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MessageSujet: My turn to be in distress.   My turn to be in distress. EmptyMer 10 Avr - 20:14

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 My turn to be in distress.




 

La première chose qu'avait remarqué Xiao Yu lors de son réveil était son mal de crâne. Et les brides de souvenirs qui lui revenaient par flash. Il se souvenait d'avoir été en soirée avec des « collègues » de la « haute », histoire de toujours faire bonne figure comme lui avait ordonné ses parents. Ils se souvenaient d'avoir bu. Un peu trop peut-être. Et à partir de là, tout devenait flou. Il se souvenait d'une étrange envie de vomir, d'un homme qu'il ne connaissait pas et d'une silhouette. C'était plus des impressions qu'autre chose à vrai dire. Il savait l'homme répugnant et hostile. Il se prit la tête entre les mains, pensant qu'elle allait exploser sous la pression. Il n'avait pas assez dormi mais à chaque fois qu'il fermait les yeux, il revoyait des scènes de la nuit dernière qu'il avait peur de comprendre. Il revoyait l'homme qui lui souriait sadiquement, posant ses mains sur son corps … Rien que d'y penser, ça lui donnait envie de gerber et de s'arracher la peau sous la douche. Mais ce dont il se souvenait le mieux n'était pas du tout ce à quoi il s'attendait. Gabriel. Encore et toujours lui qui revenait dans ces foutues ruines de souvenirs. Il ne savait pas vraiment si ça avait été un rêve ou la réalité. D'ailleurs, il ne savait même pas où il était actuellement. Il avait juste envie de dormir mais il n'y arrivait pas. Il avait peur. Ce retour à la réalité un peu trop rapide l'effrayait parce qu'il ne savait plus ce qu'il s'était passé. Il ne savait plus où était Gabriel et cette question l'obsédait pour une raison inconnue. Il sentait comme un manque. Quand il s'était réveillé, son lit lui avait paru froid et vide. Est-ce que le jeune Wonderland avait dormi avec lui cette nuit ? Ça semblait être le cas. Il avait encore la sensation de sa main enfermée dans la sienne.
Il se redressa quelque peu, essayant de se souvenir de tout. La chambre tournait quelque peu autour de lui mais tout se stabilisa assez vite. Il se prit la tête entre les mains et ferma les yeux. Il revoyait des scènes qu'il avait visiblement vécue. C'était comme des souvenirs lointains, perdus depuis longtemps mais qui repassaient dans sa tête en boucle, comme un vieux film.

« Bordel, qu'est-ce qu'il s'est passé ? ... »

Il se força à se remémorer tout. Il revit « son pseudo violeur », il revoyait Gabriel qui venait le chercher pour le serrer contre lui, il revoyait Ryu qui ordonnait au plus jeune de l'emmener dans son appartement. Et surtout, il revoyait la blessure de Gabriel qui venait le hanter, son visage visiblement blessé des paroles qu'il avait dites et la douceur et la patience dont il avait fait preuve pour rester à ses cotés. Comment ils s'étaient endormis les bras l'un de l'autre …
Il ouvrit les yeux, la respiration erratique et le corps tremblants. Putain ! Il était perdu entre la réalité et le rêve. Il ne distinguait aucun des deux. Il devait voir quelqu'un. Il avait besoin que quelqu'un lui explique, que quelqu'un l'aide, que quelqu'un lui dise que tout ça n'était qu'un foutu mauvais rêve et qu'il pouvait se rendormir sans y penser. Mais il savait au plus profond de lui même que ça n'arriverait pas. Que les marques sur ses bras n'étaient pas des simples bleus et que la blessure sur son cou, c'était lui même qui se l'était infligée. Parce qu'il s'était senti sale et répugnant. Qu'avoir été touché de cette façon l'avait dégoûté et qu'il avait eu le besoin de faire ça pour « effacer ».
Il sursauta en entendant du bruit venant de derrière la porte de sa chambre. Il était bien chez lui, c'était déjà ça. Il avait ses repères même si cet appartement n'était l'endroit qu'il préférait au monde, il s'y sentait en sécurité. Il n'osait pas bouger pour vérifier si qui était dans la cuisine d'après les bruits qu'il pouvait entendre. Il y avait toujours cette peur insensée que ce soit « cet homme » qui avait tenté de le violer hier soir même si c'était improbable. Peut-être qu'il commençait à devenir paranoïaque. Il tenta de se rassurer en se répétant mentalement qui c'était impossible, que c'était sûrement Gabriel qui s'était réveillé plus tôt mais dès qu'il éloignait cette hypothèse, les souvenirs d'hier soir revenaient au grand galop. Il secoua la tête. Il devait arrêter d'agir en gamine bordel ! Il avait plus cinq ans, il avait passé l'âge d'être effrayé par des bruits dans la pièce d'à coté. Il tenta d'appeler mais sa voix était, pour une quelconque raison, enrouée et tout ce qui sortait de sa bouche étaient des misérables « Gabriel ». Il se dégagea de sa couette qui lui tenait trop chaud pour se mettre en position assise, laissant ses pieds toucher la moquette. Il remarqua une petite tâche rouge la souillant. Ah oui. Gabriel avait été blessé. Et puis, il avait dit qu'il le laisserait à Ryu par la suite n'est-ce pas ? Ce devait être ce dernier qui se trouvait dans la cuisine et non pas le jeune chanteur. Il était un peu déçu de ne pas pouvoir parler avec le frère Summer mais si c'était bien Ryu qui se trouvait dans la pièce à coté, il était soulagé à ne pas avoir à affronter son regard après la nuit qu'ils avaient passé. Il ne savait plus exactement ce qu'il lui avait dit mais Gabriel semblait avoir été touché. Putain, il avait encore joué l'enfoiré avec les gens qui voulaient l'aider. Pourquoi était-il toujours comme ça ? Il espérait juste que le jeune homme allait bien malgré tout. Il sentait son cœur se serrer à chaque fois qu'il se remémorait la blessure qu'il avait eu le malheurs d’apercevoir hier.
Il se leva avec difficulté, titubant quelques peu avant de se stabiliser en s'appuyant contre le mur. Au bout de quelques minutes, la chambre cessa de tourner et il put se tenir en équilibre sans aide. Il se dirigea vers le miroir à coté de son armoire et soupira. Il avait vraiment une gueule de zombie. Ses cernes étaient encore plus soulignés que d'habitude et son teint était plus maladif que pâle. Sûrement les conséquences des cauchemars qui avaient hanté sa nuit et de la drogue qui avait, visiblement, évacué son organisme. Enfin, pas tout à fait puisqu'il peinait encore un peu à retrouver l'équilibre. Il avait envie de rejoindre Ryu mais il ne savait pas vraiment s'il avait assez de force pour le faire. Il s'étonnait même d'avoir réussit à se lever. Mais il devait paraître « bien » pour ne pas inquiéter le japonais. Ouai, faire comme si tout allait parfaitement bien. Agir comme d'habitude, c'était ce qu'il devait faire, pas vrai ?
Malgré ça, il ne s'en sentait pas capable. Comment pourrait-il agir de la même manière que d'habitude alors qu'il avait été drogué, avait été victime d'une tentative de viol et perdu toute once d’ego en une seule et même soirée ? Il frappa son miroir de rage mais ne réussit qu'à donner un misérable coup de poing qui ne fit que lui faire mal. Il jura et recula de quelques pas, perdant quelque peu l'équilibre et tombant sur la moquette. Il avait envie de chialer bordel de merde. Il resta à terre, s'allongeant de tout son long sur le sol et fixant le plafond d'un œil morne et vide. Il ne réagit pas quand Ryu surgit dans la pièce, sûrement alerté par le bruit, une tasse de boisson chaude à la main. Il détourna le regard du point imaginaire qu'il ne cessait de fixer depuis deux bonnes minutes pour le poser sur le visage de Ryu et d'éclater en sanglots dans la seconde qui suivit. Nan, il pouvait vraiment pas se retenir de chialer comme une fillette, pas vrai ? Ridicule ... Il tendit les bras vers le japonais, comme le ferait un enfant. Peut-être en était-il un en ce moment même. Un gosse flippé d'avoir oublié les trois quart de sa soirée, d'avoir été abusé et d'avoir blessé l'un des seuls avec Ryu à vouloir le connaitre. Il devait vraiment avoir agit comme un enfoiré de première. Quoi que, ça ne changerait pas grand chose à vrai dire, pas vrai ?

« Ryu ... »


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MessageSujet: Re: My turn to be in distress.   My turn to be in distress. EmptyJeu 11 Avr - 13:43

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 My turn to be in distress.




 

Ta nuit fut blanche. Impossible de fermer un œil. Déjà tu as frappé ces deux hommes qui avaient osé faire souffrir Xiao ainsi que les deux autres qui avaient causé une blessure assez sérieuse à ton protégé qu’était Gabriel. Quatre personnes… Tu les as frappés jusqu’à sang dans une ruelle plus loin sans témoins. La majorité était déjà bien salement amochés par la quantité d’alcool et des substances plus ou moins illicites dans l’organisme. Des jeunes riches qui pensaient que prendre de telles substances feraient d’eux des personnes branchées. Des idiots. Tu ne comprends toujours pas la raison qui pousse Xiao à les suivre alors, que lui-même ne les porte pas dans son cœur. Le pire fut surtout la présence de Gabriel mais, tu ne le remercierais jamais assez. Les voir tous les deux sur cet escalier en pierre quand tu as débarqué en trombe, fut pour toi la goutte de trop. Ta colère avait atteint le paroxysme et, tu l’as sorti quand tu t’es retrouvé avec ces 4 sa***ds ! Tu les as frappés avec force que tu t’en es fait mal aux mains. Deux bandages sont visibles sur tes mains. Tu n’as pas vu l’heure, tu les as juste menacé de ne plus jamais recommencé et appeler les secours pour qu’ils aillent à l’hôpital. Ils ne méritaient pas ça mais, si tu les avais tué, tu n’aurais pas mieux valu qu’eux. La vérité est que tu te sentais aussi coupable qu’eux. Tu n’avais pas été présent pour Xiao, manquer à ta tâche de le protéger et pire encore, tu t’es rendu compte qu’il continuait ses fréquentations qui étaient de la mauvaise graine. Tu as échoué sur tous les terrains. De plus… Gabriel avait été impliqué aussi dans cette affaire… Et, il ne s’en était pas sorti indemne. Tu t’es sentit jaloux de lui pendant une seconde mais, quand tu es rentré dans cet appartement et les a vu tous les deux, tu te dis qu’il est peut-être la raison qui aiderait Xiao à avancer… Ce qui signifie aussi…. Arrêter toute cette attention et tendresse que vous vous portiez. Malgré tout, tu avais dû réveiller le jeune homme qui n’avait sur lui qu’une serviette autour de la taille. Son hématome t’inquiétait comme sa main ensanglantée. Cela ne te plut guère mais, tu n’eues pas d’autres choix que de laisser Xiao tout seul pour mener le chapelier fou de Wonderland à l’hôpital. Tu t’es concentré sur lui et, plus que sa blessure sérieuse, c’est son comportement qui t’a choqué. Il était « éteint ». Tu n’as pas essayé de savoir préférant te concentrer sur un problème à la fois mais, lorsqu’il t’a dit d’aller retrouver Xiao, de la tristesse avait été lisible sur son visage. Il t’a tenu des arguments contre lesquels tu fus dans l’incapacité de lutter. Ton inquiétude pour le manager chinois était présente, avait atteint son paroxysme mais, tu t’inquiètes aussi pour Gabriel mais, ce dernier avait tenu à ce que tu partes en t’affirmant que tout irait bien. Pas d’inquiétude à avoir. Tu fus face à un sacré dilemme mais, tu aurais pu lutté plus longtemps au lieu de céder aussi facilement à sa requête. Il ne voulait pas qu’il arrive quelque chose d’autre à Xiao… Que ce dernier se réveille et panique ou alors qu’il pleure. Qu’il fallait que tu sois près de lui. Au fond, il t’a supplié pour que tu rebrousses chemin le plus rapidement possible.

