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Jung Nathanaël

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MessageSujet: [ FT Callie ] dis-moi sincèrement, j'ai l'air d'un clown peut-être ?   [ FT Callie ] dis-moi sincèrement, j'ai l'air d'un clown peut-être ? EmptyVen 14 Déc - 15:30

TITRE :

 [ FT Callie ] dis-moi sincèrement, j'ai l'air d'un clown peut-être ?




 

    Cette journée devait être tout simplement divine, ou au moins géniale, mémorable, avec son lot de bons côtés. « Nathanaël, va au maquillage, aujourd'hui, on prend les photos officielles des personnages du drama. Donc va falloir apparaître bien, pas comme la dernière fois, uh ? » Je hochai la tête un coup en entendant ça sans vraiment réaliser. J'étais trop satisfait que les premiers épisodes du drama sortent pour penser à autre chose dans l'immédiat. Je n'avais peut-être pas un rôle principal mais suffisamment pour apparaître sur les photos promotionnelles de celui-ci. J'étais plutôt fier même si j'avouais sans confession que les planches du théâtre me manquaient déjà un peu.
    Je regardai passer quelques acteurs autres de la série en les saluant. De loin l'héroïne que je trouvais vraiment étrange. Dans le drama comme dans la vraie vie. J'évitai ensuite soigneusement la fille avec qui j'avais une problématique dedans, ne souhaitant vraiment pas faire face à ce cauchemar avant l'heure. Je frissonnai en croisant néanmoins son regard, certain d'y voir un éclair. Buh... elle lui ressemblait trop. Avec cette tonne de maquillage et ses rajouts, ses expressions pseudo mignonnes et son caractère exagéré sur tous les bords. Mais je n'avais pas le choix que de composer avec cette hypocrisie monstre.

    Je m'arrêtai dans mes pas soudain. « Bonjour, Nathanaël ! » entendis-je vaguement dans le lointain. Mais je ne répondis pas, je ne savais même pas qui s'adressait à moi. Je n'avais pas non plus reconnu la voix de la personne. En fait, ça ne m'intéressait que vaguement. Je venais de me rendre compte. La personne qui s'était adressé à moi plus tôt de ça, elle avait fait à allusion à une dernière fois. Un flash me revint alors immédiatement. Moi, sur une chaise, le regard inspectant chaque geste de la créature des ténèbres qui me maquillait et parlait comme un moulin à eau brassait des rivières. Et quand j'estimais pouvoir enfin arrêter de surveiller ses gestes, je voyais avec effroi le résultat. J'avais voulu me mettre en colère mais heureusement, un de mes hyungs a calmé le jeu en mentant et disant qu'il aimait. Évidemment, j'avais essayé de l'enlever tout seul ce qui n'avait fait qu'aggraver les choses. Et maintenant, on laissait dire en plus que c'était MA faute. Mais quand ce cauchemar allait finir ?

    C'était désormais certain, les femmes en avaient après moi !
    Pourtant je n'étais pas particulièrement mauvais de base avec elles. Je les évitais juste. Cela m'évitait de devoir être désagréable. Mais non, il fallait qu'elle s'entêtent à vouloir me parler, à faire les pseudo-gentilles. Pff, tu parles. Au final, elles étaient pratiquement toutes comme elle et sinon pire. En entrant dans le showbiz, je m'en étais encore plus rendu compte d'ailleurs.

    Je me dirigeai avec appréhension vers la chaise où on devait me torturer, je veux dire me maquiller. Les yeux au ciel, je marmonnais des prières. Un miracle, pitié un miracle. Allez, un petit miracle, un tout petit miracle ! Je répétais ça, essayant de croire que ça pourrait y faire quelque chose.
    J'ouvre les yeux et le cauchemar recommence.
    Le démon approchait dangereusement dans ma direction. Je glissai donc de suite de mon siège et grognais un... « Ah ! Non, hors de question ! » Je la regardai durement. Sur toutes les maquilleuses viles et terribles, il fallait que ce soit encore elle, Yung Calliope. Le démon des pinceaux. Comme si un seul raté n'avait pas suffit ! Puis elle allait encore parler pendant tout le long et la bougresse, elle était perfectionniste. Non, il y en avait marre d'avance. Je levai le menton avant d'ouvrir à nouveau la bouche. « Toi et ta peinture, vous restez loin de moi... » et à vie si possible...




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Yung Calliope

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MessageSujet: Re: [ FT Callie ] dis-moi sincèrement, j'ai l'air d'un clown peut-être ?   [ FT Callie ] dis-moi sincèrement, j'ai l'air d'un clown peut-être ? EmptyVen 14 Déc - 18:30

TITRE :

 [ FT Callie ] dis-moi sincèrement, j'ai l'air d'un clown peut-être ?




 


    «  Non, je te l'ai dis mille fois. Ce vert ne lui va pas au teint ! Calliope, elle a été engagée à la télévision, pas dans un cirque !  »
    « Alors maintenant vous remettez mes qualifications en... » J'ai horreur quand les gens font ça. Je sais ce que je fais bon sang de bois, alors qu'il arrête de me remettre en question ! Je ne vais pas l’abîmer sa petite protégée ! En plus, il ose me couper la parole. Je gonfle les joues, en le fusillant du regard :
    « Je n'oserais pas voyons... » J'ouvre mes yeux ronds comme des billes, est-ce qu'il se fiche de moi?!
    « Pourtant vous venez juste de... » Encore une fois, il ne me laisse pas finir.
    « Vous savez ce qui vous reste à faire. » Il ne me laise pas le temps de répondre et sort sans même m'accorder un regard de plus. Il doit sûrement juger cela superflus. Je pointais la porte du doigt « YAAAH ! » Et ensuite, je le maudis à voix basse, me mordillant la lèvre, agacée. Je finis par me tourner vers le sujet de discorde, et l'observe un instant.

    « Oh oui, je sais exactement ce que j'ai à faire... » Dis-je en commençant à la maquiller exactement comme je l'avais imaginé à la base. La jeune fille ensuite nous quitte, moi et mes pinceaux, pour se rendre sur le plateau télévisé.

    Je m'assieds sur la chaise, attendant de pied ferme l'ingrat qui va forcément ramener son derrière dans peu de temps : « Cinq... Quatre... Trois... Deux... Un... » La porte s'ouvre à la volée, et moi je jubile.

    « Qu'est-ce que t'as foutu ? T'écoutes plus ce qu'on te dis?! » Je me relève, et allume la petite télévision qui donne directement sur le plateau. Les caméras sont toutes braquées sur sa Rookie, et comme je m'y attendais, elle est juste magnifique. Le vert que j'ai choisi ne lui va pas au teint ? Des clous oui. Il reste bouche bée, et finis par me fusiller du regard avant de sortir de la salle. Je ris, avant de m'asseoir, me permettant une pause bien méritée.

    C'est ça le problème avec moi. Il m'arrive d'avoir un vrai caractère de cochon. Mais avec le travail, je sais ce que je fais, et je le fais bien. Je connais mes capacités, voilà pourquoi je tiens tête aux personnes qui doutent de moi. Un large sourire sur le visage, je file boire un café avant que la prochaine personne dont je dois m'occuper ne débarque. J'attrape mon petit emploi du temps pour vérifier qui est la dite personne : Jung Nathanaël. Je lève les yeux au ciel et soupire. Encore une bonne partie de plaisir en perspective. J'ai hâte. Une fois que j'ai terminé de boire, je retourne au travail, et lorsque j'arrive il est déjà là. Quand son regard croise le mien, je note au combien il semble heureux de me voir : « Ah ! Non, hors de question ! » Je m'approche, et l'observe une seconde avant de lui répondre :

    « Moi aussi je suis contente de te voir, c'est gentil. J'arque un sourcil, alors que je le vois essayer de disparaître de ma vue, tout en ne bougeant pas de sa chaise. Son regard mauvais me fait grincer des dents, tout ça parce que je l'ai raté une MALHEUREUSE fois. « Toi et ta peinture, vous restez loin de moi... » Je croise les bras, tandis qu'un petit sourire en coin se dessine sur mes lèvres. Ne me tente pas. Je pose mes deux mains sur les accoudoirs de sa chaise, et le fixe droit dans les yeux, n'ayant que faire de son mal aise lorsqu'une fille est dans le coin. Non, je n'étais pas là depuis longtemps, mais ce n'était pas difficile à comprendre. On le dit gay, c'est sûrement pour ça. Qu'importe. Pourtant, il semblerait que t’aies pas le choix, c'est malheureux hein. Alors ne bouge pas et je n'utiliserai que mes pinceaux. Je penche ma tête sur le côté, mon sourire en coin laissant place à un sourire volontairement exagéré : D'accord? » Je me tourne et commence à fouiller dans mes affaires à la recherche de ce que je vais utiliser pour le rendre beau aux yeux des projecteurs. Hors de question que je me rate deux fois. Il y restera le temps qu'il faudra, alors autant qu'il coopère, ça rendra les choses moins compliquées.







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MessageSujet: Re: [ FT Callie ] dis-moi sincèrement, j'ai l'air d'un clown peut-être ?   [ FT Callie ] dis-moi sincèrement, j'ai l'air d'un clown peut-être ? EmptyJeu 27 Déc - 22:48

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 [ FT Callie ] dis-moi sincèrement, j'ai l'air d'un clown peut-être ?




 

    A cet instant, j'aurais tout donné pour être Kaylan Joo-Hwan Lee. Mon personnage. Mauvais, indifférent, fils de mafieux avec une bonne trentaine de sous-fifres prêts à tout faire pour satisfaire leur maître. Par exemple en se chargeant de cette vile maquilleuse. Hop, dans un ravin dans la campagne. Plus personne n'en parle et sans se salir les mains. Non, en fait, je n'aurais même pas eu besoin de cette Yung Calliope. La vie réelle était bien cruelle...
    Je la toisais durement alors qu'elle s'approchait. Si je n'étais pas décidé à lui faire la peau - façon de parler, je verrais ma vie défiler certainement. C'est qu'en plus, comme à son habitude, elle ne se décourageait pas la vile créature... « Moi aussi je suis contente de te voir, c'est gentil. » Crève, charogne, avais-je envie de répliquer mais il y avait plus important que ces échanges triviaux de politesse.
    Je l'étudie comme un animal étrange qui va potentiellement m'attaquer. Elle croisa les bras. Oh, quoi ? Je t'ai vexé ? Navré, maintenant dégage vile femme ! « Ne me tente pas. » Mes yeux se sont écarquillés à cet instant, faisant certainement la taille de deux soucoupes volantes... Et là, je suis piégé. Coincé sur ma chaise, avec cette méduse en face de moi. Mais pourquoi me faire ça à moi ? Elle n'a pas d'autres personnes à aller embêter ? Genre, elle ne me maquille pas et on garde le secret nous deux. Basta cosi. « Pourtant, il semblerait que t’aies pas le choix, c'est malheureux hein. Alors ne bouge pas et je n'utiliserai que mes pinceaux. D'accord? » Mes yeux trouvèrent le moyen de s'élargir encore mais je me reprenais pour la fusiller du regard avec mépris. Faux sourire... typique des femmes ça, enfin, au moins, elle ne le cachait pas. C'était déjà ça...

    Je reprends un air indifférent et me lève de ma chaise, un air hautain. Du coup, mon menton était légèrement plus haut qu'à l'habitude. « Si je suis d'accord ? » commençai-je en ne bougeant pas d'un cil, enfin, saut les lèvres. Puis j'osais, avec beaucoup de précaution, m'approcher d'elle pour me placer dans son dos. Une grimace m'échappait alors que je décidais si c'était suffisant pour faire l'effet escompté. « Tu n'as pas compris... J'ai dit "non". Et à moins que tu sois la fée clochette, ça ne se transformera pas en oui... » Je me décale de son oreille avec une énième grimace, lui tire la langue comme le démon que je suis dans le miroir, fourre mes mains dans mes poches et file le plus simplement du monde loin de là, en continuant de déblatérer. Puis je me retourne à l'entrée pour croiser son regard avant de faire une éventuelle sortie.
    « Tu sais quoi ? Je te propose un truc vile créature de sexe féminin : tu restes là et maquille mon fantôme et t'amuses à le torturer autant que tu veux. Et moi, en attendant, je vais utiliser le temps que j'aurais perdu à me faire torturer ailleurs. Génial hein ? Annyeong ! » Je ne lui laissais pas le temps de répliquer, faussai un sourire aussi et déguerpissais aussi sec.

