déglutissant avec peine, il n'avait pas besoin de jouer son rôle si bien hein, j'allais la faire déguerpir sec, et on pourrait aussitôt dissiper le malaise ambiant.

    Elle n'était pas gênée tout de même, je venais quand même clairement de me présenter comme étant la petite-amie du garçon sur lequel elle louchait, malgré ça, elle continuait à lui baver dessus.
    Je fis claquer mes dents d'un coup, alors qu'un petit 'tssch' fila entre mes lèvres, mais je préférais porter mon attention sur Nathanaël qui venait de faire la moue. Bon sang, qu'il arrête ça, de suite. « Je ne sais pas, peut-être que je devrais t'en vouloir. Apparemment je ne suis pas si important si tu peux te permettre des retards... » Oh que si tu es important, sale gosse, pensais-je en m'efforçant de ne pas rougir.

    « Ne sois pas idiot voyons, je ne serai pas là si... Il m'arrêta en pleine réplique de fausse petite-amie en me pinçant la joue, je me pinçais férocement les lèvres, sentant que mon cœur se mettait à danser la lambada. Il ne fallait pas que j'agisse étrangement, alors je me reprenais rapidement, frottant ma joue, un peu rouge. -OUI, c'était pour cela que je rougissais-. Yaah, j'ai déjà dis désolée, arrête ça fait mal! » répondis-je rieuse.

    Bon sang Nathanaël, si tu ne veux pas avoir à m'emmener à l'hôpital pour cause de malaise, ne soit pas si adorable, pensais-je en penchant la tête un peu en avant pour dissimuler mon visage encore rouge. Mon cœur me faisait mal en plus, et je serrais mon t-shirt à cette endroit, distraite. Avant de me remettre complètement d'aplomb, et de fusillai du regard Haemin. « Hm... On devrait peut-être attendre le copain de Hae Min-ssi ? Au pire, on part devant et vous nous rejoignez une fois qu'il est là ? J'ai une faim pas possible...» Un fin sourire étira alors mes lèvres, tandis je ne quittais pas la jeune femme des yeux.

    « Son copain voudra sûrement passer du temps avec elle, on les dérangerait ! Viens, je t'offre à manger, je te dois bien ça après tout.  » dis-je en faisant un petit signe de tête vers l'intérieur du parc, pensant qu'on en avait fini avec elle.

    Mais ce qui se passa ensuite me cloua sur place, littéralement. Elle venait bien de l'attraper par l'autre bras ? Cette fille n'avait-elle dont aucune fierté en plus de son manque latent de goût vestimentaire ?
    Je penchai la tête un peu en avant pour la regarder, alors qu'elle semblait ne pas me porter le moindre intérêt. Elle ne semblait pas avoir compris, qu'est-ce qu'il fallait que je fasse ? En général, dans ce genre de situation, on se sent de trop, et on se tire, rien de plus simple.

    Nous allions cela dit de mal en pis, elle n'avait vraiment aucune manière ou quoi? Deux glaces ? Aucune pour moi ? Je bouillonnais, vraiment. J'étais ja-lou-se. J'avais beau ne faire que 'jouer' sa petite-amie, Bécassine commençait à me courir sur le haricot. Cela dit, je fis semblant que ça ne m'atteignait pas, regardant sciemment ailleurs : « Regarde, on dirait que Hae Min a bien choisi, c'est justement ton parfum préféré. » Surprise, je tournais à nouveau la tête vers lui, et mon regard fit la navette entre la glace et son visage. Je ne pus m'empêcher de sourire, satisfaite. Même s'il en prenait un peu avant de me la donner.

    « C'est adorable de penser à moi Haemin'ssi, vraiment. Mais je n'ai pas très envie d'une glace pour le moment, tu devrais en manger une avec ton copain, après tout, je n'aimerai pas que tu te sentes de trop ici, ce serait trop dommage.  » dis-je en lâchant Nathanaël et en passant devant pour me mettre face à elle et lui rendre la glace, mais elle repoussa mon geste, me disant qu'elle était à moi. Beaucoup trop fort.

    Beaucoup trop trop fort d'ailleurs. La glace vint s'écraser en plein sur mon t-shirt, et elle me proposa d'aller au toilettes pour rincer. J'étais en train de rêver ou elle tentais de manière peu subtile de m'évincer, hein ? J'ouvrai des yeux ronds : « C'était un accident, je t'en veux pas.  » dis-je en m'efforçant de sourire, alors que je grinçais des dents.

    « Je vais nettoyer, je fais vite. Cet... Allez Calliope, dis-le : Incident ne va pas tout gâcher hein ?  » annonçais-je à Nate, alors que je filais aux toilettes, je n'attendais pas Haemin, ne souhaitant pas me retrouver avec elle, même si l'idée de la laisser seule avec lui me dérangeait un peu.

    Je fermais la porte de toilettes derrière-moi et allumais la lumière, passant de l'eau sur mon t-shirt. Je n'allais pas me mettre en colère, ah ça non.

    Clic

    Je levais la tête presque aussitôt vers le miroir, sentant parfaitement ce qui venait de se passer. Je lâchais mon t-shirt et fonçais vers la porte. Porte qui était fermée. Je tambourinai alors dessus, entendant quelqu'un rire.

    « YAH ! Ouvre moi ! Haemin-ssi ! YAAAAH ! » Cette fille était une garce. Définitivement. J'en faisais une affaire personnelle maintenant.

    Où est-ce que Caleb l'avait dénichée hein ?





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MessageSujet: Re: Nathanaël ; Sous couverture.    Mar 6 Mai - 13:49

TITRE :

 Nathanaël ; Sous couverture.




 



Sous Couverture

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Les femmes sont effrayantes.
Voilà une autre raison qui expliquait que je ne les aimais pas. Leur façon de se monter la tête, de toujours faire la part des choses d'une manière qui embarrasse tout le monde, elles sont parfois trop claires dans leurs intentions et elles en demandent plus qu'on veut leur en donner sans même prendre notre avis.

Voilà la définition de Hae Min-ssi. Je ne la connaissais même pas et juste son regard me laissait dire qu'elle attendait déjà beaucoup de moi. Elle faisait exprès de ne pas voir que je n'étais pas intéressée ? Caleb faisait-il exprès de m'en coller des pareilles ? N'avait-il pas compris que s'il voulait vraiment qu'un jour, je me trouve quelqu'un, il fallait encore que ce soit quelqu'un. Et non pas une pieuvre dangereuse lâchée en liberté et dont les tentacules ne demandaient qu'à se coller à la peau de sa proie : moi ! J'en avais des frissons juste à l'image.
Voyant Calliope arriver, je pensais à quand j'avais cette image d'elle. Quand elle n'était que ma maquilleuse, je la voyais comme une réelle menace et il fallait me passer une camisole pour qu'elle touche mon visage. Je me demandais quand j'avais commencer à m'immuniser contre "elle". Car aujourd'hui, ce n'était certes pas l'entente parfaite mais je n'avais pas trop de réticence à agir avec elle. Peut-être la voyais-je plus comme une sœur que comme une femme enfin, comme j'avais fait avec ma nièce ? Quoi qu'il en était, le fait qu'elle soit quelque-chose d'effrayant ne revenait plus dans ma tête, et si c'était rarement encore le cas ou si j'agissais toujours mal parfois avec elle, c'était bien par habitude et parce que j'y prenais un certain goût.

« Ne sois pas idiot voyons, je ne serai pas là si... » je lui pinçai la joue avant qu'elle puisse finir. Pour être franc, ça m'amusait plutôt pas mal de faire ça, tant que j'en profitais un petit peu quand même. Je souris satisfait de voir sa joue rosi... elle allait m'en vouloir, c'était certain et cette perspective renforçait mon amusement : Calliope n'oserait rien faire tant qu'on jouait nos rôles non ? Si je n'étais pas aussi préoccupé par l'autre dingue à pattes-ventouses, je m'en serais donné à cœur joie. « Yaah, j'ai déjà dis désolée, arrête ça fait mal! » Qu'est-ce que je disais ? Elle m'en voulait probablement plus que ça - je voulais y croire dur comme fer, troll un jour, troll toujours. Mais elle ne pouvait me lancer aucune chaussure là ! Ha ! Je tirais la langue, content de moi, prenant toujours soin d'ignorer Hae Min. Pas si difficile en fin de compte, quand il était question d'embêter Calliope, j'y mettais tant du mien...

Restait qu'à décourager mon... rendez-vous (oh mon dieu, mais tuez-moi, la foudre suffirait amplement). J'avais déjà tenté une vague feinte qui, je le sentais, n'allait pas prendre mais il fallait bien commencer par la faire se sentir indésirable, non ?
« Son copain voudra sûrement passer du temps avec elle, on les dérangerait ! Viens, je t'offre à manger, je te dois bien ça après tout. » Je hochais la tête à sa première phrase avait de sourire à son idée de remplir mon ventre - cela était faux mais l'idée aurait été plaisante pour n'importe qui non ? Les idées plaisantes de bon fumet et d'un estomac plein furent vite assombries par d'autres bien plus meurtrières. Elle me touchait, elle m'avait touché cette grande malade ! Et elle n'en avait pas fini de nous montrer à quel point elle ne manquait pas de culot. Le coup des glaces m'avait tout aussi scotché. Je me demandais si Hae Min-ssi n'avait pas compris qu'on essayait de l'isoler un peu, tant et si bien qu'elle tentait d'en faire tout autant en m'embarquant avec elle. Une vague de mauvaise humeur me secoua mais il fallait que je me contrôle : je n'avais pas demandé de l'aide à Calliope pour finalement piquer ma crise. Le but était de m'en amuser, pas de rager.
Inspire, expire, agit. C'était les règles que je m'imposais alors avant de contourner sa tactique écœurante (je la notais néanmoins si j'avais besoin de troller quelqu'un).

« C'est adorable de penser à moi Haemin'ssi, vraiment. Mais je n'ai pas très envie d'une glace pour le moment, tu devrais en manger une avec ton copain, après tout, je n'aimerai pas que tu te sentes de trop ici, ce serait trop dommage. » Je regardais ailleurs pour cacher un petit sourire satisfait et inspirait de nouveau, admirant les enfants qui jouaient et profitaient bien plus que nous du parc. C'était quand même un gâchis considérable d'être ici pour contrecarrer les plans de mon frère. M'enfin, depuis le temps...
Mon attention se reporta sur les filles et j'observais avec stupeur que Calliope était tâchée. J'avais raté un épisode visiblement mais ma mâchoire craqua. Je détestais vraiment cet aspect mesquin des femmes, vraiment, et ça me rendait malade d'y assister. Entre elles, elles étaient dégueulasses. Il fallait voir les choses telles qu'elles étaient : c'était sur moi qu'il fallait se venger pas sur la fille qui m'accompagnait. C'est pour cette raison que les filles finissaient toujours en pleurs. Défendre la mauvaise personne, se venger sur encore la mauvaise personne, ça n'aidait pas à se sentir bien. Voilà exactement pourquoi je n'avais jamais ressenti de regrets à m'en tenir éloigné. De toutes les manières, mon travail et Caleb me procuraient ma dose annuelle...

« C'était un accident, je t'en veux pas. » En entendant ces mots, je posais un regard accusateur sur Hae Min tout en posant ma main sur l'épaule de Calliope, essayant de toujours remplir mon rôle. « Ça va aller ? » demandais-je comme si elle pouvait en mourir... Mais ça m'aurait vraiment de mauvaise humeur et j'imaginais bien dans quel état intérieur Callie devait être. J'avais peur qu'elle explose à tout moment en fait. « Je vais nettoyer, je fais vite. Cet... Incident ne va pas tout gâcher hein ?  » Je me mordis l'intérieur de la joue avant de hocher sèchement la tête et lui tapoter le top de la tête. « Bien-sûr que non... Vas-y. Et fais vite, d'accord ? Je vais m'ennuyer si tu pars trop longtemps... » Comme quoi, avoir joué dans une comédie romantique n'avait pas fait que du mal. J'avais la réplique niaise à souhaite toujours quelque part dans un coin de ma tête et même si j'avais envie de me mettre des claques, de voir la tête de l'autre fille présente troquait cette envie avec celle de recevoir un prix pour mon jeu.

Je regardais Calliope s'en aller les joues gonflées... J'étais seule avec le monstre et ça ne m'enchantait pas... Et ça devait se voir. « Nathanaël-ssi ? Tu m'excuses, j'ai besoin d'aller aux toilettes, je reviens. Tu veux bien tenir mon sac s'il-te-plait ? » Non. J'aurais vraiment aimé lui répondre ça... quoique, je pouvait très bien le faire remarque. « Je suis désolé Hae Min-ssi. Je ne pense pas qu'un garçon devrait rendre de services à une autre fille que sa petite-amie. Ça pourrait prêter à confusion, même avec ton copain. Je vous attends ici » et j'enveloppais le tout d'un grand sourire. Elle fit la moue un instant avant de sourire comme elle pouvait et tourner les talons. Mon sourire grandit. Sale gosse, pensais-je alors et tournai la tête ailleurs en me demandant sur quel numéro j'étais tombé. J'inspirai avant d'enfoncer une casquette sur ma tête en voyant une ahjumma me pointer du doigt. Avec ces bêtises, j'en oubliais d'être discret... Faut dire, c'était le cadet de mes soucis à mon sens.
A moitié assis sur une petite barrière, je regardais ma montre, trouvant le temps long. Je levais la tête alors pour voir si Calliope n'arrivait pas pour me retrouver nez à nez avec Hae Min. Je hoquetais, surpris désagréablement par la proximité et tombait presque en arrière.

« Tu es là depuis quand ?! » hurlai-je presque en la regardant de haut en bas, agacé. Elle gloussa alors en balançant son sac qu'elle tenait dans son dos. Je fronçai immédiatement des sourcils, n'arrivant à contrôler cette fois mes humeurs. « Je viens d'arriver haha. Oh, j'ai croisé... Ca...raté-ssi ? Elle n'avait pas l'air d'aller bien du tout. Je crois qu'elle est malade. En tous cas, elle m'a demandé de te dire que tu ne devrais pas t'occuper d'elle et juste profiter de ta journée. Je pense qu'elle va rentrer... »
. . . Avant tout, c'était quoi cette blague nulle sur son prénom ? Même moi je ne me la serais pas permise. Ensuite, je rêvais ou elle me baratinait ? Calliope ne serait pas partie, pas étant donné notre plan. Si c'était vrai, elle m'aurait au moins prévenu. Je la fixais un instant, comme si je sondais son esprit en réfléchissant à quoi répondre. « Hae Min-ssi, son prénom c'est Calliope. C'est grec et ça n'a rien à voir avec le Japon. Ensuite, elle ne partirait pas sans me prévenir. Elle n'est pas comme ça. Puis... Il ne fallait pas la laisser seul, bordel... J'arrive, reste là si tu as peur d'être malade. » je la contournai rapidement et me dirigeai vers les toilettes. Bon, ok, c'était celles des femmes mais la situation exigeait ce comportement particulier. J'avais une mauvaise expérience des toilettes des femmes... mais bon, au moins, j'avais de l'entraînement.
Je saisissais la poignée sans m'occuper des quelques femmes qui faisaient la queue en offrant un sourire bon en joues à celles qui me regardaient, outrées... J'ignorais la voix dans ma tête d'ailleurs qui me disait que j'étais cerné par l'ennemi.

« On était là avant, ça fait déjà assez longtemps que j'attends » entendis-je venir de la file. Je frappais à la porte. « Calliope ? » J'appuyais sur la poignée et constatais que c'était fermé. Je baissai la tête comme pour confirmer et notais un petit système de verrouillage que je tournai alors pour ouvrir. « Hey, j'entre d'accord ? » Je passai la tête dans la salle d'eau et regardai directement dans sa direction. A voir sa tête, on allait devoir discuter. Sans réfléchir, j'entrai, servis un sourire aux démons dehors et fermai à nouveau. Bandes d'idiotes, vous n'aviez qu'à frapper ou ouvrir.
« Ne me dis pas que la pieuvre t'a enfermée et que tu es bel et bien malade, parce que je ne sais pas si je vais réussir à la supporter si on doit retourner là-bas après... Ou alors il nous faudra un plan. » annonçai-je presque aussitôt, devinant qu'elle allait me raconter une autre histoire que Hae Min.





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MessageSujet: Re: Nathanaël ; Sous couverture.    Mar 6 Mai - 21:25

TITRE :

 Nathanaël ; Sous couverture.




 


    Ce plan avait germé dans mon esprit inopinément, et je l'avais proposé à Nathanaël sans attendre. Pour des raisons qui n'étaient pas désintéressées, je le savais très bien et n'essayais même plus de me leurrer en prétendant le contraire. J'étais jalouse qu'une femme puisse avoir un rendez-vous avec lui, même si je savais qu'il n'avait pas ce genre de préférence et qu'elle n'avait aucune chance, c'était pour le principe. D'un œil extérieur, je serai la petite amie, pour les personnes qui me connaissaient, je serai juste une demie-soeur un peu envahissante, et pour mes amis très proches, une folle alliée interférant dans les relations même pas officielles d'un homme que je ne pourrais jamais avoir pour moi... -je devrais peut-être songer à consulter-. Mais, il y avait autre chose, je tenais vraiment à ce qu'il m'accepte en tant que personne de confiance, puisque de toute évidence, il ne me considérerait jamais comme une femme, avec tout ce que cela pouvait impliquer. Ce qui n'était pas si mal au fond, vu tout l'amour qu'il leurs portait.
    Voilà, il fallait que je me console ainsi. Pour le coup, je n'agissais pas avec altruisme, mais Nathanaël y trouverait son compte. Il n'avait pas besoin de savoir tout ce qui se tramait dans ma tête. Juste que si le besoin se faisait sentir, je pouvais l'aider. Juste ça.