Tu étais revenu à l’appartement et est resté à son chevet sans le lâcher du regard. Pourtant, ton regard s’était perdu parfois sur l’heure. Tu as réveillé, il y a moins d’une heure Yong Jae en trouvant son numéro dans le répertoire du portable du propriétaire de l’appartement. Tu as gardé pour toi ce que ce qui s’était passé, mais, tu voulais être certain qu’une personne de confiance et proche de Gabriel aille le récupérer. Tu es là regarder le lait bouillir dans la casserole pour pouvoir le mettre dans une tasse avec du cacao Nestlé que tu as trouvé en farfouillant dans les placards. Il aimait le chocolat, tu espères qu’il boira celui-là… Car, apparemment il n’avait pas touché à celui que Gabriel lui avait préparé mais, il semblerait quand tu as lavé les deux tasses que l’autre jeune homme n’y avait pas touché non plus. Tu éteins le feu, pendant que tu décides de mettre trois cuillères de cacao dans la tasse avant de remplir cette dernière avec le lait chauffé à l’ancienne. Tu mets une petite cuillère pour faire tournoyer. Avant de te tourner vers l’assiette de vingt crêpes que tu as fait exprès pour lui. Il fallait que tu téléphones à Gabriel pour voir s’il allait bien ou alors à l’hôpital pour être certain de ce qu’il avait et pour combien de temps il allait garder l’écharpe. Tu n’es pas idiot, il s’était fait une luxation et, cela faisait mal et cela pouvait être dangereux… Et handicapant aussi par la suite…. Tes pensées furent interrompues quand tu entendis un léger bruit… Cela t’inquiéta.. Est-ce que Xiao s’était levé. Tu prends la tasse et, ne perds pas de temps à te diriger vers la chambre le cœur lourd. Ce que tu vois, te paralyse et t’inquiète surtout quand Xiao se retourne vers toi et se met à verser des larmes tendant vers ta direction les bras. Tu ne perdis pas de temps pour poser la tasser et te laisser tomber à genoux près de lui pour le prendre fortement entre tes bras. Un bras autour de sa taille, l’autre dans sa nuque alors que tu es allongé plus ou moins sur lui, tu inverses les rôles en le mettant au-dessus de toi et toi, le visage en direction du plafond. Tu ne supportes pas de le voir pleurer. Ses larmes glissant dans ton cou alors, que tu déposas tes lèvres sur le dessus-de sa tête. Tu ne dis rien préférant le laisser déverser toute sa peine. Il avait besoin de toi, et tu comptais bien être là pour lui. Tu appuyas tes lèvres sur sa tempe droite puis sur sa joue.

Tu frottas doucement son dos par-dessus le peignoir qu’il avait avant de le forcer en prenant doucement son menton entre tes doigts pour que vos regards se rencontrent. Que son visage soit à quelques millimètres au-dessus du tien.

Tes deux mains sur son visage fatigué et en larme tu finis par dire doucement en l’embrassant doucement de partout sur son visage laissant pendant quelques secondes tes lèvres le point où elles s’étaient posées.

« Ca va… Je suis.. Là… Ils ne te feront plus de mal…. Je te le promets… Je me suis chargé d’eux… Plus jamais… Ils ne poseront la main sur toi… Ne pleure pas.. Je suis désolé Xiao… Vraiment désolé… J’aurais dû être présent… Pardonne-moi s’il te plait. Je suis désolé mais, c’est fini. Tout est finit tu es en sécurité. »

Ton cœur est lourd, il saigne. Tu déposes doucement tes lèvres sur les siennes pour le rassurer en essayant de débarrasser ses maudites larmes et de le laisser pleurer tout son soul en le tenant de manière protective et possessive. Tu ne te lasses pas de l’embrasser sur son oreille et dans ses cheveux pendant que son visage est contre ton torse. Il n’y avait rien à dire d’autres pour le moment. Tout ce que tu lui chuchotes sont des mots. Tu es réellement désolé. Tu aurais été là, il n’y aurait pas eu de blessés. Ton sang, ne fait qu’un tour. Il bouillonne. Tu aurais dû finalement les tuer. Ton cœur, te fait mal, et tu le colles vraiment à toi pour le tenir. Tu as l’impression de le tenir pendant une éternité quand, tu te rends compte qu’il semble s’être calmé.

« Je suis désolé Yu… Mais ça va aller… Je te le promets ça va aller. Tu n’as pas été souillé Xiao Yu. Ils n’y sont pas arrivés. Et, je ne pense pas qu’ils recommenceront de sitôt. Alors, sois tranquille… Personne ne t’a vu non plus… Ou si… Ils n’auront aucun souvenirs… Alors, tu n’as pas à t’inquiéter de ce côté-là, ils étaient tous trop torchés… Alors… on va revenir au lit et, je t’emmène le petit déjeuner d’accord ? »

Tu le regardes à nouveau dans les yeux avec un petit sourire doux pour essayer de le rassurer. Tu lui fais un bisou d’esquimau en frottant vos nez ensemble avant de l’embrasser doucement à nouveau sur son front. Tu essuies ses dernières larmes avec une main alors que l’autre est posée sur le creux de son dos. C’est à ton tour de le rassurer et d’essayer de lui faire changer les idées. Ton tour, de lui faire retrouver le sourire.


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MessageSujet: Re: My turn to be in distress.   My turn to be in distress. EmptyMar 16 Avr - 22:26

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Ryu était sans doute la seule personne avec laquelle il se sentait aussi bien. L'avoir à ses cotés pendant ce genre de moment, c'était une chose pour laquelle il ne le remercierait jamais assez. Il avait en lui une confiance totale, il savait que le japonais serait toujours là pour lui et inversement. Il ne savait pas ce qu'il aurait fait s'il s'était retrouvé seul ce matin. Il aurait survécu, comme toujours. Il se serait renfermé encore une fois sur lui même, rejetant toute aide extérieur. Il était tellement prévisible, c'en était ridicule.
Il poussa un soupir de soulagement en sentant les bras de Ryu l'enlacer et enfouit son visage dans le cou de ce dernier, pleurant silencieusement tout en respirant l'odeur familière du japonais. Il était toujours aussi surpris de l'effet apaisant que l'autre pouvait avoir sur lui. C'était comme si sa présence seule arrivait à le réconforter. Avec Ryu, il se sentait en sécurité et c'était exactement ce dont il avait besoin maintenant. Il n'osait toujours pas fermer les yeux, il les laissait fixer la nuque de l'autre manager avec un vague alarmant. Mais là, il se sentait bien. Dans les bras de Ryu, il était bien. Il se laissa manipuler comme une poupée de chiffon quand il fut placé sur le torse. Il se laissait embrasser et consoler sans réagir, profitant juste de ce moment et laissant ses sanglots se calmer peu à peu.
La voix de Ryu résonnait, il ne l'écoutait pas vraiment. Il voulait juste rester un peu plus longtemps comme ça, dans ses bras. Il déposa un regard neutre et encore humide dans les yeux de Ryu. Il s'excusait ? Pour quoi exactement ? C'était ridicule, il n'avait pas à s'excuser. C'était de sa faute, il n'avait qu'à faire attention à ce qu'il buvait. Il ne dit cependant rien à Ryu pour le consoler. Il n'avait pas envie de parler. Il tiqua également quand l'autre lui promit qu'il n'était pas « souillé ». Il se rappelait avoir entendu Gabriel lui répéter ça hier. Son cœur se serra mais il ne montra rien. Il aurait bien voulu demander comment le jeune chanteur allait mais il n'osait pas pour une raison qui lui échappait. Il tenta de reprendre une expression froide mais cela ne se résulta que par un froncement de sourcil et un regard vide. Il ne savait pas vraiment si cacher ses émotions était une bonne idée ou non mais c'était presque un automatisme chez lui. Un moyen de défense. Il cessa de regarder Ryu fixement et posa sa tête sur sa poitrine sans dire un mot. L'autre voulait qu'il aille se recoucher mais il ne se sentait pas de se lever ou de quitter le corps chaud qui le serrait contre lui. A vrai dire, il serait bien resté ainsi quelques heures mais ce n'était sûrement pas une position très confortable pour le japonais, allongé sur le sol avec un poids sur le ventre. C'était drôle comme le terme de « poids » était approprié. Une charge, c'était ce qu'il était pas vrai ? L'autre croyait peut-être qu'il n'avait pas remarqué les immenses cernes sous ses yeux ? Mais comme toujours, il allait jouer à l'égoïste en faisant comme s'il n'avait rien remarqué.
Il hocha doucement la tête malgré sa réticence à se séparer de Ryu. Il allait sagement obéir aujourd'hui, il n'avait pas le courage de faire autre chose. Ni même l'énergie. Il ferma les yeux quand le japonais se rapprocha pour frotter leurs nez ensemble avec un sourire qu'il ne lui rendit pas, et se dégagea de lui encore un peu étourdi.
Il se releva avec difficulté mais au lieu de se diriger vers le lit, il attrapa le bas de la chemise de Ryu, baissant la tête et fixant le sol.