    Et puis quoi encore ? Je préférais ne jamais monter sur scène plutôt que d'affronter une femme encore qui probablement n'avait que l'envie de détruire mon image. Je m'arrêtai tranquillement aux distributeurs et mettais une pièce dans la machine à café, me demandant ce que j'allais faire pour mon visage. Y aller au naturel ? Ou tenter un truc ? Le temps de réfléchir, mon café était prêt. Je le pris en décidant d'aller ensuite rejoindre les commodités. Histoire de tenter un truc finalement. Je le portais à peine à mes lèvres, me tournant vers la direction à prendre que je tombais sur elle. J'en étouffais presque. Elle était là, juste devant moi. Comme un fantôme. « Qu'est-ce que tu fais là ?! Tu n'étais pas censé faire le fantôme mais maquiller le mien !! » l'accusais-je, le doigt pointé vers elle furieusement.
    Je n'oubliai pas cependant de faire un pas en arrière, prêt à me casser de là aussitôt les choses mises au clair. Je levais un peu mon doigt, l'air de dire "cinq secondes" et prenait une gorgée convenable de mon café avant d'aligner à nouveau mon bras à mon corps. « Franchement... Je suis sûr que même toi ça te pèse de supporter mes commentaires. Tu comprends non, quand je dis "hors de question" ? » j'avais dit ça doucement et rapidement, comme si je me posais en fait réellement la question. Peut-être avait-elle une sorte déficience mentale qui faisait qu'elle ne comprenait pas ? Ou déficience affective qui faisait qu'elle ne l'acceptait pas ? Ou encore qu'elle le comprendrait mieux en anglais ? J'arquais un sourcil en penchant ma tête sur le côté avant de me demander si ça m'intéressait vraiment. Vraiment ? Non. Aussi aurais-je dû tout simplement partir.




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MessageSujet: Re: [ FT Callie ] dis-moi sincèrement, j'ai l'air d'un clown peut-être ?   [ FT Callie ] dis-moi sincèrement, j'ai l'air d'un clown peut-être ? EmptyVen 28 Déc - 0:09

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    Pourquoi faut-il que Dieu mette ma patience à l'épreuve ? J'aime mon travail, et suis vraiment heureuse d'avoir trouvé une place ici, mais quand il s'agit de Nathanaël, si je m'écoutais je finirai par perdre mon emploi. Cet homme est réellement impossible : mal à l'aise en présence de femmes ? Cela n'a pas dû lui arriver très souvent. Je doute qu'il y en ait beaucoup qui accepte de l'approcher. Ou peut-être que quelques unes se laisseraient avoir par sa belle gueule de surfeur des îles, mais à partir du moment où il ouvre la bouche : il perds tout son charme. Comme un chocolat à la liqueur : il paraît bon, mais une fois que l'on croque dedans, c'est désillusion-déception-dégoût. Oui, rien que ça.

    Pendant que je cherche ce dont j'ai besoin dans mes tiroirs, il me réponds : malheureusement, je doute qu'il accepte de gentiment rester assis et de me laisser faire ce que je dois faire. « Si je suis d'accord ? » Je lève les yeux au ciel, mais décide de ne pas lui porter la moindre attention, avec un peu de chance, il va se taire, et attendre, bien que j'émette quelques soupçons sur la question. Il va bien falloir qu'il comprenne qu'il n'a pas le choix. J'ouvre des yeux ronds comme des billes lorsque j'entends sa voix juste à côté : « Tu n'as pas compris... J'ai dit "non". Et à moins que tu sois la fée clochette, ça ne se transformera pas en oui... »  Je me redresse, et l'observe par l'intermédiaire du miroir. Un de mes sourcils s'arque doucement tandis que je le vois grimacer.

    Mais pour qui est-ce qu'il se prends exactement ? «  Non mais ça ne va vraiment pas bien toi hein. Fée clochette ou pas, m'oblige pas à te montrer à quel point je peux être magique quand je te dis « assis toi » » Dis-je en lui lançant le regard le plus maléfique que j'ai en stock.

    Quand je le vois se diriger vers la porte, je pose avec mes pinceaux et les crèmes avec hâte, pour me retourner vers lui : « Tu sais quoi ? Je te propose un truc vile créature de sexe féminin : tu restes là et maquille mon fantôme et t'amuses à le torturer autant que tu veux. Et moi, en attendant, je vais utiliser le temps que j'aurais perdu à me faire torturer ailleurs. Génial hein ? Annyeong ! » J'ouvre la bouche pour dire quelque chose, mais littéralement aucun son n'en sort. Quand il quitte la salle, mon bras se lève et je pointe la porte entrouverte : «  Y-y-aaaah ! Mai-mais... REVIENS LA IMMEDIATEMENT ! Je m'assieds sur la table, et passe une main dans mes cheveux, nerveuse-agacée-blasée. Vile créature de sexe féminin, hein ? Il n'a encore rien vu. Je vais m'le faire. Je descends de la table, et observe mes chaussures : des escarpins. Pas facile pour poursuivre quelqu'un, mais je saurai leur trouver un usage convenable. Je vais me le faire. Il va voir.  » Je quitte la salle comme lui un peu plus tôt, et commence mes recherches, suivant au hasard le chemin qui serait le plus probable à mes yeux. Il veut jouer à quoi ? Tom et Jerry ? Il doit certainement se douter que je ne vais pas le laisser filer comme ça, non ? Il m'énerve, profondément. A croire qu'il lui manque des cases. Il est adulte non ? Il ne connaît pas le sens du mot « concession » ? Je vais lui faire manger les pages du Larousse, il va comprendre le message.

    Je m'arrête net lorsque je le vois juste devant moi, au distributeur. Je croise les bras, et fais claquer mes talons, ne le quittant pas des yeux, le regard froid à la mode porte de prison. Quand il me remarque enfin, sa réaction me fait sourire. Mais de manière plus effrayante qu'autre chose en fait. Et un petit «  Hunh. » s'échappe d'entre mes lèvres, tandis qu'à mon tour, je prends mon plus bel air de jeune femme hautaine. «Qu'est-ce que tu fais là ?! Tu n'étais pas censé faire le fantôme mais maquiller le mien !! » J'arque un sourcil, mais ne fais pas un pas, de peur qu'il file : je n'ai pas envie de courir. Maquiller son fantôme ? Non mais oui bien sûr. Et puis ensuite, je serai aller manger à la cafétéria du coin avec mon ami imaginaire !

    «  Tu croyais sérieusement que je te laisserai partir comme ça ? J'ai des engagements, et toi aussi : alors tu es gentil et tu retournes visser ton derrière de diva sur la chaise, qu'on expédie ça... » Je me stoppe net devant ce geste qu'il fait. Je me pince les lèvres, et m'impatiente sur place. Un petit « j'hallucine » presque inaudible, lancé au bonheur la chance. « Franchement... Je suis sûr que même toi ça te pèse de supporter mes commentaires. Tu comprends non, quand je dis "hors de question" ? » Je réduis la distance qu'il y a entre nous, et m'arrête devant lui, plongeant mon regard dans le sien : « Sur ce point, nous sommes d'accord. Tu me fatigues Nathanaël. Mais pour l'amour de Dieu, suis moi et j'essaierai de pas te crever un œil. Dis-je en levant les yeux au ciel : Tu songes vraiment à te rendre à ton taff avec cette tête ? »

    Oui bon parce que le naturel ça a du bon. Mais pas tout le temps....Et puis mince, c'est mon boulot ! Tant que je ne fais pas le mien, il ne pourra pas faire le sien, alors qu'il se fasse à l'idée !






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MessageSujet: Re: [ FT Callie ] dis-moi sincèrement, j'ai l'air d'un clown peut-être ?   [ FT Callie ] dis-moi sincèrement, j'ai l'air d'un clown peut-être ? EmptyVen 4 Jan - 22:11

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    « Non mais ça ne va vraiment pas bien toi hein. Fée clochette ou pas, m'oblige pas à te montrer à quel point je peux être magique quand je te dis « assis toi » » Magique ? Elle ? Ah bah oui, mais plutôt dans le genre dragon. Non, non, un dragon c'était majestueux et impressionnant. Comme un Troll ? Cela convenait mieux, je trouvais. Pas mieux dans le genre à faire fuir n'importe qui. Pas pire compagnie non plus, la solitude se trouvait être la meilleure amie au monde à côté de Trolliope. Roh, ça sonnait tellement bien dans ma tête que j'oubliais sa réplique qui se voulait autoritaire. Pas comme si j'écoutais seulement ce qu'elle disait en règle générale. Enfin c'était de sa faute aussi, avec tout le flot de paroles qu'elle débitait à la minute, à quoi bon essayer vainement de classer l'intéressant de la vulgaire logorrhée verbale ! Moi ? Faire de la floccinaucinihilipilification (oui je sais ce que ça veut dire, je ne suis pas si bête, nan mais oh) ? Totalement et j'en avais que faire ! Jusque-là ces discours interminables n'avaient eu aucune autre utilité que de me faire perdre patience. Quoique, maintenant, les discours politiques semblaient avoir pris de l'intérêt et semblaient bien moins longs...
    J'étais plutôt ravi : la maquilleuse était tellement certaine de son autorité qu'elle ne vit même pas venir immédiatement mon départ. Elle croyait quoi au juste ? Que je faisais semblant ? Il était hors de question que je la laisse triompher, du moins pas sans me battre comme un beau diable avant ça ! Elle pouvait rêver devant son miroir la petite. Moi, en attendant, j'aurais de quoi être enfin en paix : notion et concept que les coréens ne semblaient pas très bien comprendre. J'en étais nostalgique de ma belle Australie ! « Y-y-aaaah ! Mai-mais... REVIENS LA IMMEDIATEMENT ! » l'entendis-je balbutié dans le lointain sans entendre la suite de ses ordres de tyran. Voilà un nouvel adjectif à ajouter à mon dossier interne logé dans mon cerveau au sujet de Yung Calliope. Tyran. A la suite d'une bonne trentaine d'autres adjectifs plus péjoratifs les uns que les autres. C'était un peu gamin de ma part d'agir et penser ainsi mais quoi ? Être indulgent ? Hé, ho, c'est une fille dont on parle. Une maquilleuse tortionnaire qui plus est ! Tiens, est-ce que tortionnaire figure déjà dans la liste ?

    Loin de la menace Calliope, non, pardon, la menace Trolliope, je réfléchissais sagement aux options qui se présentaient à moi. Cela avait l'effet de ne pas me faire réfléchir au cas de cette effroyable femme. Je n'avais, selon moi, plus aucune minute à lui accorder. Et pourtant, ce monstre en avait décidé autrement. Combien de temps comptait-elle insister ? N'avais-je pas trouvé l'accord parfait ? Je n'allais même pas vendre la mèche à ce sujet. C'était désormais certain, elle aimait juste me rendre complètement dingue. « Tu croyais sérieusement que je te laisserai partir comme ça ? J'ai des engagements, et toi aussi : alors tu es gentil et tu retournes visser ton derrière de diva sur la chaise, qu'on expédie ça... » Je roulais les yeux. Elle pensait vraiment que son petit discours allait avoir un petit effet sur moi ? Qu'elle était naïve, c'en était presque touchant. Je me disais que si cette femme était capable de croire que j'allais lui obéir, elle devait croire alors à tout un tas de choses totalement improbables. Au père Noël ? A Peter Pan ? Non, encore mieux : au prince charmant ! Pas que je crois son existence impossible, non, mais s'il y en a, ce ne sera pas vers elle qu'ils se tourneraient, j'en étais certain. Trop épuisante pour ça. Tout le monde quitterait la salle avant la fin de ce Disney s'il était amené à exister. J'aurais presque ricané tout haut à cette pensée mais je l'avais dit : pas de temps pour elle !
    Je prenais une gorgée de mon café pour m'insuffler un peu de patience. Allez, je tentais à nouveau une coopération, histoire de finir cette histoire de manière diplomate et clean. « Sur ce point, nous sommes d'accord. Tu me fatigues Nathanaël. Mais pour l'amour de Dieu, suis moi et j'essaierai de pas te crever un œil. » ... Je toussai un rire sarcastique aussitôt cette phrase terminée. « Wouah, arrête-toi là, tu me donnes carrément envie là. Tu sais comment t'y prendre hein ? Pfft... A croire que tu aimes essuyer des refus... » je secouai la tête pour en rajouter. Comme prévu, les négociations avaient échoué. La communication avec les femmes était une procédure bien décevante en dépit de tous les efforts fournis. Elles n'écoutaient donc jamais ? Et après, c'est vous qui en pâtissiez... Je regardai en l'air pour montrer que je me désintéressais déjà de ce vain échange. « Tu songes vraiment à te rendre à ton taff avec cette tête ? » J'élevai les sourcils en la regardant. Puis mon sourire ironique revint se glisser sur mes lèvres, regardant à nouveau ailleurs. Je balançai mon pied tranquillement.

    « Ce sera toujours mieux que ce que tu peux faire de mon visage avec tes pinceaux, Yung-ssi » Je n'étais pas triste de la remettre sur le tapis celle-là. J'inspirai un bon coup et daignai la regarder une nouvelle fois, imaginant des fumées sortir de ses oreilles. « J'ai cessé de croire à une possible communication avec toi. Tu vois, c'est comme envoyer des messages dans l'espace : on espère toujours trouver une forme d'intelligence. On ne sait pas si ça répondra. Et on ne trouve jamais rien... Mais étant un grand optimiste, je vais retenter... » Je soufflai et m'approchai d'elle le regard sombre. Si j'étais content de ma petite comparaison, je n'avais pas envie de m'en réjouir, ni même étaler ma satisfaction. Je n'étais pas si satisfait, pour ça, il aurait fallu qu'elle me lâche.
    Je m'arrête à un mettre d'elle, contemple ses chaussures qui avaient massacré mes oreilles en cognant sur le sol. « Je vais répondre à ta question. Du moins en quelques sortes : je ne songe à ne me rendre qu'à un seul endroit, là maintenant. Pas loin de toi, je n'espère plus être si chanceux. Non, j'ai faim. »

    Un sourire d'ange releva les traits de mon visage et je m'apprêtai à partir à la recherche de quelque-chose à grignoter : la cafétéria ? Ou la machine au dernier étage ? En prenant les escaliers ? « Épargne-toi la peine de me suivre cette fois, tu vas finir par te faire mal. Ce serait tellement dommage que tu ne puisses plus venir pourrir mes journées... » ce ne fut pas accompagné d'un sourire ironique cette fois, je filais aussitôt en faisant de grandes enjambées vers la cage d'escalier.