    Cet après-midi, j'avais des choses à lui prouver, et également à me prouver par la même occasion. Il allait apprendre à vraiment compter sur moi, et j'allais pour ma part, enfin me cantonner à la place qui serait la mienne quand nos parents seraient enfin tombés de leurs nuages et qu'ils se rendraient compte qu'un ménage avec 37 enfants, demandait un couple marié... Sérieusement. Pour commencer, cette Haemin-ssi allait lâcher l'affaire d'une manière ou d'une autre. Ensuite, je m'occuperai de Jung Caleb, j'avais deux mots à dire à ce Cupidon qui ne proposait que des produits hard-discount à quelqu'un qui n'avait rien demandé à la base. Le culot de cette fille dépassait l'entendement, à côté je passais pour une sainte, et Nate pour un pauvre pèlerin. Elle, c'était autre chose, on aurait dit : Jésus Christ Superstar.

    Le coup de la glace, c'était le pompon, elle tentait de me mettre hors-jeu, et sans la moindre classe. Si je n'avais pas récemment appris à prendre sur moi, elle serait déjà attachée par les pieds, aux rails du grand 8 qui nous faisait face. Mais ça n'était pas comme ça que ce rendez-vous réarrangé devait se dérouler. Cela dit, contre toute attente, Nathanaël jouait vraiment bien son rôle de petit-ami dépassé par la situation, j'en rougissais de gêne -ou était-ce la colère peut-être?-. « Bien-sûr que non... Vas-y. Et fais vite, d'accord ? Je vais m'ennuyer si tu pars trop longtemps... » Un léger sourire étira mes lèvres un court instant. Un court instant, oui, car je venais de me souvenir qu'il ne disait cela que pour que Haemin se sente de trop. Ce qui était finement joué, au demeurant, il fallait juste que moi aussi, je reste dans le bon ton.

    « Je me presse, c'est promis !  » répliquais-je en m'efforçant de sourire de toutes mes dents, mais en dissimulant avec précaution, mes envies de renvoyer Bécassine en Bretagne.

    Je pensais vraiment que les pitoyables tentatives de celle-ci s'arrêteraient avec l'incident de la glace que je décidais de laisser passer sans faire de frasques. Mais j'avais fais l'erreur de la sous-estimer, pensant qu'une fille avec autant de goût qu'une bergère serait facile à évincer. Je ne comptais pas faire l'erreur une troisième fois. « Il aurait peut-être fallu y penser avant. » grommelais-je, vexée, face à la porte des toilettes qui était toujours désespérément close. Qui avait-eu l'idée géniale d'insonoriser cette pièce, hein ? J'avais l'air fine maintenant. Mais ça n'était pas terminé. Si elle pensait que ça allait m'arrêter, elle se trompait lourdement, j'allais trouver un moyen pour me sortir d'ici. Peu m'importais si mon t-shirt était toujours sale, j'avais dormi sur le sol de la chambre de Nathanaël, en sous-vêtements un soir, complètement beurrée. Je n'étais plus à une humiliation prêt. Haemin n'allait pas m'évincer, même si je devais terminer ce rendez-vous en soutien-gorge, pensais-je remontée à bloc.
    Cette peste ne reviendrait pas m'ouvrir, n'est-ce pas? Et les chances pour que Nate débarque ici, étaient plutôt mince. Je soupirai, et décidais de sautiller pour voir par dessus la porte. Idiote que j'étais, on ne m'entendait pas de dehors, il paraissait alors évident que la porte couvrait la totalité de l'entrée. Je claquais des pieds, impatiente. Le temps que je passais ici, il était perdu, et j'avais tout le loisir de m'imaginer ce que cette dingue pouvait tenter pour faire céder Nathanaël. Le connaissant, je savais bien que rien n'arriverait, mais je n'y pouvais rien, ça me mettait vraiment hors de moi. Haemin allait voit de quel bois je me chauffe.

    Je commençais à faire les cents pas, jusqu'à ce que la porte ne finisse par s'ouvrir « Hey, j'entre d'accord ? », sur lui. « Hein ?  » Je me tournais vers la porte, médusée par ce que je voyais et je reculais d'un pas, surprise. Je rougissais très fort aussi. Je n'avais que vaguement envisagé l'idée qu'il vienne, mais il y avait un gouffre entre se l'imaginer et le voir arriver. Un gouffre titanesque. Les yeux toujours ouverts ronds comme des billes, je n'en trouvais plus mes mots. Il allait falloir que je réfléchisse et rapidement. Hors de question que l'autre harpie s'en sorte aussi facilement. Je regardais donc Nathanaël refermer la porte, incrédule, pointant la poignet de l'index, ouvrant la bouche pour la refermer au final. Et si ça ne se rouvrait plus hein ?! Il fallait tout d'abord, que je me calme, c'était le plus important pour le moment. « Ne me dis pas que la pieuvre t'a enfermée et que tu es bel et bien malade, parce que je ne sais pas si je vais réussir à la supporter si on doit retourner là-bas après... Ou alors il nous faudra un plan. » Rapide retour à la réalité pour le coup. Je serrais les poings, et regardais par dessus son épaule, à la recherche de la jeune fille qui allait perdre la vie prochainement. Ou qui allait perdre la vue, ses bras ? Ses cheveux ?

    Ok, il allait falloir que je prenne un peu plus sur moi, pour le coup.

    « J'ai une tête à être malade ? Elle par contre, elle n'aura pas fière allure, une fois que je m'en serai occupée. marmonnais-je, revancharde. Elle m'a enfermée ici, pour pouvoir rester seule avec toi. Cette nana est dingue, ton frère t'en veut, je vois pas d'autres explications. ajoutais-je, toujours en train de réfléchir : J'ai ma petite idée, pour le plan. Je suis effectivement malade, et très... trèèès... contagieuse. terminais-je en souriant, non peu fière d'en être arrivée à cette conclusion.
    Je l'attrapais par le bras, sans attendre et sortais des toilettes. Au loin, je remarquais Haemin, qui semblait surprise de me voir. Rien d'étonnant. « Fais ton truc si tu sens que c'est nécessaire. Si elle ne décampe pas avec ça, je vais devenir beaucoup moins gentille, mais t'en fais pas, je ne ferai pas... enfin un scandale, tu sais.  » lui dis-je, un peu gênée. Je le savais que j'avais un caractère assez fort, et que j'avais aussi tendance à en faire des tas, une fois en colère, mais je ne voulais pas que Nate ait des problèmes à cause de ça, après tout, j'étais là pour l'aider.

    Une fois arrivée à la hauteur de Haemin, je me mettais à lui tousser dessus, ne faisant qu'à moitié l'effort de me protéger contre mes 'microbes'. « Tu avais raison, Haemin-ssi... Je ne me sens vraiment pas bien...Je ne sais pas si on va pouvoir rester... j'insistai plus que de raison sur le 'on' pour qu'elle comprenne bien que Nate ne restait pas. Merci d'avoir prévenu Nathanaël d'ailleurs, je ne sais pas ce que j'aurai fais... Seule là-dedans.  » terminais-je en la regardant méchamment, et lui toussant à la figure de nouveau, et en insistant à nouveau sur les dernier mots.




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MessageSujet: Re: Nathanaël ; Sous couverture.    Sam 24 Mai - 18:13

TITRE :

 Nathanaël ; Sous couverture.




 



Sous Couverture

« Ou "Comment se débarrasser d'une fille" en une énième leçon »
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Got some free tickets for hell

Pour être franc, j'avais beau être acteur, je me surprenais moi-même. Je n'aimais pas me forcer et la comédie avait toujours été plus un jeu pour moi. Jeu que j'acceptais de pratiquer que sur scène ou devant un public qui m'aurait gentiment demandé de le distraire. Et encore, il m'arrivait de rechigner. Alors dans cette situation... Pourtant, sachant aussi pertinemment que c'était pour moi qu'on faisait tout ça, je remplissais mon rôle sans le moindre accroc jusque-là. « Je me presse, c'est promis ! » je souris une dernière fois, comme pour dire que c'était entendu. Je pensais alors : la saleté, elle avait réussi son coup, elle avait réussi à nous séparer au moins l'espace d'un instant et si je notais qu'elle partait elle-même - à mon grand soulagement, je ne pensais pas qu'on en avait pour autant fini avec cette histoire. Et encore moins avec elle.

Le temps passait et quand je voyais Hae Min revenir sans Callie, je sentis en effet qu'on en avait pas du tout fini avec elle. Anguille sous roche, je m'étais lancé à l'inspection de ce qu'il se passait. Probablement embarrassée par la vérité, Hae Min ne m'avait pas suivi jusqu'aux toilettes. En même temps, quand je me rendis compte que non seulement Calliope n'était pas malade et qu'en plus on l'avait enfermée, je me disais qu'il en était plus sage ainsi. Je n'avais même pas envie de croire que c'était vrai...
J'étais enfin devant elle, le dos appuyé contre la porte. Je n'avais même pas remarqué son état : j'avais trop peur de constater qu'elle était furax et qu'elle s'en prenne à moi. Après toi, si elle était là-dedans, même si c'était de son bon vouloir et par sa proposition, il n'en restait pas moins que c'était quand même par faute d'un certain point de vue. Mais il était hors de question de lui tendre dans un moment pareil le bâton pour me faire battre. Je lui demandai plutôt de quoi il retournait donc. « J'ai une tête à être malade ? Elle par contre, elle n'aura pas fière allure, une fois que je m'en serai occupée. Elle m'a enfermée ici, pour pouvoir rester seule avec toi. Cette nana est dingue, ton frère t'en veut, je vois pas d'autres explications » Oh ça, ça faisait un moment que je l'avais constaté. Je pense que mes farces datant de notre enfance ne sont toujours pas vraiment passées ou soit, il pense qu'on a toujours dix ans... Peu importe, mon frère, c'était un problème que j'allais devoir régler plus tard : car il fallait réellement qu'on parle. Pour l'instant qui était présent, il fallait qu'on s'occupe du cauchemar déguisé en femme : Hae Min.
J'imprimai alors bien en moi le fait qu'elle avait bel et bien enfermé Calliope. C'était une grande malade, oui et s'il y avait une seule personne qui pouvait faire ça ici, c'était moi. Pas elle. Et le fait qu'elle contrarie mes plans ne plaisaient pas davantage. Qu'elle fasse sa loi chez elle, c'était une chose mais pas ici. Pas avec nous, encore moins avec moi. « J'ai ma petite idée, pour le plan. Je suis effectivement malade, et très... trèèès... contagieuse » J'inspirai profondément en l'entendant. Je n'étais plus certain d'avoir envie que Calliope soit mêlée à tout ça : il était injuste qu'elle subisse tout ça parce que cette fille avait des rêves de célébrité et que mon frère pensait que ça collerait bien avec moi. Je me disais que j'allais être méchant encore, arrêter de m'amuser d'elle - car je ne riais de toutes les manières que très peu - et que de cette façon, on mettrait fin de façon radicale à tout ça. Et tant pis si ça me faisait une mauvaise pub. Je n'étais pas à ça près pour être franc.

Je la suivis mollement à l'extérieur, haussant les épaules aux regards accusateurs de certaines ahjummas qui nous toisaient. Je retins un sourire amusé, constatant en plus que la fille à mes côtés n'avaient même remarqué ces femmes. Bah, il en valait mieux ainsi, elle avait assez dans la tête et je ne tenais pas particulièrement à ce qu'elle est d'autres raisons de se venger un jour prochain... J'assurai mes arrières, oui, qu'est-ce que vous croyez ?!
« Fais ton truc si tu sens que c'est nécessaire. Si elle ne décampe pas avec ça, je vais devenir beaucoup moins gentille, mais t'en fais pas, je ne ferai pas... enfin un scandale, tu sais. » Encore une fois, mes poumons se remplirent d'air lourd. « Ne t'inquiète pas pour ça. Mais sache qu'on peut tout arrêter à tout moment si elle devient trop pénible, d'accord ? Cela ne fait rien, tu n'as pas à supporter ça : même moi j'estime à ne pas devoir le supporter... » soufflai-je finalement en retour. Comme on approchait Hae Min, je lui lançai un regard soucieux et un petit sourire.

Et c'était reparti. Je retirai le bras de Callie autour du mien et passai le mien dans son dos, le frottant gentiment comme n'importe quelle personne inquiète pour la santé ou le bien-être d'une autre personne lui étant chère. « Tu avais raison, Haemin-ssi... Je ne me sens vraiment pas bien...Je ne sais pas si on va pouvoir rester... » Je hochai silencieusement la tête et plaquai alors ma main sur son front pendant qu'elle parlait, donnant l'air de prendre sa température. « Merci d'avoir prévenu Nathanaël d'ailleurs, je ne sais pas ce que j'aurai fais... Seule là-dedans.  » Je jetai un œil sévère vers l'autre femme, ne pouvant m'empêcher de surjouer un petit peu les choses : j'avais une petite vague de mauvaise humeur à extérioriser. Et même si le fait que Callie lui tousse la figure me détendit un peu, j'avais bien l'intention d'extérioriser un zeste.
Ma main glissa du front de ma demi-sœur mais mes yeux restaient fixés sur elle. « Oui... mais j'aurais préféré que tu ne l'ai pas laissée seule... Qui sait ce qui aurait pu lui arriver, hm ? Puis, je serai venu de moi-même au bout d'un moment. Mais merci » dis-je finalement, peu content de devoir lui adresser un tel mot. Mon bras dans son dos remonta à son épaule et je la frottai un coup. « Je pense qu'il est préférable qu'on rentre. Je n'ai pas envie que ton état s'aggrave. Puis, que tu me passes tes microbes, c'est une chose mais qu'on les refile à Hae Min-ssi... » Je levai alors la tête vers elle et lui offris un sourire faux avant de tirer Calliope avec moi, la tenant toujours. Il fallait dix secondes, dix secondes pour que ça fonctionne. Je comptais alors, espérant les dépasser mais alors que j'en arrivais à huit dans ma tête, sa voix résonna encore. « Attendez ! Ce serait dommage de partir maintenant, on n'a encore rien fait. Calliope-ssi... » je la vis la toiser sévèrement et je dus me retenir de lui demander d'arrêter. Pour une raison inconnue, ça me déplaisait fortement. Surtout qu'elle se permettait de le faire en ma présence alors que je jouais le rôle du "petit-ami". Si jamais je devais en avoir une un jour, j'osais espérer que personne ne se permette de l'insulter, même du regard, comme ça. Je serrai le poing. « ...ne s'est tout de même pas rendue malade pour rien, si ? Puis mieux vaut ne pas trop qu'elle bouge. » Mon regard devint dur. « Tu n'as pas compris : on rentre ! Ce n'est pas discutable, je ne vais pas prendre de risque juste parce que c'est dommage de n'avoir rien fait ici. »

Sur ces mots, je tournai les talons à nouveau, toujours en tenant fermement Calliope un peu contre moi. J'étais agacé. J'avais l'air si permissif qu'on pouvait se permettre déshonorer aussi facilement la personne qui me tenait compagnie ? « Ça m'énerve... » et en plus, je me laissai troller ! J'écarquillai les yeux en la voyant apparaitre devant nous encore. « Je vous accompagne alors. Je préfère jouer carte sur table : je n'ai pas l'intention d'abandonner comme ça, ni de vous laisser. Caleb m'a prévenue que tu risquais d'être récalcitrant. » Damn stupid brother. Pourquoi il ne surveillait pas autant le fait que les filles qu'il connaissait soit saine d'esprit, hein ? Je m'apprêtai à lui dire que c'était normal que je le sois : j'avais comme elle pouvait le voir une petite-amie. Certes, ce n'était pas vrai, mais ça, elle ne le savait pas. « Et je sais que c'est ta demi-sœur, Caleb s'en est vanté donc elle ne peut pas être ta copine... n'est-ce pas ? » Mais tuez-le-moi, tuez-le-moi !
Je finis par lever les yeux au ciel, exaspéré. Quand ils retombèrent sur Hae Min, je vis encore ce regard perçant posé sur Calliope. Je maintins ma prise sur elle. Je hochai la tête alors doucement en fixant, sûr de moi, la femme que je tenais. « Je n'avais pas envie d'en arriver là mais bon. D'une, elle n'est pas encore ma demi-sœur : nos parents ne sont pas mariés. Et enfin, ton raisonnement est bancal : ce n'est pas parce qu'elle est ma "demi-sœur" que je ne la vois pas autrement » Je vis le choc se peindre sur le visage d'Hae Min et j'ai failli éclater de rire. Tant que je baissais la tête pour rire silencieusement. C'était juste parfait de pouvoir enfin la troller. Je donnai même un petit coup d'épaule complice à Callie, fier de mon petit effet. Certes, ce que je venais de dire était quand même grave et gros mais j'en avais que faire. A ce stade, je voulais juste l'induire en erreur et la troller en retour. Finalement, j'avais de nouveau envie de me jouer d'elle, histoire de venger un peu notre honneur.