« J'ai pas envie de rester seul. »

Il allait le suivre dans le salon. Pas moyen qu'il ne le laisse dans cette pièce. C'était ce qu'il redoutait le plus à ce moment même. Rien qu'à cette pensée, il angoissait. La présence de Ryu, la seule personne en qui il avait réellement confiance et devant laquelle il se laissait aller, allait devenir aussi importante que l'oxygène dans les vingt quatre heures qui allaient venir.
Peut importait ce que le japonais allait lui sortir comme excuse pour qu'il reste dans son lit, il refuserait. Et Ryu le connaissait suffisamment pour savoir qu'il ne changerait pas d'avis. Il le suivit dans la cuisine, titubant encore un peu mais réussissant à marcher sans s'écrouler et accouda au bar séparant la cuisine et le salon. Il posa sa joue brûlante contre le bois froid et observa d'un œil morne les mouvements de Ryu qui préparait un plateau repas. Cette situation lui rappela le jour où il avait été cherché Ryu à la piscine. A croire que les rôles s'inversaient. Quoi qu'à vrai dire, il se demandait toujours qui avait tenté de consoler l'autre la dernière fois. C'était toujours Ryu qui s'occupait de lui au final. Il avait honte de contraindre l'autre manager ainsi, il avait vraiment l'impression d'être une charge. Il repensa également à la photo qu'il avait toujours en fond d'écran sur son portable mais n'eut pas le courage de sourire malgré tout. D'ailleurs, il ne savait même pas s'il avait encore son téléphone après la soirée d'hier. Il l’espérait, ça risquait d'être handicapant pour son travail par la suite s'il perdait tous ses numéros. Enfin, ce n'était pas son inquiétude principale pour l'instant.
Dès qu'il vit que la nourriture était prête, il se dirigea vers sa chambre, prenant bien soin à laisser la porte grande ouverte pour il ne savait quelle raison et s'installa sur le lit avant de se recroqueviller près de l'oreiller. Il n'avait pas faim mais il savait que Ryu allait le forcer à manger quoi qu'il arrive. Une vraie mère poule. Il se décala légèrement pour laisser une place à l'autre manager qui arriva dans la pièce un peu à sa suite, afin qu'il s'assoit près de lui et dès que ce fut fait, il posa sa tête sur son épaule.

« J'ai pas faim... »

Il avait juste envie de se blottir contre Ryu et d'essayer de trouver le sommeil sans craindre des souvenirs désagréables. Il n'était pas sûr qu'utiliser les somnifères se trouvant dans sa table de nuit soit une très bonne idée en sachant que son organisme n'avait sans doute pas évacué toute la drogue d'hier. Il repensa une nouvelle fois au visage dépité de Gabriel hier et ne pu se retenir plus longtemps de questionner Ryu.

« Ryu … ? Gabriel … Il va bien n'est-ce pas ? Je pense que je lui ai dit quelque chose de mal hier. »

Il se mordit la lèvre, retenant de nouvelles larmes. Ce putain de sentiment de culpabilité le rongeait. Il se serait bien retenu de ressentir ce genre de chose. L'époque où rien ne l'atteignait lui semblait lointaine désormais. Etait-il plus heureux sans toutes ces émotions ?

« Je-je ne voulais pas lui faire de mal, je me souviens plus ... »

Il se prit la tête entre les mains. Son mal de crâne amplifiait à chaque fois qu'il essayait de ressasser la soirée d'hier mais tout ce qui lui revenait c'était des images. Tous les sons, les paroles étaient brouillées. Il n'avait pas eu envie de blesser Gabriel, il n'était pas dans son état normal hier. Malgré tout, il avait été touché par le fait que le jeune Summer vienne l'aider. Que ce soit pour le coup de l'ascenseur ou celui d'hier, il commençait à s'attacher à lui malgré tout. Ça l'effrayait mais il ne pouvait pas s'empêcher de vouloir le connaître mieux. Ou alors le remercier. Juste ça, ça suffirait. Et s'excuser. De tous les problèmes qu'il lui avait apporté et de ce qu'il lui avait dit hier même s'il ne s'en souvenait pas vraiment.

« Ryu, si tu le vois … Dis lui que je m'excuse. »

Nan, il irait lui dire lui même, quitte à heurter un peu plus son égo. C'était une peine qui valait le coût, pas vrai ?


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MessageSujet: Re: My turn to be in distress.   My turn to be in distress. EmptyVen 19 Avr - 19:52

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Tu avais l’impression de t’occuper d’un enfant dans un corps d’homme. L’envie de le protéger était bel et bien présente. Tu resserres doucement ton étreinte autour de lui en faisant bien attention de ne pas lui faire mal. C’est aussi pour Gabriel que tu prends le plus grand soin de ton ami. Silencieusement, votre cadet l’a demandé, tu ne pouvais pas t’occuper de lui alors qu’il était secoué. Peut-être parce que tu t’es sentit jaloux de lui que tu n’as pas insisté à rester près de lui ? Une question qui reste en suspens mais au fond n’est-ce pas la vérité. Tu as joué l’égoïste et le possessif envers Xiao mais, pour le bien de ce dernier, Gabriel est probablement ce qui lui permettrait vraiment de s’ouvrir au monde extérieur. Tu n’as pas grand-chose à offrir à Xiao si ce n’est que douleur. Là, pour le moment, tu as envie de jouer le possessif et de t’occuper de lui mais, tes pensées sont aussi dirigées vers le jeune Summer. Est-ce qu’il va bien ? Tu en doutes mais, tu préfères éviter que le manager chinois s’aperçoive que tu as quelque chose à l’esprit. Alors pendant que tu le cajoles tu lui proposes de retourner dans le lit. Il a besoin de repos. Il faut qu’il dorme. Les cernes présentes sous ses yeux sont effrayantes et les larmes n’ont rien arrangé. Pourtant, ce dernier refuse. Tu fronces les sourcils mais, quand tu croises son regard, tu n’as pas la force de lui dire non. Le voir si faible et démuni te fait mal. Tu aimerais le consoler pendant des heures après tout, il semble si près de se casser et si fragile que tu n’as pas envie de débattre avec lui sur le fait qu’il doit se reposer. Ce n’est qu’une question de quelques minutes. Le temps de finition. Tu peux comprendre son envie de rester près de toi. Après un tel choc, ce qu’il a eu… Et connaissant sa personnalité, tu ne peux que céder à sa demande. Surtout qu’il semble près de pleurer. Tu te relèves doucement avec lui avant de lui voler doucement un baisé pour lui faire comprendre que tu concèdes à son « caprice ». Doucement tu te rends à la cuisine, ton hôte à tes talons et tu ne perds pas de temps pour t’atteler à terminer le petit déjeuner. Tu presses même des oranges pour lui faire un vrai jus d’orange. Finalement, il ne te fallut pas longtemps pour terminer. Tu mets tout sur un plateau entendant les pas de ton cadet résonnaient un peu dans l’appartement. Quand tu te retournes, il n’est plus derrière toi, devinant qu’il est retourné dans sa chambre. Tu ne perds pas de temps pour le rejoindre. Pour toi, Xiao Yu ne doit pas rester seul, Gabriel t’en voudrait alors que lui, ne l’a pas quitté malgré la douleur qui le tenaillait. Tu as mal quand tu arrives sur le palier de la porte et le voit recroquevillé sur son coussin. Tu as réellement mal et, envie de te jeter sur lui pour lui susurrer pleins de mots réconfortants. Le garder prisonnier dans tes bras jusqu’à ce qu’il se rendorme. Tu installes tout sur la table de nuit près du lit avant d’aller récupérer la tasse que tu as mise par terre un peu plus tôt. Tu pris place à ses côté, soulevant doucement le drap et les couvertures, avant de te tourner vers lui et de passer une main dans ses cheveux quand ce dernier pose sa tête sur ton épaule. Tu tiques légèrement sur le fait qu’il ne veuille rien avaler avant de commencer à te sentir mal. Il devait réellement allait mal pour ne rien vouloir prendre. Tu peux sentir à l’entente du ton de sa voix qu’il n’en mène pas large.

Aujourd’hui tu as décidé de céder plus ou moins à ses caprices. Tu ne veux pas apercevoir à nouveau ces saletés de larmes longeaient ses joues. Tu décides d’entourer ses épaules de ton bras pour le rapprocher de toi mais tu te stoppes dans ton « élan ». Gabriel ? Tu es étonné et en même temps, une pointe de jalousie fait surface mais, tu préfères ignorer ce sentiment. Après tout, tu t’attendais à ce qu’un jour tu ne sois plus le seul à t’occuper de lui. Un peu trop mère poule non ? Tu peux le voir se mordre la lèvre inférieure te donnant envie de lui mentir mais, cela ne l’aidera pas. Qu’importe si la vérité blesse pour Gabriel et aussi pour lui-même, tu as l’interdiction de colorer la réalité. Guère étonné par ses paroles… Ce ne serait pas la première fois qu’il le pourrirait ce qui, expliquerait certaines voir beaucoup de choses sur le comportement « éteint » du dernier de la fratrie Summer. Tu le laisses poursuivre et aimerais effacer ses doutes, mais, ce ne serait pas lui rendre service. Il doit malheureusement pour lui assumer ses actes et ses paroles. En somme prendre ses responsabilités. Tu l’observes avec sérieux et calme sans intervenir une seule fois pour le laisser vider son « sac ». Du moins, ce qu’il avait à dire. Gabriel… Tu n’étais pas médecin ni psychologue mais, il était probable que ce qu’il avait vu allait le tourmenter pendant quelques temps. Et si Xiao avait effectivement adressé des paroles abjectes… Il était normal qu’il soit « éteint ». Tu tiques une nouvelle fois quand il te demande de lui demander pardon ! Tu fronces même les sourcils pour montrer ton désaccord silencieusement. S’excuser à sa place ? Il se peut que tu ne le vois pas avant un petit moment. Le repos était recommandé bien que tu ne connaisses pas encore les vrais diagnostics de son état. Bien que tu aies peur que tes prédictions soient justes. Gabriel méritait des excuses et même des remerciements qu’importe, si le manager chinois préférait semble-t’il passer par toi.

« Je pense qu’après tout ce qu’il a fait pour toi, il mérite que tu lui présentes-toi-même des excuses. »

Tu viens de parler calmement avant de poser une main sur son épaule et resserant un peu ton étreinte pour le rassurer avant de passer doucement dans ses cheveux. Tu te penches un peu vers lui avant de l’encercler et de le rapprocher de toi afin de le forcer à s’allonger en douceur avec toi. Tu arranges bien les oreillers et vous vous retrouvés en face l’un de l’autre ou du moins Xiao sur toi comme il l’était au début bien que là, ce soit sur un matelas t que plus tôt c’était sur le sol. Tu remontes bien les couvertures et le drap sur vous deux avant de reprendre la parole.