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MessageSujet: Re: [ FT Callie ] dis-moi sincèrement, j'ai l'air d'un clown peut-être ?   [ FT Callie ] dis-moi sincèrement, j'ai l'air d'un clown peut-être ? EmptyVen 4 Jan - 23:49

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 [ FT Callie ] dis-moi sincèrement, j'ai l'air d'un clown peut-être ?




 


    Il faut toujours qu'il m'arrive quelque chose au travail. Je peux le dire maintenant : c'est vraiment super rare que je rencontre quelqu'un de normal, de totalement saint d'esprit. Il y avait bien Bi Ah ou encore Ka Yong... Ces deux-là étaient vraiment adorables. Et puis il y avait lui : sans rire, il valait sûrement dix à lui tout seul. Pas besoin d'équipement, ou même d'acolytes pour tout mettre sans dessus dessous. Il réagit et se comporte comme un enfant, alors que j'essaie juste de faire mon travail. Est-ce que ce serait trop difficile de coopérer ? Juste une fois ? Si il veut, je garderai le secret et ne dirai à personne que pour une fois ; il a agit comme le satanée adulte qu'il est sensé être. Promis, je clamerai à qui veut l'entendre qu'il est toujours aussi chiant et puéril, si c'est ce qu'il veut et que ça lui tiens à cœur.

    Est-ce que je suis la seule personne prête à faire des concessions pour que les choses s'arrangent ?

    Je suis obligée de le suivre pour lui demander de revenir ! C'est un monde quand même ! Si je ne craignais pas de me faire virer pour non assistance à personne en danger, je l'enfermerai dans.... dans un réfrigérateur, et je poserai mon derrière sur une chaise, en attendant sagement qu'il me supplie de lui ouvrir la porte. Oui, il me rendait dingue. Et non, pas « dingue » comme dans « Omona, il est trop craquant, il me rends dingue ! » ce que je veux dire colle plus dans le sens de : « Mobile de meurtre ? Il m'a rendu dingue. »
    J'essaie donc de le ramener dans le petit studio où je suis sensée m'occuper de lui, mais il n'a toujours pas l'air décidé à m'écouter. Je grince doucement des dents lorsque je l'entends rire, avec cet air narquois sur le visage. « Wouah, arrête-toi là, tu me donnes carrément envie là. Tu sais comment t'y prendre hein ? Pfft... A croire que tu aimes essuyer des refus... » C'est la meilleur de l'année, sérieusement.

    «  Excuse-moi, mais je ne suis pas sensée avoir à te convaincre de te faire maquiller. Dis-je sur un ton sec : Tout ce temps perdu, purée Nathanaël, t'as pas du travail à faire ? Et bien ça tombe bien, moi aussi alors s'il te plaît... » Je m'arrête et me pince les lèvres. Non, je ne le supplierai pas. J'ai ma fierté. Je tape du pied contre le carrelage du couloir, agacée par ce problème qui traîne en longueur. Enfin, plutôt agacé par ce problème d'un mètre soixante quinze, qui ne semble pas réussir à réfléchir convenablement.

    Sa totale indifférence à ce que j'essaie de lui faire rentrer dans la tête, m'énerve encore plus. « Ce sera toujours mieux que ce que tu peux faire de mon visage avec tes pinceaux, Yung-ssi » Alors ça, c'était mesquin. C'était bas, ça volait ras les pâquerettes, nul, de très mauvais goût. Et pour cause, je suis vexée. Mais je ne vais pas le montrer, ça lui ferait trop plaisir ! Je me contente de le foudroyer du regard, regrettant que les éclairs ne puissent pas frapper directement à l'intérieur. «  Avec une mauvaise matière première, on ne fait jamais rien de bon, je fais pas de miracle.  » Dis-je en lui souriant, moqueuse à mon tour. « J'ai cessé de croire à une possible communication avec toi. Tu vois, c'est comme envoyer des messages dans l'espace : on espère toujours trouver une forme d'intelligence. On ne sait pas si ça répondra. Et on ne trouve jamais rien... Mais étant un grand optimiste, je vais retenter... » J'arque doucement un de mes sourcils, et le toise de haut en bas, avec un air hautain dont j'ai le secret. D'habitude je le réserve à mes mauvais jours, mais Nathanael a ce don, de changer mes bonnes journées en mauvaises, alors je peux moi aussi déroger un peu à mes principe. Je croise les bras, et son regard sombre me laisse indifférente moi aussi : « Je vais répondre à ta question. Du moins en quelques sortes : je ne songe à ne me rendre qu'à un seul endroit, là maintenant. Pas loin de toi, je n'espère plus être si chanceux. Non, j'ai faim. » Je bloque un instant, à court de mot. Il est... sérieux ?

    «  Mais... mais... arrête de délirer un peu, on est pas dans ton monde de nounours là, t'as l'air d'y croire dur comme fer que je vais te laisser tranquille et tout, mais non. Dis-je en écarquillant les yeux : J'ai du boulot, et malheureusement il faut que tu sois dans la même pièce que moi pour que je puisse le faire. Soit, mais essayons de finir ça une bonne fois pour toute, non? » Je n'ai pas la moindre idée de la raison pour laquelle j'essaie encore de le convaincre. Il est plus têtu qu'un caillou, et son cerveau doit aussi se réduire à un malheureux caillou. Triste vie.

    « Épargne-toi la peine de me suivre cette fois, tu vas finir par te faire mal. Ce serait tellement dommage que tu ne puisses plus venir pourrir mes journées... » Je bloque encore une fois. La bouche entrouverte, incapable de placer un mot. Quand je réussis enfin à reprendre mes esprits, il a déjà pris les escaliers. Je tape des pieds, en remontant mes avant bras contre ma poitrine, serrant les poings, et je le maudis à voix haute, en fermant les yeux pour plus d'efficacité : «  Niiiiiiiiiiiiih !  » Je suis officiellement devenue tarée. Je me mets accroupi, et rentre ma tête dans mes épaules, essayant vainement de reprendre mon calme. Non en fait, j'ai mieux que ça, beaucoup mieux que ça, je vais aller le chercher, et le ramener, qu'il le veuille ou non. Et s'il ne le veut pas, ce sera juste... Plus drôle.

    Je me presse et monte les escaliers quatre à quatre, je vais me le faire. Je finis par le rattraper, je sautille pour enlever mon escarpin : «  YAAAH! » dis-je avant de lui balancer littéralement ma chaussure dans la tête. Si il a la chance de l'éviter, ou même que je le rate, je la lui fait bouffer. J'enlève mon autre escarpin et monte les derniers escaliers qui nous séparent, à bout de souffle. Je l'attrape par le col, à bout de nerfs, et peu importe si il me repousse direct : On ne joue plus, j'en ai marre de te courir après. Alors tu arrêtes de filer, et tu retourne au studio ! Maintenant ! Purée, je te demande pas la lune !  » Dis-je en serrant les pans de sa veste un peu plus fort, sous le coup de l'énervement.

    Je ne sais pas pourquoi je tiens absolument à gagner ce petit duel de Tom et Jerry, mais une chose est certaine, il ne va pas s'en tirer à si bon compte.






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MessageSujet: Re: [ FT Callie ] dis-moi sincèrement, j'ai l'air d'un clown peut-être ?   [ FT Callie ] dis-moi sincèrement, j'ai l'air d'un clown peut-être ? EmptySam 5 Jan - 1:58

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    Avec Yung Calliope, j'avais la sensation d'être plus acteur que sur un tournage. Pourquoi ça ? Parce que lorsqu'elle ne me prenait pas pour son journal intime, elle me prenait pour un clown, puis un enfant capricieux (celle-ci, je veux bien l'admettre) puis ensuite, un bisounours. Avais-je déjà montré de signes de sympathie envers elle ? Non, pas une seule fois, si ce n'est le fait de l'ignorer complètement, ce qui assurait pourtant leur paix mutuelle. Mais non, elle ne pouvait coopérer ! Et que je raconte ma vie, et que j'essaye de me rendre sympathique, et que j'essaye de le ramener à la raison. Ramener à la raison ? L'écouter serait bien perdre la raison, oui plutôt. Qu'il y avait-il de difficile à comprendre au fait que je ne voulais rien avoir à faire avec elle ? Peut-être aurais-je dû en parler à mon manager ou aux autres membres du Staff ? Mais j'imaginais déjà Aaron lui faire la morale s'il venait à l'apprendre (et il se débrouillait toujours pour l'apprendre). Je l'entendais dans ma tête "Et tu as pensé à son travail ? Elle risquerait de le perdre ! Et imagine, si ça se trouve elle a une famille !" Et blah blah blah ! Que faisait-il d'ailleurs dans mes pensées maintenant ? Je n'avais pas besoin de m'attendrir.

    Cet échange était interminable et mon creux dans l'estomac prenait de l'ampleur à chaque fois que mon agacement atteignait un nouveau niveau. Bravo, Yung Calliope, tu tiens la palme, tu fais presque pire qu'Ariel. Quoique, c'était peut-être injuste de la comparer à une traîtresse « Avec une mauvaise matière première, on ne fait jamais rien de bon, je fais pas de miracle. » Oui bien j'ai changé d'avis, elle est presque au stade d'Ariel. Dans un autre genre mais au moins, Jung Ariel m'avait laissé tranquille, elle ! Mais bon, l'insulte glissa et je décidai de passer à autre-chose. De toute façon, je n'avais rien d'assez bien à dire et contrairement à elle, il m'arrivait de faire du tri dans mon besoin de parler. De toute façon, je doutais qu'elle décide de s'abstenir de répondre si jamais je répliquais et j'avais plus important et moins agaçant à faire.
    Manger.

    Apparemment, la révélation de mes plans la déstabilisèrent un peu et si j'en étais pas particulièrement heureux encore une fois, la suite serait sans prix. La faire réagir était si facile que c'en aurait été drôle si mon but n'était pas de la fatiguer tout bonnement. « Mais... mais... arrête de délirer un peu, on est pas dans ton monde de nounours là, t'as l'air d'y croire dur comme fer que je vais te laisser tranquille et tout, mais non. J'ai du boulot, et malheureusement il faut que tu sois dans la même pièce que moi pour que je puisse le faire. Soit, mais essayons de finir ça une bonne fois pour toute, non? » Un monde de nounours ? C'est elle qui délirait si elle voulait encore m'affilier à un nounours. J'étais un ours mal-léché plutôt qui exigeait son pot de miel mais pas de chance, c'était en pleine saison de chasse. Mais ne t'en fais pas Calliope, tu ne vendras pas la peau de cet ours avant de l'avoir tué ! Ha, et pour ce faire, il va t'en falloir ma grande...
    « Je vais essayer de répondre franchement et rapidement à cette nouvelle question pour nous épargner une perte de temps supplémentaire : non. Non. NON. C'est rentré là ? » demandai-je, gardant ma distance réglementaire avec le sexe opposé. Puis des fois que d'autres aillent penser qu'on s'entendait, ça valait mieux ainsi. De toute façon, je n'avais pas dans l'idée de la laisser répliquer davantage et donc de me retenir ici : je m'en allai. Marre de regarder les moutons brouter mes nerfs.

    En partant après lui avoir signifié de me laisser tranquille, je ne croyais pas un instant qu'elle allait s'y résoudre. Par arrogance et fierté. Par envie de me remettre à ma place. Mais elle allait devoir s'y faire la petite-fille à sa maman, je n'avais dans l'habitude d'obéir à des gens dangereux et déséquilibré psychologique. Car j'étais persuadé que la Yung l'était. Et encore ! A ce stade, je ne savais pas à quel point la suite des évènements allait me donner raison.
    Je montais tranquillement les marches, prenant mon temps. Je ne me gênerai plus pour cette folle, m'assurai-je avant d'entendre un hurlement. « YAAAH! » Et voilà, c'était reparti. Un soupire allait passer l'ouverture de mes lèvres mais je n'eus pas le temps de me mettre en scène qu'une chaussure me fonçait en pleine figure. J'eus le réflexe de décaler ma tête sur la gauche mais le fichu soulier érafla juste ma tempe. Rien de méchant. Non. Mais c'est moi qui risquait de le devenir. Je la toisai comme si elle venait de profaner un temple. « MAIS QU'EST-CE QUI CLOCHE CHEZ TOI ?! » Je ne reculai même pas en la voyant s'approcher, j'étais trop énervé. J'étais prêt à accepter de la prendre de face, rien à battre. J'avais été trop décent. Mais elle fit une chose... une chose qu'il ne fallait pas...

