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MessageSujet: Hyo Lin ; On en revient à jamais changé.    Sam 31 Mai - 23:38

TITRE :

 Hyo Lin ; On en revient à jamais changé.




 


    Quelle plaie sérieusement.
    Je me mettais dans un état pas possible, je ne me reconnaissais même plus. J'en avais parlé à Eun Seok hier au soir, tout ce qu'il avait trouvé à me dire, fut « excuse-toi, grand malin. » Ce à quoi je lui répondis que c'était inenvisageable. Min Huan ne s'excuse pas. Les excuses c'est pour les faibles (ou pour les gens qui se sont mal comportés -pas moi donc-). Avant de raccrocher, il m'avait rappelé que nous arrivions bientôt à la fin de l'émission, qu'il serait idiot de rester fâché. En quoi était-ce idiot, hein ? J'étais fâché avec la moitié de mes collègues au travail, ça ne m'empêchait pas de dormir la nuit. Pourquoi serait-ce différent avec Hyo Lin hein ? Et bien c'était précisément cela.

    Je ne dormais plus la nuit.
    Et moi, mine de rien, j'y tenais à mes treize heures de sommeil.

    Agacé, je me levais de mon petit lit, et allais entrouvrir les rideaux. Le soleil se levait à peine, et j'entendais déjà du bruit en bas, probablement le père de Hyo Lin. Je me pinçais les lèvres, en regardant à travers la fenêtre. La fin de l'émission hein ? Je m'en contrefichais. Je ne l'aimais pas cette vie simplette, avec cet homme bizarre, effrayant et malgré tout chaleureux qu'elle appelait Papa, ces soirées à thèmes tous plus ennuyeux les uns que les autres le vendredi soir, et ces repas faits maisons dégoûtants. Hyo Lin était vindicative et colérique, je n'étais pas calibré pour ce genre de vie. Et elle, elle ne savait pas la chance qu'elle avait.

    Il était encore tôt, mais je devais me préparer. Encore un nouvel épisode. Depuis notre dispute, Seokie-hyung jouait l'intermédiaire entre nous deux. Aujourd'hui était une journée spéciale, nous allions en forêt, pour faire du camping. « Quelle blague. » murmurais-je en ramassant des brouillons froissés au sol de lettres que j'avais écrite durant la nuit. « Qu'elle aille se faire cuire un œuf cette ignorante. Pas de ma faute si elle est si susceptible. » dis-je en donnant un coup de pied dans la corbeille en papier pour qu'elle glisse en dessous le bureau.

    En plus, j'avais un mal de ventre assez hallucinant, mon estomac était serré, et ça me rendait d'humeur maussade. Probablement parce que je n'avais rien mangé de correct depuis des semaines hein. J'attrapais le sac de sport que j'avais préparé et descendais dans le salon, Eun Seok n'était pas encore là. Le père de Hyo Lin était sur le pied de guerre -car oui, il venait également- et sa fille... massacrait la vaisselle, vu ce que j'entendais d'ici. L'ancien militaire quitta le salon, des sacs pleins les mains. Sûrement pour aller charger la voiture. Est-ce que quelqu'un lui avait dit qu'on ne ferait que planter la tente et rentrer ici ce soir ?

    « Tu lui as dis qu'on ne dormait pas là-bas ? Hors de question que je reste là-bas la nuit moi, et je suis prêt à parier que tu n'en as pas envie non plus, alors il faudrait peut-être qu'il se calme  » lui dis-je, mon avis arrêté.

    A vrai dire, c'était plus pour faire la conversation qu'autre chose, mais bon. Je m'approchais doucement, et jetais un regard par la fenêtre, remarquant que l'équipe de tournage était déjà prête à partir. « On devrait y aller, la vaisselle ne va pas s'envoler d'ici ce soir, t'en fais pas, tu pourras passer tes nerfs autant que tu veux contre un tronc d'arbre, en forêt.  » Un petit sourire narquois étira mes lèvres. Mais même ma méchanceté était fade ce matin, elle ne dissipait pas cet épais nuage qui trônait au dessus de nos deux têtes. Je me pinçais les lèvres, agacé. C'était vraiment dingue. Que ma méchanceté soit fade, et que je sois concerné par l'état de Hyo Lin.

    « Je vais attendre dehors.  » terminais-je avant de presque m'échapper à l'extérieur de la maison. Je montais à l'arrière de la voiture du père de Hyo Lin, et me calais dans le siège, écouteurs dans les oreilles, écouteurs éteints.

    J'étais prêt à commencer ce nouvel épisode, même si je devais faire toute la discussion tout seul. Oui, qu'elle continue à me faire la tête. C'était très bien comme ça, je ne voulais pas me faire pardonner, et je ne voulais pas qu'elle s'adoucisse. Je croisais les bras, et m'enfonçais un peu plus profondément dans le siège, fermant les yeux.

    Vous voulez peut-être savoir ce qu'il y avait d'inscrit sur les brouillons, non ? « J'ai peut-être dépassé les limites la dernière fois, pardon je ne voulais pas te faire pleurer... » « Excuse-moi, je savais pas que ça te ferait de la peine.. » «Mes paroles ont dépassés mes pensées... ». Toutes ces ébauches de lettres, à la poubelle...

    Non, Cho Min Huan ne s'excuse jamais.






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MessageSujet: Re: Hyo Lin ; On en revient à jamais changé.    Jeu 19 Juin - 12:27

TITRE :

 Hyo Lin ; On en revient à jamais changé.




 

Soyez heureux de l'apprendre, dans la vie, Joo Hyo Lin avait une nouvelle aspiration : épouser le marchand de sable. J'ignorais à quoi il ressemblait oui, mais en tant que marchand, il devait bien gagner sa vie. Puis tout le monde avait besoin dormir et la plupart y arrivait. Pas moi, depuis quelques longues et pénibles minutes. De cette manière, cet excellent candidat ferait sans le moindre doute mon bonheur.
Après un silencieux soupir, je me forçai encore une fois à garder les yeux bien fermés, dans l'espoir vain de me rendormir. Seulement, il fallait que j'accepte le fait que ça n'allait probablement pas arriver : les vingt dernières minutes en étaient témoins. Au moins, j'espérai que ça ferait passer le temps jusqu'à ce que mon réveil sonne. Je saisi mon portable mollement et regardai l'écran avec horreur : il était seulement 4:47. Quelle excuse j'aurais de me lever à cette heure-ci, hein ? Aucune probablement. Je tournai dans mon lit pour admirer le plafond sur lequel j'avais collé quelques étoiles. Cela faisait longtemps que je n'avais pas admiré les vraies. C'était une belle routine que j'avais du temps où ma mère et moi allions visiter sa famille. Dans l'ancienne maison de ma grand-mère, à la campagne, au son des criquets et du vent, c'était parfait et paisible. J'ignore encore si c'est le cadre qui me rendait si satisfaite ou si c'est le fait que j'étais encore dans un âge d'insouciance... Peut-être un mélange des deux ? J'aurais donné n'importe quoi, en tous cas, à cet instant pour revivre ce sentiment. Pour être loin de ce troll d'un mètre quatre-vingt qui habitait depuis quelques temps ces murs. Dire qu'il était le seul problème aurait été un énorme mensonge mais... j'avais remué le reste suite à notre dispute. Il y avait du vrai dans ce que m'avait sorti Cho Min Huan. Et ça ne me faisait pas mal de l'admettre, non, ce qui me blessait était la réalité. Cette situation avec ma mère, avec lui, tout ça, c'était tout ce qui se passait dans ma vie. C'était d'autant plus triste que je me donnais pour aller bien au quotidien, suffisamment pour pouvoir encore avancer la tête haute... Mais ce qui m'embêtait aussi, c'était que ça vienne de lui. Ça me rendait furieuse : il se permettait d'en parler comme si on lui avait demandé quelconque service. Si seulement, au moins, il en avait quelque-chose à faire de ma vie, qu'il s'y était penché, j'aurais pu... pardonner. Ça ne m'aurait pas agacée autant. Mais le grand Eden n'avait que faire de ma petite vie. Il n'avait pas le droit de se mêler de ce qui me concernait quand ça lui chantait. Un coup il entrait dans ma vie et la minute d'après, il décidait qu'il devait en sortir parce que ça ne lui plaisait pas. Sauf que non, entre temps, il avait foutu le bazar et j'étais la seule à ranger après.

La paume de ma main heurta mon front avant de s'appliquer sur mon œil. Mes yeux me brûlaient... Génial, en plus, ça me touchait encore ! Mais je craquais réellement... C'est tout ce à quoi j'avais le droit ? Le pire en fait, ce n'était pas cette crise, c'était tout ce qu'il y avait après : un grand rien. Un néant dans lequel on se complaisait tous les deux. Et que dans le fond je haïssais. C'était insupportable. Ce sera bientôt fini de toutes les manières. Soufflait une voix en moi mais je ne m'en sentis pas mieux. Si c'était ça le problème ? Avoir fait tout ça pour finalement se sentir pire qu'avant. Cette émission ne m'avait rien apporté. Au moins, lui, il pouvait être rassuré : sa carrière était probablement assurée. Vu l'engouement de ses fans... Un rire faux s'échappa d'entre mes lèvres. Fallait le croire : Joo Hyo Lin n'avait le droit qu'à ça. Vivement qu'il parte, oui, que je puisse travailler à ce que je mérite vraiment.
Étrangement, j'étais peu convaincue. Ce qui n'arrangea rien à mon humeur.