« Ce que je vais te dire risque de te blesser et je pense que lui-même ne veut pas que tu sois au courant mais… Gabriel semble avoir été très touché par ce qui t’es arrivé alors, j ne pense pas que psychologiquement il se porte bien surtout si tu lui as dit comme tu le fais aux autres des paroles blessantes. Et physiquement… Ce n’est pas mieux… J’ai dû le mener directement aux urgences de l’hôpital.. Je lui téléphonerais tout à l’heure pour prendre de ses nouvelles si ça peut te rassurer. »

Tu as parlé doucement. Il est vrai que Xiao Yu avec la drogue dans le sang n’était probablement pas « lui-même » mais… Il n’était pas rare de sa part de s’adresser ironiquement et froidement aux autres. Même ses conquêtes d’une nuit en faisaient les frais alors qu’il était dans son état normal. Tu poses un nouveau baisé sur son front avant de caresser doucement son visage et de parler toujours calmement dans un chuchotement.

« Mais tu sais.. Malgré tout, il n’a pas cessé de penser à toi. Il m’a intimé de revenir au plus vite à l’appartement et de le laisser seul pour que tu ne restes pas seul plus longtemps et que tu ne paniques pas à ton réveil. »

Pour lui signaler que malgré ce qui a pu se passer, Gabriel s’inquiétait toujours pour lui. Après, est-ce qu’il allait lui parler comme avant ? Seul l’avenir le dira mais, pour le moment… L’observant pendant 5 bonnes minutes tu souris doucement.

« On reprendra notre discussion plus tard. Pour le moment, le plus important est que tu te reposes.Je ne te lâches pas. Ensuite on mangera ce que j’ai préparé mais, avant on téléphonera à Gabriel et tu pourras écouter si tu veux ! »


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MessageSujet: Re: My turn to be in distress.   My turn to be in distress. EmptyDim 21 Avr - 1:47

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Il aurait préféré que Ryu ne se mette en colère, ne le traite de connard pour avoir blessé Gabriel mais il aurait dû se douter qu'il réagirait comme ça. Il était tellement en rage contre lui-même à ce moment même, se faire engueuler par Ryu l'aurait plus apaisé que sa réaction calme et franche. Peut-être que le japonais le connaissait trop bien pour son propre bien. Il savait que ce que faisait l'autre manager en lui disant la vérité était une bonne chose mais c'était foutrement dur à entendre. Mais il avait raison, c'était à lui de lui présenter ses excuses, à lui seul. Et il n'avait pas le droit de se servir d’intermédiaire, Gabriel méritait des explications et des remerciements en face comme venait de le mentionner Ryu.
Il ne fit aucun bruit ni aucun geste mais se laissa faire quand l'autre resserra son étreinte sur lui. Malgré tout, il était angoissé de savoir si le jeune chanteur blessé allait lui pardonner aussi facilement. Et se connaissant, une fois ses esprits parfaitement retrouvés, il rejouera au lâche en se cachant derrière un masque froid voir agressif et ses excuses se contenteront d'un grognement incompréhensible suivit d'une retraite calculée. Il posa son oreille contre la poitrine de Ryu, écoutant attentivement les battements de cœur qui l’apaisaient et ferma les yeux dans l'espoir de tout oublier quelques instants ou se réveiller pour découvrir qu'en fait, tout n'était qu'un mauvais rêve mais en vain. Son pouls s’accéléra quand Ryu reprit à nouveau la parole pour lui avouer que Gabriel avait l'air très affecté par la soirée d'hier et ce qui s'était passé. Il était désolé et le simple constat rapporté par le manager le faisait se sentir encore plus mal qu'il ne l'était déjà. Malgré tout, il était reconnaissant envers Ryu pour lui dire la vérité à propos de ça et ne pas enjoliver les choses dans l'espoir de lui remonter le moral. De toute façon, il ne l'aurait pas cru. Il avait bien vu que hier soir que quelque chose n'allait pas dans le comportement du plus jeune donc ce n'était là qu'une simple affirmation de ce qu'il avait pu deviner. Il encaissa les paroles un peu trop franches de Ryu avec un peu de mal quand à sa capacité à blesser les gens avec ses mots mais ne dit rien. Parce que c'était vrai et que dans sa position actuelle, il n'avait pas le droit de l'ouvrir pour quelque chose comme ça.
Il tiqua aussi quand Ryu lui dit que niveau physique, ses blessures n'étaient pas beaucoup mieux. Il aurait tellement aimé détruire les personnes qui l'avaient blessé de cette façon mais il semblait que Ryu s'en était déjà chargé. Et puis, de toute façon, il n'était qu'un lâche, jamais il n'aurait été ce genre de type à tabasser quelqu'un dans une ruelle pour une vengeance quelconque. Il était un fuyard lui, il préférait manipuler l'esprit avec des mots plutôt que le corps avec des poings. Avec la carrure chétive qu'il avait, ça aurait paru ridicule à bien y réfléchir. Il leva les yeux avec une petit lueur intéressée quand Ryu évoqua le fait qu'il pourrait appeler Gabriel par la suite pour prendre de ses nouvelles. Il hocha doucement de la tête avant de recommencer à fixer un point imaginaire et d'écouter les tamtam réguliers du muscle cardiaque du japonais. Il ferma les yeux un court instant quand l'autre posa ses lèvres sur son front et se blottit un peu plus contre lui, tentant de passer ses mains autour de sa taille pour l'approcher plus qu'il ne l'était déjà. Les paroles de Ryu et le visage blessé de Gabriel le tourmentaient beaucoup trop. Il se rappelait enfin pourquoi il avait rejeté la compagnie et l'amitié humaine pendant tout ce temps. C'était douloureux.

Son cœur rata cependant un battement quand l'autre manager le rassura en lui affirmant que Gabriel avait tout de même été très inquiet pour lui. Est-ce que ça signifiait qu'il ne lui en voulait pas ou alors était-ce un coup de sa bonté désarmante, une nouvelle fois ? Il pencherait plus pour la deuxième même si il aurait préféré la première solution. Mais cela voudrait dire que Gabriel n'avait personne à son réveil, lui ? Non, il ne doutait pas un seul instant que le jeune chanteur manquait de personne à son chevet. Il était sans doute entouré d'amis et puis, il avait ses frères avec lui pas vrai ? Lui avait Ryu.

Il fronça les sourcils quand le japonais en question lui intima qu'ils finiraient de parler de ça plus tard et que pour l'instant il devrait se reposer un peu. Il ne voulait pas cesser de parler pour l'instant mais il devait admettre qu'il était exténué et peinait à garder les yeux ouverts malgré la peur que des souvenirs resurgissent d'un coup. Il lâcha un « hum » d'acquiescement quand Ryu lui assura qu'il ne le lâcherait pas. Il était tout de même très soulagé de l'avoir à ses coté, il se demandait vraiment comment il aurait fait sans lui. Il aurait tout de même préféré appeler le jeune Summer tout de suite, ça l'aurait quelque peu apaisé et facilité son sommeil mais il ne se sentait même plus la force de parler. Il ferma les yeux et s'endormit rapidement contre le torse de Ryu, bercé par sa respiration et apaisé par la douceur dont il faisait preuve.

50 minutes plus tard.

Il ouvrit les yeux doucement le cœur battant un peu trop rapidement à cause d'un cauchemard un peu trop violent. Il ne préférait pas se rappeler les détails mais il se souvenait que ce rêve avait été teinté de sang. Il ne laissa pourtant rien paraître de son trouble et resserra sa prises autour du cou de Ryu qu'il avait visiblement accroché pendant son réveil. Il attendit quelques instants que sa vue s'habitue à la lumière et jeta un œil à l'heure indiqué sur la table de nuit. Il n'avait pas beaucoup dormi par rapport aux heures de sommeil qu'il aurait à rattraper par la suite mais il n'avait jamais été un gros dormeur. C'était même tout le contraire à vrai dire. Il grogna un peu et referma les yeux pour enfouir son nez dans le creux du cou de Ryu et inspirant une bouffée de son parfum. Il était encore un peu dans le brouillard et cela lui prit quelques minutes avant de comprendre et se remémorer ce qui lui arrivait. Il gémit piteusement et aggripa le haut du japonais, s'y accrochant comme à une bouée de sauvetage.

Il bougea légèrement en se remémorant la promesse de Ryu quand au fait qu'il allait appeler Gabriel pour lui demander de ses nouvelles. Rien que ça et il se sentirait mieux. Il pourrait se sortir ça de la tête pendant quelques jours. Le temps qu'il se reprenne et qu'il trouve le courage de se rendre au boulot à nouveau. Il n'était pas non plus une fillette, dans même pas deux jours il serait sur pieds. Peut-être pas au mieux de sa forme mais il ne pouvait pas se donner des jours de congés de cette façon alors que le groupe avait besoin de lui, pas vrai ? Et puis, le travail lui faisait penser à autre chose et ça lui faisait du bien. Ça avait toujours été un chemin échappatoire à ses soucis quotidiens. Avec le travail, son esprit était occupé et ça l'empêchait de ressasser les choses tout le temps.

Il n'osa pas secouer Ryu de peur que celui-ci ne dorme. Il avait bien mérité quelques heures de sommeil, c'était lui qui l'avait veillé le reste de la nuit pas vrai ? Et d'après les cernes qu'il se trimbalait, il ne doutait pas un seul instant qu'il ait passé une nuit blanche. Il embrassa le cou de Ryu pour le remercier d'être avec lui et referma les yeux, attendant que l'autre ne montre signe de son réveil.
Quand il le sentit bouger sous lui, il leva la tête vers celle de l'autre manager pour le trouver les yeux bien ouverts. Enfin, peut-être avait-il eu les yeux ouverts depuis le début, il avait juste eu la flemme de détacher sa tête du cou de Ryu pour vérifier s'il dormait ou non.

« Toi aussi tu devrais te reposer Ryu, tu dois être encore plus fatigué que moi. »

Il bougea légèrement de façon à se retrouver à la droite de Ryu et tira le bras de ce dernier pour s'en servir comme oreiller en poussant un soupir de contentement. Il marmonna tout bas n remerciement envers le japonais pour être à ses cotés et attendit patiemment que celui-ci ne se lève pour lui proposer de téléphoner à Gabriel. Il attendait ça pour pouvoir être rassuré ne serait-ce qu'un minimum et pouvoir profiter de Ryu un peu plus même si le contexte ne s'y prêtait pas vraiment. Il avait envie de penser à autre chose pour l'instant et le manager allait l'y aider, comme il le faisait toujours.