« Je n'y crois pas une seconde. Mais admettons : laissez-moi alors me faire pardonner pour la méprise et pour avoir ennuyé un petit couple. Juste ça et je vous laisse ensuite, je vous ennuie plus. Juste une seule attraction, tous ensemble, d'accord ? Puis je pourrais constater... votre lien... » Je soupirai. Mais mince, elle avait quoi à la fin ? Je regardai Calliope, me disant qu'on verrait peut-être enfin la fin de tout ça en acceptant. J'étais sur mes gardes mais cette fois, je n'avais aucunement l'intention de laisser la jeune Yung en prendre encore pour son grade. Je rapprochai mes lèvres de son oreille « Tu ne veux pas te venger un peu finalement ? Moi, si ! Regarde-la, elle commence à fulminer » je me décalai, ricanant encore un peu, et plantai mes yeux dans les siens d'un air déterminé. J'étais vraiment sûr de moi, comme si le démon en moi venait enfin de se lever. Après quelques secondes, je regardai à nouveau Hae Min pour répondre quelque-chose en attendant la décision de ma "petite-amie". « C'est... Callie qui décide, je ne veux pas qu'elle se force... Hm ? » je redoublai de petits gestes (tels que lui arranger une mèche de cheveux derrière l'oreille, prendre encore sa température et la main dans le dos en soutien) pour paraitre plus convaincant, décidé à perdre notre spectatrice.
Elle allait voir, si Callie acceptait (je lui devrais un sacré service). Je n'avais plus envie de subir.





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MessageSujet: Re: Nathanaël ; Sous couverture.    Dim 25 Mai - 12:56

TITRE :

 Nathanaël ; Sous couverture.




 


    Il était clair que cette petite idiote n'avait pas été élevée à la même enseigne que moi. Je pouvais comprendre qu'elle ne veuille fléchir face à un obstacle, si elle aimait vraiment beaucoup Nathanaël. Mais là, elle dépassait les limites des bornes. J'allais lui rappeler personnellement la définition universelle de la « courtoisie » à coup de chaussure dans le derrière si elle continuait à s'entêter. Elle avait de la chance, pour l'occasion, je n'étais pas venue avec mes talons hauts, alors qu'elle s'estime heureuse. Ce qui me retenait ? Je ne souhaitais pas que Nathanaël ait honte de moi, alors je m'armais de patience et de sang froid. D'ailleurs, ce dernier battait avec fureur contre mes tempes, et je ne savais plus si c'était à cause de la colère ou du fait qu'il jouait son rôle à merveille, mais je fulminais en réalité, ça allait trop loin : « Ne t'inquiète pas pour ça. Mais sache qu'on peut tout arrêter à tout moment si elle devient trop pénible, d'accord ? Cela ne fait rien, tu n'as pas à supporter ça : même moi j'estime à ne pas devoir le supporter... » Je le regardais du coin de l’œil et soufflais doucement. Je n'étais vraiment pas habituée à ce qu'il soit si prévenant (même pour jouer). Notre alliance était encore toute récente, qui irait imaginer qu'il y a quelques mois, je le poursuivais en lui balançant tout ce qui me tombait sous la main ?

    « Hors de question de laisser tomber, cette fille est sans foi ni loi, tu es supposé être avec moi quand même, et elle fait son numéro sans même essayer d'être discrète. je vais lui apprendre moi. » ajoutais-je, persuadée qu'avec le coup de la «faiblesse » elle ficherait le camp, s'il lui restait un minimum de dignité.
    Puis je tenais à ce que cette opération soit un vrai succès, pour qu'il finisse par avoir complètement confiance en moi. C'était important pour moi.

    Je lui lançais un petit regard inquisiteur quand il enleva mon bras, puis sentis aussitôt mon sang se figer net quand il mit sa main dans mon dos. Je jugeais rapidement qu'il faisait cela pour m'aider, vu que je jouais la grande malade, donc j'inspirai un bon coup et me calmais doucement. Seulement ça n'était pas si facile, et je me sentis d'un seul coup terriblement coupable. N'étais-je pas en train de profiter de mon statut de demie-soeur ? Je n'étais pas honnête avec lui, mais est-ce que c'était acceptable si au final je lui rendais service ? On pouvait qualifier ça d'un «prêté pour un rendu » non ?
    A la vue de Hae Min, je plaçais sans attendre mes états d'âmes au second plan. Elle allait en avoir pour son argent, parole de Yung. D'ailleurs, si je m'écoutais, je ne me contenterai pas de lui cracher mes microbes à la figure en camouflant ça sous une une quinte de toux minable, mais bon, on fait avec ce qu'on a hein.
    Encore un geste attentionné, bon sang, on était pas aidé, pourquoi est-ce qu'il fallait qu'il en rajoute ? Je lui avais dis pouvoir gérer, qu'il ne fasse son truc de petit-ami qu'en cas de nécessité. Pas que ça me déplaisait hein... Juste que j'avais un mal fou à rester concentrée sur mon objectif, juste ça. Il voulait vraiment que je tombe malade en fait, c'est bien ça ? Cela dit, une fois ma petite scène terminée, je restais silencieuse, alors qu'il en ajoutait lui même une couche, profitant de l'occasion pour tenter de remédier à ma bouche soudainement pâteuse.

    Il fallait que je sois forte, plus vite elle abandonnerait, plus vite cette mascarade prendrait fin. J'avais peut-être surestimé mes compétences en la matière tout bien réfléchi : je pensais savoir maîtriser mes sentiments ; quelle blague. « Oui... mais j'aurais préféré que tu ne l'ai pas laissée seule... Qui sait ce qui aurait pu lui arriver, hm ? Puis, je serai venu de moi-même au bout d'un moment. Mais merci. Je pense qu'il est préférable qu'on rentre. Je n'ai pas envie que ton état s'aggrave. Puis, que tu me passes tes microbes, c'est une chose mais qu'on les refile à Hae Min-ssi... » Pour éviter son regard 'soucieux', je baissais les yeux, cachant mon embarras derrière ma frange trop longue. Il valait mieux pour tout le monde que j'arrête de me faire des films maintenant, sinon j'allais vraiment finir par faire un malaise.

    Je le regardai, un petit sourire sur le visage, secouant lentement la tête de gauche à droite, grimaçant discrètement -oui je suis une convalescente qui a mal au crâne, j'ai le droit, non?-: « Ne t'en fais pas, elle ne pouvait pas savoir sinon elle ne m'aurait pas laissée, je suis certaine, n'est-ce pas ? J'ai juste besoin d'un petit peu de repos, une fois rentrée, ça ira... » demandais-je en penchant lentement la tête sur le côté pour la regarder droit dans les yeux. Je n'appréciais pas le moins du monde le dédain dont elle faisait preuve quand elle me regardait, j'avais l'impression de me laisser marcher sur les pieds, et je détestais ça pour être honnête, mas ça aussi, j'allais faire avec. Cela dit, j'en grinçais des dents.

    Nate me tenait fermement, peut-être parce qu'il redoutait que je saute à la gorge de cette imbécile ? Il avait raison d'avoir peur donc. Je n'ajoutais rien de plus, soutenant son regard avec une fierté qui n'avait pas disparu avec mon soi-disant malaise. Le fait qu'il me tienne toujours me donnait des palpitations assez violentes, j'étais embarrassée oui, mais je sentais qu'on y était, on avait réussi à s'en dé... : « Attendez ! Ce serait dommage de partir maintenant, on n'a encore rien fait. Calliope-ssi... » . . . Sérieusement ? Je soupirai longuement, fronçant les sourcils comme si j'avais du mal à la comprendre.

    Oh et qu'elle arrête de me regarder de cette façon, j'allais vraiment finir par lui faire manger une barbapapa en commençant par le bâton si elle continuait.

     « ...ne s'est tout de même pas rendue malade pour rien, si ? Puis mieux vaut ne pas trop qu'elle bouge. » Je fronçais les sourcils à nouveau, faisant la moue. Je sentais qu'elle était loin d'en avoir fini. Son comportement laissait sous-entendre qu'elle avait encore une carte planquée dans sa manche, et je détestais rien que l'idée. Ce soudain intérêt pour mon état, c'était du flan, pas moyen que je tombe dans le panneau. Je jetais un regard du coin de l’œil à Nathanaël, me demandant ce qu'il voulait qu'on fasse maintenant. « Tu n'as pas compris : on rentre ! Ce n'est pas discutable, je ne vais pas prendre de risque juste parce que c'est dommage de n'avoir rien fait ici. » Bien dit. Puis elle commençait vraiment à jouer avec sa vie Bécassine. J'inspirai un bon coup : « Pardonne moi Hae Min, je ne sais pas vraiment ce que j'ai.. Mais il a raison, vaut mieux qu'on rentre, mais ne pense pas à nous, et amuse toi avec ton copain plutôt !  » Je hochais la tête doucement, et lui souriais faiblement.

    Nous partions, là c'était terminé, pour de bon.
    N'est-ce pas ?

    Distraite, je posais les yeux sur la main qu'il avait sur mon épaule, me pinçant les lèvres doucement. Quand il s'arrêta sans prévenir, je ne compris d'abord pas, puis... Non, non.. Non. Que voulait-elle encore ? Est-ce qu'elle n'avait vraiment pas de dignité ? Je portais aussi sec ma main à mon front, comme si maintenant le soleil me faisait souffrir. « Je vous accompagne alors. Je préfère jouer carte sur table : je n'ai pas l'intention d'abandonner comme ça, ni de vous laisser. Caleb m'a prévenue que tu risquais d'être récalcitrant. Et je sais que c'est ta demi-sœur, Caleb s'en est vanté donc elle ne peut pas être ta copine... n'est-ce pas ? » J'ouvrais des yeux ronds suite à ce que je venais d'entendre. Je reculais d'un petit pas, comme si elle venait de me claquer en pleine face, et ce n'était pas l’imbécillité de Caleb qui me choquait à ce point.
    La culpabilité prenait à nouveau le dessus, mais cette fois-ci plus violemment que la première fois. Je m'étais souvent dis que s'il n'était pas gay.. S'il avait moins de colère envers les femmes... Peut être que... Mais non ; j'étais sa demie-soeur. C'était impossible, même pas envisageable. Je déglutis avec peine, paniquée un peu, je ne m'étais vraiment pas attendue à cela. Mais il fallait que je me reprenne, hors de question que je détruise notre couverture déjà bien entamée, il fallait trouver quelque chose. Tout n'était peut-être pas encore perdue. Je feignais le tournis, en me raccrochant «doucement » à lui, pour ne pas le mettre mal à l'aise. Mais pourquoi est-ce qu'il paraissait si confiant d'un coup, me demandais-je en le fixant moi aussi dans les yeux, sans laisser l'embarras me gagner cette fois. Il avait une idée, restait à savoir laquelle : « Je n'avais pas envie d'en arriver là mais bon. D'une, elle n'est pas encore ma demi-sœur : nos parents ne sont pas mariés. Et enfin, ton raisonnement est bancal : ce n'est pas parce qu'elle est ma "demi-sœur" que je ne la vois pas autrement » . . . .mental breakdown, il jouait la carte de la provocation hein ? Je devais rester dans le même ton, pas le choix. Soit forte Calliope.

    J'inspirai profondément, et prenais un air faussement soucieux. Mon regard faisait la navette entre le visage de Nate qui était amusé, et celui de Hae Min qui l'était nettement moins. A moi d'en rajouter une couche maintenant. « Tu es certain que c'était nécessaire, vraiment ? Si ça se sait tu risques d'avoir des problèmes....... ...Hae Min-ssi... dis-je en levant la tête vers elle, ne faisant pas attention à Nate qui riait dans sa barbe. Que tu ne m'aimes pas, je peux le comprendre, mais tu devrais avoir un peu plus de respect pour lui au moins et nous laisser tranquille... Ah zut, et ce mal de crâne qui n'en démord pas... » ajoutais-je en grimaçant.

    Bon, je ne m'en tirai pas si mal au fond. Je m'étonnai moi-même. L'envie de lui faire manger ses sabots me brûlait toujours, mais je faisais preuve d'un réel self-control pour le coup. « Je n'y crois pas une seconde. Mais admettons : laissez-moi alors me faire pardonner pour la méprise et pour avoir ennuyé un petit couple. Juste ça et je vous laisse ensuite, je vous ennuie plus. Juste une seule attraction, tous ensemble, d'accord ? Puis je pourrais constater... votre lien... » Sans m'en rendre compte et sans pouvoir m'en empêcher, je tapais furieusement du pied sur le sol.... Self-control hein... Pourquoi est-ce qu'elle ne laissait pas juste tomber, hein ? J'en grinçais des dents, mais interrogea du regard Nathanaël. Quand il se pencha vers moi, mes joues s'enflammèrent vraiment, au point que la tête commençait réellement à me tourner.

    Il me chuchota à l'oreille : « Tu ne veux pas te venger un peu finalement ? Moi, si ! Regarde-la, elle commence à fulminer » Je regardais Hae Min en entendant cela, commençant à réfléchir à quelle sauce elle allait être manger. Il devenait encore plus difficile de tenir, mais il le fallait. Il y avait autre chose qu'il ne fallait pas que j'oublie et qu'il n'oublie pas non plus. Je ne tenais pas à me faire pincer moi, alors avant qu'il ne se redresse, je lui attrapais le bras et lui murmurait à l'oreille moi-aussi : « C'est un extra ça, tu le sais aussi bien que moi, mais soit allons-y. Sache juste que ça se paiera.  » Voilà la vraie Yung Calliope, comme elle se devait d'être. J'inspirai un bon coup, fière d'avoir remis les pendules à l'heure, pour lui au cas-où, mais surtout pour moi. « C'est... Callie qui décide, je ne veux pas qu'elle se force... Hm ? » Je hochais la tête d'un air entendu.

    « Eh bien, j'imagine qu'un petite attraction ne me tuera pas hein ? Après tout, on était là pour ça au départ, allons-y... Je fis ensuite la moue à Nathanaël, levant la tête vers lui : Mais après on rentre, d'accord ?  » demandais-je gentillement.

    Ce qui suivit me prouva qu'en plus de ne pas croire à notre relation, elle ne croyait pas du tout au fait que j'étais malade. Mais il était hors de question que je me dégonfle. De plus, si je ne montais pas, Nate se retrouverait avec cette harpie.

    P-a-s m-o-y-e-n.

    L'attraction qui nous faisait face, était un espèce de bras métallique énorme, et au bout, tels des doigts, on pouvait voir plusieurs bancs de sièges rouges....bleu...vert... On nous laissa rentrer à la suite de plusieurs autres personnes, et Hae Min s'installa sur le premier banc à notre portée. Son regard insistant était posé sur Nate, alors qu'elle tapotait doucement la place à côté d'elle. Oh mais quelle ignorante, elle pensait déjà avoir gagné hein ? Impossible, puis en tant que malade, il fallait que je me mette à la place qui remuait le moins, n'est-ce pas ?
    Sans attendre plus longtemps, j'enlevais la main de Nathanaël sur mon épaule, et allait m'asseoir à côté de Hae Min. Si j'avais survécu à toutes les petites attention de mon demi-frère, je survivrai sans problèmes à cette attraction horrifiante. Puis avec un peu de chance, peut-être que je rendrai mon déjeuner sur Hae Min. « C'est gentil de m'avoir laissé la place qui tangue le moins Hae Min'ssi, j'apprécie vraiment !  » lui confiais-je, comme si j'étais vraiment touchée par l'attention qui ne m'était pas destinée.

    Je posais ensuite mon regard sur Nate, il n'avait plus le choix maintenant, il fallait qu'il monte, car s'il ne le faisait pas, la survie de Hae Min durant le tour à venir était toute relative. Il devait le savoir mieux que personne.




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MessageSujet: Re: Nathanaël ; Sous couverture.    Mer 4 Juin - 12:04

TITRE :

 Nathanaël ; Sous couverture.




 



Sous Couverture

« Ou "Comment se débarrasser d'une fille" en une énième leçon »
ft yung calliope & jung nathanaël

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Got some free tickets for hell

« Hors de question de laisser tomber, cette fille est sans foi ni loi, tu es supposé être avec moi quand même, et elle fait son numéro sans même essayer d'être discrète. je vais lui apprendre moi. » Je hochai vaguement la tête, sentant bien que Yung Calliope, celle qui était il y a quelques temps mon bourreau à pinceaux, faisait un effort de caractère. Mais elle semblait sur ses limites. Elle devait ignorer, en acceptant de m'aider, à quel point les cas que choisissait Caleb pouvaient être extrêmes. Avec ces rendez-vous, ma méfiance des femmes n'avaient pas connu de révolution. Bien au contraire. Je ne faisais pas de différences entre ces spécimens effrayants et la norme de la gent féminine donc s'il voulait que je relativise, c'était plutôt raté : je n'avais aucune envie de me rapprocher d'une seule fille. Sauf cette amie qui fait exception, puis Calliope et sa mère. Mais disons-le franchement : je n'avais pas eu le choix et la survie se fait dans l'adaptation. Cela n'avait pas été facile mais nous étions arrivés à des ententes que j'espérais solides pour un bon fonctionnement de la vie commune mais aussi pour trouver des avantages à vivre ensemble. Au final, elle me servait même à me couvrir dans ce cas-là.
Calliope n'était pas une femme, c'était l'alliée. Et Hae Min-ssi n'était pas qu'une femme, c'était l'ennemi. Il fallait que je veille à mes troupes, gardant ça à l'esprit.