Énervée, je me débarrassai de ma couverture. Tant pis pour l'heure, mon père trouverait ça suspect mais j'avais une excuse parfaite pour qu'il abandonne de suite ses investigations : mauvaise semaine du mois. Il ne chercherait pas plus loin, que ça lui semble vrai ou faux. Avec une caresse sur la tête de ma petite fripouille, je quittai ma chambre et allai me laver, marmonnant mon excuse au colonel des lieux. Comme prédit, M. Joo leva les mains en l'air pour dire qu'il abandonnait cette partie.
Une fois douchée et habillée, j'étais descendue en bas pour déposer mon sac, nettoyer le salon, préparer de quoi manger... n'importe quoi pouvant faire partie du début d'une nouvelle hygiène de vie. Avare d'activités, je m'étais finalement jetée sur la vaisselle quand il descendit ; mon cauchemar reprenait pendant que mon père s'activait, très emballé à l'idée d'un camping.

Je sentais venir le silence de plomb, donnant des petits coups d’œil à mon téléphone, prête à le choper une fois mes mains sèches et mettre le volume de n'importe quel son à fond. « Tu lui as dis qu'on ne dormait pas là-bas ? Hors de question que je reste là-bas la nuit moi, et je suis prêt à parier que tu n'en as pas envie non plus, alors il faudrait peut-être qu'il se calme » mes lèvres tremblèrent un peu au son de sa voix. Il s'adressait à moi ? Voilà qui était inédit... Je me plaignais en effet du silence, ceci dit, il me plaisait plus que l'idée de lui parler... Je haussai mollement les épaules, n'ayant rien à dire. En effet, je n'avais pas envie non plus. Mais j'avais pour ainsi dire envie de rien tant que ça le concernait aussi. J'avais fait assez d'efforts.
Rinçant quelques assiettes, mes doigts se crispèrent, le silence une nouvelle fois perturbé. Pourquoi avait-il tant besoin de parler d'un coup ? Il ne pouvait pas juste m'ignorer comme il apprécierait si bien de le faire ? « On devrait y aller, la vaisselle ne va pas s'envoler d'ici ce soir, t'en fais pas, tu pourras passer tes nerfs autant que tu veux contre un tronc d'arbre, en forêt. » Je haussai une nouvelle fois les épaules. J'avais que faire de son avis. « Ce soir, je veux juste dormir... » avais-je marmonné plus pour moi-même. Je voulais rentrer dans quelque-chose de presque aussi propre que du neuf. C'était thérapeutique. « Je vais attendre dehors. » Ma mâchoire se resserra alors que j'envoyai l'éponge dans l'évier avec agacement. Qu'est-ce qu'il voulait que ça me fasse ?! Il pouvait bien partir déjà, ce serait fait.
Mes mains mouillées plaquées contre mon visage, je tentai de retrouver mon calme. Il était ridicule de me mettre dans cet état. Je soufflai pour me donner du courage et allai chercher un petit sac bandoulière que j'avais laissé sur le canapé. En partant, je fermai à clé la maison et rejoignis en trainant des pieds la voiture. Il était évident que je prenne la place à côté de mon père. Aucune envie de devoir me tenir à côté d'Eden. La route serait déjà assez pénible. Surtout avec les caméras qui allaient tôt ou tard attendre de nou- ... lui ou de moi.

Le moteur démarra et bientôt, on avait bel et bien pris la route, une autre voiture nous suivant. Le calme était roi si on oubliait mon père qui sifflotait joyeusement dans l'habitacle. « Bah alors ? Vous vous êtes fâchés ? » Du coin des yeux, j'observai un instant Min Huan avant de répondre. « Non... » Mon père éclata de rire comme si j'étais un clown... Il était pénible. « C'est parce que c'est bientôt la fin, les jeunes ? » Exaspérée, un autre 'non' m'échappa avant que je n'étende un bras pour activer la radio. Je m’enfonçai ensuite presque aussitôt dans mon siège et fermai les yeux. « J'ai mal dormi, je vais essayer de rattraper un peu... » la tête tournée vers la fenêtre, j'espérai que ça marche. Dix minutes plus tard, j'avais enfin rencontré Morphée.

...
Alors que j'étais prise totalement dans les filets du sommeil, un tendre et avenant « DEBOUT SOLDAT » résonna jusque dans mes oreilles... et si je n'avais pas été habituée à ça ces dernières années, j'aurais probablement perdu mon cœur. Sourcils froncés et joues gonflées, je regardai un instant mon père, me demandant comment, oui comment, nous étions parentés.
Sans trop rechigner, j'avais toutefois quitté la voiture pour qu'il laisse tomber dans mes mains du matériel. Toujours aussi molle, je commençai à monter les tentes au milieu de......... nulle part, visiblement. « Oh, oh. Soldats, nous avons visiblement un problème... Vous l'aurez remarqué, il n'y a pas que l'ambiance qui soit froide. Il faut faire un feu. Je vais chercher du bois. En attendant, montez le camp. Hyo Lin-ah, je te confie ça en cas d'ours, tu te souviens comment on fait hein ? » « QUOI ?! NON-JE- PAPA ! » Les yeux écarquillés, je tenais du bout des doigts l'arme qu'il venait d'y mettre. « Oh mon dieu, ce n'est pas réel... ce n'est pas réel ! ... Et il n'y a pas d'ours ici ! ...normalement... Il y en a ? » demandai-je quand même à un cameraman, désemparée. Voilà, je me sentais très bête et abandonnée à moi-même... ou pas exactement. Mon regard croisa pour la première fois depuis quelques temps celui d'Eden... J'étais abandonnée, avec lui. Et c'était tout comme si j'étais seule.

BON. Il fallait que je reprenne mon calme. Ravalant un soupir, je pris sur moi et décidai de faire avancer les choses pour que je puisse à nouveau me murer dans mon indifférence totale... Pour le meilleur. « Tu... tu penses pouvoir monter votre tente tout seul ? » demandai-je avec une pointe de réticence. En attendant, j'avais dans l'idée de suspendre mon sac à un arbre. Il était plein de quelques snacks, je n'avais pas envie qu'un animal me le vole. D'une voix quelque peu mécanique, pour qu'elle soit dénouée de quelconque sentiment, je lui adressai un conseil. « Je ne veux pas qu'on ait d'ennui : je ne sais pas pour les ours mais il y a peut-être des renards ou chiens errants donc mets juste tes affaires à l'abri. » Sur le bout des pieds, j'arrivai enfin à le suspendre à un moignon de branche avant de glisser comme une chef sur la racine un peu humide d'une dernière pluie. J'avais basculé en arrière comme si on m'avait tiré par la tête, le tout dans un joli 'crick' qui me fit comprendre que je pouvais oublier ma cheville.

Et comme si ce n'était pas suffisant, j'avais atterri sur l'autre asperge.
Génial. Juste génial.




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we are so different

i like real men, you're all cutesy. i enjoy scary movies, you like telling me i'm the scary one. i love animals, you're the only one i can't stand. i say yes, you say no. i say cold, you say warm. we're worlds apart. different. especially when afar... if we get close our worlds will crash... and i'd get this glimpse of familiarity i've never wished to have...

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MessageSujet: Re: Hyo Lin ; On en revient à jamais changé.    Jeu 19 Juin - 21:50

TITRE :

 Hyo Lin ; On en revient à jamais changé.




 


    Je me calais sur le siège arrière de la voiture, bougon et préoccupé. Je n'avais pas la moindre envie d'être ici. Je ne voulais pas faire semblant, je voulais être seul. Pour la première fois depuis longtemps, je ne me préoccupais plus des apparences. Alors que je ne jurais que par cela, il y a quelques temps. C'était à ne plus rien y comprendre, je n'arrivais pas à savoir ce que je voulais précisément.