« Dors encore un peu Ryu, je vais bien. Tu es exténué, ça se voit. »


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MessageSujet: Re: My turn to be in distress.   My turn to be in distress. EmptyJeu 25 Avr - 11:41

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[blockquote]Dormir te paraissait être une idée des plus alléchantes. Nier que tu es fatigué ne serait qu’un mensonge à rajouter à ton palmarès. Pourtant, tu t’interdis de fermer les yeux pour pouvoir mieux veiller sur lui. Tu peux sentir le poids contre toi s’alourdir, signe que Xiao s’est endormi. Tu le berces un peu dans tes bras pendant que tu caresses doucement son dos, espérant que cela permettrait d’éloigner les monstres de ses cauchemars. Le jeune manager chinois allait certainement devoir affronter pendant quelques jours ses mauvais rêves mais, c’est lui seul qui pouvait se sauver véritablement. Tu seras présent pour l’épauler, lui maintenir la tête hors de l’eau mais, seul lui pouvait se sauver véritablement. Maintenant qu’il est assoupi, tu repenses à tes paroles. Tu n’as pas été tendre mais, en même temps tu ne pouvais pas te montrer colérique ou bien gentil. Il est possible que tes paroles l’aient blessé mais, il était temps qu’il commence à changer. Au fond, il est fragile. Comme toi bien que, contrairement à lui, tu as placé une barrière et un masque. Tu aimerais lui dire que tu ne viens pas d’une famille ordinaire mais, au fond, n’était-ce pas mieux que les choses soient ainsi ? Tu réfléchis, tout en effleurant la chevelure et parfois le visage du bout de tes doigts de ton hôte. Les cernes et la traces de larmes sur son visage n’enlevait en rien à sa beauté même s’il était plus ou moins effrayant. Il était préférable qu’il reprenne des forces avant de revenir à l’agence. Tu veillerais de toute façon sur lui. Car, sans le savoir Xiao était l’une des personnes qui te permet de te battre pour sortir de ta prison dorée. Malgré les apparences, tu es toujours prisonnier de cette dernière qui représente ta famille. Un pion. Tu désires continuer ton train de vie auquel tu t’es habitué mais, depuis le sauvetage de Xia Min, tout est remis en question. Tu ne t’es pas encore retrouvé devant tes frères mais, ça ne saurait tarder. Ce n’est qu’une question de temps. Tu doutes même, que la rencontre avec Kise san n’est pas le fruit de ce dernier. Tu redoutes de rencontrer Seichirou. C’est probablement l’un de tes frères voir, le seul que tu crains. Pour sûr, qu’il est taillé pour prendre la relève de votre père et devenir le 13 Oyabun de la famille. Tu ne peux t’empêcher de resserer doucement ton emprise sur le bel endormi. Dans d’autres circonstances, tu te serais amusé à le vanner sur le fait qu’il était une belle au bois dormant. Tu enfouies ton visage dans ses cheveux pour inhaler son odeur afin de te rassurer. De te rassurer que vous aviez évités le pire. Qu’il allait se remettre du moins… Tu l’espères de tout ton cœur qu’il allait s’en sortir. Qu’il se remettrait de ce choc émotionnellement fort. Ce ne serait probablement pas dans une semaine mais, tu étais certain qu’il arrivera bien à passer au-delà. Tu es épuisé mais, tu refuses catégoriquement de t’endormir sans te lasser d’observer son visage. Son magnifique visage. Tu le scrutes doucement avant de lui offrir une douce caresse en relevant quelques mèches qui t’empêche d’admirer son visage en entier.

Ton cœur ne peut s’empêcher de se serrer. Le vois même dans son sommeil souffrir est douloureux. Que peux-tu faire pour apaiser sa peine ? Tu te le demandes. Cela te renvoie à quelques années en arrière où il avait été blessé à cause des nombreux coups qu’il avait reçus. Il était resté dans l’inconscience pendant une semaine où tu t’étais occupé de lui. Tu ne lui devais rien mais, tu avais remarqué qu’il souffrait de la solitude et, qu’intérieurement il n’était pas malheureux même si votre entente n’était point cordiale. Tu le détestais quand tu l’as sauvé du sort qui l’attendait et pour cause, il avait essayé d’abuser de toI de façon scrupuleuse. Pourtant, tu lui as déjà pardonné depuis longtemps et, cela s’est fait très naturellement. Tu peux sentir du mouvement venant de sa part mais, tu le laisses faire en feignant de dormir. Ton cœur s’affole un peu quand tu le sens se rapprocher de toi tout en s’accrochant à ta personne. Tu aimerais lui demander pour apaiser ta conscience, s’il va bien. Le réconforter comme tu l’as toujours fait même s’il s’avère que cette-fois-ci, soit plus difficile que les situations précédentes. Tu remercies vraiment Gabriel qui a tout fait pour empêcher ce déchet de le toucher plus voir pire même… Cette pensée te fait trembler et resserrer ta prise trahissant ainsi ton éveil. Tu peux entendre sa voix s’élevait doucement dans les airs pendant que ton regard s’accrochait au sien. Te reposer hein ? Il est vrai que tu en aurais bien besoin. Ces derniers temps, ta vie est mouvementée que cela soit en rapport avec l’agence ou bien ton job officieux. Tu essaies de sourire le laissant faire ce qu’il veut de ton bras. Tu roules des yeux à son remerciement avant de lui sourire doucement et de rapprocher ton visage du sien.

« Ne me remercie pas ! Ce n’est rien. Je serais ici tant que tu en auras besoin. »

Un chuchotement… Tu te demandes si c’est bien de dormir. Peut-être que tu devrais lui préparer un bain. Ou au moins qu’il se douche mais, tu doutes que le laisser seul soit un choix judicieux. Son équilibre est précaire et, il pourrait tomber et se faire très mal. Evitons d’autres catastrophes. Tu l’embrasses sur la joue et finit par reprendre la parole :

« Merci de te préoccuper de moi mais, ça va je me reposerais un peu plus tard. Je vais téléphoner à Gabriel avant et toi, fais moi le plaisir de manger quelque chose et je me reposerais promis ! »

Tu voulais qu’il mange au moins un morceau. Tu relèves un peu et te tortionnes avec ton bras libre pour attraper ton portable hors de ton pantalon pour le sortir laissant ainsi ton bras prisonnier du manager chinois. Tu finis par l’appeler et mettre le mobile à ton oreille. Tu peux entendre les bip bip incessants jusqu’à entendre un « clic » signe, que Gabriel ou quelqu’un vient de décrocher. Tu lèves doucement la voix pour entendre une toute petite voix hésitante qui appartenait à votre cadet et le dernier Summer. Tu ne montres rien à Xiao pour ne pas l’inquiéter mais, quelque chose ne va pas. Tu lui demandes ce que le médecin lui a diagnostiqué et, le verdict tombe ! Ca fait mal ! Surtout que tu voulais lancer les Wonderland dans pas longtemps, cela chamboulait tes projets et emploi du temps. Tu lui demandes s’il a quelqu’un près de lui. Car, pour être honnête, tu t’en serais voulu si Young Jae ne s’était pas montré. Vrai qu’ils ne sont pas frères à proprement parlé mais, c’était la seule famille que le jeune homme possède désormais, au pays. Tu en apprends guère mais.. A sa question.. Tu es surpris mais, un léger sourire apparait sur ton visage avec un dernier coup d’œil à Xiao :

« Ca va… Il est éveillé. Prend soin de toi et, merci Gabriel. »

Tu étais reconnaissant au jeune homme mais, tu te sens incapable de lui montrer au combien tu l’es. Tu soupires doucement quand tu l’entends te raccrocher et tu en fait de même pour le poser sur la table de chevet. Ce que tu craignais avait été diagnostiqué. Il allait souffrir physiquement pendant bien un mois. Même avec ses séances de kiné… Tu n’oses pas réellement regarder ton hôte pour lui dire comment allait l’était de Gabriel. Tu crains que cela n’arrive pas à l’apaiser. Pourtant, il faudra bien qu’il le sache. La question à se poser maintenant c’était.. Est-ce mieux qu’il apprenne la nouvelle par toi ? Ou par d’autres individus ? Personnellement, il vaudrait mieux qu’il le sache par le blessé lui-même mais, cela risque de ne jamais avoir lieu… Tu finis par tourner la tête dans sa direction quand, tu le sens se mouvoir et tu ne peux que céder face à son regard curieux. Lui ébouriffant doucement les cheveux tu..

« Je… Gabriel en a au moins pour un mois. Comme je le redoutais.. Il a une luxation à l’épaule. Il doit porter une écharpe pendant une vingtaine de jours mais, après il faut qu’il aille faire des séances de kiné sinon… Il risque de s’en faire d’autre dès qu’il fera un gros effort comme le demande le métier d’idole… Mais, il va bien aller je veillerais sur lui et puis, je connais une méthode qui pourrait l’aider à récupérer plus vite. Alors… Ne t’en veux pas Xiao yu. »

Tu désirais qu’il reste calme. Qu’il ne cède pas à la panique mais, surtout aux larmes. Tu ne supporterais pas de voir de nouveau des larmes salées marquaient son visage. Tu t’écartes un peu pour prendre son plateau et le mettre sur ses jambes pour qu’il puisse manger et se changer plus facilement les aider. Il ne fallait pas qu’il reste avec cette nouvelle dans la tête. Tu l’embrasses de nouveau doucement sur les lèvres avant de mettre ton indexe sur ses lèvres :

« Chut !! Il faut que tu manges sinon… Hors de question que tu sortes de cet appartement ! Je ne te dis pas de finir le plateau mais, manger quelques bouchées. Après on ira prendre une douche tous les deux si tu veux ! »

Tu allais prendre soin de lui. Tu finis par le laisser faire mais, finalement… Xiao Yu avait bel et bien raison. Tu étais crevé et, être dans ce lit ne t’aide pas à rester éveiller plus longtemps. Doucement après un autre bâillement tu finis par t’endormir en posant doucement ta tête sur son épaule le dos, callé contre les coussins…[/blockquote]


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MessageSujet: Re: My turn to be in distress.   My turn to be in distress. EmptyMar 30 Avr - 14:36