Puis je m'étais approprié le "trollage" de Calliope donc Hae Min n'avait pas à faire de zèle.

Revenons-en à notre mission : il fallait poursuivre l'opération "malade". Je pensais que c'était un bon retour de bâton pour cette pieuvre infâme. Après tout, c'est elle qui avait forcé Calliope à "être malade" en l'enfermant et mentant sur sa disparition. C'était parfait. Peu importe ce qu'avait dis la jeune maquilleuse, je comptais bien aussi enfoncer le clou. Si on n'en faisait pas des caisses à ceux qui en faisaient des montagnes, on obtenait rien, je le savais. Et le but, présentement, ce n'était pas de se faire royalement ignoré. J'aurais aimé pouvoir être plus agressif mais il n'était pas question que de moi ici et cela m'arrangeait d'en finir rapidement. Histoire d'avoir du temps pour une explication colorée et expressive avec mon frère aîné.
« Ne t'en fais pas, elle ne pouvait pas savoir sinon elle ne m'aurait pas laissée, je suis certaine, n'est-ce pas ? J'ai juste besoin d'un petit peu de repos, une fois rentrée, ça ira... » je la regardai alors qu'elle avait maintenu sa tête baissée, en bonne malade. Peut-être qu'elle aurait dû faire actrice elle aussi. Je n'étais pas du genre à aider une femme facilement, mais une alliée (bien que ce fut "une" et "ée"), il suffirait qu'elle me demande. Mais ce n'était pas la question. Je hochai la tête et remontai mon regard, sérieux, sur Hae Min. Je n'arrivai pas vraiment à retenir un certain dédain dans celui-ci d'ailleurs, montrant parfaitement qu'elle m'avait agacé au plus haut des points. Ceci dit, elle dû vaguement y prêter attention, trop occupé à toiser l'autre jeune femme présente. J'eus presque envie de faire reculer un peu derrière moi Callie, pour que cette pieuvre voit enfin qu'elle me gavait : pour une fois que je souhaitais bien me faire remarquer par un animal- pardon, n'insultons pas les animaux. Par ... une chose pareille ? Voilà qui était déjà un peu plus adapté.

J'avalai une ou deux insanités quand elle nous coupa dans notre départ. Je me demandai aussi combien de temps la Yung à mes côtés allait rester en place : elle m'avait lancé des chaussures pour bien moins d'offense ! Alors je m'acquittai de répondre de façon directe et efficace. « Pardonne moi Hae Min, je ne sais pas vraiment ce que j'ai.. Mais il a raison, vaut mieux qu'on rentre, mais ne pense pas à nous, et amuse toi avec ton copain plutôt ! » Mes lèvres disparurent alors que je les mordis, les nerfs chatouillés. Il fallait qu'on parte rapidement, pour Calliope comme pour moi. Cela faisait quelques temps que je n'avais fait pleurer aucune femme, je n'avais pas l'intention de briser mon petit pacte (temporaire) chez les misogynes anonymes. J'allai exploser dans un sens ou dans un autre. Donc le nouveau départ qu'on amorçait était probablement le dernier avant un coup de nerfs...
Vous savez quoi ? Hae Min, elle n'était pas télépathe visiblement et c'était très dommage pour elle qu'elle fasse l'erreur de couper encore notre chemin. Et ce qui sortit de sa bouche ne m'impressionnait guère. Qu'est-ce qu'elle voulait que ça me fasse qu'elle sache ci ou ça ? N'avait-elle aucune dignité pour s'accrocher à un rendez-vous dont je n'avais aucune envie, de là à orchestrer une telle humiliation pour elle ? Ce n'est pas possible, au bout d'un moment. Elle aimait ça ou quoi ? Tendances sado-maso ? Envie de jouer Cosette et Caliméro ? Penchant pour les acteurs égoïstes et humiliants ? Il était où son problème ?
J'enfonçai le clou plus profondément dans la planche : et si je lui disais que j'étais avec ma demi-sœur ? Elle voudrait toujours d'un tel plan ? J'avais peur qu'elle n'ait aucune limite. Et même si elle outrepassait royalement mes barrières, ce n'était pas d'une façon positive : qui avait envie de quelqu'un aussi sans gêne et sans codes ?

Je maintins un peu plus Calliope, entrant dans mon état le plus insupportable potentiellement. Celui entre le caprice, la farce et la colère. Une mixture qui n'avait jamais bien fini. Mais elle jouait cartes sur table, j'allais faire de même dans mon humeur. J'allais profiter de cette journée et Callie aussi et aux dépends de mademoiselle ventouse. « Tu es certain que c'était nécessaire, vraiment ? Si ça se sait tu risques d'avoir des problèmes....... ...Hae Min-ssi... Que tu ne m'aimes pas, je peux le comprendre, mais tu devrais avoir un peu plus de respect pour lui au moins et nous laisser tranquille... Ah zut, et ce mal de crâne qui n'en démord pas... » Je continuai de ricaner silencieusement et en regardant ailleurs alors que Calliope lui parlait. Je ne pouvais m'empêcher de penser au fait qu'elle essayait d'affaiblir la Yung mais aussi, dans le même temps, de me mettre en danger, pour me mettre dans une position de dilemme. Je ricanai encore dans ma tête : depuis mes débuts, je hurlai que j'étais gay pour faire fuir les femmes, alors hein, une rumeur de plus, ça ne me faisait plus peur.
Je relevai néanmoins la tête sur ma demi-sœur, en effet, pour témoigner de son état factice. Enfin, il était possible qu'elle ait un réel mal de crâne, vu la situation. Raison pour laquelle je souhaitais vraiment la jouer autrement : pas de fuite, mais une attaque.

Fallait-il encore que ma partenaire dans cette histoire accepte. Je fronçai légèrement les sourcils alors qu'elle me saisit le bras « C'est un extra ça, tu le sais aussi bien que moi, mais soit allons-y. Sache juste que ça se paiera. » Je retins un autre petit rire difficilement, si bien que n'importe qui aurait noté la chose. Un soupir inaudible s'échappa alors que j'acceptai le fait : elle n'avait pas signé pour tout ça, en effet. Calliope avait certainement moins de goût pour les trolls que moi. J'aurais pensé que l'idée de vengeance lui aurait plu davantage cela dit.
Je haussai intérieurement des épaules et la laissai décider du si on restait ou non. « Eh bien, j'imagine qu'un petite attraction ne me tuera pas hein ? Après tout, on était là pour ça au départ, allons-y... Mais après on rentre, d'accord ? » Je souris d'un air canaille et hochai la tête deux fois en tapotant une fois sa tête. « Promis, je vais me faire tuer si tu rentres malade de toutes les façons... » plaisantai-je d'après moi. Mais le seul en danger de mort était Jung Caleb.

Je jetai un œil perplexe sur l'attraction qu'elle nous proposait. Elle se moquait de nous un peu là quand même, non ? J'allais ouvrir la bouche quand Hae Min nous emmena activement et ne ferma pas sa bouche de toute la file - qui ne fut pas longue, bien heureusement pour mes oreilles. Et pour cause, du parc, c'était une des attractions à sensations fortes et le public venait plus pour les attractions calmes ici. Franchement, j'aimais bien ce genre de manèges mais on parlait de maladie à la fille et elle propose la première attraction qui retourne l'estomac. Je fermai les yeux fort pour chasser le mal de crâne qui perçait ma boîte crânienne. J'allais faire un meurtre : j'entendais déjà les voix de la folie me dire de la faire tomber de la grande roue.
Elles redoublèrent en croisant le regard plein d'attentes de cette créature de cauchemars. Elle n'espérait quand même pas que je me mette à côté d'elle en faisant le chien battu ? Ca n'avait jamais marché - bon, qu'avec Liam, et ça n'allait pas changer maintenant. Mais bon, laisser Callie s'asseoir à côté n'était pas une meilleure idée. Alors je restai un instant à cligner des yeux, la bouche légèrement ouverte avec une grimace de type décontenancé. Franchement... Du coup, ma petite-amie du jour agit plus rapidement et prit place à côté de la pieuvre. « C'est gentil de m'avoir laissé la place qui tangue le moins Hae Min'ssi, j'apprécie vraiment ! » Je m'en voulais un peu et soupirai. « Je pense quand même que sur toutes les attractions, il y avait plus adapté pour Callie... » Je grimaçai encore mais finis par prendre place à côté de la femme que je venais de citer. « Si jamais ça ne va vraiment pas, serre mon bras que je sache d'accord ? Je ne pourrai pas faire grand-chose mais... je préfère ça, qu'on parte vite après... » une fois cela dit et quittant la Yung du regard, je fusillai cinq secondes Hae Min du regard qui n'en fut pas une seconde affectée. Non, elle m'envoya même un sourire. Ma tête bascula en arrière et je soupirai un 'pénible'. Mais je la relevai aussi tôt et regardai autour de moi, cherchant de quoi me venger après et un sourire éclaira mon visage : si jamais Calliope se plaignait d'un seul truc, Hae Min-ssi allait s'amuser avec moi... et pas de la façon à laquelle elle pensait. « Si jamais elle fait un truc, dis-moi... je te dois bien ça... Et... on va quelque part ensuite, dès qu'on a réussi à se débarrasser d'elle » lui chuchotai-je avant que l'attraction commence. Elle avait parlé de prix n'est-ce pas ? Je n'aimais pas rester longtemps avec des dettes et j'avais aussi besoin de réellement me détendre.

Un sourire tomba finalement sur mon visage alors que je sentais qu'on bougeait enfin. Cela allait être intense mais relativement court, donc autant en profiter. Pendant quelques minutes, j'allai juste un peu oublier la situation et laisser le vent fouetter mon visage, la machine me secouer dans tous les sens et l'adrénaline courir dans mes veines.
En toute honnêteté, j'avais apprécié le moment oui. Quand la machine retrouva le niveau du sol et ralentit, j'expirai, un fin sourire sur les lèvres. Ca m'avait fait du bien de couper un peu. Je tournai la tête vers Callie « Ca va aller ? Tu as pu profiter un peu quand même ? » mais je n'eus pas la réponse que j'attendais, du moins, pas de la bonne personne. « C'était génial ! On devrait faire ce genre d'attractions plus souvent, Nathanaël-ssi. Tu as eu l'air d'aimer, si tu veux j'en connais une autre... » Je fronçai les sourcils déjà à nouveau. J'avais l'air d'apprécier là ? « Excuse-moi d'être malpoli mais je le serai quand tu le seras, Hae Min-ssi. Je parlais à Callie, pas toi. Sois moins permissive. Et on a dit que ce serait la seule attraction. Qu'est-ce que tu ne comprends pas là-dedans ? » mon ton n'était pas très colérique, juste très sec mais je n'étais pas ravi en effet. « Puis franchement, ça aurait été plus drôle seulement avec Callie. Et toi, quelqu'un d'autre. Mais ok, va pour une dernière attraction. »

Je pris en me levant le bras de Calliope avec un peu de douceur quand même dans le cas où elle irait mal ou prétendrait d'être mal - du pareil au même à ce stade et me dirigeai vers un banc. « Si tu veux lui faire une dernière crasse, c'est maintenant. » dis-je doucement pour que seule elle l'entende puis, plus fort, j'ajoutai. « Je préfère que tu nous attendes ici, d'accord ? Je serai de retour rapidement, ne t'inquiète pas. Tiens ! » Je lui filai mon porte-monnaie ouvert avec le numéro de mes frères. Si l'envie lui prenait de tuer Caleb préalablement en nous attendant... ou de s'acheter un truc aussi éventuellement. Je pris également le sac de Hae Min et le lui confiai aussi. « Tu peux avoir confiance en elle Hae Min, elle te le gardera ton sac. Prend juste ton portable, Callie protègera bien le reste. Pas vrai ? » je souris aux deux femmes avant de reprendre, un regard d'enfant terrible sur Calliope. « On revient très vite. Pas de bêtises toi ! Hae Min-ssi, on y va ? » Cette fois, je poussai un peu maladroitement Hae Min, un peu mal à l'aise avec ce geste mais fallait en finir. J'envoyai cependant un clin d'oeil complice à ma partenaire en désignant le sac : elle trouverai peut-être de quoi s'amuser ou se venger encore.

J'emmenai ma proie vers le labyrinthe du parc en parlant d'une fontaine à voeux au bout et que ce serait drôle de finir cette journée sur une note positive malgré tout. Des clous ! Si elle la trouvait avant moi, je promis de réaliser un de ses vœux mais de le cas contraire, elle allait devoir se plier au mien.
Je souris satisfait en la voyant sauter un coup en essayant d'être mignonne. Je m'enfonçai le premier dans un des chemins et elle prit un chemin contraire rapidement. J'attendis quelques secondes et rebroussai chemin, allant vers Calliope. « On aurait dû commencer par-là finalement. Elle est plus bête que je ne le pensais... Viens on part d'ici avant qu'elle ne sorte du labyrinthe... Quant à son sac, on le donne à un vigile dragueur et collant en lui confiant le numéro de cette veuve noire. » J'avais sorti ça rapidement en prenant ledit sac et le confiant en effet à un vigile du parc, disant qu'on l'avait trouvé avec un numéro d'indiqué en cas de perte. Et seulement avec ça, je filai aussi vite que possible, m'assurant que Calliope me suivait.

Quelques mètres plus loin, je ralentis jusqu'à me retrouver bien à côté d'elle. « Je suis désolé que tu aies eu à subir tout ça, je veux que tu le saches : je n'aime pas le subir moi-même donc... Tu te souviens ? J'avais dis qu'on irait quelque part non ? Je n'aime pas avoir de dettes et j'ai besoin de me détendre. Cette fois, c'est moi qui te demande quelques minutes. » je me postai devant elle, lui coupant le chemin, tête baissée mais regard de chiot levé vers elle. Elle en avait peut-être marre de ma tête mais que ce fusse ce jour-là ou celui d'après, elle aurait dû me voir : on vivait ensemble. Donc autant que cela reste fun. « Ca devrait te plaire, non ? Faire un peu les magasins, essayer des trucs, en acheter... Je ne sais même pas quand est ton anniversaire donc voilà, on n'a qu'à mettre ça sur un cadeau en retard ou en avance. Allez... J'ai besoin de nouveaux vêtements en plus, tu dois t'y connaitre... » regardez-moi faire un caprice... D'habitude j'en faisais pour fuir, alors qu'elle apprécie au moins l'exceptionnel de la chose, non ?





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MessageSujet: Re: Nathanaël ; Sous couverture.    Jeu 5 Juin - 14:43

TITRE :

 Nathanaël ; Sous couverture.




 


    Breaking New, j'étais devenue folle. J'avais ma dignité à sauvegarder, mais je ravalais celle-ci par simple égard pour Nathanaël ? Impossible, cela ne pouvait plus durer, et même si j'allais continuer à jouer la malade, Hae Min se souviendrait de ce rendez-vous probablement pendant très longtemps. Cela étant, fallait-il encore que je survive à cette fichue attraction. Si au départ, cette idiote s'était cantonnée à l'idée seule de m'évincer, là il n'y avait plus de doute à avoir : elle essayait carrément de me tuer. Je détestais vraiment ce genre de manège, tant et si bien que lorsque j'allais dans des parcs d'amusement, je préférais manger, et regarder les autres se faire peur à 36 mètres de haut (exagérer, moi?). Seulement là, je n'avais pas le choix. Un : hors de question de laisser Nate avec cette sorcière, deux : pas moyen non plus qu'il apprenne que j'avais la frousse. On avait temporairement réussi à lui clouer le bec à notre sujet, alors jouons le jeu jusqu'au bout, hein ?

    Voilà ce dont je tentais de me convaincre, laissant Nate prendre place à côté de moi. J'avais des palpitations, et nerveuse, je serrais très fort la barre de sécurité devant nous. Rester naturelle me paraissait un peu compromis, mais là ce serait beaucoup trop me demander : et encore l'attraction n'avait pas commencé. Crispée, je finissais par intercepter un sourire niais de Bécassine destiné à mon demi-frère, je finissais par prendre un peu plus sur moi, pour qu'elle ne s'imagine pas que j'étais aveugle, cette pauvre tâche. « Si jamais ça ne va vraiment pas, serre mon bras que je sache d'accord ? Je ne pourrai pas faire grand-chose mais... je préfère ça, qu'on parte vite après... » Je tournais la tête vers lui, et tout en le regardant, je souris :

    « Ne t'inquiètes pas tant, ça ira ! C'est... rien du tout ça ! » Je hochais la tête, tout en souriant gentiment, ignorant royalement Hae Min qui me rentrait son coude dans les côtes. Est-ce qu'il se rendait compte que ça n'allait «vraiment pas» comme il le disait si bien ? Est-ce que je jouais vraiment bien l'indifférente et la courageuse en fait ? Un petit 'hm' fier, fila entre mes lèvres, alors que je resserrais un peu plus fort la poigne que j'avais sur la barre de fer. « Si jamais elle fait un truc, dis-moi... je te dois bien ça... Et... on va quelque part ensuite, dès qu'on a réussi à se débarrasser d'elle » J'ouvris des yeux ronds, surprise. Il m'avait vraiment prise au sérieux tout à l'heure ? Vrai, il n'y avait aucune raison pour que je fasse cela gratuitement. J'avais passé des mois à lui chanter ma colère dans tous les tons possibles, il n'irait pas imaginer ce que j'avais en tête, pas vrai ? Je souris : « Tu as une idée toi, pas vrai ? Mais d'accord ça marche.  » soufflais-je, avant qu'une idée ne me passe par la tête. Je me mis à rire de manière très gênée, et assez fortement pour que la sorcière l'entende : «  Eh? » puis je donnais une tape sur l'avant-bras de Nathan : « Tu es bête, pas ici voyons, Hae Min est toujours là ! On a dit une attraction, sois patient !  » dis-je avant d'appuyer doucement mon index sur sa joue. Un clin d’œil discret plus loin, je souris.