    Eden vit pour son public, car sans son public, Eden n'est plus rien.
    Seulement là, je ne voulais plus être Eden, je voulais être Min Huan, voilà, c'était mon vœu le plus cher. Être libre de me couper du monde des jours durant, si l'envie m'en prenait. Mais pour le coup, je n'avais pas le choix. Je devais avoir une bonne mine, faire le pitre, l'homme détestable, et rien que l'idée m'épuisait nerveusement. Les filles se plaignaient à ce propos, mais au moins elles avaient une excuse imparable pour éviter les impondérables. Je doutais que Eun Seok se montre conciliant si je lui annonçais que j'avais mes règles. Je devais rester pour le pire, et pour le...pire. Écouteurs toujours éteints, je ne laissais cela dit, rien paraître quant au fait que j'entendais ce qu'ils se disaient, car je gardais les yeux fermés.  « Bah alors ? Vous vous êtes fâchés ? » Eh bien au moins, on ne pouvait pas lui enlever ça, il avait le «flair » pour les histoires qui touchaient sa fille, quelque part ça n'était pas étonnant. Il était juste un bon père, il fallait m'excuser, je n'avais jamais été habitué à cela: « Non... » Je soupire, mais ne bouge pas un muscle.  « C'est parce que c'est bientôt la fin, les jeunes ? » Je n'ouvrais pas les yeux, jouant l'endormi buté. « J'ai mal dormi, je vais essayer de rattraper un peu... » Après ces quelques mots, c'est le calme plat, et j'en profite pour sombrer dans un sommeil de plomb, que j'aurai pensé imperturbable.

    « DEBOUT SOLDAT » Dans un sursaut non dissimulé, je venais m'encastrer le top de la tête dans la voiture. Mes écouteurs tombaient et je grimaçais, soudainement très agacé. Cette petite sieste aurait pu calmer mon humeur maussade, mais avec un réveil pareil, aucun risque. Je sortais hors de la voiture et observais un peu le cadre. Pourquoi est-ce qu'on s'était enfoncés aussi loin dans la forêt hein ? On avait plutôt intérêt à rentrer avant la nuit, sinon les crises que j'avais faites jusqu'ici, passeraient pour des déclarations d'amour. « Oh, oh. Soldats, nous avons visiblement un problème... Vous l'aurez remarqué, il n'y a pas que l'ambiance qui soit froide. Il faut faire un feu. Je vais chercher du bois. En attendant, montez le camp. Hyo Lin-ah, je te confie ça en cas d'ours, tu te souviens comment on fait hein ? »  « QUOI ?! NON-JE- PAPA ! » « En cas de quoi ? Hein ?  » ajoutais-je moi-même, en ouvrant des yeux ronds comme des soucoupes pour l'occasion.

    Je tournais la tête vers Hyo Lin, soufflé. Elle tenait une arme. Une arme. Son père voulait que l'on tue un ours sur la chaîne nationale? J'osais espérer que c'était une blague.

    Les bras ballants, je ne savais pas quoi faire, je me trouvais idiot, et un idiot inoccupé en plus. Où était Eun Seok quand j'avais besoin de lui, hein ? Penaud, je lançais un regard SOS à Hyo Lin, sachant pertinemment qu'elle n'y répondrait pas, mais elle était la seule personne qui m'était familière ici, donc il allait falloir qu'elle s'y fasse. « Oh mon dieu, ce n'est pas réel... ce n'est pas réel ! ... Et il n'y a pas d'ours ici ! ...normalement... Il y en a ?» Pourquoi est-ce qu'elle paniquait ? Ce n'était pas vrai, bien évidemment. Son père ne pouvait pas nous avoir laissés tous les deux, si des ours rôdaient, pas vrai ? « Non il n'y en a pas, c'est pas possible, réfléchis. Un ours Hyo Lin, UN OURS.  » Pas rassuré, je scrutais les buissons et les arbres, regrettant d'avoir refusé les différentes initiations dont son père m'avait parlé.

    « On monte la tente, on fait quelques plans, et on rentre illico presto. Les ours n'auront pas le temps de voir qu'on est là.  » lançais-je, motivé à en finir rapidement. Mais...par où est-ce que je devais commencer ? Et comment m'y prendre ? Les sacs à dos, posés à même le sol, ne me paraissaient pas très avenants... La poisse.

    « Tu... tu penses pouvoir monter votre tente tout seul ? » 'votre' tente ? Avec qui j'allais dormir moi ?!

    Rapidement, je secouais la tête, pour me reprendre. On ne dormait pas ici, peu importe quel pronom elle pouvait utiliser. « Non, mais on s'en fiche hein ?  » dis-je en haussant les épaules, et en attrapant un sac en tissus énorme, j'en profitais pour déposer mon propre sac de sport au sol. « Je ne veux pas qu'on ait d'ennui : je ne sais pas pour les ours mais il y a peut-être des renards ou chiens errants donc mets juste tes affaires à l'abri. » Je me redressais aussi net, douché. Des renards, des chiens ? Est-ce qu'on me faisait une caméra cachée, hein ?

    Je fis la grimace, remettant mon sac sur mon épaule et cherchant un endroit en hauteur pour l'accrocher. Inconsciemment, et probablement par instinct de survie, je faisais quelques pas pour me rapprocher de Hyo Lin, cherchant la sécurité toute relative de l'arme à feu, mais je restais discret, dans la mesure du possible. Avec des caméras à chaque coin, la tâche s’avérait compliquée.
    Doucement, je me tourne vers elle, décidé à monter la tente ici. Un bruit de craquement attire mon attention, mais avant que je n'ai le temps de réagir, Hyo Lin me tombe dessus, et je m'étale de tout mon long.

    Mes os se brisèrent sous le choc trop important, et je perdais connaissance.
    Non, je plaisante. Elle ne m'avait pété que 6 côtes à première vue.
    Bon d'accord, j'arrête, elle m'avait juste surpris, heureusement, je n'avais rien dans les bras quand elle avait chuté, sinon ce serait-elle qui serait dans un piètre état.

    Ou moi.
    Ou nous deux.

    « Est-ce que tu peux te lever ? J'ai entendu un craquement, ne me dis pas que...  » demandais-je en me redressant doucement, dans le cas où elle se serait cassé quelque-chose. Je n'attendais pas sa réponse et : « Tu pourras te mettre en colère après, c'est promis.  » je passais mes mains entre ses bras, et l'attrapais par la taille, la redressant doucement, en même temps que je me redressais moi-même, jusqu'à ce que j'entende quelque-chose venant des buissons un peu plus loin : « C'est quoi ? C'est quoi tu crois ??? Un sanglier ? Un renard ? …. » les mains crispés autour de sa taille, je n'osais plus du tout bouger du coup.





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MessageSujet: Re: Hyo Lin ; On en revient à jamais changé.    Dim 6 Juil - 21:40

TITRE :

 Hyo Lin ; On en revient à jamais changé.




 

Je savais bien que cette idée d’aller faire du camping, bien que rafraîchissante, était mauvaise dans les faits réels. Quels faits réels ? On y allait avec Eden pour commencer et de ce que je savais de lui, il n’avait pas le profil de l’amoureux de la nature avec un n majuscule. Même avec un n minuscule, d’ailleurs, si mon avis vous intéresse… Ensuite, de toute évidence, je participais aussi et vu l’ambiance qu’il y avait entre moi et notre star locale, ce n’était pas l’idéal pour passer quelques heures loin de tout. Enfin, il y avait surtout mon père. Il n’était déjà pas très familier avec le concept d’émission, si on le mettait dans son habitat naturel en plus, j’avais peur de la gaffe.
Fallait le voir, il était tellement emballé par tout ça, il avait réparti les tâches en me confiant une arme alors qu’une partie de la Corée du Sud et d’internautes étrangers allaient nous regarder. Une arme. Mais il avait quoi en tête ? D’accord, je savais en effet tirer mais je n’allais pas en faire étalage en direct ! Je le regardai partir, toujours choquée, le revolver dans les deux mains. « En cas de quoi ? Hein ?  » je ne répondais pas à Min Huan, ne préférant pas en rajouter une couche. Je ne pouvais pas lui en vouloir de paniquer. Ce n’était pas une question de force pour le coup mais mon père avait simplement perdu la tête. On se serait cru chez les fous ou au cirque, pour le numéro absurde des clowns.
Je soupirai.

Fallait passer à autre chose, de toutes les manières, je n’allais pas me servir de cette arme. Et pas seulement parce qu’une caméra n’attendait que ça mais parce que je n’allais pas en avoir besoin. Mon père en faisait des tas pour pas grand-chose. Manquerait plus que je rentre et nourrisse son délire. Surtout que je sentais que mon compagnon de fortune allait foncer dans son jeu lui, prêt à s’en méfier du nounours sauvage. Il ne pouvait y en avoir dans le coin… le membre du staff n’avait pas l’air certain et ne m’avait jamais répondu. Au lieu de ça, « Non il n'y en a pas, c'est pas possible, réfléchis. Un ours Hyo Lin, UN OURS. » Quand je disais qu’il allait foncer dans son délire ! « Tu as raison, on reste calme. De tout façon, je suis armée » dis-je dans une vaine tentative de calmer les choses. Il fallait l’occuper un peu. D’où l’histoire de la tente. « On monte la tente, on fait quelques plans, et on rentre illico presto. Les ours n'auront pas le temps de voir qu'on est là. » Je roulais les yeux un petit peu mais le laissai à ses délires.