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Ryu avait beau dire que ce n'était rien, c'était important pour Xiao Yu de le remercier de cette façon. Le fait qu'il lui promesse d'être là quand il en aurait besoin représentait beaucoup pour lui. Il ferma les yeux en sentant les lèvres de Ryu se déposer sur sa joue pour un baiser léger et se cala un peu plus contre lui, soupirant de contentement. Il était heureux d'avoir quelqu'un à ses cotés là, maintenant. Cependant, à la mention de Gabriel, il releva la tête un peu trop rapidement pour que cela paraisse désintéressé et fixa Ryu dans les yeux, appréhendant un peu l'état et la réaction du jeune Wonderland. Il grimaça un peu en voyant le plateau qui se présentait à lui mais visiblement, l'autre voulait qu'il mange avant toute chose. Toute cette nourriture lui donnait la nausée, il n'avait pas faim. Il était plus intéressé par l'appel téléphonique qui allait être passé. Il observait attentivement le moindre mouvement du Japonais qui portait son téléphone à son oreille. Il tentait de capter le moindre son ou morceau de dialogue mais en vain. Il sentit son cœur s’accélérer en voyant Ryu le mentionner en précisant qu'il était réveillé. Il aurait aimé pouvoir parler avec Gabriel, ne serait-ce que le temps d'entendre le son de sa voix. Rien que ça suffirait à le fixer sur son état d'esprit. Mais après tout, il ne doutait pas un seul instant que le manager japonais lui en ferait un rapport précis dans quelques minutes. Après tout, Ryu connaissait le plus jeune mieux que lui, il serait capable de dire que allait et ce qui n'allait pas de façon plus précise.
Il fronça un peu les sourcils, agacé quand Ryu évita de le regarder avant de le fixer droit dans les yeux avec curiosité et impatience. Et un peu d’inquiétude aussi. Voir même beaucoup. Son froncement de sourcil et le ride lui barrant le front représentait parfaitement son envie de savoir comment allait l'autre et son appréhension. Il s'apprêta à protester quand Ryu raccrocha mais se ravisa aussitôt. De toute façon, même s'il avait eu l'occasion de parler à Gabriel, qu'aurait-il bien pu lui dire, hein ?
Il détoura le regard vers le plateau qui restaient sur la table de nuit d'un air pensif. Sans doute devrait-il attendre encore un peu que les choses se calment avant d'aller voir le chanteur. Pour ce dernier comme pour lui même. Il ne pouvait pas nier qu'il était terrorisé rien qu'à la mention des souvenirs d'hier soir mais seul le temps pourrait le faire oublier. Pourtant, il n'avait pas le droit d'être absent trop longtemps de l'agence, ses jeunes talents avaient besoin de lui en tant que manager. Ses problèmes personnels ne pouvaient pas influencer son travail, il devrait s'en remettre au plus vite. Ou tout du moins, dissimuler ses problèmes du mieux possible et continuer à fournir le même résultat professionnel. Il mouva à nouveau son regard vers le visage de Ryu qu'il pouvait deviner préoccupé. Il avait de quoi l'être, après tout la carrière de Gabriel le concernait tout autant, il était son manager. Et Xiao Yu savait parfaitement en quoi ce métier impliquait. Un membre du groupe blessé et c'était tous les autres qui étaient pénalisés. Il attendit le verdict, se redressant et fixant Ryu d'un air curieux, impatient et inquiet, bien malgré lui. Il tenta de se dégager de la caresse de Ryu, Et ce que le japonais lui annonça le fit grimacer. Il se prit la tête entre les mains, se recroquevillant sur lui même et se mordant la lèvre. Il n'était pas du genre à se jeter la pierre mais là, le sentiment de culpabilité était plus fort que tout. Pourtant, il savait que le concerné avait sa part de responsabilité dans cette affaire et il lui en voulait aussi pour s'être mis en danger également. Pas qu'il s’inquiétait pour son état physique ou quoi que ce soit, mais tout ces sentiments, ces remords et cette culpabilité le rendaient malade. C'était une excuse assez pitoyable pour justifier son inquiétude pour son cadet mais il ne voulait même pas s'imaginer s'être attaché à ce dernier aussi facilement.
Mais il ne pouvait plus pleurer, il n'avait fait que ça toute la nuit. Les larmes avaient laissé place à la colère bien qu'il ne laissa rien paraître. Et il savait que Ryu devinerait son état d'esprit rapidement, il ne le connaissait que trop bien. Enfin, au final, il n'était pas difficile à comprendre. Un petit arito' qui se protégeait des sentiments en s'autopersuadant qu'il détestait tout le monde. Voilà ce qu'il était. Son énervement lui fit tourner la tête quelques minutes et il gémit en sentant son mal de crâne revenir en force. La boule qu'il avait dans la gorge menaçait d'exploser à tout moment mais il s'interdisait de verser ne ce serait-ce qu'une seule larme.Ses pensées brouillons furent cependant interrompues par le plateau s'installant sur ses jambes et un baiser de la part de Ryu. Ouai, ne plus y penser, il savait ce qu'il devait faire mais c'était trop dur. Comment ne plus penser à ce qui s'était passé hier soir après tout ? Son cœur s’accélérait rien qu'en y pensant. Il ne fermerait pas l’œil pendant plusieurs jours, il en était persuadé. Ou tout du moins, il ne pourrait pas dormir seul durant un sacré moment. Déjà qu'il n'était pas un gros dormeur, ses insomnies reprendraient de plus bel. Il avait toujours ces somnifères que son médecin lui avait prescrit, pas vrai ?
Il entreprit de prendre la parole pour s'excuser auprès de Ryu mais fut coupé dans son élan. Et puis, ce n'était pas à lui qu'il fallait les présenter, ces excuses, mais plutôt à celui qui avait le plus souffert de cette histoire. Il esquissa un très leger sourire en entendant la pseudo menace de l'autre manager qui lui promettait de ne plus le laisser sortir de cet appartement sans avoir avalé quelque chose. Il jeta un regard suppliant à ce dernier. Il n'avait vraiment pas faim, il ne doutait pas un seul instant que tout ce qui rentrerait dans son estomac ressortirait aussitôt.

« Ryu, j'ai pas envie de manger... »

Il soupira un peu désespéré et sachant très bien que Ryu ne céderait pas à sa demande. Il porta la tasse de chocolat à ses lèvres, les trempant dedans et reposant la tasse aussitôt, mimant de déglutir une boisson qu'il n'avait pas bu. Il croqua dans dans une tartine, se forçant à avaler et dès qu'il vit Ryu s'endormir sur son épaule, il cessa sa dînette fictive pour tout poser sur la table de nuit et se détacher doucement du bel endormi. Doucement, il recouvrit ce dernier, remontant la couverture jusqu'à ses épaules avant de l'embrasser tendrement sur la tempe. Il souffla un « merci » reconnaissant avant de se lever difficilement, titubant encore un peu. Il avisa le tiroir de sa table de nuit, en sortant un paquet de cigarette presque vide. Il ne fumait pas à vrai dire, mais en cramer une ou deux de temps à autre le détendait. Et à vrai dire, il en avait grand besoin à ce moment même. Il traversa la chambre puis le salon sans oublier d'attraper un biquet qui traînait sur la table au passage et se rendit sur le balcon. Il inspira une bouffé d'air, faisait fit du vent qui s'infiltrait sous son peignoir pour tirer une latte de sa clope et expirant la fumée en toussotant un peu. Il essayait de penser à autre chose qu'à ce qui s'était passé hier soir mais les souvenirs revenaient en force à chaque fois. Fatigué de tout ça, il se frotta les yeux, tentant d'effacer les quelques larmes qu'il n'arrivait pas à retenir.
Au bout d'un quart d'heure, il rentra à l'intérieur, résigné et un peu refroidi par l'air du matin. Il hésita un moment à aller s'habiller et partir au boulot mais il secoua la tête à cette pensée. Mauvaise idée, si il s'y rendait et se mettait à chialer au beau milieu d'une réunion ou d'un couloir, il aurait l'air con. Et puis, il ne voulait pas être un boulet pour le groupe aujourd'hui, ils ne s'en débrouilleraient que mieux sans lui. Essayant de ne pas réveiller Ryu, il s'infiltra sous les draps à ses cotés, savourant la différence de température entre leurs deux corps et se réchauffant en le blottissant contre celui du japonais. Il l'embrassa doucement sur la tempe et plongea sa tête dans son cou, ne savourant pas ce moment autant qu'il le voudrait à cause de ses flash back qui l'assaillaient dès qu'il tentait de se vider l'esprit. Il ne put pas fermer l’œil, se contentant d'observer le visage reposé de son Ryu, caressant ses joues et ses cheveux précautionneusement.
Il ne savait pas combien de temps il était resté comme cela, à profiter de la présence de l'autre manager à ses cotés et à écouter sa respiration régulière. Il sourit un peu quand il sentit l'autre remuer avant d'ouvrir les paupières papillonnantes. Il embrassa chacune d'entre elles.

« Hey … Tu vois tu étais fatigué... »

Il resserra son emprise autour du corps de Ryu et colla leur fronts entre eux.

« Tu as dit que l'on prendrait notre douche ensemble ... »

Le ton employé ne contenait aucun sous entendu, il n'avait juste pas envie d'être seul et surtout, il voulait égoïstement que Ryu prenne soin de lui. Mais l'autre devait bien être habitué à ses caprices, pas vrai ? Après tout, il était l'un des seuls à les supporter.


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MessageSujet: Re: My turn to be in distress.   My turn to be in distress. EmptyDim 5 Mai - 11:39

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Tu peux sentir une chaleur s’éloignait, le lit se plier, les draps se froisser avant de ne plus rien sentir et entendre les pas dans la pièce pour n’avoir plus rien. Trop fatigué pour le rattraper. Combien de temps est-ce que tu es allongé seul ? Ton sommeil est perturbé par moments par des cauchemars de ton passé. Un passé auquel tu aimerais parfois oublier au moins pendant tes songes. Est-ce que ce sont les événements récents qui refont ressurgir à la surface ces cauchemars ? Tu peux ressentir à nouveau cette chaleur dont inconsciemment tu recherches sans vouloir te l’avouer. Tu finis par sortir de ton monde de sommeil pour papillonner plusieurs fois avant d’enfoncer ton visage dans sa nuque et resserre ton étreinte avant d’entendre sa voix. Tes lèvres s’étirent doucement avant de relever ta tête pour que vos fronts par son mouvement se rencontrent. Ton se regard se plante dans le sien et, tu laisses tes doigts trainaient sur sa joue pour la caresser dans un effleurement. Tu es content qu’il soit revenu vers toi. Cependant, tu t’inquiètes toujours un peu mais, cette peur qui t’abrite, tu risques de la garder encore un moment. Tu préfères garder tes peurs en toi et essayer de lui changer les idées en parlant d’un sujet qui n’a rien avoir avec ce qui s’est passé. Peut-être qu’il est un peu tôt pour que tu lui demandes réellement ce qui s’est passé bien qu’il t’ait aisé de le deviner bien qu’en vérité. Tu n’es pas la personne qu’il lui faut. Ce n’est pas avec toi qu’il doit en parler. Peut-être à un psychologue mais, l’y envoyer par la force, ne calmera pas ses peurs. Il n’y a qu’une seule personne et, cette dernière va mal. Tu as préféré taire cette information. Tu as parlé de ses blessures physiquement mais, à l’entente de sa voix, tu as sentis que cela n’allait pas mieux et, risque peut-être même d’empirer les jours à venir. Tu finis par sortir de tes pensées pour lui te relever à l’aide de ton coude pour te pencher vers lui laissant vos lèvres se frôler.