    Respire Calliope, respire.

    Je m'installais correctement sur mon siège, attrapant de nouveau la barre fermement, mais je ne manquais pas de voir l'air renfrognée de la belle aux mocassins de bois. Un fin rictus étira mes lèvres, à quoi est-ce qu'elle s'attendait, hein ? « Petite joueuse. » murmurais-je pour moi-même, avant de manquer de m'étouffer quand l'attraction démarra.

    Vu que je souhaitais garder ma fierté, et aussi rester fidèle à ce que j'avais dis, je m'étais cramponnée à la barre, et n'avais pas attrapé son bras, et j'en étais très fière. « Ca va aller ? Tu as pu profiter un peu quand même ? » Je levais la tête vers lui, comme si je venais d'être prise en flagrant délit, et alors que j'allais ouvrir la bouche pour répondre, l'autre me coupa l'herbe sous le pied. « C'était génial ! On devrait faire ce genre d'attractions plus souvent, Nathanaël-ssi. Tu as eu l'air d'aimer, si tu veux j'en connais une autre... » Je fermais la bouche, un sourire meurtrier sur les lèvres, et penchais la tête sur le côté, comme si je me préparer à la frapper.

    Ce que je comptais faire d'ailleurs, mais j'avais promis de ne pas faire de scandale, alors je me contentais de taper sur mes cuisses pour voir si elle répondait encore aux messages nerveux de mon cerveau. « Excuse-moi d'être malpoli mais je le serai quand tu le seras, Hae Min-ssi. Je parlais à Callie, pas toi. Sois moins permissive. Et on a dit que ce serait la seule attraction. Qu'est-ce que tu ne comprends pas là-dedans ? Puis franchement, ça aurait été plus drôle seulement avec Callie. Et toi, quelqu'un d'autre. Mais ok, va pour une dernière attraction. » Il avait raison, et il était d'ailleurs temps que je me mouille un petit peu plus, rester assise encore un peu permettrait à mes jambes de retrouver leurs contenance, car si je me levais maintenant, pour sûr que je retombais aussi sec.

    « Ne te fatigue pas, on y peut rien si elle n'a aucune fierté, ça arrive parfois. J'espère juste que ton copain n'a pas assisté à ce triste spectacle, parce que tu as quelqu'un hein ? Tu n'as quand même pas mis ta vie amoureuse entre les mains de Caleb hein ? Je ne le laisserai même pas toucher à mon sac à main, ma pauvre...  » ajoutais-je, compatissante. Je lui tapais sur l'épaule, comme si j'étais vraiment concernée par son état. « Tu ne savais pas, c'est pas ta faute... Pas que.  » Le « pas que » je le soufflais que pour moi, et acceptais l'aide de Nate pour me relever, rassurer de voir que j'arrivais vraiment à le faire sans manquer de tomber.

    Je ne me sentais qu'un peu mieux après lui avoir balancé cela, en partie parce que je m'étais un peu délestée de la colère que j'avais à l'encontre de Caleb aussi.

    J'étais trop curieuse quant à ce qui allait arriver maintenant. Il n'aurait pas été si sûr de lui tout à l'heure, s'il n'avait rien en tête. « Si tu veux lui faire une dernière crasse, c'est maintenant. » Je levais la tête vers lui, et un fin sourire éclaira mon visage. Qu'est-ce que je disais hein ? « Je préfère que tu nous attendes ici, d'accord ? Je serai de retour rapidement, ne t'inquiète pas. Tiens ! » J'attrapais ce qu'il me tendait, tout en m'installant sur le banc, qu'à moitié satisfaite de ne pas voir ce qui allait suivre, ni comment il allait enfin s'en débarrasser. Confuse, je regardais dans le porte monnaie, et voyais les numéros de ces frères, Caleb compris. « Ooooh... » Et en plus, il me donnait le sac de Hae Min ? Un large sourire étira mes lèvres alors que je hochais la tête après qu'il ait dit: « Tu peux avoir confiance en elle Hae Min, elle te le gardera ton sac. Prend juste ton portable, Callie protègera bien le reste. Pas vrai ? » Paraître innocente, gentille et avenante. Allez hop : « Bien sûr, tu peux partir l'esprit tranquille Hae Min'ssi, je ne bouge pas d'ici !  » Par contre, toi..., pensais-je juste après avoir vu le sourire de mon demi-frère.

    Game over ma grande.
    Le combat était perdu d'avance. « On revient très vite. Pas de bêtises toi ! Hae Min-ssi, on y va ? » Je souris gentiment, m'appuyant contre le dossier du banc, gardant le sac et tout le reste avec moi.
    Une fois qu'ils n'étaient plus dans mon champs de vision, je prenais mon portable, et commençais par envoyer un texto à Caleb :

    Code:
     « Ce soir, je ne peux plus garder Liam, désolée, tu vas devoir annuler ton rendez-vous du siècle. Je te préviens un peu tard, mais tu as l'habitude de ça toi hein ? D'être mis le dos face au mur, pas vrai ? Bonne soirée;) »


    Voilà une bonne chose de faite. Vu que je ne savais pas si Nate voulait que ce plan soit découvert, c'était ma petite contribution dans la vengeance à venir. Il pouvait bien garder son petit frère un soir pas vrai ? Même si cela signifiait dire adieu à une jolie brune, c'était pour ça la famille !

    Je ris, mauvaise.
    A ton tour Haemin'ssi.

    J'ouvris son sac, et réfléchis rapidement. Une idée germa, j'attrapais la petite barre de chocolat, et allais la donner à un petit garçon qui passait devant moi : « Tu dois avoir faim, non ? Prends là, j'en ai trop moi! » Au suivant, je m'arrêtais devant une petite fille, et me mettais accroupi devant elle, sa mère m'interrogea du regard, mais j'allais faire vite. «  Aaah otthokae, je viens de m'acheter un nouveau miroir, je n'ai plus aucune utilité à celui-ci... Tu le veux ?  » La petite interrogea sa mère silencieusement, et cette dernière haussa les épaules.

    Mission accomplie.
    Que faire avec le reste du sac ?

    ...Je m'arrêtais en voyant une fontaine, avant de me mettre à sourire diaboliquement. J'y allais fort, mais eh, elle avait ouvert les hostilités. Et encore, je me restreignais, elle avait de la chance, car avant de vider le reste de son sac à l'eau, je prenais soin de récupérer l'argent, les cartes, et les laissais à l'intérieur. Le petit paquet de bonbon, ce serait mon bonus perso'.
    Contente, je retournais m'asseoir sur le banc, l'air de rien.

    Elle m'avait enfermé dans les toilettes, m'avait écrasé sa glace dessus, traîné dans une attraction horrible, ce n'était qu'un juste retour de fortune non ?

    Quand il revenait enfin, seul amen, je me levais et l'attendais calmement, lui rendant son bien une fois qu'il fut à côté de moi. « On aurait dû commencer par-là finalement. Elle est plus bête que je ne le pensais... Viens on part d'ici avant qu'elle ne sorte du labyrinthe... Quant à son sac, on le donne à un vigile dragueur et collant en lui confiant le numéro de cette veuve noire. » J'ouvris des yeux ronds à ce qu'il venait de dire, avant de rire à l'idée qu'elle était coincée dans le labyrinthe, et qu'il croyait que j'étais restée sagement assise pendant qu'il était parti avec elle.

    « Eh beh... On aurait pu en finir bien plus vite, c'est vrai qu'elle est très bête. dis-je vraiment soufflée par le fait qu'elle se soit faite avoir comme une bleue. Et tu me connais bien mal si tu penses que j'ai raté une occasion pareille. Caleb n'est pas le seul à qui il ne faut rien confier en fin de compte » ajoutais-je avant de hausser les épaules et de lui donner le sac à main qui ne pesait plus rien du tout, comme par magie.

    Bon eh bien, on ne s'en sortait pas si mal au final, pas vrai ?

    Je le suivis, ne souhaitant pas traîner non plus. Mais quand il s'arrêta face à moi, je levais les yeux vers lui, interloquée. Ce n'était sûrement pas le meilleur endroit pour discuter, si ? « Je suis désolé que tu aies eu à subir tout ça, je veux que tu le saches : je n'aime pas le subir moi-même donc... Tu te souviens ? J'avais dis qu'on irait quelque part non ? Je n'aime pas avoir de dettes et j'ai besoin de me détendre. Cette fois, c'est moi qui te demande quelques minutes. » J'arque un sourcil et croise les bras, confuse :

    « Alors tu ne plaisantais pas ? Tu sais, t'es pas obligé hein... J'ai déjà eu ma petite vengeance perso', on peut s'en tenir là ! Je sortais un petit paquet de ma poche : Tu vois, elle m'a même gentiment laissé ça, le reste de son sac doit être en train de flotter dans la fontaine.  » dis-je en haussant les épaules. « Ca devrait te plaire, non ? Faire un peu les magasins, essayer des trucs, en acheter... Je ne sais même pas quand est ton anniversaire donc voilà, on n'a qu'à mettre ça sur un cadeau en retard ou en avance. Allez... J'ai besoin de nouveaux vêtements en plus, tu dois t'y connaitre... » Il insistait vraiment ? Je fis la moue, en me pinçant les lèvres face à ses yeux de chien battu. J'en rougis quelque peu, et décidais de regarder ailleurs « On va où ?  » demandais-je en guise de « réponse ». « Quoique non, c'est moi qui décide, pas vrai ? ajoutais-je, soudainement réveillée par l'idée d'aller faire les magasins. Tu veux que je t'aide à choisir des vêtements, moi ? Tu te souviens de qui je suis quand même hein ? Si ça se trouve c'est toi qui est malade en fait ?  » répliquais-je en le regardant dans les yeux, vraiment soucieuse.

    « Mon anniversaire sinon, c'était en mai, le 14.  » gênée encore, je préférais ne pas m'attarder sur le sujet, et le tirais avec moi dans le premier magasin qui passa sur notre chemin.

    Nous entrions tous les deux à l'intérieur, et subjuguée je posais mes deux mains sur mes joues, la bouche entrouverte : « Wow... » J'attrapais l'étiquette de prix d'une robe noir, à pois blancs, qui faisait assez vintage. Magnifique, et aoutch, le prix aussi il était magnifique. Je n'avais pas idée que les magasins dans le coin de Lotte étaient si chers.

    Je lâchais le bout de carton, et oubliais l'idée. Ce serait l'équivalent de deux mois de travail, j'avais des principes quand même. Je tapotais sur la robe comme pour lui dire au revoir, et l'air de rien, me dirigeais vers le rayon homme.

    Il voulait choisir des vêtements, non ? « Tu sais déjà ce dont tu as besoin ?  » lui demandais-je, distraite par la longueur des rayons.





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MessageSujet: Re: Nathanaël ; Sous couverture.    Ven 20 Juin - 12:00

TITRE :

 Nathanaël ; Sous couverture.




 



Sous Couverture

« Ou "Comment se débarrasser d'une fille" en une énième leçon »
ft yung calliope & jung nathanaël

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Got some free tickets for hell

Pour être franc... quelque-chose d'effrayant se passait sans que je m'en rende compte. Dans toute la mascarade orchestrée pour faire fuir cette tarée sortie de l'asile Hae Min, je prenais conscience de certaines choses. Avant tout, au sujet de Calliope. Si j'avais déjà testé sa bonne foi pour s'occuper de Liam, je n'avais pas encore apprécié les limites de celle-ci. Et à en voir la situation présente, Yung Calliope pouvait faire énormément d'efforts et de concessions. Il fallait bien l'admettre de toutes les manières : rien que pour vivre avec moi ou mes frères sur le long, c'était une qualité requise. Autre chose : elle était lucide. Caleb était une crampe, une enflure, une punaise, non, une verrue. Bien gênante, qui plus est. Aussi, elle faisait preuve de sang-froid. Croyez-le ou non, mais avant même tout le reste, c'est bien de ce dernier point dont je doutais le plus. Vu comment elle ne se gênait pas pour m'envoyer ses chaussures dans la face à la moindre remarque désagréable mais j'avais apparemment le don de la mettre sur ses limites. Ou pas... J'en venais justement là. En-dehors de ce que je constatais d'elle, il y avait aussi ce que je voyais à mon sujet : rien ne m'empêchait réellement, comme dans vitalement, d'être agréable avec une femme ou avec elle. L'un ou l'autre, à cette heure-ci, il était difficile de l'admettre mais c'était une réalité. Cela avait particulièrement été spontané et je pouvais me cacher derrière mes talents d'acteur, plusieurs fois, devant les caméras, j'avais rechigné avant d'y être contraint. La différence se situait probablement en Calliope elle-même : elle s'était portée volontaire sans hésitations... et elle m'effrayait plus en tant que machine à lancer qu'en tant que femme - même si l'un était soudé à l'autre selon moi, les femmes aiment envoyer des trucs, c'est tout. Cela dit, ça m'avait quand même... marqué ? Touché ? ... Probablement oui, qu'elle se propose à m'aider. Et je lui avais donné ma confiance sans hésiter, en ayant pris l'habitude.
Faut croire que j'avais décidé qu'elle en était digne.

Calliope ne partait pas. Elle faisait mieux que rester, elle m'avait accompagné...
Cette constatation me plaisait autant qu'elle me mettait mal à l'aise : certes, je ne faisais donc pas d'erreur... Mais elle méritait certainement mieux qu'une comparaison ad vitam eternam avec ma mère. Je ne voulais pas... qu'elle me materne, ne serait-ce que dans ma vision des choses, c'était injuste pour elle. Elle devait... être une femme.
Peut-être était-ce pour ça aussi que je restais si loin des filles : qu'elle devienne des femmes. Pas des mères pour moi, qu'elle ne se sente pas piégées. Que je ne me sente pas abandonné et trahi. Comment faire avec Calliope ? Elle qui restait. Elle qui était là. Hm, comment faire ?

« Tu as une idée toi, pas vrai ? Mais d'accord ça marche. » Un fin sourire se dessina sur mes lèvres en entendant ses mots. Elle allait devoir attendre pour savoir. J'ouvris cependant de grands yeux en l'entendant rire. La tête tournée vers elle, je l'observais. « Eh? Tu es bête, pas ici voyons, Hae Min est toujours là ! On a dit une attraction, sois patient ! » Ma lèvre inférieure tomba un petit peu, laissant ma bouche légèrement béante. Je clignai des yeux, sourcils froncés et son doigt enfoncé dans la joue, avant de déglutir et d'envoyer un sourire tendu après son clin d’œil. Je me grattai l'oreille, mon cerveau carburant : ok, c'était pour Hae Min mais... qu'est-ce que notre ennemie du jour aurait dû comprendre ?
Je n'osais même pas penser à la tête que j'avais franchement, ayant peur d'être ridicule à souhait. J'avais probablement déjà changé de couleur... Je ne m'étais senti comme ça que quand Caleb parlait à table de ses copines, des relations de papa ou d'une fille qui m'aimait bien parce que j'avais UNE FOIS été gentil - on ne m'y reprit plus.

La fin approchait mais Hae Min n'en était pas consciente. Elle redemandait des attractions ? Elle allait en avoir ! Quand elle serait polie... quoique non, si on attendait ça, on allait passer nos vieux jours ici... « Ne te fatigue pas, on y peut rien si elle n'a aucune fierté, ça arrive parfois. J'espère juste que ton copain n'a pas assisté à ce triste spectacle, parce que tu as quelqu'un hein ? Tu n'as quand même pas mis ta vie amoureuse entre les mains de Caleb hein ? Je ne le laisserai même pas toucher à mon sac à main, ma pauvre... Tu ne savais pas, c'est pas ta faute... » Je levai la tête au ciel pour ne pas rire. Rien que de savoir que Caleb était seul avec Liam parfois me donnait des frissons : seulement, vu le savon qu'Aaron lui avait déjà passé, je ne pense pas qu'il allait refaire n'importe quoi en présence du benjamin de la famille.
J'avais hâte de semer Hae Min. Peut-être qu'on avait perdu beaucoup temps à essayer de l'écoeurer mais au moins, elle savait à quoi s'en tenir à mon sujet. Sac confié à Callie, je me pinçai l'intérieur de la joue, connaissant de mieux en mieux la maquilleuse « Bien sûr, tu peux partir l'esprit tranquille Hae Min'ssi, je ne bouge pas d'ici ! » Et sans plus tarder, j'enclenchai la suite du plan.
Goodbye Hae Min !