Je préférais passer à autre chose et enfin faire un camp digne de ce nom avant que mon père ne trouve autre chose… Histoire de nous motiver. Je m’assurai donc qu’il savait faire au moins. « Non, mais on s'en fiche hein ? » Je balançai un peu ma tête sur le côté pour lui servir un regard assez blasé. « Moi, oui. Mon père, par contre… » je haussai les épaules pour lui faire comprendre que ce serait une histoire qui ne me regarderait pas ! Il savait bien à quel point mon militaire de père pouvait être à cheval sur ce qu’il considérait être un « protocole ».
Puisque je pensais au kit de survie du parfait petit campeur en terrain inconnu, j’avais cru bon de mettre en garde Eden sur les animaux potentiels. Non pas des ours puisque je ne pouvais pas croire qu’il y en avait. Mais d’autres chapardeurs pouvaient être attirés par l’odeur de nos sacs, par curiosité ou gourmandise. Une fois, averti, je ne m’étais pas attardée sur ses états d’âme. Je ne réfléchissais plus vraiment à quoi que ce soit si ce n’était en finir. Et bien-sûr, quand on ne réfléchit plus vraiment, et bien les conséquences ne tardent pas vraiment à venir vous faire la leçon.

J’avais joliment glissé sur cette stupide racine, je m’étais tordue au moins la cheville et Eden allait probablement me tomber dessus car… car je lui étais tombée dessus dans le sens concret. Je grimaçai, prenant cinq petites secondes pour reprendre mes esprits, bien consciente d’être enfin sur la terre ferme mais incapable de retrouver rapidement mes sens. Puis la douleur avait enfin pointé le bout de son nez. Ce fut ma seconde grimace en dix secondes. Cette journée était une horreur décidément, je le savais ! « Est-ce que tu peux te lever ? J'ai entendu un craquement, ne me dis pas que... » Je levai un regard un peu perdu sur lui, croyant aux premiers mots qu’il allait plutôt me faire une scène en me demandant de faire attention et que je n’étais pas légère au passage. Mais non. Ma bouche s’ouvrit un peu mais rien ne sortit. « Tu pourras te mettre en colère après, c'est promis. » « Hein ? » demandai-je rapidement, ne comprenant pas ce qu’il voulait dire quand je sentis ses bras autour de moi. Le sang me monta un peu à la tête et mon cœur sauta dans ma poitrine, surprise comme je l’étais. Il n'arrêta pas de frapper pendant tout le long, ce qui me sembla interminable. Pourtant, en moins de deux secondes, je me retrouvais sur mes deux jambes sans rien comprendre… pour un seul instant. Ma cheville me lança aussi rapidement que j’avais posé le pied au sol de nouveau. J’avais à peine capté le bruit des buissons d'ailleurs, trop préoccupée par la scène que je venais de vivre et la douleur. Mais ça c'était sans qu’Eden n’attire mon attention dessus. « C'est quoi ? C'est quoi tu crois ??? Un sanglier ? Un renard ? …. » Il semblait paniqué et je parcouru du regard les buissons, d'un air paumé. « De quoi ? Mais non- » Je le regardai un instant comme s’il avait perdu la raison mais ne bougeai pas pour autant… Ça venait de faire du bruit encore. D’une main j’agrippai le bras de Min Huan alors que de l’autre, j’essayai de toucher l’arme que mon père m’avait confiée.
Mon cœur cognait plus fort, je n’avais pas envie de tuer un animal. Mais vraiment pas… « Min Huan, je ne veux vraiment pas tuer une pauvre petite bête » lui soufflai-je pour extérioriser un peu. Mais cinq secondes après, ça bougeait de nouveau et je sortis l’arme…… Ça se rapprochait. Je le sentais. Je priais pour que ce soit juste un écureuil qui tirait une branche quand…
« AAAAAH……! »
Une, deux, trois secondes et je réalisais enfin…

« Papa ? Oh mon dieu » je me décomposai presque en voyant mon père sortir de là. Mon bras armé tomba et je soufflai. Puis je croisai le regard de mon paternel… Et le suivait avant de me dégager en panique de la position dans laquelle on se trouvait encore… sans manquer de m’assassiner un peu plus la cheville. Cela eut le mérite de me calmer au moins et de me faire reprendre les choses avant qu’il ne demande quoi que ce soit. Je devais être rouge de honte et d’embarras. Pour appuyer mes futures paroles, je me baissais sur ma cheville et la tenait « Tu as failli nous tuer de peur, j’ai déjà failli mourir en tombant, ne nous refait pas ça ! » Je lançai un regard rapide au chanteur qui se tenait désormais à un mètre de moi. Mon père s’avança pour m’aider à avancer jusqu’à un tronc d’arbre et me fit m’asseoir. Le verdict fut rapide : entorse. Magnifique ! Je grognai, réalisant que je ne pourrai rien faire librement. « Tiens-toi tranquille maintenant. Tu t’occuperas de la cuisine par exemple pendant qu’Eden et moi montons les tentes. » Je hochai la tête, ravie de ne pas me retrouver seule avec lui pour qu’il me pose des questions lourdes.

Je les laissai donc monter le camp et allumai pendant ce temps un feu avec les branches rapportées, en humant un air. Un sourire gracia mes lèvres en sentant la chaleur du feu embrasser mes mains. A côté, je posai le faitout et j'étais prête à le remplir d’eau et autres quand… je remarquai qu’il n’y avait rien d’autre justement… « Euh… on n’aurait pas oublié les vivres par hasard ? » Mon père leva la tête et soupira en se frappant le front. Je me souvins alors du sac resté à l’entrée… De mieux en mieux. « Va falloir chasser on dirait, jeunes soldats… C’est tout ce que je vois. J’ai vu quelques terriers, un lapin ou deux feront l’affaire »
. . . J’allais tourner de l’œil, j’allais vraiment tourner de l’œil. Mon père venait de suggérer qu’on tue un LAPIN. Une petite bête adorable. Je sais qu'on les tuait avant qu'ils n'arrivent dans les supermarchés mais d'une, j'en achetais jamais, de deux, je n'allais pas commettre cet acte ! C'était trop. D’abord les ours, maintenant les lapins, il n’allait pas nous convier à un stage chez le boucher non plus avant de rentrer ? « Tu rigoles, hein ? Je ne tuerai pas de lapin. Et on n’en tuera pas devant moi et tu le sais ! » j’ouvrais de grands yeux pour la énième fois et me levai aussitôt… avant de m’en vouloir furieusement. Fichue cheville.

Il insistait, disant que blessée, je ne tiendrai pas. J’avais une entorse, pas une hémorragie ! « Non, non, non, on ne va pas tuer de lapins ! Hein ? Dis-lui, Eden, ça ne se fait pas à la télé, je ne sais pas moi ! » je perdis encore mon calme, me braquant totalement à cette idée. Mon père et moi posions alors nos yeux sur le chanteur avec attente. J’en avais presque les larmes aux yeux. Je voulais bien faire ce qu’il voulait mais il n’y aurait pas d’animaux morts. Fin des négociations.
Puis franchement, il avait quoi mon père ? Choisir ce jour pour du camping, me confier une arme, ignorer les caméras et maintenant, il voulait tuer un adorable et innocent petit animal. Je m’assurai que j’avais mis le cran de sécurité sur l’arme, la glissai dans mon sac et m’assis dessus, fermement décidée à empêcher un lapinticide.





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i like real men, you're all cutesy. i enjoy scary movies, you like telling me i'm the scary one. i love animals, you're the only one i can't stand. i say yes, you say no. i say cold, you say warm. we're worlds apart. different. especially when afar... if we get close our worlds will crash... and i'd get this glimpse of familiarity i've never wished to have...

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MessageSujet: Re: Hyo Lin ; On en revient à jamais changé.    Lun 7 Juil - 0:48

TITRE :

 Hyo Lin ; On en revient à jamais changé.




 


    Sincèrement, je ne comprenais pas l'intérêt de la manœuvre. Qui allait se poser devant son téléviseur en se frottant les mains et en disant : « Oh chouette alors, chasse & pêche avec Min Huan en guest star ! » Je le savais que j'étais aussi musclé qu'une crevette, mais si c'était pour éviter du camping en plein air avec Monsieur Papa et Hyo Lin avec une humeur terrible, j'étais prêt à montrer mes abdos à toute la capitale. Ce serait une exclusivité !

    Mais il était un peu trop tard, maintenant que nous allions monter le campement, songeais-je mauvais.
    Pas de chances pour les jeunes Séoulites, elles manqueraient mon corps de crevette sexy. Eh quoi ? J'étais un chanteur, pas un psychopathe. D'ailleurs, j'étais prêt à parier que Yong Jae était taillé comme un boxeur américain.

    Cela dit, j'avais plus important à m'occuper. Monsieur Papa venait de nous laisser seul dans les bois, en nous parlant de Grizzli haut de 2 mètres 50 au garrot (bon, ce n'était peut-être pas ce qu'il avait dit, d'accord). « Tu as raison, on reste calme. De tout façon, je suis armée » Je hochais la tête, ne demandant qu'à la croire. Mais pour être honnête, je n'étais pas plus rassuré après cette déclaration. D'ailleurs, peut-être que pour me changer les idées, Hyo Lin avait jugé bon de me tomber dessus et de se fouler la cheville. Elle avait toujours une façon de faire assez étrange, ça ne m'aurait pas étonné.