    Elle me prit par le col.
    Ariel... elle m'avait arrangé le col ce jour-là, je lui avais souri de toutes mes dents. Heureux, j'étais un ange et je volais encore. Et au soir, on m'avait coupé les ailes. Ce toucher était un poison, le même auquel succomba mon père sans nul doute. Et même si la situation était différente, ce geste... m'affola.
    Je restai sans rien dire, le souffle coupé d'abord. « On ne joue plus, j'en ai marre de te courir après. Alors tu arrêtes de filer, et tu retourne au studio ! Maintenant ! Purée, je te demande pas la lune ! » Une nouvelle fois, ses paroles ne provoquent rien en moi. Rien de plus violent que la panique et le malaise que je ressens. Je déglutis et fronça des sourcils. Elle avait eu à s'approcher de moi à plusieurs reprises... mais ce geste... n'était pas convenable. « L... Lâche-moi... Lâche-moi... Ne me tiens pas comme ça, tu n'en as aucun droit. Pas même ta minable petite argumentation sur ton boulot justifie ça. Alors... lâche-moi... » J'étais calme mais ma voix ne cachait pas le début d'une éruption prochaine. Doucement, mon corps s'affala alors que touchais ma tempe. J'étais énervé. J'ignorais vraiment ce qui me rendait le plus dingue : perdais-je juste patience ? Etait-ce ma quasi phobie des femmes ? Sa tentative de meurtre par chaussure ? Il fallait que je me reprenne : hors de question qu'elle me voit ainsi. Réfléchit ! pensai-je, réfléchit !

    « On commence par quoi ? Agression physique ou sexuelle ?! Je serais capable de dire ça... » un sourire se força sur mes lèvres mais je devinais tout au long de ma tirade qu'il avait perdu de son charme sarcastique. Je reprenais alors avec un peu plus d'aplomb, l'énervement prenant finalement le dessus. Rester plus qu'à prier que je ne fasse pas un meurtre. « Ne me TOUCHE plus. Ni toi, ni tes chaussures, Cendrillon ! J'suis pas ton Prince, tu as dû remarquer. Je ne rigole plus... » je ramassai son fichu escarpin ou je ne sais quoi et le pointai vers elle. J'allai partir en beuglant, certain que cette fois, après ça, elle me lâcherait un peu à moins d'être suicidaire mais...
    « NATHANAËL ?? » Génial ! Lon manager s'y mettait aussi. Il me cherchait, mais vraiment, parfait ! La voix semblait venir d'un étage dessous dans les escaliers. Je contemplai alors mon ennemie des yeux en réfléchissant, retirai finalement ma veste, m'en servis pour l'attraper et la trainai à l'étage du dessus pour finir dans l'ascenseur. Précipité, j'appuyai sur un étage au pif et coinçai finalement l'engin.

    « Voilà, là, je serai tranquille. Ceci dit, sans toi, ça aurait été plus pratique... » dis-je en m'asseyant devant le panneau.




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even though i hated everything you did and spatted it at you, you stayed there, so let me be the one healing you breathe out



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MessageSujet: Re: [ FT Callie ] dis-moi sincèrement, j'ai l'air d'un clown peut-être ?   [ FT Callie ] dis-moi sincèrement, j'ai l'air d'un clown peut-être ? EmptySam 5 Jan - 13:39

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    Non mais sérieusement, c'était quoi son problème ? D'accord, j'avais fais une erreur une fois. Mais est-ce que je méritais qu'il me traitât de cette manière ? Je n'étais pas mauvaise, ni même méchante sans qu'il n'y ait une raison valable. S'il était mal à l'aise en présence des femmes, je pouvais le comprendre, le fait qu'il aime les hommes, ne me posait aucune espèce de problème. Mais Nathanaël me mettait littéralement hors de moi. Son comportement puéril était incompréhensible. Il devait certainement me croire dérangée à lui courir après, et a essayer de le raisonner à coup d'insulte et de long discours. Mais il fallait qu'il comprenne une chose : il était hors de question que je le laisse filer. Il faisait mieux d'arrêter d'y penser tout de suite. Faim ? Eh bien, il n'avait qu'à me laisser faire mon boulot, ensuite il irait manger. S'il était têtu, nous allions jouer à deux à ce petit jeu, et bien qu'il ait l'air de penser qu'il avait de l'ascendant sur moi avec son sarcasme (et il avait raison dans un sens), j'avais de l'endurance. Beaucoup même.

    « Je vais essayer de répondre franchement et rapidement à cette nouvelle question pour nous épargner une perte de temps supplémentaire : non. Non. NON. C'est rentré là ? » Je serrais mes deux petits poings, en me retenant de lui hurler à la figure un énorme : Pourquoi ?! Je ne lui demande pas de me faire des enfants ! Ni même de me signer un chèque pour me donner l'intégralité de sa prochaine paie -surtout qu'il doit être beaucoup mieux payé que moi, cette saleté-, je veux juste le maquiller ! Alors bon sang, c'est quoi le problème ?! Je ne le quitte pas des yeux, le regardant avec mépris et agacement. Je secouais doucement la tête de gauche à droite pour lui dire que non, ce n'était pas rentré. S'il pensait sincèrement se débarrasser de moi aussi facilement, il fallait qu'il se réveille.

    Voilà pourquoi, peu m'importais s'il essayait de filer encore une fois, ou à quel point il pouvait m'énervait en me faisant courir partout. Il allait finir dans ce studio, et ensuite j'irai boire trois tasses de café pour me calmer. Pourquoi trois ? Je lui avais quand même balancer ma chaussure en pleine tête, il fallait vraiment qu'il m'ait poussée dans mes derniers retranchements. Si je reprenais le travail tel quelle ensuite, je sentais que j'allais faire un meurtre. Déjà, si Nathanaël repartait sur ses deux jambes, il pouvait s'estimer heureux. Je le toisais méchamment quand avec toute la chance du monde, il évitait mon projectile meurtrier. «MAIS QU'EST-CE QUI CLOCHE CHEZ TOI ?! » Je sursautais, surprise légèrement. Mais je finissais par croiser les bras, et par lui répondre :

    «  Eh bah tu vois, je comptais te poser la même question! » Je répondais à mon tour. Non mais sérieusement, j'étais pas la seule fautive dans l'histoire ! D'accord, l'attaque à la chaussure était peut-être mal-venue, mais avec lui il m'avait semblé que les paroles étaient inutiles. Soit, maintenant je choisissais une autre manière. J'avais donc réduit la distance qui nous séparait pour lui faire clairement comprendre ma façon de voir les choses. « L... Lâche-moi... Lâche-moi... Ne me tiens pas comme ça, tu n'en as aucun droit. Pas même ta minable petite argumentation sur ton boulot justifie ça. Alors... lâche-moi... » Je fronçais les sourcils, et consentais à le lâcher. Si je l'avais énervé, eh bien encore une fois, nous étions deux, et à continuer comme ça, nous allions tous les deux dans le mur. Mais c'était plus fort que moi, je ne pouvais juste pas le laisser s'en aller comme ça.

    «  J'en ai aucun droit ?! Tu me fais rire sérieux. Dis-je alors qu'un rire avec un consonance plus nerveuse qu'autre chose passe la barrière de mes lèvres : Parce que toi, tu crois que t'as le droit de me traiter comme tu le fais ? Il faut que tu arrêtes de me prendre de haut !  »

    Je l'observais alors silencieusement, et remarquais qu'il touchait sa tempe. Est-ce que je l'aurais touché en fin de compte ? Mes yeux se plissent doucement, prêt à une nouvelle attaque : « On commence par quoi ? Agression physique ou sexuelle ?! Je serais capable de dire ça... » J'étais tellement surprise que les bras m'en tombaient. Qu'est-ce qu'il venait de dire exactement ? Il jouait quoi ? Un rôle ? C'était quoi, une caméra cachée ? En plus j'avais terriblement froid aux pieds maintenant que j'avais perdu une chaussure et que je tenais l'autre dans la main pour ne pas avoir à perdre l'équilibre. «  Agression sexuelle ?! Et c'est chez moi qu'il y a quelque chose qui cloche ?!  » Son sourire me donnait des envies de meurtre. Rien que de me dire qu'il y avait des gens qui l'aimaient bien, pire qui étaient fan de lui ! A part son physique qui pouvait tromper sur sa nature, lui donnant des airs de petit ange, il n'y avait rien du tout qui vaille la peine de lui porter de l'intérêt. Non, je ne le connaissais pas, mais il ne me donnait pas la moindre envie d'essayer. Les choses auraient pu être différentes s'il avait agis d'une autre manière. Mais il voulait la guerre. Soit.  « Ne me TOUCHE plus. Ni toi, ni tes chaussures, Cendrillon ! J'suis pas ton Prince, tu as dû remarquer. Je ne rigole plus... » Non mais sérieusement, pour qui est-ce qu'il se prenait avec ses grands airs ? Il pensait peut-être me faire peur ? Mieux, me faire fuir ?

    «  Tu crois que je m'amuse peut-être là?! Je ne vois pas c'est quoi le problème au juste, t'as peur de quoi ? Que je t'agresse encore sexuellement? Un petit rire mesquin cette fois passait la barrière de mes lèvres : T'en fais pas, il n'y a aucun risque. Je croisais de nouveau les bras, gardant cet air hautain sur mon visage, réprimant l'envie de lui couper la tête, et d'aller manger un bout avant de reprendre le travail: Tu n'es pas mon Prince ? Oh ciel, laisse moi m'en remettre ! Je prenais soin de regarder ailleurs pendant une demie-seconde, avant de porter de nouveau mon attention sur lui : Voilà, c'est bon. » Disais-je en le fixant toujours droit dans les yeux.

    J'attrapais ma chaussure et les enfilais rapidement pour ne pas lui laisser l'occasion de fuir encore une fois. De toute façon, il semblerait que la cavalerie était sur le point d'arriver. Je sursautais une nouvelle fois lorsque j'entendais quelqu'un s'adresser à lui, par réflexe, je tournais la tête sur la gauche d'où émanait le cri, puis comprenant rapidement, j'observais Nathanaël avec un petit air satisfait. S'il n'avait pas peur de moi, peut-être qu'il aurait peur de son manager qui était en train d'arriver, hm ? «  Alors tu continues à faire ton malin maintenant? » Demandai-je, toute fière de la tournure qu'étais en train de prendre les événements.

    Sauf que je n'avais pas le temps de me réjouir, il préparait un truc, je le sentais... Je pointais sa veste, incrédule : «  Pourquoi tu... » Pas le temps de terminer qu'il m'avait attrapé et me traînai dans l'ascenseur de l'étage du dessus. «  Ya-aah ! Lâche moi tout de suite !  » Inutile, nous étions déjà à l'intérieur, et Nathanaël avait déjà bloqué l'engin. Pendant une bonne minute, je restais sans voix, face aux deux grandes portes : « Voilà, là, je serai tranquille. Ceci dit, sans toi, ça aurait été plus pratique... » Je fulminai. J'allais le tuer.

    Sans attendre, je me tournai vers lui, et lui balançai sa veste dans la figure, et ensuite je le pointai du doigt avec rage : «  TOI ! Pourquoi t'as fais ça hein ? Non mieux ! Pourquoi tu m'as emmené avec toi ?! Mince on est coincés maintenant ! Tu es stupide ?!  » Dis-je en tapant des pieds.

    Je me tournai vers les portes de l'ascenseur de nouveau, et appuyai ma tête contre le métal froid, soupirant longuement. Nathanaël était d'une logique à faire peur, pourquoi étais-je là ? Il avait peur que je parle à son manager ? …. Il pouvait me coincer n'importe où, que ça ne m'empêcherait pas de dire à qui veut l'entendre -même ceux qui ne veulent pas- à quel point il étaitinfecte.

    Il n'avait qu'à se le tenir pour dit.






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MessageSujet: Re: [ FT Callie ] dis-moi sincèrement, j'ai l'air d'un clown peut-être ?   [ FT Callie ] dis-moi sincèrement, j'ai l'air d'un clown peut-être ? EmptyVen 11 Jan - 21:36

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    Je ne l'écoutais plus. Elle ne savait rien. Elle ne comprenait rien. Autant, le fait qu'on ne s'entende pas lui était pesant professionnellement, autant, ça m'était pesant sur tous les plans. Professionnel, car mine de rien, m'attirer les foudres de mon manager m'était que très peu sympathique. J'aimais travailler en plus mais voilà... Puis personnel, car ça touche mon opinion des femmes. Ça me rappelle de mauvaises choses et certaines cicatrices ne se referment pas avec moi. Ça semblerait anodin pour la plupart des gens, je le sais bien, mais le départ de ma mère... le départ d'Ariel, je veux dire, a été très pénible pour moi. Et plus jamais, je me revois vivre ça. C'était ma seule opinion possible d'une femme, ne vivant qu'avec des garçons à l'époque, et voyez ce qu'elle en a fait. Je n'en avais guère besoin davantage. Tout ce qui me sembla agréable d'elle autrefois devint alors un fruit défendu. Et tant que ce fruit resterait dans son arbre, son poison ne m'étoufferait pas. Son poison ne me ferait plus aussi mal. Et je pourrais rester dans un semblant de paradis. Le paradis qu'elle m'avait promis avant de partir.
    Il n'y avait qu'à voir déjà l'histoire d'Adam et Ève. Édifiant aussi.