J'avais essayé de faire au plus vite, n'aimant pas l'idée d'être seul avec la pieuvre, ni celle que Calliope soit restée seule par la faute de cette folle et de moi-même. A l'avenir, je songeai, il fallait que je me charge de ces cas tout seul, comme un grand. J'ignorai si l'idée de rester seul avec une femme m'angoissait toujours autant mais je l'avais bien fait à ce moment-là, non ? « Eh beh... On aurait pu en finir bien plus vite, c'est vrai qu'elle est très bête. » Je roulais des yeux, l'air de dire "ne m'en parle pas". « Et tu me connais bien mal si tu penses que j'ai raté une occasion pareille. Caleb n'est pas le seul à qui il ne faut rien confier en fin de compte » J'élevai les sourcils en lui jetant un coup d’œil et récupérant le sac. Il me semblait bien léger et bien que je me sentais fort d'avoir affronté un monstre seul, je ne pense pas que ça avait des effets directs sur ma force physique : on avait probablement allégé ce sac. « Quand je dis que vous autres, femmes, vous êtes effrayantes. Mais pour une fois, ça m'arrange bien. Puis... j'ai choisi mon camp » à mon tour, je haussai les épaules, l'air de rien. Mais il est vrai qu'à ce jour, si je devais choisir une fille en qui faire confiance, Calliope était probablement mon seul choix... à l'exception d'une amie d'enfance. Mais aux vues des derniers évènements...

Il fallait maintenant passer au dernier plan : le plan détente. Je n'avais pas envie de rentrer à la maison en parlant de cette folle. Je voulais avoir autre chose à retenir de cette journée et il était, je pense, bien que la jeune Yung aussi se relaxe. « Alors tu ne plaisantais pas ? Tu sais, t'es pas obligé hein... J'ai déjà eu ma petite vengeance perso', on peut s'en tenir là ! » Je regardai ce qu'elle avait sorti de son sac avec un sourire amusé. « Tu vois, elle m'a même gentiment laissé ça, le reste de son sac doit être en train de flotter dans la fontaine. » Je secouai la tête. « Dire que je commençais à avoir confiance, j'apprends que tu es une voleuse... Je vais peut-être encore attendre avant de faire une idée fixe à ton sujet... » dis-je en collant un doigt au milieu de son front... avant de me rendre compte que je n'avais plus besoin d'agir ainsi. Mon doigt resta un petit moment comme ça alors que je me faisais la réflexion... Je l'avais remis dans ma poche avant de poursuivre comme si tout était normal.
Je prenais de nouvelles habitudes un zeste trop rapidement, non ?

Bref : on avait parlé magasin, pourquoi on était encore au milieu de nulle part ? Ne me dites pas que je tombais sur la seule maquilleuse, femme, avec une collection de chaussures qui haïssait le shopping ! « On va où ? » Je relevai ma tête de chiot avec un sourire. « Quoique non, c'est moi qui décide, pas vrai ? » Un petit rire silencieux m'échappa alors qu'elle semblait enfin changer d'esprit. Bonne nouvelle : l'idée prenait. « Tu veux que je t'aide à choisir des vêtements, moi ? Tu te souviens de qui je suis quand même hein ? Si ça se trouve c'est toi qui est malade en fait ? » Je relevai des yeux surpris pour les ancrer droit dans les siens. Elle ne comprenait pas, hein ? « La malade imaginaire ici, c'est toi, hein. Pas moi. » lançai-je avec un sourire en coin, la regardant toujours. Je pris une nouvelle inspiration soucieux quant à ce que j'allai dire. « Calliope. Que ce soit clair, hein. Je me souviens de qui tu es. Et justement. Tu travailles dans ce qui relève de l'esthétique. Et ne m'en déplaise, tu ne m'as raté qu'une fois... Donc tant que tu ne voles rien, ça me va ! » je lui montrai toutes mes dents dans un sourire de gamin fier de sa bêtise avant de reprendre un minimum de sérieux. « Puis... Je ne t'aurai pas laissé venir si je n'avais pas eu confiance en toi. Alors ne raconte pas de bêtises. » J'enfonçai mes mains plus profond dans mes poches avant de me tourner vers une vitrine de manière nonchalante. Voilà, au moins, c'était envoyé.

« Mon anniversaire sinon, c'était en mai, le 14. » Je hochai la tête encore une fois, peu fier d'avoir raté l'occasion. Mais je n'eus le temps d'y penser plus puisqu'elle me tirait dans un premier magasin. Ah bah voilà, la machine était lancée.
A l'intérieur d'un magasin choisi visiblement de manière aléatoire, je regardai d'abord la totalité, comme si je me demandais où j'étais. Cela faisait bien une éternité que je n'avais pas fait ça tranquillement, les magasins. Plus les dramas arrivaient, moins j'avais la possibilité de faire ce genre de choses. Cela durait soit deux minutes, soit ça se passait par internet. Un « Wow... » me ramena à la situation présente, mes yeux retombant sur Calliope. Elle venait de saisir une robe comme si elle voulait s'assurer que ce n'était pas un rêve. Je n'osais même pas la perturber tant ça avait l'air sacré comme instant, à la place, je la regardais curieusement faire. Elle n'avait pas tardé à chercher l'étiquette et vu la réaction, elle n'allait pas la prendre. Je la vis la tapoter le vêtement avant qu'elle ne s'enfuit côté homme. Je trainais derrière, regardant la robe en question. J'étais nulle en question de vêtements féminins. Je n'accordais pas de regards à cette gent donc à comment leur allait ce qu'elles portaient... à moins que ça ne leur aille pas... Mais ça me rappelait des personnages de films. Et si Calliope n'avait pas hésité à regarder directement le prix, c'est que ça lui plaisait beaucoup.

« Tu sais déjà ce dont tu as besoin ? » l'entendis-je alors que je trainais encore derrière, les yeux toujours sur la robe. « Hein ? » j'offris un regard perdu à tout le magasin avant de le poser sur où elle s'était éclipsée. « Pas vraiment... disons juste que je veux un peu changer ce que je porte. Oui, juste un peu de changement... » Un soupir m'échappa. C'était vague. Mais j'avais une idée. « Tu sais ce qu'on pourrait faire et qui serait drôle ? » un fin sourire rhabilla mes lèvres alors que passais mes mains entres quelques articles. Je les retirai à la fin de ma phrase et le regardai. « Tu choisis pour moi et je choisis pour toi. Rien ne nous force à acheter après, ok ? Je suis certain que ce sera intéressant »
Je n'attendis pas sa réponse, lui fis une grimace enjouée avant de filer du côté des femmes. L'avantage de cette boutique, c'est qu'elle était spacieuse. J'avais peu de chance de me retrouver collé à une indésirable. J'avais autre chose en tête, mais avant ça je levai la tête vers Callie. Elle semblait concentrée, assez pour m'ignorer quelques temps, je fis donc un appel de phare à une vendeuse... J'essayai d'occulter le fait qu'il y ait trop de femmes dans les magasins alors qu'elle s'approchait. La main dans la nuque et m'humidifiant les lèvres, je m'efforçai d'être ni trop gêné, ni brusque. Tête baissée vers les articles à nouveau, au cas où, j'ouvris la bouche. « Hm... en fait... J'aurais deux choses à vous demander. D'abord... Vous pourriez me mettre un article de côté ? J'aimerais juste... qu'elle ne s'en rende pas compte. C'est la robe noire à pois... » Visiblement ravie de cette mission, la vendeuse gloussa et hocha la tête. Elle me signala qu'elle allait le faire immédiatement avant de revenir vers moi. J'en profitai alors pour souffler un peu.
C'était terriblement gênant, cette employée devait s'imaginer mille-cinq-cents trucs. Et en fait, j'en avais que faire de ce qu'elle se passait dans sa caboche, ce qui m'embarrassait, c'est ce qu'il se passait dans la mienne... c'est aussi que c'était totalement justifié et que je ne savais nullement comment faire.

Jung Nathanaël, toutes ces années, tu t'es empêtré.
C'est aussi simple que ça.

La vendeuse revenait alors que j'avais pris quelques articles au hasard. Elle me demandait alors laquelle était-ce, je me contentai de la décrire, m'affairant le plus possible en même temps. « Dans le mètre soixante, cheveux châtains, menue... et avec un sacré tempérament. » grimaçai-je finalement alors qu'elle riait. Les dents serrés, je l'ignorai : il n'y avait rien de drôle là-dedans. Elle m'aida à prendre quelques articles supplémentaires : des jupes aux couleurs printanières, une autre robe avec des gilets et quelques tops, sans oublier une combinaison et une salopette. Je remerciai vaguement la femme avant de rejoindre le coin des hommes et prendre un costume trois pièces pour la blague. « Ça, c'est pour mettre en valeur ta masculinité. Je parie ce que tu veux sur cette tenue. » raillai-je en la rejoignant. « Faudra qu'on aille voir les chaussures... c'est ce que m'a dis la vendeuse... ici, ils n'en vendent pas. Mais d'abord, quand tu as fini, on passe aux essayages. Et les femmes d'abord, il parait » Je chopai deux-trois accessoires tels que des lunettes, bandeaux ou boucles d'oreilles avant de lui tendre ce que j'avais pris pour procéder à l'échange. Je m'attendais à rire pour certains essayages, ayant pris des choses un peu bizarres exprès mais j'espérai que mes choix sérieux allaient lui aller.

C'était vraiment ce dont j'avais besoin. Mes idées diaboliques et de meurtre étaient déjà loin. Peut-être, peut-être, que Caleb allait échapper à la peine de mort.
D'ailleurs, je sentis mon portable vibrer dans la poche de mon jean.

Code:
« Je ne sais pas ce que tu as dis à Calliope, mais t'es chiant Nate ! Ça fait deux semaines que je prépare cette soirée avec Mee Rah. Chance que ce soit pour Liam que je reste. »
J'ignorai ce qu'il s'était passé mais je souris. On dirait qu'on s'était chargé de sa sentence pour moi finalement.





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even though i hated everything you did and spatted it at you, you stayed there, so let me be the one healing you breathe out


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MessageSujet: Re: Nathanaël ; Sous couverture.    Ven 20 Juin - 22:21

TITRE :

 Nathanaël ; Sous couverture.




 


    Au moins maintenant, nous en avions terminés et j'en étais soulagée. Je redoutais un peu ce que Hae Min allait faire pour se venger, car j'étais persuadée que ça n'allait pas passer inaperçu. Mais aussi égoïste cela puisse-t-il être, je ne voulais pas m'en préoccuper maintenant. J'avais envie de souffler un petit moment, mais si il devait être court. En plus, je me sentais un peu plus légère depuis le message que j'avais envoyé à Caleb ; rien que l'idée de lui avoir bousillé sa soirée me rendait guillerette. Puis Hae Min apprécierait probablement ma petite contribution pour ce rendez-vous. Je m'étais montrée étonnement conciliante durant cette après-midi, mais comme tout le monde : j'avais mes limites.
    Nathanaël devait le savoir mieux que personne d'ailleurs, seulement cette fois nous étions dans le même camp, alors on pouvait s'en amuser ensemble. « Quand je dis que vous autres, femmes, vous êtes effrayantes. Mais pour une fois, ça m'arrange bien. Puis... j'ai choisi mon camp » Un fin sourire étira mes lèvres, et mes canines mordaient dans ma lèvre inférieure : signe que j'étais très fière de moi.

    « Elle l'a cherché quand même, reconnais-le. Et encore, je me trouve vraiment gentille pour le coup. » répliquais-je en faisant la moue à l'idée. Faire des concessions, ça ne m'allait pas vraiment, mais quand la situation l'exigeait...Elle avait plutôt intérêt à ne plus jamais croiser ma route à nouveau Bécassine, sinon il n'y avait pas que son sac qui finirait dans la fontaine.

    Le regard toujours posé sur lui, je ne peux m'empêcher de sourire en remarquant que ça l'amuse, « Dire que je commençais à avoir confiance, j'apprends que tu es une voleuse... Je vais peut-être encore attendre avant de faire une idée fixe à ton sujet...» pour au final déchanter très vite à cette remarque. Je fronçais les sourcils, et gonflais légèrement les joues, alors qu'un petit «pfft» filait entre mes lèvres. « Si je te les avais donné ces bonbons, tu ne tiendrais pas le même discours. Tu peux tou-jours cou-rir. » Je le narguais en mettant trois bonbons gélifiés dans ma bouche, mais m'arrêtais net lorsqu'il appuya sur mon front avec son index. Je m'arrêtais de mâcher et de marcher, perdant mon regard dans le sien, alors que mes joues rosissent.
    Confuse par le geste et le silence, je déglutissais avec peine, et reprenais la ballade à ses côtés, intimant à mon cœur d'arrêter les palpitations. Heureusement, Nate n'y portait pas trop intention, je me voyais mal lui expliquer les raisons de cette soudaine bouffée de chaleur. Une vraie midinette, j'étais morte de honte. Changer de sujet était donc plutôt recommandé, mais il était aussi préférable que je ne parle pas maintenant. J'avais la bouche pâteuse, et la gorge me grattait ; signe que j'étais nerveuse. Je croisais son regard surpris, et me demandai en quoi était-ce si surprenant. Il ne m'avait pas habitué à cela depuis que l'on se connaissait. Je n'étais pas un exemple, mais peu importe, mes doutes étaient justifiés selon moi. « La malade imaginaire ici, c'est toi, hein. Pas moi. » Je haussais les épaules, mais ne le coupais pas, devinant qu'il n'en avait pas encore terminé: « Calliope. Que ce soit clair, hein. Je me souviens de qui tu es. Et justement. Tu travailles dans ce qui relève de l'esthétique. Et ne m'en déplaise, tu ne m'as raté qu'une fois... Donc tant que tu ne voles rien, ça me va ! » Je grinçais des dents devant son air d'enfant terrible, et sentais l'obligation de me défendre à nouveau :

    « Tu comptes m'en tenir rigueur pour combien de temps encore, hm ? Puis, t'es pas un canon hein, faut pas m'en vouloir, je fais pas de miracles.  » balançais-je tout en lui tirant la langue, après je regardais sciemment ailleurs, un petit peu vexée au fond, oh et comme je mentais comme une arracheuse de dents, je n'osais pas vraiment le regarder en face. 'Pas canon' hein ? « Puis... Je ne t'aurai pas laissé venir si je n'avais pas eu confiance en toi. Alors ne raconte pas de bêtises. » Je hoquetais, et finalement le regardais du coin de l’œil, sans savoir trop comment, un sourire en coin étira mes lèvres.

    C'était une mission menée avec succès et ce, sur tous les fronts. Hae Min n'était plus là, et Nathanaël me faisait confiance. J'étais heureuse.

    Nous entrions ensuite dans le premier magasin qui s'était présenté à moi. Les allées étaient pleines de petites merveilles, toutes à des prix exorbitants. Comme cette robe, belle et pas dans mes moyens. C'était un crime de passer à côté d'un bijou pareil, mais soit. En plus, nous n'étions pas là pour moi, mais pour lui. Je préférais donc me concentrer sur cela : « Pas vraiment... disons juste que je veux un peu changer ce que je porte. Oui, juste un peu de changement... » Je tournais la tête vers lui et fronçais les sourcils à cet aveu. Nous n'irions pas bien loin avec ces approximations... « Tu sais ce qu'on pourrait faire et qui serait drôle ? » Je croisais les bras sous ma poitrine, et attendais qu'il s'exprime, vu qu'il avait réussi à piquer ma curiosité. « Tu choisis pour moi et je choisis pour toi. Rien ne nous force à acheter après, ok ? Je suis certain que ce sera intéressant » J'arquais un sourcil, ne m'y étant pas attendu, mais trouvais l'idée amusante. Il avait déjà filé mais :

    « Oh et pas de plaintes hein, on doit tout essayer !  » dis-je avant de me pencher sur les vêtements que j'allais lui faire porter. Je me demandais encore quand est-ce que nous avions passés le seuil de «ça ne me dérange pas de passer du temps avec toi, même quand j'en ai pas l'obligation » mais le fait que ça soit vrai, me rendait heureuse. Ce n'était pas uniquement parce qu'il ne voulait pas avoir de dette envers moi hein ?

    Je soupirais doucement, et me décidais à uniquement profiter de ce moment. Au fond, pourquoi il faisait ça, c'était sans importance, il le faisait, point. Un fin sourire en coin étira mes lèvres à nouveau, alors que j'attrapais une chemise blanche, toute simple, mais très classe. Je n'étais pas styliste, mais je pensais être dans le vrai quant à ses mesures. Alors j'ajoutais à cela un marcel noir, une chemise hawaïenne avec une coupe étrange, et d'un goût douteux également. Je prenais aussi deux jeans, un short délavé assez étrange, un bermuda, et une veste. Avant que Nate ne revienne, j'attrapais deux casquettes et un bonnet de ski, un petit sourire narquois sur les lèvres. Ma petite sélection était fin prête. « Ça, c'est pour mettre en valeur ta masculinité. Je parie ce que tu veux sur cette tenue. » Je posais mes yeux sur le costume, avant de pouffer de rire, amusée. « Tu veux vraiment que je mette ça ?  » demandais-je, au cas-où. « Faudra qu'on aille voir les chaussures... c'est ce que m'a dis la vendeuse... ici, ils n'en vendent pas. Mais d'abord, quand tu as fini, on passe aux essayages. Et les femmes d'abord, il parait » « Les chaussures, vraiment ?? » Je répétais l'information principale, impatiente à l'idée.