« Oui, on va y aller si tu veux !! Après tout, une douche digne de ce don ça fait du bien !! Je vais m’occuper de toi en même temps, Janus récupère de leurs promotions au Japon et Wonderland …! »

Tu ne finis pas ta phrase te rendant compte de la gaffe que tu viens de faire. Bien que finalement, il ne faut se voiler la face. Tu n’aurais pas grand-chose à faire pendant les prochains jours à venir. Du moins, pas en tant que manager. Par contre, cela ne signifie pas que les prochains jours risquent d’être chargés ! Tu lui souris malgré tout après avoir déposé tes lèvres sur le coin de ses lèvres. Tu n’aimes pas l’eau mais, pour lui tu allais rester après tout, ce n’était pas comme si tu étais sur la plage devant l’océan ou alors à la piscine. Tu arrives maintenant à rester longtemps sous l’eau de la douche et même en profiter. Tu te relèves, le matelas s’affaissant sous ton poids avant de se relever suite à ton départ et le sien. Tu finis par te diriger vers la salle de bain en ouvrant la marche. Finalement, la chaise qui s’y trouvait allait te servir. Le risque que Xiao ne reste pas debout est grand alors tu préfères de loin prendre des précautions en la mettant à l’intérieur de la cabine de douche. Tu ne te déshabille pas juste, tu enlèves ta veste. Il faut dire que tu es assez pudique et Xiao Yu le sait. Tu n’aimes pas exposer ton corps. Les blessures qui recouvrent ton dos en sont la cause. Quelques uns de tes amants d’un soir t’ont déjà posé la question sur leur provenance. Et encore, tu as toujours tout fait pour garder une chemise sur ton dos bien que déboutonnée. Les blessures ne sont pas jolies après tout, quelles cicatrices le sont ? Reposant ta veste sur le port serviette et peignoir accroché au mur tu te retourner vers le manager chinois :

« Tu veux que je t’aide pour enlever ton peignoir ? Assis toi sur le côté de la chaise ce sera plus facile pour te laver les cheveux et le dos particulièrement. Je n’ai pas envie de te faire mal ! »

En même temps, il est plus grand que toi de presque 10 centimètres. Pour lui laver les cheveux ce ne serait pas confortable. Tu te rapproches de lui avec un regard empli de douceur avant de défaire le nœud pour plonger tes mains sur sa taille avant de remonter doucement jusqu’à ses épaules pour lui faire descendre. Il était vraiment beau. Splendide même ! Tu le regardes dans les yeux. Après tout, même si tes vêtements sont trempés tu pourras toujours emprunter ses affaires après. Tu as toujours fait ainsi en y pensant. Heureusement pour Xiao que ce dernier possédait une garde-robe conséquente ! Finalement, tu lui attrapes doucement la main pour le tirer jusque dans la cabine te collant dos au mur contre le carrelage de la salle de bain. Tu allumes le pommeau de la douche avec une main sans le quitter des yeux. Tu frissonnes en sentant la fraicheur de l’eau qui devient rapidement plus chaude vous couvrant tous les deux. Tu te mets sur la pointe des pieds avant de prendre son visage dans tes deux main pour planter un doux baisé sur ses lèvres et lui sourire :

« Quelle chance d’avoir une peau halée ! Tu es vraiment beau Xiao n’en doute pas ! »

C’était un murmure. Une façon discrète de le rassurer sur ce qui s’est passé. Il n’a rien perdu de sa beauté. Son visage était très fatigué mais, tu doutes pas qu’une bonne nuit de sommeil devrait lui permettre de reprendre de jolies couleurs. Il semblait malade et, ça te faisait mal mais, il faut prendre ton mal en patience. A force, il redeviendra l’ami que tu connais. Cet homme froid et hautain envers les autres ? Tu n’espères pas. Pourtant, les chances qu’il soit encore plus sur la défensive et exécrable étaient possibles mais, tu ne le souhaitais pas. Tu finis par le guider doucement qui se trouve à proximité et le force doucement à s’assoir dessus avant de te mettre à genoux devant lui mais, il n’y a aucune arrières pensées derrière. Tu te relèves pour arrêter l’eau avant de prendre le tube de shampoing et gel douche. Tu mets trois noisettes de shampoing dans ta main avant de la poser sur sa chevelure ébène et de commencer à masser doucement son crâne avec les deux. Tu lui as demandé de fermer les yeux pour que produit n’atteigne pas ses yeux, il ne manquerait que ça tiens. Tu es doux, très doux ayant peur de lui faire mal tout en te relevant. N’aimant pas trop ce silence même si, ce n’est pas un sujet que tu as envie d’aborder, tu l’abordes quand même pour lui faire changer les idées :

« Au fait, je pensais que tu ne voulais que Lee Hope en solo ? Enfin, félicitation pour ton groupe. Tu as sû t’entourer de personnes talentueuses du moins.. pour la majorité ! »

Quelle mauvaise langue tu fais ! Tu viens de mentionner la majorité parce qu’en réalité, tu as toujours cette haine envers ton soit disant ami. Ce qui est douloureux c’est que Renji malgré les années ne te laisse toujours pas indifférent enfin… Tu verras bien… Tu préfères éviter ce dernier comme la peste tout comme tes frères. Tu n’as pas envie d’épiloguer des heures sur ce sujet sensible pour toi.

« Je me languis de découvrir votre premier single !! Un groupe mixte est une très bonne idée !! C’est rare comme les sub-unit ! Si tu as des problèmes surtout avec les filles vient me voir ! Au moins, c’est le groupe le plus ethnique que je connaisse j’ai hâte de voir le résultat ! »


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MessageSujet: Re: My turn to be in distress.   My turn to be in distress. EmptyLun 13 Mai - 23:33

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Ryu avait l'air pensif. Il laissait traîner ses doigts sur la joue de Xiao en de légères caresses agréables et l'observait attentivement. A ce moment là, c'était exactement ce dont il avait besoin. De la tendresse et de la patience. Il était reconnaissant envers Ryu pour ne pas lui demander de détails de la nuit dernière. Il préférait oublier tout ça et l'enterrer au plus profond de son esprit. Malheureusement, ce ne pouvait pas être aussi facile. S'il commençait à fuir la réalité plutôt que l'affronter, il finirait par devenir fou. S'il ne l'était pas déjà … Il avait proposé d'aller prendre sa douche mais là, il n'avait plus du tout envie de bouger de son lit. Il était agréablement installé dans les bras du japonais et ne souhaitait pas briser la tendre étreinte qu'ils partageaient au moment même. Il se laissa embrasser délicatement sans chercher à approfondir le baiser ou quoi que ce soit. Il n'était pas vraiment d'humeur à échanger des caresses et des baisers comme il le faisait d'habitude avec Ryu. Pourtant, il avait besoin de ça. Besoin de se sentir important et en sécurité.
Il hocha doucement la tête quand l'autre manager acquiesça face à sa demande et se releva avec un peu de difficulté, vacillant légèrement et nonobstant la mention aux Janus et aux Wonderland. Il n'avait pas envie de penser à quelqu'un d'autre qu'à eux deux pour le moment mais l'image de Gabriel lui revenait en tête sans arrêt. Il remarqua bien la gêne de Ryu face à sa remarque précipitée et se contenta de ne pas relever pour lui signifier que ça allait et qu'il n'avait pas besoin d'éviter le sujet. Après tout, c'était normal qu'il lui parle de ça, ces groupes étaient une partie importante de sa vie. Il se traina difficilement jusqu'à la salle de bain, tentant de garder une once de fierté en marchant à peu près droitement et s'appuya sur Ryu quand il fut sur le point de vaciller, les jambes un peu tremblantes. Il ne fit aucune remarque sur le fait que le japonais ne garde ses vêtements pour rentrer dans la douche. Il savait que Ryu n'aimait pas particulièrement se montrer et il respectait son choix.

« Je peux me débrouiller, ne te mouille pas. »

Il n'était pas vraiment très convainquant, à moitié appuyé sur le mur, vacillant dangereusement depuis tout à l'heure mais il ne voulait pas que Ryu attrape froid en se douchant habillé. Cet idiot de Gabriel avait déjà pris ce risque de se doucher avec lui alors qu'il était blessé. Si en plus le jeune chanteur avait attrapé froid, il s'en voudrait définitivement, ce serait la cerise sur le gâteau.... Il se mordit la lèvre en repensant à la scène. La chaise installée au milieu de la douche en était témoin. Il déglutit difficilement et clôt les yeux pour essayer de faire disparaître tous ces souvenirs. Finalement, voyant qu'il n'arrivait à rien depuis tout à l'heure, il jeta un regard gêné vers Ryu et lui tendit la main.

« Finalement, je vais avoir besoin de toi Ryu, désolé. »

Il se laissa faire quand l'autre lui demanda s'il voulait qu'il l'aide à retirer son peignoir, hochant doucement la tête en signe d'acquiescement. Il frissonna en sentant les mains de Ryu effleurer sa peau en lui retirant son vêtement lentement, comme s'il avait peur de le briser. Il sourit, lasse et fatigué. Il n'avait qu'une envie : Que tout cela se termine pour retourner se coucher après. Il avait peur qu'à tout moment, ses yeux se ferment tellement ses paupières lui semblaient lourdes.

« Je ne suis pas si fragile que ça, Ryu. »

Il posa ses mains sur celle du japonais et les embrassa tendrement avant de poser ses lèvres sur le front de l'autre manager. Il tremblait un peu et son regard était terne mais il tenait à faire comprendre à quel point la présence de Ryu à ses cotés était importante pour lui. Il sursauta légèrement au contact soudain avec l'eau mais s'habitua très vite à la température idéale, attiré dans la cabine par Ryu. Il écarquilla légèrement les yeux en entendant l'autre lui affirmer qu'il était beau et qu'il n'avait pas le droit d'en douter une seule seconde. Il avait vraiment envie de chialer à ce moment. Lui se trouvait dégueulasse, sali et souillé mais il se sentait soulagé en entendant les paroles de Ryu. Il murmura un « merci » presque inaudible. Se laissant manipuler comme une poupée de chiffon, il ne protesta même pas quand il fut assis sur la chaise, Ryu à genoux devant lui, arrêtant l'eau et lui frottant les cheveux avec deux doses de shampoing. Il apprécia les efforts que faisait l'autre mais il n'avait pas envie de parler. Il ne releva même pas le « pour la plupart » sous entendant clairement quelque chose, concernant les MOB. Son regard voguait dans le vide, naviguant sur le carrelage blanc de la salle de bain. Il avait envie de frotter une nouvelle fois la crasse imaginaire qui recouvrait son corps en se raclant la peau mais il se retint en se souvenant de Gabriel lui demandant d'arrêter. Il ne savait pas pourquoi il se référait aux souvenirs de lui hier soir mais ça le soulageait d'un poids à chaque fois. A la place, il commença à jouer avec ses mains et entortiller nerveusement ses doigts entre eux.