    A quel moment avais-je pu paraître si inoffensif pour qu'elle puisse me toucher ? Il n'était pas question d'un réel toucher mais c'était bien plus qu'il n'en fallait pour me rendre fou. Si je passais l'éponge, je n'aimais pas du tout ça. Ce n'était pas arrivé depuis des mois. J'évitais ce genre de contact avec le sexe féminin le plus possible. Déjà que je n'étais pas un grand fan des embrassades avec d'autres personnes que mes proches, alors là, c'était juste de trop. Mais bien évidemment, elle n'avait aucune notion de la gravité que cela représentait pour moi. Cette nana n'avait aucun respect pour moi. A quel moment devais-je alors estimer lui en devoir en retour ?
    Le fait qu'elle me réponde me révolta. De quel droit ? Ne voyait-elle pas qu'elle avait franchi une effroyable limite ? Comme d'habitude, les gens ne comprenaient pas. Ils s'en fichaient, s'ils n'en riaient pas !
    Un soupire de frustration s'échappa alors que la tête me tourna. Je ne savais même plus ce qui m'énervait le plus à cet instant. Je me sentais dans la peau d'un dépressif sur le point de repartir pour dix ans de thérapie... J'ignorais quelle force m'avait fait passer outre ses discours. C'est comme avec Ariel, on se fiche bien de ce que je pense... pensai-je, presque injustement. Certes, j'avais été vache avec elle mais ce n'était pas comme si elle n'avait pas été prévenue. Je me perds dans une multitude de pensées pour ne pas entendre ce qu'elle raconte. Ou ce qu'elle braille comme un vrai bactrosaurus qui aurait perdu une dent. Ça ne m'intéresse pas. Je refuse de m'y intéresser. Je refuse de m'énerver. Ça ne peut m'atteindre plus que ça. Si on commence à s'énerver sur elles, on finit par y penser, par culpabiliser un jour, pire prendre plaisir à les embêter. Comme l'ex d'un de mes frères... Un beau jour, on se rend compte qu'on s'est attaché à elles, puis là vient le plus terrible. La trahison. Aussi était-ce pourquoi je mettais tant de barrières. Mais ça, elle et sa grande bouche, elles ne pouvaient le comprendre.
    Je marmonne alors « Tu devrais m'être reconnaissante de ne pas t'écouter et de te traiter si mal, si tu savais... » N'importe quelle personne censée m'aurait fichu la paix après tout avec un tel comportement. Mais elle, elle me forçait à être pire. C'était éreintant. Elle forçait mes murs de béton et si elle ne se fracassait pas le crâne, c'est le mien qui en pâtissait. Je trouvais soudain ça très égoïste et je trouvais donc le moyen de ne pas me remettre en question.

    J'avais mes raisons.
    J'avais raison.
    Et elle ? Et bien, elle était folle.

    Remarque, dans le genre, j'étais bien un fou aussi pour m'être coincé avec elle dans un ascenseur... De toute façon, au point où on en était, je savais enfin comment me conduire avec elle : ne pas l'écouter pour commencer. « TOI ! Pourquoi t'as fais ça hein ? Non mieux ! Pourquoi tu m'as emmené avec toi ?! Mince on est coincés maintenant ! Tu es stupide ?! » Je fermai les yeux. Concentre-toi, ne l'écoute pas, pensais-je alors en boucle. Mais il n'y avait rien à faire... Je devais lui répondre. Stupide hein ?
    « Dixit la fille qui colle aux baskes d'un gars malpoli, qui a - si je comprends bien - quelque-chose qui cloche. Ouais, mais c'est moi le stupide. Je t'accueille dans le club dès que tu es prête à faire ton coming-out, d'accord ? Tu préfères quoi ? Un collier de fleurs ou un badge ? » j'avais posé mes avant-bras sur mes genoux, toujours assis par terre devant le panneau des boutons.

    J'en profitai pour souffler un peu et tournai ma tête vers le fond de l'ascenseur. Une glace y était et je regardais alors ma tempe. Cela brûlait un peu. Pas que je chouinais à cause de ça, mais c'est surtout que cacher la marque s'annoncerait sportif...
    « Réussit, le maquillage... » soufflai-je, dénoué de toute irritation. J'en avais plus la force. D'ailleurs, je m'en rendais compte. Ce qui m'amena à une autre phrase. Une phrase qui me surprenait moi-même. « Je sais que c'est pour ton travail mais tu as bien vu que ça ne nous sert pas du tout. Alors pourquoi tu insistes ? Demande à travailler avec une autre tête. Je suis sûr qu'ils ne poseraient pas trop de questions... » C'était vrai. On connaissait mon mauvais caractère, cela n'aurait rien de surprenant. Certes, on me tirerait les oreilles ensuite mais j'avais une carte à jouer : un de mes frères étaient bon dans ces choses-là. Je l'aurais proposé qu'en ultime recours. « Tu ne me croiras pas, mais ce n'est pas contre toi réellement... si on oublie le souci de la dernière fois. J'ai mes raisons... et j'aimerais vraiment qu'on les respecte. Sinon je me sens agressé et je deviens exécrable. » Je laissai flotter un silence alors que j'inspectais mon égratignure toujours. C'était mieux que de la regarder et risquer de m'emporter à nouveau : je m'imaginais parler à une personne de sexe non-identifié et responsable. Il ne fallait pas ruiner cette douce illusion en la regardant et restituant son identité. Je ne voulais pas retomber dans le "Ah oui mince, j'oubliais, c'est à Yung Calliope que je parle ! Que je suis bête !"

    Il ne me restait plus qu'à espérer qu'elle joue le jeu et ne ruine pas mes efforts. J'en avais rarement fait autant et j'étais en droit alors d'espérer arriver à une sorte de compromis (bien que j'avais un plan B). « Ça te semble peut-être difficile à voir mais j'ai fait des efforts... Aussi petits soient-ils, je n'en fais pas souvent. Surtout avec... non rien, tu ne pourrais comprendre. » je m'arrêtais là, pour ne pas casser tout ou même trahir mes raisons. Je préférais qu'elle s'invente elle-même des histoires plutôt qu'elle ne sache la réalité.




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Yung Calliope

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MessageSujet: Re: [ FT Callie ] dis-moi sincèrement, j'ai l'air d'un clown peut-être ?   [ FT Callie ] dis-moi sincèrement, j'ai l'air d'un clown peut-être ? EmptySam 12 Jan - 0:10

TITRE :

 [ FT Callie ] dis-moi sincèrement, j'ai l'air d'un clown peut-être ?




 


    J'étais vraiment si horrible que ça ? Je lui avais fais du mal dans une vie antérieure ?

    D'accord, je voulais bien lui accorder que j'avais des réactions quelques peu imprévisibles, et peut-être aussi que j'étais un peu têtue. Mais rien qui ne méritât un tel traitement. Cette course poursuite ne changerait rien du tout. Mais il se mettait le doigt dans l’œil et jusqu'au coude s'il pensait sincèrement que j'allais lâcher l'affaire simplement parce je savais que nous allions droit dans le mur. « Tu devrais m'être reconnaissante de ne pas t'écouter et de te traiter si mal, si tu savais... » Je bloquais sur ce que je venais d'entendre. Je penchais le visage un brin en avant, et le regardait avec un air totalement détaché, mon regard me semblait plutôt clair sur le contenu du fond de mes pensées, mais je préférais tout de même ajouter, dans le doute :

    « Si je savais ? Tes paroles sonnent comme si tu étais capable de pire, surprends moi bad boy ? » ajoutais-je, pas du tout impressionnée par ces grands airs.

    Si j'étais une vile créature, il avait lui aussi quelque chose qui ne devait pas tourner rond là haut. Pourquoi m'emmener avec lui alors que ça allait bientôt faire une heure qu'il me faisait courir dans tous les recoins de l'agence.
    Bloquer dans l'ascenseur, c'était certainement la meilleure de l'année celle-là. Avec lui qui plus est: bah oui, sinon ça n'était pas drôle. Franchement, je ne saisissais pas. Il agissait de manière complètement contradictoire, ça lui plaisait de me faire tourner en bourrique? Cela ne m'étonnerait même pas si c'était le cas au final : « Dixit la fille qui colle aux baskes d'un gars malpoli, qui a - si je comprends bien - quelque-chose qui cloche. Ouais, mais c'est moi le stupide. Je t'accueille dans le club dès que tu es prête à faire ton coming-out, d'accord ? Tu préfères quoi ? Un collier de fleurs ou un badge ? » Je fermais mes yeux et soupirais longuement, décollant ma joue du métal froid, je me tournais de nouveau vers lui :

    « Ah oui, excuse moi. Tu es stupide, malpoli, et t'as un truc qui cloche, ça ne doit pas être facile tous les jours pour toi. » Balançais-je, en laissant de côté la vanne qui m'était destinée.

    Je ne rajoutais rien, et l'observait silencieusement, notant également la petite brûlure sur sa tempe. « Réussit, le maquillage... » Je gonflais les joues, et me pinçais les lèvres, décidant de regarder ailleurs également, je soufflais de manière à peine audible un : «  Désolée. » Après ça, je me laissais glisser contre les portes, avant de m'asseoir en tailleur, par terre, face à lui, l'observant sans dire un mot. Je repensais alors au moment où je l'avais attrapé par le col, c'était étrange... D'un coup, je l'avais senti: bizarre.

    Je secouais alors la tête, alors qu'un petit « pfft » s'échappait d'entre mes lèvres. Pourquoi est-ce que je me donnerai du mal pour le comprendre alors qu'il n'avait de cesse de me repousser ? J'adorais les défis, mais par contre je n'étais pas franchement partisane des causes perdues. « Je sais que c'est pour ton travail mais tu as bien vu que ça ne nous sert pas du tout. Alors pourquoi tu insistes ? Demande à travailler avec une autre tête. Je suis sûr qu'ils ne poseraient pas trop de questions... » Pendant une bonne minute, je continuai de le regarder, muette : ne pouvant pas imaginer que c'était à moi qu'il venait de parler avec tant de calme.

    Mais vu que cet ascenseur n'avait pas assez de place pour abriter quelqu'un d'autre sans que nous ne l'ayons vu plus tôt, j'en tirais la conclusion suivante : c'était bel et bien à moi qu'il parlait. Et bah mince alors.... Ca me faisait tout drôle.

    Je pouvais essayer moi aussi ? °°

    «  Mais c'est pour ton travail aussi non? Je ne vois pas où est le problème... Que ça soit moi ou quelqu'un d'autre qui s'occupe de toi. Tu dois y passer dans tous les cas donc... Je ne comprends pas ce qui te rebutes autant.  » Répondais-je en faisant tourner une mèche de mes cheveux, le regard plongé dans le plafond métallique de cette petite boîte.
    Bah oui, il semblerait que moi aussi je puisse faire preuve de calme quand il était dans le coin.

    Je ne voyais que cette raison qui puisse l'embêter. J'avais remarqué qu'il n'était pas à l'aise avec moi, et sa réaction lorsque je l'avais touché... Cette histoire était vraiment bizarre. Nathanaël était vraiment bizarre. J'avais beau retourner le problème dans tous les sens, il n'en restait pas moins un mystère totale à mes yeux. « Tu ne me croiras pas, mais ce n'est pas contre toi réellement... si on oublie le souci de la dernière fois. J'ai mes raisons... et j'aimerais vraiment qu'on les respecte. Sinon je me sens agressé et je deviens exécrable. » Je le regardais de nouveau, penchant ma tête sur le côté. Parler avec lui de cette manière était si rare qu'il fallait que je pose la question :

    « Est-ce que tu manques d'air ? Tu divagues ? Je fronçais les sourcils, tandis que je ramenais mes genoux contre ma poitrine, posant ma joue droite sur mes genoux, ne le regardant donc plus directement : Exécrable ? Oui, je crois avoir bien compris. Je n'ai pas été tendre non plus... Disais je en réprimant un petit soupir. Si tu m'avais dit ça, plus tôt j'aurai pu essayer de comprendre, ça aurait évité tout... Non, c'était vraiment trop bizarre de parler normalement avec lui: T'es certain que ça va hein ? T'es pas en train de faire un malaise cardiaque ou quoi? » Lançais-je, en déposant mon menton cette fois, sur mes genoux, pour le regarder.

    « Ça te semble peut-être difficile à voir mais j'ai fait des efforts... Aussi petits soient-ils, je n'en fais pas souvent. Surtout avec... non rien, tu ne pourrais comprendre. » Des efforts hein ? Qu'est-ce que ça devait être s'il restait naturel alors ? Je levais les yeux au ciel.

    « ça va sûrement te paraître incroyable, mais aussi stupide je puisse paraître, je peux encore essayer de comprendre des trucs, alors balance toujours, tu peux vraiment être pire ? Personnellement, je ne me considère pas vraiment comme chanceuse hein. » Terminais-je avec un air quelque peu blasé.

    Non, c'est certain : pas chanceuse du tout même.






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MessageSujet: Re: [ FT Callie ] dis-moi sincèrement, j'ai l'air d'un clown peut-être ?   [ FT Callie ] dis-moi sincèrement, j'ai l'air d'un clown peut-être ? EmptyLun 21 Jan - 1:05

TITRE :

 [ FT Callie ] dis-moi sincèrement, j'ai l'air d'un clown peut-être ?