    « J'ai terminé moi aussi, on peut commencer si c'est bon pour toi. Je prenais la petite pile de vêtements et lui donnais la mienne. Je remarquais assez vite des pièces assez étranges... Et je me lance alors, d'accord. Pour une fois que tu respectes un tant soit peu les convenances, faut en profiter hein ?  » De nouveau, mes canines mordaient dans ma lèvre inférieure dans un sourire narquois, alors que je me dirigeais vers la cabine d'essayage.

    Une fois à l'intérieur, je posais le tout sur un petit tabouret, et soufflais un bon coup. Je n'arrivais pas à le croire : du shopping avec Nate, des essayages pour s'amuser... une après-midi agréable... Demain, il allait neiger. Pour sûr.
    J'attrapais avec précaution la combinaison, un sourire sur les lèvres. Elle était superbe. Je l'enfilais sans attendre, et assortissais le tout en me lâchant les cheveux sur les épaules, et en mettant un bandeau. Selon moi, le tout rendait vraiment bien ! Je sortais la tête de la cabine, tenant le rideau entre mes doigts, vérifiant que Nathanaël était toujours dans le coin.

    « Je suis surprise, j'aime vraiment bien ! Tu... t'en penses quoi ? Le bandeau, je trouve que ça fait bien !  » Sérieusement, que quelqu'un me pince.

    Mes essais continuaient, et la prochaine tenue était... particulière. Un top que je n'aimais pas, une jupe avec un imprimé qui devait être inspiré des rideaux de ma grand-mère et... Non, c'est tout, je ne préférais rien ajouter à cela. Je sortais de la cabine, et arquais un sourcil, tout en le regardant :

    « Je ne suis sortie que parce que j'ai jugé bon de partager cette horreur, ça va tu t'amuses bien, hein ?  » demandais-je avant de rire. A la fin de ma petite session, j'avais flashé sur plusieurs pièces, à ma plus grande surprise : la salopette, la combinaison, le top vert anis, et une paire de boucle d'oreille. Je fronçais les sourcils en faisant les calculs, tout ces articles équivalaient au prix seul de la robe que j'avais vu un peu plus tôt. Une fois que j'étais rhabillée, je revenais vers lui, amusée. « Tu as choisi de belles choses, je salue l'exploit ! A ton tour maintenant !  » balançais-je, toute sourire, impatiente de voir ce que ça allait donner.




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MessageSujet: Re: Nathanaël ; Sous couverture.    Mar 15 Juil - 22:52

TITRE :

 Nathanaël ; Sous couverture.




 



Sous Couverture

« Ou "Comment se débarrasser d'une fille" en une énième leçon »
ft yung calliope & jung nathanaël

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Got some free tickets for hell

Je pouvais enfin laisser l’épisode de la sorcière derrière moi. La comparaison n’est pas flatteuse du tout pour moi, mais je me sentais comme Wendy du Magicien d’Oz qui avait jeté son sceau d’eau sur la sorcière de l’ouest… ou de l’est. Peu importe. D’ailleurs, j’aurais peut-être dû y penser au sceau d’eau. Le labyrinthe me suffirait. Avec un peu de chance, il irait même faire un tour dans la fontaine dont le je lui avais parlé. Une autre idée me venait : avec mon identité révélée, j’aurais pu dire qu’une fan folle et limite terroriste suicidaire me courrait après. Un vigile se serait chargé de lui faire faire son tour dans la flotte.
Mais bon, j’étais suffisamment satisfait d’être loin d’elle. Manquerait plus que je veuille me coltiner sa présence juste pour le plaisir de la torturer. Non, ce serait trop cruel (je le notai donc dans le petit carnet d’idées dans ma tête). Mais ça, c’était à peu de choses près ce qu’avait vécu la sorcière du Sud qui était à mes côtés. Quoi ? Oui, maintenant, on a fait une trêve. Mais oui, je l’appelle toujours sorcière. Je vous ferai juste remarquer que la sorcière du Sud était une chic femme. Juste dangereuse comme n’importe quelle sorcière… ou femme. Je lui avais d’ailleurs fait la remarque. « Elle l'a cherché quand même, reconnais-le. Et encore, je me trouve vraiment gentille pour le coup. » J’élevai les sourcils me demandant bien comment elle aurait pu rendre tout ça plus pénible que ça ne l’avait déjà été. Puis je me suis souvenu de notre première rencontre, je me dis alors : non, Nathanaël, ne cherche pas à savoir, l’innocence vaut parfois bien mieux que le savoir. Cela ne m’avait pas empêché d’en rajouter cela dit une couche en blaguant sur sa cleptomanie soudaine. Que voulez-vous ? On ne se refait plus à mon âge… « Si je te les avais donné ces bonbons, tu ne tiendrais pas le même discours. Tu peux tou-jours cou-rir. » Je pouffai un peu de rire en me tenant soudainement le cœur. « Là tu vois, tu me brises complètement le cœur. Je crois que je ne me suis jamais senti aussi mal ! Oh non, Yung Calliope, pourquoi tant de cruauté, je ne suis qu’un simple et honorable jeune homme qui essaie de gagner sa croûte et éviter les dragons – Tu en penses quoi ? Ce serait bien pour mon prochain scénario ? J’en parle à mon manager ? » Un sourire narquois jouait sur mes lèvres alors que ma tête se tourna vers une nouvelle vitrine un court instant.  Ma main glissa de ma poitrine avant qu’on ne passe enfin à autre chose.
Je me rendais doucement compte quand même de l’importance que cette journée avait. Après tout, j’avais fait de nouveau confiance à une femme. C’était un grand pas pour moi. Pour vous, ça doit représenter peu mais je me sentais mine de rien libéré d’un poids. J’étais un petit peu moins bizarre. Peut-être que mon père aura un jour moins peur que je lui présente un petit-ami – car je crois qu’il s’interroge vraiment sur ma sexualité… Comment lui en vouloir avec toutes mes bêtises ? Pas que ce serait non plus la fin du monde pour lui mais il ne sait vraiment plus sur quel pied danser avec moi. L’idée d’un jour me marier me semblait toujours obscure mais d’avoir des relations normales avec des femmes, cela devenait un peu plus envisageable.

« Tu comptes m'en tenir rigueur pour combien de temps encore, hm ? Puis, t'es pas un canon hein, faut pas m'en vouloir, je fais pas de miracles.  » Je haussai les épaules avec un petit sourire satisfait de nouveau sur mes lèvres, ce dernier couvrant mes soudaines pensées révolutionnaires. Je baissai n’empêche les yeux sur sa petite forme avant de lâcher simplement. « Bah tu devrais en faire, des miracles ! Puis je ne suis pas un canon, n’empêche que mes yeux de chiots fonctionnent… » j’avais dit le reste en relevant la tête et un peu plus bas. Ma langue jouait sous mes dents dans une mimique espiègle mais feignant un peu l’indifférence aussi : j’avais peut-être baissé le son mais j’avais fait en sorte qu’elle entende très bien ce que je disais et à quoi je faisais allusions. Prend ça, Yung !

Enfin, c’était bien beau de se vanner mais il fallait encore accomplir notre nouvelle mission. Même si Hae Min était déjà bien loin dans mes pensées, j’avais l’intention d’aller au bout du plan « oublions miss casse-pieds » - pour être poli, évidemment, je m’arrêtai à cette appellation qui, bien qu’ennuyeuse, restait plus que correcte.
J’avais voulu jouer à un jeu : choisir des vêtements à essayer pour l’autre.  Autant craindre le pire comme le meilleur de ce genre de choses. Je m’étais aussi bien amusé que cassé la tête de mon côté. Je n’avais pas encore essayé ce que Caliope m’avait pris mais j’avais en tête ce qu’elle m’avait dit : pas de plaintes, fallait tout essayer. Tout essayer, ok mais pas de plaintes, c’était moins sûr… Je regardai encore les vêtements qu’elle me passait et grimaçai à ce qu’elle me dit. « Et je me lance alors, d'accord. Pour une fois que tu respectes un tant soit peu les convenances, faut en profiter hein ?  » Elle avait l’air contente de sa petite pique. Mes yeux trouvèrent rapidement le plafond. « En voilà un moyen qu’il est efficace pour me donner envie de retourner à mes coutumes d’avant… » lâchai-je avec beaucoup d’ironie alors qu’elle s’enfonçait vers les cabines. Je fis des gestes avec mes mains, l’air de dire « du vent ».

Pendant qu’elle se changeait, je me demandai quand même si c’était une bonne idée de passer du temps tous les deux. Après tout, c’était une chose de lui faire confiance mais j’avais l’impression qu’on en faisait trop. Peut-être que j’appréciais vraiment sa présence : à bien y penser, en-dehors de Aaron et Min Huan, elle était la seule à répondre correctement à mes vacheries. J’essayai de me convaincre que je ne devenais pas fou et qu’il n’y avait absolument rien de bizarre à passer du temps avec la personne qui devenait une complice. Oh mon dieu, elle devenait une complice. Je plaquai ma main sur mon front, remarquant d’ailleurs que je n’avais même pas de la température. Je restai ainsi un long moment, me disant que ce n’était pas si mal, non. En une journée, elle s’était trouvé trois rôles dans ma vie (quatre si on comptait le cinéma auprès de Hae Min). Mais TOUT allait bien. Respire à fond, ça va aller.
Ma demi-sœur choisît ce moment pour réapparaitre derrière les rideaux. J’avais réussi à ne pas sursauter par miracle à la surprise. J’attendis qu’elle sorte de la cabine, ma main toujours sur mon front – car c’est une posture très naturelle, n’est-ce pas ? « Je suis surprise, j'aime vraiment bien ! Tu... t'en penses quoi ? Le bandeau, je trouve que ça fait bien ! » Qu’est-ce qu’elle s’imaginait, la païenne ? Que j’avais mauvais goût. J’allai rentrer avec elle, je ne voulais pas qu’on m’accuse de torturer les jeunes femmes… Ce passe-temps devait rester secret, ahem.
J’avais dit que je n’avais pas de fièvre hein ? Pourtant, mon front finit par chauffer un peu ma main alors qu’elle sortait de la cabine, me montrant ce que ça donnait. Je retirai ma main et la regardai en fronçant des sourcils. Je tombai malade ? Mon regard retomba sur elle. Fallait quand même que je réponde avant que ça ne soit plus bizarre. « Ça te change, oui. Tu me fais presque moins peur, pour tout te dire. » Je fis trôner un sourire sur mon visage, un peu fébrile mais convainquant. Un sourire que je relâchai aussi vite qu’elle avait disparu pour essayer autre chose.  Je tombai vraiment malade.
Je m’assis sur une chaise un peu et soufflai un peu. Evidemment, trop d’émotions pour la journée, hein ? Puis j’étais probablement fatigué. Et inquiet car je changeai un peu, ça devait être tout ça combiné, oui.

Au fil des essayages, ladite fatigue me joua de nouveau tour mais heureusement, j’avais aussi connu de l’amusement. « Je ne suis sortie que parce que j'ai jugé bon de partager cette horreur, ça va tu t'amuses bien, hein ?  » J’éclatai de rire derrière le dos de ma main, tête baissée mais les yeux posés sur elle. « Bah faut dire aussi que j’ai l’habitude que tu partages n’importe quoi avec moi, donc bon, ça ne te va pas si mal. » J’étais assez sympa pour ne pas préciser que je parlais de son French Cancan de la dernière fois. Un peu de répit, pour une fois, ça n’allait pas me tuer de la laisser tranquille. Puis, je ne mentais pas, cela lui allait pas si mal. La chose était moche mais ce n’était en rien la faute à commet la Yung la portait. Elle avait une bonne morphologie, fallait croire. Bien meilleure en tous cas que certaines pieuvres que je côtoyai dans mon milieu. Elle aurait peut-être dû y penser… ?

Je me levai alors qu’elle avait fini avec un léger soupire. Pas d’exaspération, probablement de fatigue ? « Tu as choisi de belles choses, je salue l'exploit ! A ton tour maintenant ! » Je toussai un rire offensé à la première phrase. « Ok, j’y connais rien aux femmes mais faut pas pousser, je ne suis pas Ray Charles » Je grimaçai un peu, peu fier de la comparaison : je le respectais ce bon vieux Ray.
Je pris la pile de vêtements et disparu dans une cabine. J’essayai un marcel blanc sur lequel je passai une chemise dont le tissu était incroyablement doux, de couleur bleue et finis le tout avec un pantalon en tissu aussi de couleur blanche avec quelques parties colorées d’un blanc plus cassé, pile poil ce qu’il me fallait pour l’été et ne pas crever de chaud tout en étant habillé. J’assortis le tout d’une ceinture indispensable selon moi. Chaque pièce avait un truc original mais restait sobre, parfait pour ne pas attirer l’attention. Je sortis en m’arrangeant finalement le marcel en sortant, un peu débraillé du coup. « Je me sens comme Usher, je t’assure. Me manque plus que mes bagues. On ira à la bijouterie, ok ? Il me faut un collier aussi… » comme un gosse, je jetai un coup d’épaule pour faire remonter la chemise sur mon épaule et m’arrangeai devant un miroir pas loin. Je me fis un sourire satisfait, envoyai un clin d’œil satisfait, tirai la langue à une vendeuse qui passait et allai me changer à nouveau comme si tout était normal. J’enfilai une salopette et m’attachai un foulard-bandeau autour de la tête et ressortis aussitôt, ayant une bêtise en tête. « I look like the annoying kid next door! … Pardon. Je veux dire que je veux des bonbons, grand-mère. Donne-moi des bonbons ! » Il fallait dire qu’avec le look, on aurait bien dis un gamin qui avait pris une potion pour gagner des centimètres. Mon regard était insistant sur Calliope, aka grand-mère, et je tendis mes mains sous son nez en attendant qu’elle cède. Il me fallait une sucette pour terminer mon look, non ? Non ? Bon… tant pis.

J’avais continué quelques absurdités du genre mais les vêtements avaient tous été dignes d’intérêt. Le dernier faisait, à mon sens, plus homme ou occasions. Pas grandes occasions, mais quand même. Cela consistait en un t-shirt légèrement plus large de couleur émeraude, une veste de coton type costard noire et d’un pantalon qui allait avec la veste mais qui ne manquait pas d’un côté moderne. Une chaîne y était attachée et je mourrais d’envie d’y rajouter mon porte-clefs Mr Jack (quoi ?!). Je n’avais en effet pas les chaussures adéquates pour aller réellement avec mais ça ne jurait heureusement pas trop pour divertir l’attention du reste. Ceinture bouclée autour de ma taille, je sortis, arrangeant le col de la veste. Je me souris une nouvelle fois dans le miroir en me recoiffant rapidement avec mes doigts. La casquette de l’essai précédant m’avait fait défaut fallait croire.
« Tu vois, je savais de quoi je parlais en te demandant de m’aider. Je n’aurais jamais spontanément pris ça, Aaron m’aurait gavé pendant des jours pour faire ça et ça m’aurait ennuyé encore plus. Bref, nice job, Yung. J’ai presque envie de sortir comme ça. » Je lui envoyai un petit sourire rabattu sur le côté de mon visage. Je m’attardai un peu pour faire des bêtises devant le miroir pour me la jouer un peu et repartis dans la cabine.

Une fois de nouveau dehors, je lui fis signe de me suivre. « Je peux te demander un service ? Aller acheter deux granités ? Je crois que je couve un truc, j’ai envie de rafraîchir mon système un peu… En attendant, je paie et je te rejoins dehors. Merci et tiens, voilà de quoi payer. La seconde est pour toi, moi je veux goût fraise. Celui qui a fini en dernier perd, ou je ne sais quoi » dis-je pour la presser, qu’elle file vite. Le regard de la caissière se faisait de plus en plus intense et ça me mettait mal à l’aise. Une fois Calliope hors de portée, je posais sur le comptoir la plupart des vêtements qu’on avait essayés.
« Elle en a de la chance ! » soupira la caissière en scannant les étiquettes et mettant les vêtements dans des sacs. Je grimaçai en la regardant : quoi encore ? Elle gloussa. « Je ne pense pas que les robes et jupes soient pour vous… Je veux dire, c’est beau de voir un petit-ami- » Et voilà qu’il revenait, mon mal de crâne. « Hey, hey, hey, qu’on soit d’accord. Il n’y a pas de choses comme ça. Vous ne me connaissez même pas et je ne vous ai pas encore payé, donc ne me vexez pas. Non mais… » je roulai des yeux, payai et lâchai un ‘gourgandine’ accompagné du classique ‘païenne’ en sortant. Elle avait réussi à me mettre de mauvaise humeur encore. Mes pensées de tout à l’heure me revinrent : c’est peut-être ça qui me gênait, ce que ça pouvait avoir l’air d’être. Pas tant du point de vue des autres, je m’en fichais. Mais le fait que ça puisse ressembler à … mon dieu, je n’arrivais même pas à le penser.
Je rejoignis Calliope, les sourcils froncés. « Ne retournons plus jamais à cette boutique. Les vendeuses sont bêtes à pleurer dedans… Enfin, non  toi, tu fais comme tu veux. Moi, je n’y vais plus. Mince… » Et voilà, mon front me brûlait à nouveau. J’allai la tuer cette fichue paysanne ! Je perdais mon sang-froid. Je regardai autour de moi et repérai un endroit où m’asseoir. Je pris Calliope par le poignet malgré mes mains pleines de sacs et la tirait jusqu’au banc. Je m’y laissai tomber après avoir piqué des mains de la Yung le granité m’étant destiné. J’en avais tellement besoin... Les coins de mes lèvres se recourbèrent au goût fruité et frais qui fondait sur ma langue.