    Dans un moment de faiblesse, je avais oublié de lui dire des méchancetés, et m'étais sincèrement soucié de son état. Son « hein ? » me rappela à l'ordre, surpris, j'avais posé les yeux sur elle, un court instant. Désemparé, et confus, je ne la lâchais pas pour autant. Le bruit dans les buissons avait trop rapidement attiré mon attention, et le fait que je l'ai porté par la taille pour la remettre debout ne me perturba qu'un très court instant. Les mains toujours crispées et posées sur ses hanches, j'étais plus effrayé par mes chances de survie qui baissaient que par le fait que je me montrais un peu trop différent de d'habitude. C'était forcément un ours, non ? « Min Huan, je ne veux vraiment pas tuer une pauvre petite bête »  J'augmentais un peu la prise que j'avais sur elle, inconsciemment, rentrais mes épaules et fermais les yeux : « Mais si c'est elle qui nous tue, on aura l'air malin...  » répliquais-je d'une voix faiblarde.

    J'aurai aimé que personne ne sache que j'étais totalement novice, question camping (oui, le seul campement que j'avais réalisé, c'était sur le canapé en toile de jute de ma mère). Mais là, je n'allais pas y couper. J'allais être la risée de tout le monde. Si je ne ressortais pas de cet épisode en pâté pour Grizzli, Eun Seok allait entendre parler du pays.

    Hyo Lin et moi hurlèrent à l'unisson : « AAAAAH AAAAAAAAAAAAAAAAAAH !  » Je me repliais un peu plus sur moi même, et tapais des pieds, dans la panique. Je tendais l'oreille et ne l'entendais plus hurler : « AAAAAHPourquoi tu ne cries plus ? C'est parti?AAAAAAAH !... » demandais-je à bout de souffle.

    Non, je n'avais pas pensé à ouvrir les yeux.
    Pas une seule seconde.

    « Papa ? Oh mon dieu » « Papa ?  » répétais-je en levant la tête et en ouvrant les yeux, interloqué.

    Quand Hyo Lin se dégagea rapidement de mon « étreinte », je mettais un temps à comprendre, avant de ranger mes mains dans mon dos, gêné.
    Je jetais quand même un œil à la jeune femme, et levais les yeux au ciel, en la voyant grimacer. Elle aurait très bien pu continuer à s'appuyer sur moi, ce n'était pas comme si je l'aurai laissé tomber.

    D'accord, je n'étais pas quelqu'un de confiance car en plus, j'y avais pensé mais. . .
    Un frisson me parcouru l'échine.
    Plus jamais je ne penserai ainsi. Ja-mais.

    « Tu as failli nous tuer de peur, j’ai déjà failli mourir en tombant, ne nous refait pas ça ! » C'est vrai ça, pourquoi diable était-il passé par les buissons ? Les sentiers, c'était trop mainstream pour lui ? Je regardais les deux faire silencieusement, sentant mes jambes en cotons trembler un peu. « Tiens-toi tranquille maintenant. Tu t’occuperas de la cuisine par exemple pendant qu’Eden et moi montons les tentes. » Sa fille venait de se fouler la cheville, et il voulait rester là ? Mais...

    « Vous êtes certain que c'est une bonne idée ? Hyo Lin est blessé quand même...  » notais-je, un peu perplexe.
    Mais apparemment, il était décidé. Penaud, je commençais à marcher vers lui pour l'aider. Et contre toute attente, ça n'était pas si compliqué que ça.  « Euh… on n’aurait pas oublié les vivres par hasard ? » Mon sang se glaca aussi sec, alors que je tournais lentement la tête vers elle. « Pour de vrai? » Question idiote, elle ne dirait pas une chose pareille si ce n'était pas le cas, n'est-ce pas ?« Va falloir chasser on dirait, jeunes soldats… C’est tout ce que je vois. J’ai vu quelques terriers, un lapin ou deux feront l’affaire » J'écarquillais les yeux, et manquais de m'étouffer. « Tu rigoles, hein ? Je ne tuerai pas de lapin. Et on n’en tuera pas devant moi et tu le sais ! » Pour une fois, j'étais tout à fait d'accord avec elle.

    « Sauf votre respect Monsieur Papa, je ne pense vraiment pas que ça soit une bonne idée... Je pense qu'on pourra se contenter des pastilles contre la toux qu'il y a dans la voiture...  » dis-je en pointant l'endroit où la voiture était garée un peu plus tôt, comme si elle était la solution a tout nos problèmes.

    En quelques sortes, elle l'était.
    Si je savais conduire, je sauterai au volant, et me tirerai d'ici, fissa.

    Surtout qu'il insistait en plus. « Non, non, non, on ne va pas tuer de lapins ! Hein ? Dis-lui, Eden, ça ne se fait pas à la télé, je ne sais pas moi ! » Cette fois-ci, une violente quinte de toux me frappa, et je la pointais du doigt comme si elle avait la peste : « Eden ! Tu m'as appelé Eden !  » Reprends toi Min Huan, ce n'était pas parce qu'elle ne t'avait pas appelé Evan-goon que les choses étaient arrangées.

    Puis depuis quand voulais-je que les choses s'arrangent hein ?

    « Elle a raison, le public qui regarde l'émission risque d'être traumatisée... sansparlerdemoimême, et je ne sais pas tirer en plus ! Et les lapins... ils ne méritent pas ça Monsieur, sauf votre respect Monsieur.  » les mains toujours dans le dos, je me trouvais d'un coup très idiot à essayer de raisonner un dingue évident de chasse et pêche.

    « Je crois que j'ai des marshmallows dans mon sac à dos ! Vous avez déjà essayé ? C'est vachement nutritifs. Je vous assure, bien plus que le lapin .  » dis-je en me jetant sur mon sac, et en en sortant effectivement un sachet plein de ces sucreries.

    Une goutte d'eau me tomba sur la figure, mais je choisissais de ne pas m'en préoccuper, et me relevais pour entendre : « Voyons, arrêtons les blagues les jeunes ! Vous savez bien qu'on ne survivra pas avec ça ! Hyo Lin, je t'ai déjà emmenée en plus ! Min Huan, t'es un homme mon garçon ! » Il s'approcha de sa fille, et je compris qu'il avait dans l'idée de récupérer l'arme. Zut...

    J'ouvrais mon paquet, et venais me placer entre les deux. Je fourrais une sucrerie dans la bouche de Monsieur Papa, et m'attendais à mourir sur le champs. Mais...

    Je ne voulais vraiment pas tuer un lapin.

    Les gouttes d'eau devinrent plus régulières, jusqu'à devenir une bonne averse. Un long silence s'installa, et je ne trouvai rien d'autre à dire que : «  C'est...c'est bon ?  » demandais-je en souriant quelque peu, toujours étonné de tenir encore sur mes deux jambes.






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MessageSujet: Re: Hyo Lin ; On en revient à jamais changé.    Dim 17 Aoû - 15:14

TITRE :

 Hyo Lin ; On en revient à jamais changé.




 

Setting Me Off Balance
Ca y était enfin, je comprenais peut-être ce qu'il se passait avec mon père. Ses envies de grand air, son complot avec la production de l'émission pour nous emmener dans cette forêt, les bêtises qu'il sortait... Il y avait certainement une sorte de concours : celui qui me ferait péter un câble le plus rapidement. Je n'avais pas apprécier le fait que Min Huan, Eden ou le ciel sait comment je devais l'appeler - qu'il essaye de m'adresser la parole comme si rien ne s'était passé. Certes, il s'en fichait mais pas moi et je le trouvais déjà bien assez permissif. Puis je n'aimais pas non plus m'avouer que les mots d'un petit enfant gâté capricieux puissent autant m'atteindre. Alors si mon père s'y mettait aussi avec ses idées. Il savait qu'aujourd'hui, j'avais en plus prévu une séance de révisions avec Ga Yeon, Soo Mi et Jin Wook - Ga Yeon aurait probablement fini par tenter de malheureuses prises sur Jin Wook, lequel aurait voulu en vainc passer à la page suivante en m'expliquant un truc somnolant, alors que Soo Mi aurait remis du vernis sur les ongles de ses orteils, couleur accordée à son humeur et aux dernières tendances... Cette dernière aurait probablement plu à Min Huan - je le voyais ainsi du moins... et qu'est-ce que j'en avais à faire ?!
Bref. Je disais que j'aurais révisé avec cette bande improbable. Oui, je ne ratais pas grand-chose et je n'aurais pas été en compagnie de personnes plus saines... Non mais qui accorde son vernis à son humeur et essaye de réviser toujours avec nous ?! (oui, Ga Yeon est normale selon moi ahem) Mais j'aurais été là où je voulais !