 

    « Si je savais ? Tes paroles sonnent comme si tu étais capable de pire, surprends moi bad boy ? » Encore une de ses paroles qui ne trouverait pour réponse qu'un silence de ma part. J'ignorais cette réplique en roulant les yeux tout simplement. Moi ? Capable de pire ? Ça, je n'en savais rien et à vrai dire, c'était plus son problème que le mien. Mais qu'elle en soit capable elle, c'en était certain selon moi. Je lui évitais juste l'horreur de devenir un de ces monstres, avec moi au moins. Ça va, j'avais assez donné dans le genre. Ariel était bien suffisante, sans compter la mère de Liam. Je ne voulais pas répéter les mêmes erreurs comme mon père. Moi je quittais le fanclub, descendais du train "allons gaiement à la foire des sadomasochistes". Je n'en étais pas. J'avais de vices, certes, mais pas celui-là.

    Par contre, ce que j'avais, c'était la palme du grotesque. Je cherche à fuir quelqu'un et je ne trouve pas mieux que de m'enfermer avec elle dans un ascenseur que je bloque. Cela dit, j'aurais fait ça dans tous les cas et mon dernier acte de troll se plaçait dans ce geste, en la faisant venir avec moi. Dans l'esprit « tu m'as ennuyé, tu voulais tant me suivre ? Eh bien te voilà exaucée et ce n'est pas fini ! » Sauf que c'était fini. Son acharnement m'éprouvait psychologiquement. Qu'attendait-elle pour me laisser enfin à mon sort ? D'habitude, elles sont plutôt douées pour ça, les femmes. Je lui proposais un arrangement en or et elle, elle crachait impunément dessus. Non mais fallait savoir : cette situation allait au comble de l'absurde et elle le savait bien.
    C'était comme avoir une corde entre les mains, en tenir chacun une extrémité et tirer en espérant mener l'autre de notre côté. Sauf que ça ne servait un rien et la force physique n'y aurait rien changé ici. A moins de prendre la maquilleuse à bout de bras et la balancer à l'autre bout du pays. Et encore ! Même là, j'étais sûr et certain qu'elle reviendrait à la charge pour me faire aussi voir du pays comme une vieille bourrique. Je refoulais un rire sarcastique à l'idée : il ne fallait pas en rire. Si j'en ris, je commence à m'y faire. Et si je commençais à m'y faire, je risquais bien d'un jour à m'en accoutumer. Pire apprécier ça et en blaguer avec elle. C'était inconcevable.

    « Ah oui, excuse moi. Tu es stupide, malpoli, et t'as un truc qui cloche, ça ne doit pas être facile tous les jours pour toi. » Oui, surtout ce qui n'était pas facile c'était de devoir composer avec quelqu'un de son genre. Mais je me gardais bien de répliquer à ça et lui servait une fois de plus une certaine indifférence. Je préférais m'en tenir à mon plan de secours en cas de fatigue, l'indifférence.
    Je regardais dans le miroir ma marque. Aish. Je pourrais éventuellement prétexter une bagarre de mon personnage et cela donnerait le parfait change. Et ça irait de composition avec le drama. Non ? Quoi ? J'allais de toute évidence devoir faire avec cette marque donc autant envisager toutes les façons possibles de m'en sortir sans explications ou questions embarrassantes. Ceci dit, peut-être que les cheveux cacheraient...
    «Désolée. » entendis-je vaguement alors, en plein dans mes scénarios pour justifier cette marque. Je souriais intérieurement, satisfait du ton discret employé. Tiens donc ? Madame je cris ce que je pense sur les toits était bien silencieuse d'un coup ! Mais encore une fois, je lui épargnais quelque remarque que ce fut. Je n'en avais pas le cœur et cela ne mènerait nulle part.

    Comment fallait-il s'y prendre avec elle pour qu'elle agisse comme n'importe quelle fille ? Pourquoi s'entêtait-elle ? Cela aurait quand même été plus simple de me laisser m'empêtrer tout seul, non ? Les situations prenaient des proportions stupides et incroyables avec elle, si bien que personne n'en croirait plus les raison.
    Moi je savais pourquoi j'en arrivais à ça, cela me semblait justifié, normal et mieux pour tout le monde. Mais elle. Hein ? Si elle n'utilisait pas toute sa peinture, un maléfice la transformerait en grenouille ?
    « Mais c'est pour ton travail aussi non? Je ne vois pas où est le problème... Que ça soit moi ou quelqu'un d'autre qui s'occupe de toi. Tu dois y passer dans tous les cas donc... Je ne comprends pas ce qui te rebutes autant. » Cette réponse ne me satisfaisait pas, si bien que je faisais une petite moue déçue. C'était quand même quelque-chose. Je pouvais lui retourner ses paroles ! D'ailleurs, je m'en chargeai, calmement, la voix comme un long soupir sans fin. « Certes, c'est pour mon travail aussi mais tu n'as pas à te soucier de ça. Si ? Comme tu le dis, si tu ne le fais pas, quelqu'un d'autre le fera. Mais ça, c'est mon affaire. Toi aussi, si tu ne me maquilles pas moi, ce sera quelqu'un d'autre. Crois-moi, les autres ne sont pas aussi fatiguant que moi. Je te ferais une fleur ! » Je me décrivais comme pire que je n'étais réellement. Car visiblement, me montrer mauvais ne faisait rien que la rendre pire elle aussi. Donc autant le lui faire comprendre. « Quand je te dis que c'est mieux pour tout le monde, ce n'est pas pour avoir raison et par orgueil. » Bon, en fait si, un peu. Surtout que maintenant que c'était dit, je me rendais compte que je pourrais l'emporter ainsi. Que ce conflit avait besoin d'un vainqueur. Pas d'une gagnante. Je veillai à garder mon air dégagé et dénué de toute espièglerie. Je forçais à peine.

    Je me lançai alors dans une tentative d'amabilité. Parfois, la politesse faisait reculer certaines personnes par respect. Elle en faisait probablement partie. J'aurais dû m'en douter dès le début remarque, une bavarde comme elle... Argh, on dirait qu'elle avait remporté la bataille qu'était de me faire parler...
    « Est-ce que tu manques d'air ? Tu divagues ? » Je lève enfin les yeux vers elle, une merveilleuse (et très intelligente -tousse-) expression de "hé" sur les traits. « Pardon ? » Mais elle était déjà partie sur autre chose alors que je m'offusquai intérieurement. Quoi ? Je savais parfaitement être calme et correct, c'était les femmes qui me poussaient dans ce genre de retranchements rustres, surtout elle. « Exécrable ? Oui, je crois avoir bien compris. Je n'ai pas été tendre non plus... Si tu m'avais dit ça, plus tôt j'aurai pu essayer de comprendre, ça aurait évité tout... » J'étais cloué. Je ne m'attendais pas à tant de... maturité. Et de recul. J'en devenais presque anxieux, c'était trop sérieux, trop dégagé, trop... paisible. Je voyais voler en éclat certaines choses et je n'aimais pas ça. Il ne fallait pas que j'y prenne goût. Elle non plus. « T'es certain que ça va hein ? T'es pas en train de faire un malaise cardiaque ou quoi? » Je fronçais les sourcils, finalement à nouveau offensé.

    « Mais bien-sûr que je vais bien ! Ça va, ça m'arrive de parler normalement des fois... Comme je t'ai dit, c'est juste quand je suis éprouvé, bon sang, je ne suis pas un rustre... » bougonnai-je sans trop élever le ton cela dit. Ma tête appréciait, fallait le dire, le calme. Et puis hurler dans un ascenseur, oui, mais en fait non. J'avais eu une expérience du genre et...
    Je serrais les dents. Un ascenseur. Ça oui, j'en avais eu des expériences dans ceux-ci. Je laissai ma tête frapper contre le métal de notre prison, m'insultant d'idiot. Je me rattachai soudain alors volontiers aux paroles de la coréenne. Lui expliquer ? Pas chanceuse ? Je souriais mélancoliquement mais avec une pointe d'amusement que je regrettai.

    « Mon dernier contact avec une femme fut avec celle qui me donna la vie. Ironique, c'était dans un ascenseur, comme celui-ci. Je tiens à ce que ce contact soit le dernier. Je n'apprécie pas spécialement la compagnie de femmes. Voilà tout, je ne peux pas, c'est tout et aux dernières nouvelles... tu en es une. » j'avais tout craché d'un coup sans sentiment. Comme si j'avais eu besoin de le lâcher aussitôt m'étais-je aperçu combien il était ironique de me retrouver là. « Finalement, je couve peut-être un truc... Tu crois qu'il y a une épidémie de grippe aviaire à NG ? » je touchais aussitôt mon front bien frais. « Ou il y a peut-être des virus qui se transmettent par le lancé de chaussures... Genre "le syndrome de la vengeance de Cendrillon" tu vois ? Mais mon manager ne gobera jamais ça... » ah bah oui... sans blagues ? ¬¬ « Je deviens dingue. En plus je fais des confidences à une fille, tu vas sûrement me laisser mourir ici avant de répéter mon secret à tout le monde hein ? »

    Je divaguais. Totalement.
    Mais rien à voir avec un syndrome. J'avais juste jamais parlé de ça à une femme. Et une angoisse profonde me saisissait alors que je m'en rendais compte.




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MessageSujet: Re: [ FT Callie ] dis-moi sincèrement, j'ai l'air d'un clown peut-être ?   [ FT Callie ] dis-moi sincèrement, j'ai l'air d'un clown peut-être ? EmptyLun 21 Jan - 13:56

TITRE :

 [ FT Callie ] dis-moi sincèrement, j'ai l'air d'un clown peut-être ?




 

    Pourquoi est-ce que je m'entêtais à lui courir après depuis maintenant une bonne heure ? Bonne question, et je n'avais même plus la réponse. Tout ce dont je me souvenais, c'était qu'il m'avait énervée, profondément, et que maintenant, nous étions coincés entre deux étages dans un ascenseur. Sur le coup, ma motivation m'avait parue raisonnable, du style : « Tu te dois de laver ton honneur Callie, il t'a manqué de respect » Ensuite, prête à passer à l'attaque, sur mon cheval, j'avais crié « Cours! Va comme le vent Pile Poil! », et...

    Mince, je délirais, est-ce que c'était la suite logique de « l'air qui disparaît, je vais mourir. » ?

    Dans tous les cas, il semblait que cela faisait effet sur Nathanaël également. Pour cause, il m'avait tout de même parlé comme si j'étais un être civilisé, et pas une Maman Dragon à sa poursuite -de Toy Story, on passe à Shrek, sacrées références, n'est-ce pas?- C'était surprenant, bien trop d'ailleurs pour qu'il n'y ai pas un petit arrêt vasculaire cardiaque là dessous. Voilà pourquoi je lui faisais d'abord part de mon inquiétude, avant d'essayer de lui répondre de manière convenable moi aussi: « Certes, c'est pour mon travail aussi mais tu n'as pas à te soucier de ça. Si ? Comme tu le dis, si tu ne le fais pas, quelqu'un d'autre le fera. Mais ça, c'est mon affaire. Toi aussi, si tu ne me maquilles pas moi, ce sera quelqu'un d'autre. Crois-moi, les autres ne sont pas aussi fatiguant que moi. Je te ferais une fleur ! » Ah non hein ! C'était mon argumentation ! D'où est-ce qu'il se donnait le droit de l'utiliser ? En plus, bien mieux que moi, et contre moi qui plus est ! Il m'agaçait soudain de nouveau, et je me rendais compte que c'était bien plus simple de lui courir après pour le traîner contre son gré dans le studio que d'expliquer pourquoi je me donnais tant de mal à le faire. Je ramenai mes jambes un peu plus contre moi, mon menton appuyé contre mes genoux, dissimulant ma bouche derrière ceux-ci, et un petit soupir agacé passa la barrière de mes lèvres : « Quand je te dis que c'est mieux pour tout le monde, ce n'est pas pour avoir raison et par orgueil. » AH ! Voilà son erreur. Il aurait dû s'en tenir à sa première tirade qui avait -même si maintenant, je ne le dirais plus- réussi me remettre à ma place. Je me redressais, tentant de dissimuler ma fierté retrouvée avec grande peine.

    « Pas pour avoir raison et par orgueil ? Ose me redire ça en me regardant en face. OK, ma répartie laissait légèrement à désirer, et en plus, je ne pouvais m'empêcher d'ajouter: Donc, j'avais raison de ne pas croire ce que tu as dis. C'est contre moi que tu as quelque chose. » Disais-je au final plutôt soulagé d'avoir trouvé un semblant d'explication à son comportement. Mon raisonnement était bancal, certes. Mais c'était la dernière branche à laquelle j'avais réussi à m'accrocher, avant de tomber complètement de mon arbre.

    Quelque part, j'étais vexée, et ça expliquait sûrement mieux que tout pourquoi moi, j'avais agis ainsi. Mais ça, personne n'avait besoin de le savoir, et surtout pas lui. Je savais pertinemment que cette conversation, ne mènerait certainement à rien: là, l'unique différence était qu'au lieu de courir à toute vitesse pour venir s'encastrer dans le mur, nous marchions à reculons. « Mais bien-sûr que je vais bien ! Ça va, ça m'arrive de parler normalement des fois... Comme je t'ai dit, c'est juste quand je suis éprouvé, bon sang, je ne suis pas un rustre...» Je gonflais presque aussitôt les joues, tandis qu'un petit «tss» s'échappait d'entre mes lèvres.