« Ryu, efface tout. »

C'était une demande explicite de lui faire oublier ces sensations de saletés et de touchés répugnants, de lui faire admettre que tout était fini et que désormais tout allait bien.

« Ryu, tu ne vas pas me laisser n'est-ce pas ? »

Les deux dernières phrases avaient un goût amère de désespoir et de supplication. Il se reposait peut-être un peu trop sur l'autre manager mais que pouvait-il faire d'autre de toute manière ? Il n'arriverait pas à se sortir de là tout seul. Il se promettait que demain tout irait mieux mais pour l'instant, il était juste désespéré.
Il leva lentement les bras vers Ryu, entourant ses épaules et le serrant contre son torse nu. Son cœur battait à cent à l'heure pour il ne savait quelle raison mais il resserra son étreinte encore plus fort. Il embrassa timidement le japonais, plaquant sa bouche contre la sienne.

« Je t'aime Ryu, tu es tout ce que j'ai pour l'instant alors ne me laisse pas derrière. Ne pars pas, reste avec moi ... »

Ryu et lui savaient très bien que ce n'était pas de l'amour au sens strict du terme. C'était de l'amour dans un terme beaucoup plus complexe et spécial. Il continua ses supplications en pleurant à moitié, lui faisant promettre de ne pas le quitter maintenant. Il avait peur d'être seul. Il n'avait jamais apprécié la solitude mais là, c'était pire. Il était terrorisé à l'idée qu'il n'y ait pas quelqu'un à ses cotés là, maintenant. Après un bon quart d'heure où l'eau fut rallumée car ils commençaient à grelotter sans elle, ils sortirent complètement trempés, spécialement Ryu. Xiao Yu s'était calmé mais il restait tout de même en contact permanent avec l'autre manager. C'était juste pour aujourd'hui, il n'avait pas le droit de profiter de cela plus longtemps. S'il devenait dépendant de la présence des autres, ça deviendrait un problème. Pour lui comme pour son entourage. Ils se séchèrent mutuellement, lui, passant une serviette blanche dans les cheveux et le cou du japonais. Il ne proposa pas à Ryu d'aller chercher des vêtements secs, ils avaient passé le stade à se demander la permission avant de faire ce genre de choses et Ryu savait parfaitement où était le dressing. Ils retournèrent dans la chambre, une serviette autour du cou pour sa part, empêchant ses cheveux de goutter sur le sol. Il s'avança lentement vers une commode où il attrapa un boxer et un bas de pyjama qu'il enfila sans gêne avant se se laisser tomber dans le lit et se recroqueviller sur le même. Il observait les allés et venus de Ryu qui se changeaient, ne le quittant du regard que si nécessaire et paniquant dès qu'il le perdait de vue.
C'était tout ce dont il avait besoin. La compagnie d'une personne qu'il aimait et son soutien. Il ne demanderait plus jamais rien après cela. Juste maintenant, c'était tout ce qu'il demandait.


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MessageSujet: Re: My turn to be in distress.   My turn to be in distress. EmptyLun 20 Mai - 9:26

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 My turn to be in distress.




 

Au début tu ne comprends pas ce qu’il veut dire par « efface tout » mais, la réponse vint d’elle-même quand tu vis l’expression de son visage. Tu passes une main dans ses cheveux noir corbeau mousseux avant de prendre un gant et de mettre du gel douche dessus avant de te remettre devant lui et de poser doucement le gant sur sa peau. Tu commences par faire doucement des mouvements circulaires avant de commencer à voyager sur son corps et de lui demander au creux de l’oreille où les mains de ce porc l’avaient touché. Tu n’en demandes pas plus pour ne pas le blesser. Tu ne veux pas le perdre. Il t’était précieux et probablement ton seul appuie. L’image de Renji et le sujet MOB tu le mis au placard. Tu es très méticuleux et doux pour laver son corps nu devant tes yeux. Tu veux lui faire passer le message qu’il n’a plus rien à craindre et aussi tes sentiments à son égard. Chaque geste sur son corps à une signification. Tu fais très attention de ne pas toucher une partie spéciale de son anatomie pour ne pas l’effrayer et, lui rappeler ce qui s’est passé. Il n’y a pas de connotations sexuelles dans tes gestes. Jamais, tu n’abuserais de sa faiblesse. Vous ne l’avez jamais fait et, ce n’est pas maintenant, surtout maintenant que tu allais malmener son corps. Enfin malmené était un bien grand mot. Tu as toujours était très doux faisant bien attention à prodiguer du plaisir à tes partenaires. Toujours le bien être des autres avant le tien dans l’acte. Tu repasses à certains endroits de son corps appuyant un peu sur les endroits où il était touché. Tu passes au dos en commençant par les épaules avant de finir doucement sur ses fesses avant de te remettre devant lui. Tu relèves la tête à ses paroles un peu perdu. Avant de sourire tendrement pour le rassurer et d’ébouriffer ses cheveux affectueusement. Réponse silencieuse de ta part. Comment pourrais-tu le laisser hein ? C’est à ne rien y comprendre. Jamais, tu ne pourras le laisser tomber même si, tu sais qu’il ne faut jamais dire jamais. Tu es surpris mais, ne laisse rien paraitre quand tu sens ses bras entouraient ta nuque pour te retrouver contre son torse savonneux mais, tu passes tes bras sous les siens pour l’enlacer tendrement. Tu peux sentir son cœur battre à tout rompre et cela t’inquiète. Comment peut-il pensé que tu pourrais partir et le laisser dans cet « état » ? Intérieurement quand tu ses lèvres se plaquaient timidement contre les tiennes, tu es rassuré. Cela montre qu’il est en train de remonter la pente non ? Tu le regardes dans les yeux à sa « déclaration ». Tu peux le sentir terrorisé de ta réponse. Et, en même temps, ton cœur se met un peu à s’affoler. C’est la première fois qu’il te dit qu’il t’aime. Bien que la signification ne soit pas similaire à celle que les couples se disent. Il ne t’aime pas dans le sens propre du terme mais, le fait qu’il te le dise de vive voix pour la première fois à le don de te rendre heureux. Tu lui souris doucement après avoir rapproché un peu plus ton visage du sien.
« Pabo ! Comment veux-tu que je t’abandonne avec une telle expression sur ton visage et cette déclaration ? Je n’ai pas l’intention de partir ni de m’éloigner de toi que ce soit maintenant ou plus tard. Je t’aime trop pour ça ! »

Tu picores doucement ses lèvres. Avant de te relever pour rallumer l’eau afin de pouvoir vous réchauffer puisque les frissons de ton cadet ne te sont pas passés inaperçus mais, toi-même tu commences sérieusement à avoir froid. Tu reviens dans ses bras après les avoir quitté pendant quelques minutes à contre cœur. Quel imbécile. Il n’est pas prêt de se débarrasser de toi pour l’instant. Cependant, ce serait mentir de dire que tu n’es pas effrayé que dès qu’il a trouvé la personne qu’il aimera, il décide de couper les ponts avec toi. Tu allais faire toi aussi un peu l’égoïste pour le moment et le garder pour toi seul avant, de devoir le partager avec d’autres. Tu as une pensée tournée vers le troisième chanteur principal des Wonderland. Juste un peu, rien qu’un peu tu allais t’occuper de lui avant de le libérer de toi. Car, tu as peur que le fait qu’il n’aille pas vers les autres soit entièrement de ta faute. Tu ne peux pas lui apporter ce dont il a réellement besoin alors que toi-même, réclame cette même chose… Tant pis, ce serait pour une prochaine fois. Pour l’instant tu rinças le manager chinois en faisant bien attention à ce qu’aucune mousse vienne ses yeux. Vous finissez par sortir de la cabine à douche et, là tu prends la serviette qu’il te tend avant de le laisser te sécher plus ou moins. Toi-même finis par déposer tes lèvres sur sa clavicule pendant que tu le sèches. Vous êtes à nouveau dans votre bulle mais, cela ne te dérange pas plus que ça. Bien au contraire, tu en es heureux. Les gestes de ton hôte sont aussi doux et, tu ne peux que retenir un soupir de bien être entre tes lèvres. Tu le sèches bien au niveau de la nuque et des cheveux pour qu’il ne tombe pas malade, puis les épaules avant de passer à sa taille. C’est au bout de plusieurs minutes que vous entrez dans sa chambre et, que tu te diriges vers son armoire pour prendre un vieux bas de jogging et un débardeur. Tu lui empruntes aussi un boxer avant de partir de nouveau dans la salle de bain pour te changer sans venir lui voler un baisé doux et une caresse sur sa joue :

« Je ne serais pas long. »

Un chuchotement, un autre baisé puis, tu disparais. Te change, met bien tes affaires trempées dans la machine à laver et de revenir dans la chambre pour le retrouver recroqueviller à nouveau sur lui-même. Tu te laisses tomber sur le lit, regardes pendant quelques secondes le plafond avant de te retourner vers lui avec un sourire affectueux :

« Essaie de dormir !! Ne t’inquiète pas je serais là ! Je te l’ais dit non ? Tu vas devoir me supporter pendant un moment désormais !! Je vais te gaver de nourriture et t’interdit de reprendre le boulot pendant quelques jours pour te garder juste pour moi ! »

Tu éclates de rire avant de lui offrir un clin d’œil et de te rapprocher de lui pour l’embrasser sur le front et de l’enlacer à nouveau avant d’inhaler son odeur parfumée grâce au gel douche.

« Pas de discussion ! Maintenant dodo !! »

Tu es prêt à parier qu’il allait reprendre la parole, d’où le fait que tu as décidé de couper court à la discussion ! Il doit préserver ses forces et même en reprendre. Pour le moment, c’est tout ce qui compte. Qu’il reprenne des couleurs et se repose et, tu allais veiller pendant les prochains jours qu’il le fasse. Qu’importe si, pour ça, tu allais devoir prendre en charge pendant quelques temps les MOB. En même temps, Wonderland était coincé à ton grand damn. Mais, tes inquiétudes, le manager chinois n’avait pas à les savoir. Tu le resserres un peu plus contre toi, et commence à caler ta respiration à la sienne avant de fermer à nouveau les yeux pour dormir à ton tour quand tu es certain qu’il s’est endormit.

« Celui qui doit être remercié c’est toi ! Merci Xiao Yu. »


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