Et loin d'animaux douteux - mon père inclus, typiquement George de la Jungle qui sortait de son buisson après nous avoir guetté. Oh mon dieu, et si il nous avait effectivement guetté ? J'ignorais ce qui m'inquiétait le plus dans cette idée et je sentis le sang me monter ridiculement à la tête. Heureusement, un Eden restera un Eden... « AAAAAHPourquoi tu ne cries plus ? C'est parti?AAAAAAAH !... » Je le jugeais un instant du regard avant de regarder ailleurs, l'air de me dire que cela ne valait pas tant d'intérêt. Remarque, le voir, les yeux fermés, en train de hurler encore aurait été comique si ça avait été en d'autres circonstances pour moi. Ils n'allaient pas couper ça au montage, hein ? Si ?

Mon père avait déjà repris le contrôle des opérations. Et rien n'allait plus l'arrêter, il y tenait à son fichu camp. Il ne savait décidément pas interpréter les signes qui disaient que cette journée était maudite pour nous ou quoi alors ? « Vous êtes certain que c'est une bonne idée ? Hyo Lin est blessé quand même...  » Je levais les yeux sur le chanteur, un peu intriguée qu'il prenne seulement la parole pour parler de moi. Il tenait tant à partir que ça ? Il pouvait faire une croix déjà sur ça, ce n'était même pas envisageable. Commandant Joo avait déjà tout décidé : les hommes à la construction du camp, la femme à la cuisine - j'en grommelais intérieurement un peu. Pas assez longtemps en m'apercevant que de toutes les manières, je n'allais rien avoir pour faire un souper : on avait oublié le sac le plus important avant même celui des tentes...
Il était là, je le sentais venir le mal de crâne !

« Pour de vrai? » En toute honnêteté, je ne pouvais pas blâmer la question évidente de notre diva personnelle. C'était tout bonnement incroyable qu'on puisse seulement oublier le nécessaire le plus basique qui soit à la survie. Enfin, je me doutais que pour quelqu'un, cela n'allait guère être un problème.
Dans le mille, mon père avait suggérer la chasse d'innocents petits lapins. Je crois qu'il cherchait à nous faire son Rambo à la télé, c'est tout ce que je voyais. Ou il voulait que je retourne chez la famille de ma mère peut-être, en tous cas, ça allait être efficace... pour me faire y réfléchir. « Sauf votre respect Monsieur Papa, je ne pense vraiment pas que ça soit une bonne idée... Je pense qu'on pourra se contenter des pastilles contre la toux qu'il y a dans la voiture... » Mon père fit la sourde oreille en regardant autour de lui, cherchant sûrement de quoi chasser déjà. Mais mince, il savait que je ne mangeais presque pas de viande. Petite, je pleurais en voyant les lapins et les poules à la boucherie... encore maintenant, j'accélérais le pas en passant devant. Puis je zappais toujours quand un lion ou un félin partait à la chasse. La pêche, je voulais bien mais même assommer un poisson pour le découper, c'était au-delà de mes capacités. Mon père n'avait probablement entendu parler de conscience...

Je demandais donc en urgence l'aide d'Eden. Il se mit alors soudainement à tousser et j'eus presque peur qu'il étouffe pour de bon - remarque, on serait bel et bien rentrés là... mais pour aller à l'hôpital... Non, je préférais encore devoir attacher mon père plutôt que de supporter encore les frasques de la diva et ses fans. « Eden ! Tu m'as appelé Eden ! » Je levai les yeux au ciel très rapidement en regardant ailleurs. Quoi ? Il voulait se faire appeler Evan peut-être maintenant ? Les distances, il me semblait que ça lui plaisait...
Tu divagues Hyo Lin, tu rends tout bien plus personnel que ça ne l'est en fait... me dis-je.
J'attendais qu'il sorte de sa torpeur ou son étonnement, je ne savais même plus ce qui lui prenait. J'avais juste besoin qu'on arrête Action Man. « Elle a raison, le public qui regarde l'émission risque d'être traumatisée... sansparlerdemoimême, et je ne sais pas tirer en plus ! Et les lapins... ils ne méritent pas ça Monsieur, sauf votre respect Monsieur. » Je hochai la tête, enfin contente qu'il se ressaisisse mais aussi qu'il appuie mes propos. Avec un peu trop de "Monsieur" à mon goût. On aurait vraiment cru entendre un subalterne ! Mais j'osais espérer que ça allait au moins faire entendre raison à mon père un petit peu. Mince, l'émission n'avait pas besoin de ça. « Je crois que j'ai des marshmallows dans mon sac à dos ! Vous avez déjà essayé ? C'est vachement nutritifs. Je vous assure, bien plus que le lapin. » Je fronçai un peu les sourcils en l'entendant poursuivre... puis décidai de ne pas y donner trop de réflexion. Si j'étais paniquée, je ne savais pas à quel point lui pouvait l'être... et donc la crédibilité, fallait repasser. Mais j'étais rassurée de voir que lui aussi avait emporter sa cargaison de sucrerie. Cela allait peut-être nous sauver. « Je suis d'accord ! Puis si tu veux tant partager ton expérience de Rambo, tu n'as qu'à soumettre une candidature à Law of the Jungle. Ce n'est pas le bon programme maintenant... » Oui, je connaissais l'émission... Summer Yong Jae y avait participé... Pas besoin d'en savoir plus. J'espérais seulement que mon père n'allait pas vraiment songer à leur soumettre sa candidature car je n'allais plus savoir où me mettre.

Pas le moment de contempler cet effroyable possibilité. Mon père s'entêtait, pour changer. C'était quoi cette mode de nos jours que d'être borné(e) ?
« Voyons, arrêtons les blagues les jeunes ! Vous savez bien qu'on ne survivra pas avec ça ! Hyo Lin, je t'ai déjà emmenée en plus ! Min Huan, t'es un homme mon garçon ! » Je fronçai les sourcils encore, lui demandant du regard presque de se souvenir comment ça avait fini la dernière fois ! On ne tuait pas les animaux devant moi, c'était tout. Puis, Min Huan était un garçon, pas un homme... un adolescent en pleine crise tout au plus. Je secouai la tête alors, exaspérée par ses tentatives pour nous raisonner. Mince, on parlait de lapins ! Cela ressemblait quand même à mon chat, il ne voyait pas le problème ? Bon, d'accord, pas le plus ressemblant... et s'il était moins fainéant, mon petit compagnon serait probablement déjà en train de se jeter sur un pauvre petit animal. Mais nous n'étions guère des animaux et je refusais.

Une goutte tomba sur mon front et j'arrêtai de m'agiter pour regarder le ciel. Commençait-il à pleuvoir ? Le bleu de la matinée avait bien disparu et de grosses formes grises bougeaient au-dessus de nos têtes. Pas de doute, on allait connaitre au moins une belle averse. Et en effet, les gouttes se multiplièrent rapidement, jusqu'à commencer à me tremper un peu. Je chouinai silencieusement, me demandant comment cette journée pourrait être pire. « C'est...c'est bon ? » Je relevai la tête en entendant Eden : je n'avais rien suivi de ce que les deux hommes avaient fait mais je retins un petit gloussement en voyant mon père avec des joues dignes de Hamtaro.
J'essayai de distraire mon père pour mettre fin à un silence de plomb. « On devrait peut-être, ce n'est qu'une suggestion, d'abord envisager de se mettre à l'abri. Puis papa, tu sais que les animaux fuient la pluie. On ne chassera rien que des vers de terre avec ce temps... » c'était en effet la seule bonne nouvelle. Puis hors de question que je chope un rhume pour aller tuer je ne sais quoi.
Le militaire soupira avant de nous tirer doucement dans la seule tente montée tous les deux. A ce moment, son portable sonna et il s'éloigna, l'air sérieux d'un coup. Je soupirai... « Je crois que je ne vais pas vraiment aimer ça... » soufflai-je pour moi-même en sortant mon paquet de gâteaux moelleux enrobés de chocolat. Hésitante, j'avais finalement mis le paquet ouvert sous le nez de mon camarade de fortune dans le cas où ça l'intéresserait pour survivre en attendant que mon père nous indique le reste des opérations. Il ne mit d'ailleurs pas long à revenir, soupirant et évitant soigneusement de me regarder dans les yeux. « Les enfants, j'ai une petite urgence. Rien de long. Ce qu'on fait : vous restez là en attendant que ça se calme. Moi, je vais à la base et en revenant, je rapporte les provisions... vu que la chasse n'est pas un programme familial... » Je roulais des yeux, ne croyant pas qu'il me faisait sur la fin sa voix d'homme déçu. Car pour le moment, nous, on restait là : on ne serait jamais entrés à la base comme ça, sans que ce soit une situation d'extrême urgence. Surtout que Min Huan n'était pas affilié à mon père. Et il était inenvisageable qu'il nous dépose avant : la base passait toujours en premier, surtout quand ils l'appelaient aussi soudainement un week-end de permission.