    « Oh ça va hein... Dis pas ça comme si je ne devais pas m'en étonner. Balançais-je en le regardant droit dans les yeux : Je vais peut-être t'apprendre un truc, mais avec moi, tu l'es tout le temps 'éprouvé', monsieur je ne suis pas un rustre bla bla bla. » Terminais-je avec une moue vexée sur le visage, ce qui me valait de tourner la tête, et d'appuyer ma joue contre mon genou pour regarder ailleurs, n'ayant pas la moindre envie qu'il assiste à ça. Le ton n'était pas monté de mon côté non plus, mais je n'en était pas moins agacée. Pourquoi ?

    Parce qu'il avait raison. Pire, j'étais certaine qu'il attendait que je le reconnaisse. Eh bah il pouvait toujours se brosser.
    (Bornée ? Juste un peu.)

    Je sursautais en sentant un coup contre les murs de l'ascenseur, coup qui eut pour cause d'ébranler l'intégralité de cette boîte métallique, toujours à l'arrêt. Et lorsque je levais la tête vers Nathanaël ce que je vis, me laissa sans voix : était-ce un sourire que je voyais sur son visage ? … Je sentais quelque chose d'autre également, et ce n'était pas franchement de la joie. Je fronçais les sourcils, perplexe : « Mon dernier contact avec une femme fut avec celle qui me donna la vie. Ironique, c'était dans un ascenseur, comme celui-ci. Je tiens à ce que ce contact soit le dernier. Je n'apprécie pas spécialement la compagnie de femmes. Voilà tout, je ne peux pas, c'est tout et aux dernières nouvelles... tu en es une. » ….......... Bah ça alors. Je me doutais déjà qu'il avait un problème avec les femmes, mais jamais, ô grand jamais, je n'aurai pu imaginé qu'il m'en ferait part. Quand je lui avais demandé de m'expliquer, je m'attendais plutôt à ce qu'il feigne une surdité soudaine, qu'il m'ignore, ou change de sujet... Mais pas ça. « Finalement, je couve peut-être un truc... Tu crois qu'il y a une épidémie de grippe aviaire à NG ? » Voilà, déjà ça lui ressemblait plus.« Ou il y a peut-être des virus qui se transmettent par le lancé de chaussures... Genre "le syndrome de la vengeance de Cendrillon" tu vois ? Mais mon manager ne gobera jamais ça... » AHAH. Je grinçais des dents, suite à l'allusion à Cendrillon. Comment avais-je pu croire que l'espace de cinq minutes, peut-être (j'insistais bien sur le 'peut-être') il pouvait être intéressant ? « Je deviens dingue. En plus je fais des confidences à une fille, tu vas sûrement me laisser mourir ici avant de répéter mon secret à tout le monde hein ? » OK. Non en fait, je préférais de loin lorsqu'il se mettait à agir comme un gamin pourri-gâté. Au moins, je savais comment réagir : je lui criais dessus et puis basta. Là, je ne savais pas ce que j'étais sensé dire. Pire, je le trouvais presque... Mignon ?

    Suite à cette hypothèse, j'écarquillais les yeux, et secouais vivement la tête pour qu'elle disparaisse. Non, impossible, non. Je n'allais même pas m'attarder la dessus, car... Non. De toute façon, ce qui était bien avec lui, c'était que j'étais certaine que dans cinq minutes, il allait sortir quelque chose qui allait m'énerver. Donc, ce côté... comme j'ai dis un peu plus haut là, et bien il n'aurait plus de raison d'être. Je ne savais même pas comment une telle idée avait pu germer dans ma tête, juste histoire d'être sûre qu'elle n'y était plus, je la secouais encore une fois ce qui eut cette fois-ci pour effet de me donner le tournis :

    « Je peux le comprendre, cela-dit, tu n'arriveras pas à les éviter toute ta vie, même si tu es...... Gros blanc. J'ouvrais des yeux ronds devant cette découverte, jetant un coup d’œil à gauche puis à droite, à la recherche de quelqu'un qui pourrais m'aider. Pas de chance, j'étais toute seule sur ce coup-là. Mon sang ne fit qu'un tour, jugeant bon de venir se loger au niveau de mes joues, leurs donnant une jolie couleur coquelicot.... Même s'il était quoi ? Gay ? Je doutais que ce soit la meilleure façon de nous expliquer, je prenais alors le partie de ne pas continuer ce que j'avais commencé à dire : Certes, j'en suis « une » Ce serait mentir que de dire que je n'étais pas vexé suite à cette appellation légèrement réductrice. Mais si tu essayais de temps à autres, d'être moins... Comme tu es tout le temps. Je suis certaine que ça pourrait bien mieux se passer. J'imagine que ça ne doit pas être facile... Je gonflais légèrement les joues : Mais tu crois pas que maintenant que tu as fais des «confidences à une fille», ce serait plus simple que ça soit cette « fille » qui s'occupe de toi ? Je me pinçais les lèvres, et regardait ailleurs, puis je me mettais à marmonner, comme si chaque mot de la phrase que je prononçais, était douloureux à former : Je... peux.. même .. essayer de m'effacer... Un peu... si ça aide.. » Je soufflais, subitement soulagée d'avoir réussit à dire ce que je voulais.

    Certes, je ne promettais rien quant au fait de m'effacer. Je pouvais essayer cependant. Je n'étais pas franchement certaine que ce que je venais de dire, allait «arranger» les choses. Mais de toute façon, partis comme on était, on allait mourir là-dedans asphyxiés, donc autant parvenir à un arrangement avant de trépasser. u_____________u''






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Jung Nathanaël

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MessageSujet: Re: [ FT Callie ] dis-moi sincèrement, j'ai l'air d'un clown peut-être ?   [ FT Callie ] dis-moi sincèrement, j'ai l'air d'un clown peut-être ? EmptyDim 27 Jan - 0:28

TITRE :

 [ FT Callie ] dis-moi sincèrement, j'ai l'air d'un clown peut-être ?




 

    « Les femmes ne sont pas tous des démons, Naël » entendis-je résonner au fond de mon crâne. Aaron avait tenté tant de fois de me résonner vainement, surtout quand je m'étais fait passer pour gay. Il m'avait martelé ça dix fois dans la journée en précisant qu'il se répétait mais qu'il le fallait selon lui. Je ne voulais pas que ça rentre dans ma caboche. Sinon, pour le peu que je baisserai la garde, je serais tenté d'y croire et vouloir voir un ange au milieu des enfers. Car depuis ma chute, c'est bien là que j'étais et je me complaisais totalement dans mon rôle de petit diable. Pour le peu et je prétendrais être un des meilleurs effectifs de ces bas fonds. Je devrais même demander un badge prioritaire pour le septième cercle des enfers de Dante !
    Mais revenons-en aux remontrances de mon cher frère. Lui et les sermons sur ma confiance aux femmes me hantaient un peu trop... et si je n'étais pas coincé dans un ascenseur, je m'éloignerai de cette femme tout de suite, voyant cela comme un très mauvais signe. Car c'était peut-être que mon esprit l'envisageait comme une potentielle exception et non. Non. Elle était un démon. Elle me l'avait montré. Pire, Yung Calliope semblait adorer ce rôle qu'elle tenait dans ma vie... Quoique... A l'écouter, c'est que j'étais vraiment son enfer : bienvenue très chère, fais attention, il fait un peu chaud ici pour toi et ta peau fragile !

    Alors oui, je refusais d'ouvrir les yeux sur quelconque individu de sexe féminin. Par peur d'avoir tord. Ou en fait, d'avoir terriblement raison sur leur nature profonde. C'était mieux de ne rien savoir. Je m'enfermais dans mes rassurantes conclusions. Alors oui, quand elle me répond... « Pas pour avoir raison et par orgueil ? Ose me redire ça en me regardant en face. » Comment faire le malin ? Comme si j'avais envie de la regarder en face de toutes les manières ! Je continuais de l'ignorer à chaque provocation, cela nous évitait de retomber dans les vulgaires discordes. « Donc, j'avais raison de ne pas croire ce que tu as dis. C'est contre moi que tu as quelque chose. » Je finis par tourner la tête vers elle, épaté presque. Non mais c'est quand même incroyable ça ! J'essayais de calmer les choses et elle, elle me relançait sur ça... « A t'entendre, c'est toi qui en fait une affaire d'orgueil ! Tu tiens vraiment à ce que j'en ai personnellement après toi ? » Un sourire sarcastique et démoniaque trouva le moyen de faire remonter mes lèvres. Non mais comme si je la connaissais suffisamment pour en avoir juste après elle ! « Je ne te connais pas si bien, même si maintenant, j'admets savoir de toi des choses. Je peux désormais te reprocher plein de trucs oui... » Je laissais ma phrase en suspens, pour faire comprendre pourtant que ce ne serait pas le cas. Il ne le fallait pas, une autre règle de mon code. Que je brise bien trop souvent en attitrant des rôles à chacune de ses folles qui en ont après moi et ma peau.

    Je faisais mon mea culpa, franchement, si ce n'était pas en partie une stratégie, je ne me serais pas reconnu. Cette situation était inenvisageable mais la fatigue me rendait dingue. Ou sois étais-je tout simplement dingue. Ou soit elle avait mis un truc dans ma boisson. Après tout, on avait rien fait d'extraordinaire.
    « Oh ça va hein... Dis pas ça comme si je ne devais pas m'en étonner. Je vais peut-être t'apprendre un truc, mais avec moi, tu l'es tout le temps 'éprouvé', monsieur je ne suis pas un rustre bla bla bla. » Je la fusillai d'un regard mauvais sans tourner la tête vers elle, la gardant tournée vers le haut de la boîte métallique. Un frisson me parcouru l'échine alors que ça me faisait penser à ce livre de Bernard Werber, Nos Amis les humains, où un homme et une femme qui se méprisent étaient enfermés dans une pièce, observés par des extraterrestres. Vu la fin du livre, il fallait qu'on sorte d'ici. Vite. VITE.

    Cette pensée me décida : je tombais malade. Vraiment. Je couvais certainement un truc et en me voyant rougir dans le miroir, je compris que la fièvre me montait. Sauf si c'était la honte de penser à ce fichu livre. Damn you and your books, Aaron! pensais-je.
    J'optais cependant pour la maladie. Mon comportement, ma fatigue, mes impressions... tout indiquait un bon gros rhume. Je l'espérais franchement en attendant une réplique de sa part. Attendre... c'est vrai que maintenant que j'y pensais, elle avait gardé le silence pendant toute ma tirade. Je ne sais pas si j'appréciai ça ou si j'en étais encore plus mal. Elle m'avait écouté, savait des choses, pour un peu et elle retiendrait potentiellement ce que je venais de cracher. Quant à ma stupide réaction, que je prenais très au sérieux, cela n'aurait l'air que d'une vague diversion. Mais il en était mieux ainsi... c'était gênant. Je n'avais pas à partager de telles choses aussi... pesantes, rien qu'avec les gens que je tolérais, c'était déjà une chose à éviter. Alors là.

    Fichu orgueil, n'empêche.
    Aussitôt, je me re-braquais, plus vulnérable à la traiter à nouveau comme une russe qui allait vendre des infos sur les américains. « Je peux le comprendre, cela-dit, tu n'arriveras pas à les éviter toute ta vie, même si tu es...... » J'avais tout fait pour éviter son regard, la tête baissée au sol. J'attendais que ça tombe. Mais même si j'étais quoi au juste ? Je réfléchissais en même temps qu'elle. Miss Yung hésitait ? Que pouvait-elle bien vouloir dire de si horrible ? Je levais finalement la tête, intrigué. « Certes, j'en suis « une » » Je resterai donc sur ma faim, hein ? Ça ne me plaisait pas ça ! Je fronçais donc les sourcils en la regardant s'embrouiller et chercher à se dépatouiller, moi cherchant toujours ce qui avait traversé sa caboche de bourrique. « Mais si tu essayais de temps à autres, d'être moins... Comme tu es tout le temps. Je suis certaine que ça pourrait bien mieux se passer. J'imagine que ça ne doit pas être facile... Mais tu crois pas que maintenant que tu as fais des « confidences à une fille », ce serait plus simple que ça soit cette « fille » qui s'occupe de toi ? » Je n'étais pas prêt psychologiquement pour cette décision. Alors je recommençai à réfléchir à ce qu'elle avait voulu dire. J'avais ENFIN mis le doigt dessus, très fier de moi et de cette idée qu'elle se faisait, quand... « Je... peux.. même .. essayer de m'effacer... Un peu... si ça aide.. »

    Je la regardai, les yeux grands ouverts, sans expression.
    Gros blanc, seconde édition.
    Je pouvais même entendre des criquets imaginaires.