« Tu sais quoi ? On verra une autre fois pour les chaussures, je suis crevé. J’ai dû attraper les germes de l’autre folle à force de rester dans son périmètre… » Oui je venais banalement de dire que ce genre de choses devait se reproduire, callant le tout entre quelques plaintes. Je gigotai un peu en cherchant mon portable, une idée pour me remonter un peu le moral. « On devrait immortaliser ça, non ? Une journée sans dispute entre Yung et Jung, mettant K.O l’ennemi… On a fait les crétins dans un magasin et on s’est pris de quoi satisfaire nos estomacs. Tu sais à qui on devrait montrer ça ? Caleb sera très heureux pour nous ! » Je m’approchai d’elle pour prendre une photo où on allait figurer tous les deux. Je voulais qu’on voie nos granités et les sacs… Mais c’était juste impossible. Je demandais à Callie d’attendre cinq secondes. Je hélai quelqu’un au hasard, homme bien-sûr, fallait pas pousser… et lui demandai de nous prendre en photo avec nos affaires si possible. Je retournai vers la jeune femme et posai bien les sacs autour de nos pieds avant de faire le signe du cornu de ma main libre et collant mon épaule à celle de Calliope. Elle était ma complice après tout, non ? Autant vivre avec, puis c’était plutôt agréable… Bien plus que les allusions de la caissière – Nathanaël ou comment relativiser en l’espace de quelques petites minutes. Un vrai chat qui retombe sur ses pattes… En parlant de ça, je devais aller nourrir le mien, pas confiance en Caleb pour ça.
Deux-trois autres positions délirantes et exagérées, plusieurs photos, je repris mon téléphone en remerciant l’homme. J’en choisis avec Calliope et envoyait le tout à mon grand-frère, plutôt fier de l’ennuyer à la mort. « Il aura son compte, je pense. On rentre ? Je suis vraiment mort et si je rentre sans toi, j’ai peur que ta mère m’arrache la tête cette fois… » C’est vrai que depuis la dernière disparition de Calliope, on aimait pas trop la voir s’envoler seule à la maison. Mon père me servait parfois son regard de « Nate please » derrière ses lunettes de repos quand il estimait que la situation était tendue.

Je m’étais levé rapidement en prenant tous les sacs avec moi. Je sirotai alors le reste de mon granité un peu beaucoup fondu maintenant en m’en allant vers les bus et autres. Autant prendre le temps de rentrer : que Caleb souffre encore un peu. Je regardai par-dessus mon épaule en m’assurant que Callie était toujours là et regardai les sacs ensuite en me demandant vraiment si j’allais bien.
Non, je n’allais sûrement pas bien.
J’avais de la fièvre.
J’étais malade.
Pensais-je.





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MessageSujet: Re: Nathanaël ; Sous couverture.    Ven 18 Juil - 19:20

TITRE :

 Nathanaël ; Sous couverture.




 

    « Là tu vois, tu me brises complètement le cœur. Je crois que je ne me suis jamais senti aussi mal ! Oh non, Yung Calliope, pourquoi tant de cruauté, je ne suis qu’un simple et honorable jeune homme qui essaie de gagner sa croûte et éviter les dragons – Tu en penses quoi ? Ce serait bien pour mon prochain scénario ? J’en parle à mon manager ? » Je portais mes poings à mes hanches et fronçais les sourcils, tout en l'observant se fiche de moi ouvertement. Mais n'y tenant plus, mon sérieux s'envola, et un fin sourire étira mes lèvres. Mon regard en disait long sur le fond de mes pensées cela dit, et presque -trop- naturellement, je donnais doucement du poing sur son épaule.

    « J'en pense qu'à moins que tu ne vises le rôle principal de Jack et Eliott le dragon, garde ça pour toi. » avouais-je en haussant les épaules, un regard taquin en prime. Je ne m'étendais pas plus longtemps sur le sujet, car je ne tenais pas à ce qu'il se rende compte de mon intérêt pour les films du fameux Walt Disney.

    C'était toujours aussi bizarre, je ne sais pas si je parviendrais à m'y faire si cela devait se reproduire un jour. Une ballade tranquille avec Nathan, ça relevait quasiment de l'impossible. Nous nous étions même aidés l'un l'autre. Aujourd'hui était une journée vraiment spéciale, je commençais enfin à voir le bout du tunnel. Mes sentiments resteraient ce qu'ils étaient, ça ne se réglerait pas aussi aisément, mais je pouvais vivre avec. J'étais vraiment rassurée, la vie à la maison serait plus simple maintenant. S'il continuait à se montrer correct et à me faire confiance, je pouvais faire quelque chose pour ma sensibilité, et prendre un peu plus sur moi. « Bah tu devrais en faire, des miracles ! Puis je ne suis pas un canon, n’empêche que mes yeux de chiots fonctionnent… » Je sursautais et plantais mon regard dans le sien. Le moins que l'on puisse dire c'est qu'il savait appuyer là où il fallait. Je me sentais d'un coup un peu vulnérable et idiote. Mes joues chauffèrent un peu, tandis que je balayais cette remarque d'un simple haussement d'épaule.

    Cette virée shopping se révélait être aussi inattendue que sympathique au final. Les petite vacheries y allaient bon train, mais l'ambiance était légère. Mais on ne se refait pas, hein ? « En voilà un moyen qu’il est efficace pour me donner envie de retourner à mes coutumes d’avant… » Je fis la moue après qu'il m'ait dit cela. Et soufflais un «désolé» à peine audible, avant d'entrer en cabine. Les essayages furent vraiment éclectique, mais je m'amusais comme une petite folle, j'osais juste espérer que Nathanaël ne s'ennuyait pas trop. J'observais sa réaction quand je sortais avec la tenue qui me plaisait, m'attendant à tout, de sa part : « Ça te change, oui. Tu me fais presque moins peur, pour tout te dire. » Un petit air narquois tira mes traits :

    « Merci. » déclarais-je d'un air entendu. C'était probablement sa façon de dire que ça m'allait bien, non ? Lorsque je partageais avec lui une association assez spéciale, le fait qu'il éclate de rire aussi sec m'amusa. Je ne disais rien au départ, l'observant seulement. Nathanaël avait vraiment un beau sourire, il laissait montrer toutes ses dents quasiment, et ça lui donnait une tête de petit garçon. C'était vraiment trop mignon. « Bah faut dire aussi que j’ai l’habitude que tu partages n’importe quoi avec moi, donc bon, ça ne te va pas si mal. » Je fronçais les sourcils, chassant mes pensées inappropriées, et notais sans mal la référence. Cette nuit là avait été un vrai fiasco. Je n'avais que des bribes de souvenir, mais c'était bien assez pour me mettre très mal à l'aise, rien qu'à l'idée. « Je ne vois pas du tout de quoi tu parles, et je veux pas savoir.  » dis-je de la cabine, alors que j'étais en train de remettre mes vêtements. Une fois sortie, je le félicitais, je n'aurai pas imaginé qu'il ait l’œil pour ça. Le mythe du gay sac à main état réel alors ? Je fronçais les sourcils et secouais la tête, pas certaine de vouloir si c'était le cas ou non: « Ok, j’y connais rien aux femmes mais faut pas pousser, je ne suis pas Ray Charles » Je ris à cette remarque : « Autant pour moi dans ce cas, je retire ce que j'ai insinué !  » dis-je en rattachant mes cheveux en une queue de cheval haute.

    Je le laissais aller se changer, et m'installais sur la chaise où il devait probablement être avant moi. Je n'attendais pas longtemps avant qu'il ne sorte relooké. Un petit sourire peinturlurée sur le visage, je me levais et me penchais sur le côté, l'observant dans le miroir. « Je me sens comme Usher, je t’assure. Me manque plus que mes bagues. On ira à la bijouterie, ok ? Il me faut un collier aussi… » Je croisais les bras sous ma poitrine, amusée qu'il soit si emballé : « Je me sentirai coupable si tu ne pouvais pas parfaire ta tenue de toute façon, alors pas de soucis ! J'étais peut-être un peu ironique, mais s'il voulait vraiment y aller ensuite, j'irai. Et tu n'es toujours pas un canon, mais tu es sur la bonne voie !  » dis-je en riant, faisant fi de mon cœur qui ratait des battements et de mon visage qui me brûlait.

    Je me reculais et retournais près de la chaise pendant qu'il se changeait, et ce que je vis ensuite, me laissa complètement sur le cul. Au départ, j'écarquillais les yeux, et ensuite je réprimais un fou rire en couvrant ma bouche avec ma main. « I look like the annoying kid next door! … Pardon. Je veux dire que je veux des bonbons, grand-mère. Donne-moi des bonbons ! » Je grimaçais dès le départ, pas pour l’appellation de grand-mère, mais plutôt parce qu'il venait de parler Anglais, et que l'anglais et moi ça faisait 9. « Tu as une dégaine terrible habillé comme ça ! Et sinon... Je ne comprends pas un traître mot d'anglais, alors te fatigue pas...  » Je lui souriais, un peu gênée. Doutant que l'information l'intéresse, mais au moins il ne pourrait pas se plaindre du fait que je ne l'avais pas prévenu plus tard. Quand il sortit avec sa dernière tenue, je m'empourprais aussi sec, et pria donc pour qu'il ne le remarque pas avant que j'ai réussi à récupérer le contrôle sur mon rythme sanguin. Cette tenue était la meilleure, il avait beaucoup de classe avec, je ne savais même pas quoi dire.

    « Tu vois, je savais de quoi je parlais en te demandant de m’aider. Je n’aurais jamais spontanément pris ça, Aaron m’aurait gavé pendant des jours pour faire ça et ça m’aurait ennuyé encore plus. Bref, nice job, Yung. J’ai presque envie de sortir comme ça. » Je souris, et haussa les épaules, modeste. Et pour me donner un peu de contenance, je me levais sur la pointe des pieds, et reposais les talons à plusieurs reprises. « Je suis contente si tu ne regrettes pas. C'est de loin mes plus belles trouvailles, ha ha...  » Yung Calliope, tais-toi. D'un coup, j'étais beaucoup moins modeste, hein ? (oh ça va hein).

    Je riais doucement en le voyant faire le pitre, mais n'ajoutais rien et le laissais remettre ses propres vêtements. Quand il revint, il avait l'air... pressé ? Je fronçai les sourcils et attendis qu'il me dise ce qu'il avait soudainement : « Je peux te demander un service ? Aller acheter deux granités ? Je crois que je couve un truc, j’ai envie de rafraîchir mon système un peu… En attendant, je paie et je te rejoins dehors. Merci et tiens, voilà de quoi payer. La seconde est pour toi, moi je veux goût fraise. Celui qui a fini en dernier perd, ou je ne sais quoi » Je penchais la tête sur le côté, perplexe, mais j'y allai comme il me l'avait demandé, ne perdant pas le temps de demander pourquoi il était si bizarre d'un coup ? Et au stand, je demandais donc un granité à la fraise, et le second à la menthe pour moi.

    Une fois que j'avais les deux glaces, je revenais un peu sur mes pas, et attendais Nathanaël dehors, ne sachant pas trop si j'avais le droit d'entrer avec de la nourriture.
    Quand il sortit enfin avec tous les sacs, il avait l'air vraiment contrarié, instinctivement, je faisais un pas vers lui, mais décidais de ne pas avancer plus : « Ne retournons plus jamais à cette boutique. Les vendeuses sont bêtes à pleurer dedans… Enfin, non  toi, tu fais comme tu veux. Moi, je n’y vais plus. Mince… » Un petit « eh ? » fila entre mes lèvres, mais je n'avais pas le temps de répondre qu'il me tirait déjà vers un banc proche. Je m'y asseyais, un peu mal à l'aise, est-ce que j'avais joué à cette mauvaise humeur ? Si c'était la chemise hawaïenne, ce n'était qu'une blague... « Tu sais quoi ? On verra une autre fois pour les chaussures, je suis crevé. J’ai dû attraper les germes de l’autre folle à force de rester dans son périmètre… » Finalement, je claquais la langue, sentant l'exagération à des kilomètres, mais ne disais rien à ce sujet :

    « Elles n'avaient pas l'air si terribles pourtant... Mais bon, c'est comme tu veux après tout !  » terminais-je en haussant les épaules, avant de m'appuyer contre le dossier et de hausser les épaules, résignée. Je sirotai moi aussi mon granité, me pinçant les lèvres en sentant la menthe fraîche traverser ma gorge.

    Puis... Il était vraiment prêt à remettre ça ? « On devrait immortaliser ça, non ? Une journée sans dispute entre Yung et Jung, mettant K.O l’ennemi… On a fait les crétins dans un magasin et on s’est pris de quoi satisfaire nos estomacs. Tu sais à qui on devrait montrer ça ? Caleb sera très heureux pour nous ! » Un petit rire moqueur fila entre mes lèvres, je jubilais à l'idée.

    « C'est une idée charmante. Je suis certaine qu'il va adorer ! Et puis oui, faut marquer le coup, comme quoi c'est possible, personne n'y croira sans preuve.  » déclarais-je calmement. Mais c'était la vérité, même ma mère me rirait au nez.

    Pendant qu'il demandait à quelqu'un de nous prendre en photo, j'observais la masse imposante de sacs et me disais qu'il avait fait des folies, mais c'était amusant. Puis je relevais la tête en les voyant revenir, et m'inclinais poliment. Les passants devaient se dire que nous étions ensemble ?. . . Après tout mon statut de demie-soeur n'était pas inscrit sur mon front. Gênée, je jetais un œil à Nate, et me pinçais les lèvres, ça devait forcément l'embêter non ?

    Je ne m'étais pas attendue à ce que Nate soit si détendu, et cette soudaine proximité me rendit nerveuse, mais je me prêtais quand même au jeu, finissant par oublier mon embarras tellement je m'amusais. Nous en choisissions plusieurs ensemble, et je le laissais envoyer les heureuses élues. Un sourire diabolique tira mes traits. « Il aura son compte, je pense. On rentre ? Je suis vraiment mort et si je rentre sans toi, j’ai peur que ta mère m’arrache la tête cette fois… » Je hochais la tête doucement, peu fière de ma dernière fugue. « Il vaut mieux rentrer tu as raison, je veux être aux premières loges quand Caleb comprendra.  » Mes dents mordaient dans ma lèvre inférieure à nouveau, alors que je me remettais à siroter mon granité, toujours aussi froid, je me mordais la langue également.

    Pendant que nous nous dirigions vers les transports en commun, je souriais doucement, heureuse de cette journée en fait.

    Nous parlions sans gêne, et c'était vraiment agréable. C'était comme si le temps de nos disputes incessantes était terminé. Et franchement, je lui disais au revoir sans regret.
    Une fois à la maison, j'enlevais mes chaussures et : « Je reviens, je dépose un truc dans ma chambre. Mais j'ai une petite faim, après je vais cuisiner quelque-chose, si tu veux en profiter...  » Je n'insistais pas plus, ne souhaitant pas l'embêter s'il n'en avait pas l'envie.

    Je montais à l'étage, et avant même d'entrer dans ma chambre, je croisais Caleb, qui était visiblement furieux. « Le sms ? Les photos ?  » Il fronça les sourcils et croisa les bras, il avait l'air très frustré d'avoir raté son coup :

    « Très fin Calliope, bravo. Mais dis-moi, comment est-ce qu'il a réussit à se débarrasser de mon numéro gagnant cette fois? Il a encore appelé son soit-disant petit ami Jun Hwa? Il a joué à se faire passer pour un gay histoire de la faire fuir ? ….Pourtant elle avait l'air coriace... Oh mais je sais même pas pour quelle raison je te demande ça à toi... » Il commença à s'en aller, mais je l'attrapais avant, intriguée.

    « Je ne peux pas t'aider non, quand je l'ai croisé, il s'en était déjà débarrassé, mais... Comment ça, « se faire passer » ? Jun Hwa, c'est pas son petit-ami ?  » Il me regarda avec un air surpris, avant de rire un peu. «Parce que t'as cru ses histoires toi ? Lysander est peut-être celui à plaindre dans le fond finalement... » Je reculais, et secouais la main, comme si je venais de me brûler. Ensuite, je me pinçais l'arrête du nez. Quand j'ouvrais les yeux, Nathanaël était dans les escaliers, et j'avais la soudaine envie de lui balancer tout ce qui me tomberait sous la main. J'inspirai profondément, tentant de prendre sur moi, Caleb me devança : « Elle est marrante, ni toi ni Aaron ne lui avait dit ? » Qu'il se taise, bon sang.

    Je serrais les poings, et me sentis très vexée et très en colère contre moi-même. Je sentais des larmes de frustrations monter, mais je me retenais. « Tu as dû bien t'amuser hein ? Me faire passer pour une idiote comme ça, c'était bien marrant, non ? Je suis certaine qu'en plus, je suis la seule qui n'est pas au courant ? Ca me paraissait logique moi, tu es tellement contre les femmes, alors forcément, ce qui se dit à l'agence... RAH. Pousse-toi.  » dis-je en me frayant un chemin dans les escaliers pour rejoindre la cuisine où je passerai ma colère sur une pâte à crêpe.

    Caleb et moi, nous ne nous entendrions jamais, c'était l'évidence même.
    Et j'étais incroyablement idiote d'avoir cru pendant tout ce temps que Nate était gay.




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