Il nous salua et partit sans attendre au pas de course. « Et il n'en resta plus que deux. Je n'arrive pas à croire qu'il nous ait trainé jusque-là pour nous abandonner maintenant... sous la pluie et sans plus de vivres que des sucreries... » Comme pour renforcer le ridicule de la situation ou mes propos, un grondement fit trembler ciel et terre autour de nous. Je laissais tomber ma tête sur mes avant-bras, lesquels reposaient sur mes genoux pliés. « De mieux en mieux... »
J'en étais certaine maintenant : on était coincés là jusqu'à ce que mon père revienne vu la pluie. Je remarquais soudain quelque-chose, les yeux ronds... « Je rêve ou... le caméraman s'est fait aussi la malle ? Il est parti ? Il... est PARTI... JE HAIS CE GARS. » rageai-je soudainement. Certes, il devait sûrement protéger son matériel mais cela voulait surtout dire qu'il avait filé avec sa voiture aussi... au lieu de nous prendre, il avait juste fuit sans nous consulter. « Il a le droit de faire ça ? » demandai-je plus dans le vide qu'au chanteur à mes côtés.

Énervée, je chopais mon portable pour essayer d'envoyer un message. Je constatai d'abord l'heure avancée désormais dans la journée et surtout qu'il n'y avait pas de réseau. « Pas de réseau... Je ne peux même pas l'insulter au téléphone, ni même réviser ou supplier Ga Yeon ou Jin Wook de venir nous chercher. Jin Wook aurait même apporté de la soupe qu'il aurait fait... » Je pensais soudain à la bonne soupe qu'il m'avait préparé quand j'avais fuit chez moi après la dispute avec Min Huan. J'avais bien bu et le mal de crâne était là, il avait été assez gentil pour exécuter sa recette miracle anti-migraine. Bien chaude et fumante... En pensant à la chaleur du bol, je pris conscience que j'avais froid et que mes cheveux étaient trempés. Je frottai mes bras en me recroquevillant un peu plus sur moi-même. « Ca va aller, toi ? » si j'avais froid, il devait sûrement aussi ne pas être au top du confort. J'espérais juste qu'il n'allait pas tomber malade... « Tiens, essuie-toi les cheveux, tu vas attraper froid sinon... » je lui tendis mon gilet sec que j'avais placé dans mon sac. Cela ferait l'affaire selon moi. J'avais pour ma part attaché mes cheveux après les avoir laissé goutté un peu.

Et maintenant quoi ? Le ciel ne cessait de gronder, j'en avais marre du chocolat, ma cheville était capricieuse et je mourrais de froid à cause de la pluie. Je finis par m'allonger. « Je suis morte... » marmonnai-je, en boule, les yeux lourds. Ne t'endors pas... me répétai-je mais évidemment...
Je me suis endormie.

~¤~
J'ouvris soudainement les yeux, réalisant que mon cher fiancé le marchand de sable avait bien fini par passer et m'accorder ses faveurs - cela sonne horriblement faux et compromettant pour une raison inconnue...
Je me retrouvai alors face à Min Huan qui avait les yeux fermés. Un sourire glissa sur mes lèvres : au moins, je n'avais pas flanché seule... Aussi bête que ça l'était, je me serais sentie quand même coupable. On avait beau être en guerre froide, il y avait quand même le minimum humain à accorder. Ce n'était donc pas plus mal qu'il se soit aussi assoupi un peu. Puis... il ne parlerait pas comme ça pour casser tout. Ainsi, les yeux et la boucher fermés, il avait l'air enfin calme... apaisé... comme les enfants qui dorment, il semblait à nouveau inoffensif. Il n'avait rien du serpent à sonnette qu'il était habituellement. C'était pénible de céder à cette pensée mais, à cet instant, il était mignon. Dans tous les sens. Je pouvais apprécier ses bons côtés puisqu'il n'allait pas faire une réflexion qui me ferait tout ravaler.

« Oui... ce n'est pas Eden quoi... » soufflai-je...
Puis je me mis une gifle mentale qui me fit me redresser. Je faisais quoi là ? Je me laissais attendrir par le mal ? Vraiment ? J'avais presque envie de le réveiller pour le coup, soudainement agacée. Je me contentai de pousser sa jambe avec une grimace avant de sauter sur mon portable.
... J'avais bien dormi cinq heures au moins... Tu m'étonnes que Min Huan ait piqué du nez aussi... Mais le pire : aucune trace de mon père. J'ouvris un sachet de mon paquet de gâteaux, affamée. La pluie s'était au moins un peu calmée mais il me suffit de jeter un œil dehors pour savoir que ça n'avait rien de fixe.

Et si une tempête secouait le pays en fait et que personne ne pouvait nous récupérer ?
Ne soit pas ridicule, Hyo Lin ! Je me redressai au final pour secouer Min Huan. « Debout, allez... Lève-toi... Mon père n'est toujours pas revenu, on va profiter de l’accalmie pour aller faire du stop. Mais faut remonter à la route pour ça. A moins que tu veuilles dormir ici ? »
Je n'attendis pas et commençai à ranger certaines affaires. Je sortis la tête de la tente dans le but d'aller m'étirer quand... Je retournai aussi sec à l'intérieur, un peu figée, les yeux écarquillés. Me souvenant de sa présence, je sautai presque sur le coréen en l'entendant bouger, mon index sur sa bouche. « Promet-moi de ne pas paniquer et de rester silencieux » demandai-je à voix basse. Mon doigt ne quitta pas sa nouvelle place avant que je n'ouvre à nouveau la bouche. « Il y a peut-être un sanglier dehors... » je fis un petit sourire embarrassé.

Si jamais cette journée finissait un jour, j'irai chez une diseuse de bonne aventure, qu'elle me retire le mauvais œil qui devait peser sur moi...





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MessageSujet: Re: Hyo Lin ; On en revient à jamais changé.    Ven 22 Aoû - 14:31

TITRE :

 Hyo Lin ; On en revient à jamais changé.




 


    Ne me jugez pas, les marshmallows étaient une option que j'avais vraiment envisagé. Pour être honnête, je ne m'étais rendu compte de la folie du geste uniquement une fois que je l'avais mené à son terme. Du coup, il était un peu tard pour faire quoi que ce soit, et je me sentais aussi très idiot. Monsieur Papa ne risquait pas d'apprécier, pire il allait peut-être me passer un savon en direct. Mais au lieu de cela, ce fut Hyo Lin que j'entendis rire derrière moi. « On devrait peut-être, ce n'est qu'une suggestion, d'abord envisager de se mettre à l'abri. Puis papa, tu sais que les animaux fuient la pluie. On ne chassera rien que des vers de terre avec ce temps.. » Je confirmais d'un vif hochement de tête, comme si j'étais un expert des vers de terre, et me retenais d'ailleurs d'ajouter qu'ils étaient très nutritifs. Elle pouvait sûrement être plus dangereuse que son père à mon humble avis, je m'étais habitué à l'idée quand elle m'avait mis un python autour du cou, en se justifiant par un: vous êtes de la même famille.

    Une psychopathe, c'est moi qui vous le dis.

    Mais même une psychopathe ne méritait pas de faire du camping avec son père fou de chasse, sous la pluie. « Sauter un repas n'a jamais tué personne en plus ! » J'annonçais cela comme si je venais de déchiffrer les tables des commandements et que mes paroles faisaient office de loi. Je n'arrivais pas non plus à comprendre ce qui m'arrivait. Hyo Lin et moi allions dans le même sens, normalement je me serais contenté de la contredire simplement pour le plaisir du geste, mais là, non. Il y avait deux explications : j'avais une âme d'écolo endormie dans un coin, ou j'étais prêt à aller contre mes principes pour une cause commune.

    Quand je voyais Monsieur Papa s'éloigner, je fronçais les sourcils, me demandant l'espace d'un instant si nous avions gagné ou non. Il ne devait pas être du genre à abandonner facilement, si ? Alors je ne préférais pas m'emballer maintenant. « Je crois que je ne vais pas vraiment aimer ça... » Je me retournais vers elle, soudain plus paniqué. Elle le connaissait bien mieux que moi, donc je n'allais pas aimer moi aussi. « J'aime pas quand tu dis ça, dis pas ça.  » Moi et ma façon toute personnelle de résoudre les problèmes. Je n'allais pas changer le cours de choses, non : juste me rendre plus agaçant.

    Pas ma faute, je ne savais faire que ça.

    Mais contre toute attente, elle me proposait des gâteaux. Surpris, je levais la tête vers elle, comme pour être certain, avant d'en prendre un précautionneusement. Je croquais dedans, et... « Merc- » Impossible, trop dur, pas moyen. Déjà, je l'avais murmuré ce 'merci', mais en plus je m'étais empressé d'enfourner le reste comme pour me couper dans mon élan de politesse. Et alors que je mâchais tout en ne lâchant pas Hyo Lin des yeux, comme si je m'attendais à ce que la foudre me tombe sur la tête à tout moment, son père revint. « Les enfants, j'ai une petite urgence. Rien de long. Ce qu'on fait : vous restez là en attendant que ça se calme. Moi, je vais à la base et en revenant, je rapporte les provisions... vu que la chasse n'est pas un programme familial... » Je frissonnais en entendant cela, et ça n'avait rien à voir avec la pluie qui imbibait mes vêtements et couler le long de mon dos.

    « Pourquoi rester... là ? On peut venir, non ?  » Je tournais la tête vers ma nouvelle alliée, à la recherche de renfort, mais la voir lever les yeux répondit à ma question.

    Non, on ne pouvait pas.

    Cette tente n'avait rien d'accueillant, et l'idée de passer du temps seul avec Hyo Lin ne me plaisait guère. Nous étions en froid, autrement dit, elle allait me faire la tête pour la prochaine heure à venir. En temps normal, ça ne m'aurait pas posé de problème. Là, c'était différent, j'avais conscience d'avoir dépassé les bornes la dernière fois. Alors j'attendais comme un signal qui me montrerait qu'elle ne m'en voulait plus, pour pouvoir arrêter de m'en faire. C'était comme si elle me laissait en apnée et je détestais ça. J'avais besoin de respirer moi, et je ne comptais pas me faire de cheveux blancs avant l'heure. Je ramenais mes jambes à mon torse, et soupirais doucement. « Et il n'en resta plus que deux. Je n'arrive pas à croire qu'il nous ait trainé jusque-là pour nous abandonner maintenant... sous la pluie et sans plus de vivres que des sucreries... » Mon dieu, la situation était grave, elle me parlait. Autrement dit, elle jugeait qu'il le fallait.

    En d'autres mots, on était coincés ici jusqu'à demain matin.

    Au moment où je m'apprêtais à répondre, le ciel gronda et je grimaçais, de moins en moins à l'aise.« De mieux en mieux... » Je tentais de ne pas m'occuper du temps, même si les gouttes contre la tente allaient finir par faire gondoler la toile, à ce rythme. « Le seul truc que j'ai, à part les marshmallows, c'est des poires au sirop.  » balançais-je, bougon. J'attrapais le sac que j'avais gardé avec moi jusqu'ici, et sortais une conserve. « C'était une bonne idée pourtant... Seulement, sans ouvre boîte... ça se corse.  » Elle allait probablement se fiche de moi pour n'avoir pensé qu'à la conserve. Je soupirais en regardant cette dernière qui me faisait de l’œil.

    Bien sûr, si nous n'avions même pas un ouvre-boîte, un mixeur pour smoothie, c'était sûrement mort aussi, non ?

    « Je rêve ou... le caméraman s'est fait aussi la malle ? Il est parti ? Il... est PARTI... JE HAIS CE GARS. » Je tiquais en me rendant compte qu'elle avait raison. « Tu plaisantes ?! Maladroitement, je me redressais, avant que la hauteur toute relative de la tente me force à me rasseoir aussi sec. rageai-je soudainement. « Ce traître est forcément parti en voiture. Il va entendre parler du pays, foi de Min Huan.  » Quand je disais qu'être agaçant, c'était ce que je faisais de mieux, il n'y avait aucune plaisanterie là-dedans. Si je le décidais, avec un peu d'imagination, j'allais faire virer cet imbécile.

    Dommage pour lui, j'avais pris ma décision et ne manquais pas d'imagination. « Il a le droit de faire ça ? » Je plantais mon regard dans le sien, et grinçais des dents : « Peut-être, j'en sais rien en fait, la moindre des choses aurait été... Qu'il prépare son changement de carrière.  » Je concluais ainsi, car tout au fond, je fulminais.

    « Pas de réseau... Je ne peux même pas l'insulter au téléphone, ni même réviser ou supplier Ga Yeon ou Jin Wook de venir nous chercher. Jin Wook aurait même apporté de la soupe qu'il aurait fait... » Je levais les yeux au ciel en entendant cela. « Pour sûr, là ce dont j'ai envie c'est de la soupe de carottes, j'en rêve.  » Eh bien quoi ? J'en avais rien à cirer de sa soupe à Jin Wook moi, ce que je voulais, c'était partir.

    Et puis de la soupe, ça ne devait pas être très difficile à faire.
    Dans le genre gastronomique, on avait déjà vu mieux. Alors que je commençais à bouder, je sursautais en entendant : « Ca va aller, toi ? » « H-hein ?  » La colère et la jalousie passée, je me rappelais enfin que j'étais trempé. Je passais une main dans mes cheveux, et arrêtais en voyant qu'ils gouttaient de partout. «Tiens, essuie-toi les cheveux, tu vas attraper froid sinon... » Je prenais ce qu'elle me donnait et essuyais doucement mes cheveux, avant d'arrêter après avoir jugé que c'était suffisant et de me rendre compte que... « C'est... J'écarquillais les yeux, surpris. Elle m'avait donné son gilet, à elle. Moi, j'avais pris ça pour une serviette. Et d'un coup, je me sentais idiot. Merci.  » Je déposais le gilet à côté d'elle et ne la regardais plus. Je posais mon menton sur mes genoux, et demandais, un peu bougon : « Ta cheville, ça va ?  » Je me pinçais les lèvres, et continuais de jouer l'indifférent.

    J'avais été imbuvable, pourquoi est-ce qu'elle faisait ça hein ?
    Si je tombais malade, l'émission se finirait plus vite, ça l'arrangerait bien, pas vrai ? « Je suis morte... »  Je haussais les épaules, de mauvaise foi. Mais après une bonne dizaine de minutes dans le silence, « Hyo Lin.... ?  » Je la regardais et elle dormait. Je posais mon index et mon majeur sur mon front un instant, fermant les yeux. Il fallait que je le fasse.

    Je me mettais à quatre pattes, et finissais par m'appuyer sur mes genoux. « Je suis désolée d'avoir parlé de ce que ne me regarde pas, ne m'en veux pas trop s'il te plaît.  » Aucun son n'était sorti de ma bouche, j'avais juste mimé les syllabes avec mes lèvres. Elle me tournait le dos de toute façon.
    Histoire de faire ça bien, je me penchais doucement en avant, et restais quelques secondes comme ça. Une fois redressé, je secouais la tête, gêné, et me roulais en boule dans l'autre coin de la tente. Elle ne le saurait pas, c'était l'important, mais je m'étais excusé. C'était la première fois, et contrairement à ce que j'avais toujours pensé, je ne me sentais pas particulièrement rabaissé.

    « De toute façon, elle ne- » Je balbutiais le reste de ma phrase, et sombrais dans le sommeil. Il faisait froid, et le temps était toujours aussi mauvais, mais étrangement, ça ne me dérangeait plus tant que ça.

    x~x~x

    Mes yeux me picotaient, mais je les ouvrais tout de même. On venait de me secouer après tout, il était sûrement temps que je me réveille. « Debout, allez... Lève-toi... Mon père n'est toujours pas revenu, on va profiter de l’accalmie pour aller faire du stop. Mais faut remonter à la route pour ça. A moins que tu veuilles dormir ici ? » . . . Mince.

    L'espace d'un instant, j'avais oublié où j'étais. J'avais oublié que je dormais par terre, sous une tente, dans la forêt. Oublié que Hyo Lin était là et que Monsieur Papa était parti. Je me redressais lentement, toujours dans le brouillard, et me frottais les yeux : « On est...demain ?  » Je posais ensuite mes mains par terre, et écarquillais les yeux. La lumière avait largement baissée. D'ici une bonne dizaine de minute, je n'y verrais plus rien.

    Je me mettais sur les genoux, et rangeais à la hâte mon paquet de sucreries et mes poires. Quand Hyo Lin revint à l'intérieur, je sursautais avec elle, et fronçais les sourcils, tout en la regardant dans les yeux. « Promet-moi de ne pas paniquer et de rester silencieux » Je la fusillai du regard, toujours à moitié endormi, mais hochais la tête. « Il y a peut-être un sanglier dehors... » J'écarquillais les yeux, en tombant en arrière. « Quoi ?! Je me reprenais aussitôt en entendant du bruit dehors : Pardon, quuooi ? Je murmurais. Je... On peut pas rester là.. vraiment pas, la nuit va tomber.. Ton père va être inquiet, il faut qu'on rentre. Tu dois mettre du..froid sur ta cheville.  » Paniqué, je sortais la tête et reculais aussitôt. Bon sang, qu'est-ce qu'on va faire...  » Hors de question que je lui dise mon problème. « Tu ne sais pas ce qui le ferait partir ? On ne peut vraiment pas rester ici... Je te porte sur mon dos si tu veux... Allons-y !  » J'étais au bord de la crise de panique alors que le crépuscule n'était même pas à son apogée.

    Je n'osais pas imaginer ce que ça allait donner quand la nuit serait vraiment tombée. Je me chargeais de tout les sacs, et les portais, un autour de mon cou, deux sur un bras, le dernier sur l'autre.





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« Superstar»


I know you think that you've got it all, and by making other people feel small, makes you think you're unable to fall. And when you do, who you gonna call? See, what you give is just what you get, I know it hasn't hit you yet.
Lauryn Hill ; Superstar
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