    Essayer... de s'effacer hein ? Je fis circuler plusieurs fois l'information au cerveau pour être sûr et...
    ...éclatai alors violemment de rire. Mes muscles abdominaux hurlaient de douleur mais cela me faisait un bien fou. Je secouai la tête hilare, avant d'essuyer une larme imaginaire « Essayer, ça va être le mot oui ! » Je recommençai à rire, achevé. Il me fallut des minutes entières pour regagner du sérieux, mais mon rire résonnait encore dans ma gorge. D'ailleurs mes frères m'auraient tué du regard pour avoir poussé "ces sons non identifiés" avant d'en rire.
    Cela me calma d'y penser, me disant que je devais déjà passer pour une chose bizarre. « Tu ressembles à un chibi de manga, Naël Hyung » disait même Liam... T__T Aucune crédibilité auprès de mon petit-frère, ahem mon fils.
    « Hem, j'admets que tu as un bon sens de l'humour... on ferait mieux de sortir de là avant que je t'invente d'autres qualités... enfin, tu vois ce que je veux dire... » décidément, c'était plus fort que moi. Je me redressais en me massant la nuque. « Avant que... que... je ne devienne plus malade... » ou que ça tourne vraiment comme dans le livre. J'en tournai presque de l’œil et ma fièvre redoubla, mon visage allait s'empourprer aussi. « Ce serait mauvais pour le drama... » ajoutai-je en me dédouanant de tout mauvais sentiment. Oui d'un coup, ça me préoccupait tout ça...

    Je tournai mon corps vers le panneau et souris une dernière fois, me disant qu'après ce geste, elle allait me haïr de nouveau. J'appuyai sur un bouton et d'un coup l'ascenseur se remit en marche. « Oh... bah tiens un miracle... » j'offrais un sourire blanc comme du riz en me tournant et sortant au prochain étage, nez à nez avec le manager...
    Great.




BREATHE IN
even though i hated everything you did and spatted it at you, you stayed there, so let me be the one healing you breathe out



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Yung Calliope

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MessageSujet: Re: [ FT Callie ] dis-moi sincèrement, j'ai l'air d'un clown peut-être ?   [ FT Callie ] dis-moi sincèrement, j'ai l'air d'un clown peut-être ? EmptyDim 27 Jan - 12:33

TITRE :

 [ FT Callie ] dis-moi sincèrement, j'ai l'air d'un clown peut-être ?




 

    « Le calme avant la tempête. » Pourquoi j'avais l'impression que ça allait tourner de cette manière ? Pire, si nous prenions en compte le fait qu'il n'y avait jamais eu de «calme» à proprement dit, entre nous, la tempête qui se préparait, elle allait avoir des allures de fin du monde. Un autre exemple ? Dans le film, il y a toujours une scène d'un repas entre un homme et une femme. Champagne, conversation diverses et variées, bougies... Puis on finissait par se rendre compte que la femme avait empoisonné le champagne ou qu'elle avait cuisiné des champignons vénéneux dans son pot au feu de prime abord inoffensif. Cependant, mon second exemple était bancal, car en général c'était les couples qui terminaient comme cela........... Je regardais Nathanaël un court instant, et si je n'avais pas eu peur de passer pour une folle furieuse, j'aurai certainement éclaté de rire. Le seul endroit où nous pourrions nous retrouver ensemble de notre gré ?

    Un ring de boxe.

    «A t'entendre, c'est toi qui en fait une affaire d'orgueil ! Tu tiens vraiment à ce que j'en ai personnellement après toi ?» OUI. Enfin... non. ARGH, maudit débat intérieur.
    C'était simplement plus simple, de se dire que c'était contre moi qu'il en avait, car au moins, avec ça, je ne serais pas tentée de chercher à comprendre pourquoi il lui arrivait de réagir de manière très juvénile.
    Je plissais les yeux, lui offrant mon plus beau regard malfaisant. Devant son sourire satisfait et narquois, je me pinçais les lèvres, agacée. Il trouvait toujours le moyen d'ébranler mes raisonnements, aussi boiteux soient-ils, j'en avais besoin. J'étais quelqu'un de naturel curieux, si j'inventais des causes à son comportement, ce n'était pas par plaisir, oh ça non. De plus, maintenant, je me sentais gênée de l'avoir dit, et ça me rendait véhémente deux, voire trois fois plus à son égard : « Je ne te connais pas si bien, même si maintenant, j'admets savoir de toi des choses. Je peux désormais te reprocher plein de trucs oui...» Lui alors. Je persiflais de manière à peine audible. Je notais cependant qu'il n'avait pas fait la liste de tout ces «trucs» qu'il pouvait me reprocher, alors je choisis de me taire, histoire de le «remercier» du geste.

    Oui, je pouvais me comporter de manière civilisée de temps à autres. -ça m'arrivait en général tous les 30 février. Il pouvait s'estimer heureux, je dérogeais à mes principes juste pour lui-

    J'avais même essayé de trouver un semblant de solution, ça allait être compliqué.... Limite impossible. Mais rien que le fait de l'avoir proposé, était étrange en soit. Avec Nathanaël, j'étais tout, sauf conciliante. Alors pourquoi ?.... Si ça se trouve, il m'avait refilée sa maladie ? Probable. Obligatoire même. Je n'essaierai pas de me montrer agréable sinon.
    Quoi que... Pendant l'espace d'une seconde, je l'avais presque trouvé attachant, un peu plus tôt. Alors est-ce que ce serait la suite logique des choses ?
    Une fois de plus, je secouais la tête pour arrêter de penser à cela. Je cogitais beaucoup trop, et c'était mauvais.

    Là, Nathanaël, ce serait le moment opportun pour m'énerver. Tu me reçois ? (je ne pensais pas que ça serait aussi rapide en fait.)

    Car, je sursautai en l'entendant... Rire? (oui, vu les bruits étranges, c'était vraiment une question. A moins que l'on considère que Dingo avait un rire normal...) J'avais dit quelque-chose de drôle ? Ou non.... Il n'était pas en train de se foutre de moi quand même ?! « Essayer, ça va être le mot oui ! » Mais oui ! Le bougre ! Il riait de moi ! Comment osait-il ?! Alors que j'avais essayé d'être gentille.... Bah tiens ! On ne m'y reprendrai plus !
    Je gonflais les joues, joues d'ailleurs qui avaient repris leur teinte coquelicot devant l'embarras qui venait de mettre K.O ma fierté. C'était vraiment inenvisageable que je réussisse à rester à ma place ? J'étais vraiment si atroce ?
    Pendant qu'il s’époumonait, je passais une main dans mes cheveux, honteuse, et un petit : « Aish... Ottokhae? » s'échappa d'entre mes lèvres, que je m'empressais de pincer ensuite.

    Quand il se calma, je croisai les bras. Vexée. « Ca va aller tu crois? » demandais-je alors que moi, je n'arrivais pas à chasser la gêne, qui s'était propagée jusqu'à mes oreilles qui chauffaient également. Heureusement que j'avais mes cheveux pour cacher. Je tournais la tête vers la droite, n'ayant pas la moindre envie de le regarder : « Hem, j'admets que tu as un bon sens de l'humour... on ferait mieux de sortir de là avant que je t'invente d'autres qualités... enfin, tu vois ce que je veux dire... » Mais ce n'était pas de l'humour que j'avais fait, bon sang ! J'étais sérieuse ! Enfin... Ma fierté, même amochée m'empêchait de lui dire. «Avant que... que... je ne devienne plus malade...Ce serait mauvais pour le drama... » Je finissais tout de même par le regarder. Confuse, un peu. Je fronçais les sourcils, et essayait de comprendre ce revirement. Il était bizarre tout d'un coup, ou je me faisais des idées ?

    « Et toi tu as un rire effrayant. Donc oui, il faudrait sortir d'ici rapidement, avant que je ne te trouve encore d'autres bizarreries à ajouter à ma liste. » Disais-je toujours aussi vexée en fait. Et ça se voyait à ma manière de lui répondre. Je ne me moquais plus, j'étais mauvaise là. Je faisais fi du mot «qualité» qu'il avait tout de même sorti, ou de son état suspect d'un coup d'un seul.

    J'étais vexée.

    Je me pinçais les lèvres, et me demandais combien de temps encore nous devrions rester là-dedans. Quelqu'un allait bien se rendre compte de notre absence, non ? Ou au moins de celle de Nathanaël ? Il devait bien être attendu quelque part, pas vrai ? J'allais sérieusement devenir folle, si ça continuait. « Oh... bah tiens un miracle... » Je relevais les yeux vers lui, et ce que je vis me laissa sans voix. Mes yeux s'ouvraient ronds.

    Gros blanc, le retour de la vengeance........
    …...........Purée, comment avais-je pu être aussi stupide ?

    C'était lui qui avait bloqué l'ascenseur ! Moi j'avais cru.. J'avais dit... ARGH ! « Tu t'es bien amusée?! Disais-je en me relevant d'un coup d'un seul. Je le pointais du doigt, littéralement hors de moi : Tu es vraiment trop... YAH NATHANAEL TU M'ECOUTES BON SANG?! Après tu ne t'étonnes pas que je me fasse une joie de faire de ta vie un enfer ! Tu n'es qu'un pauvre gamin ! » Criais-je.

    Il s'était complètement fichu de moi. Je me sentais... Débile d'avoir cru qu'il pouvait être sincèrement quelqu'un de bien. Je le détestais. Si jusqu'ici il m'avait trouvait invivable, j'allais lui prouver que je pouvais être bien pire. Parole de Calliope. Je serais les poings, tandis que les portes s'ouvraient sur quelqu'un, quelqu'un de visiblement en colère. Je fronçais les sourcils, me demandant qui cela pourrait-être.

    Oh !

    Je tournais la tête vers Nathanaël, un petit sourire narquois sur le visage. Que justice soit faite. BAM, prends en plein la figure ! J'espérais que son manager ne serait pas tendre avec lui.

    « Nathanaël, tu vas me rendre fou un jour! Est-ce que tu as idée du temps que j'ai perdu à te chercher partout ?! Tu es en retard figure toi ! Et en plus... Bon sang, mais tu n'es même pas prêt! » Un petit 'hunh' hautain s'échappa d'entre mes lèvres, tandis que je ne quittais pas le fautif des yeux, bien trop contente d'assister à la scène. Mais quand je sentis qu'on m'observait, je tournai aussitôt la tête : « Je suis vraiment désolée du temps qu'il vous a fait perdre à vous aussi Mademoiselle Yung. Vous n'aurez plus à vous en occuper, soyez en certaine. » Je fronçais les sourcils, pas certaine de comprendre sur le coup.... Donc je n'aurai plus à le maquiller ?

    « Parfait ! Merci beaucoup Monsieur, vous m'enlevez une TRES grosse épine du pied. Disais-je en regardant l’intéressé avec un regard meurtrier. Sur ce, je vais devoir vous laisser. J'ai du travail en retard. » Je m'inclinais légèrement pour saluer son manager, et je tournais les talons pour me rendre dans la cage d'escalier, et retourner au rez de chaussé dans mon studio.

    Une fois à l'intérieur, je claquais la porte avec colère, balançais mes chaussures dans un coin, et m'asseyait sur un fauteuil : « Il n'a que ce qu'il mérite, j'espère qu'il va tomber sur quelqu'un d'atroce, ce sera bien fait pour lui.... Aisshh. » Je me massais les tempes, regagnant mon calme doucement.

    Au moins, comme ça, le problème était réglé !






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MessageSujet: Re: [ FT Callie ] dis-moi sincèrement, j'ai l'air d'un clown peut-être ?   [ FT Callie ] dis-moi sincèrement, j'ai l'air d'un clown peut-être ? EmptyDim 27 Jan - 23:30

TITRE :

 [ FT Callie ] dis-moi sincèrement, j'ai l'air d'un clown peut-être ?




 

    Les choses ne finissent jamais bien. Pas seulement avec moi mais en général. La vie, on finit tous par crever et soit on est oublié, soit on fait de la peine. Les épisodes d'une série se terminent toujours et parfois pire, avec un sublime cliffhanger à vous rendre dingue. Le travail, on finit toujours trop lessivé pour profiter de son dur labeur. Les amis, on doit toujours composer sans au bout d'un moment.
    Cet épisode de ma vie ne dérogerait pas à la règle. Je m'en persuadais. Toujours certain que ce n'était pas trop tard pour échapper à un rapprochement avec la dénommée Yung Calliope, je me résonnais. Cela ne pouvait pas être si dramatique. Si ? Pourquoi ne pouvais-je pas attendre d'être en présence de ma seule amie féminine pour vider mon sac ? Non fallait que je fasse mon Rémi sans famille devant la femme qui se sert de ses pinceaux comme des sabres lasers...
    Je me disais soudain que cette fille devrait faire du théâtre, avec de telles expressions et réactions, elle pourrait dégoter un rôle pour la prochaine Cruella ! Ou une sorcière de l'ouest ? Oui, je la voyais parfaitement dans le rôle de la belle-mère de Blanche-Neige dans Once Upon A Time ! Il faudrait une adaptation coréenne, et c'était bon, je la conseillais aux réalisateurs et recruteurs...

    Encore un scénario de plus à ajouter. Il me plaisait davantage comparé à celui du livre de Bernard Werber, c'était certain...
    Je manquais d'étouffer en y repensant, ma fièvre m'assommant un peu plus. J'avais besoin d'air et d'arrêter de réfléchir comme ça, sans cesse. Il me fallait être loin d'elle : elle me rendait plus nerveux qu'il ne l'aurait fallu et même si je donnais l'air d'être celui qui la tournait en bourrique, ma peur était toujours là... Trop de choses dans la tête. J'avais besoin de musique, de lumière du jour et d'un bon anti-douleurs. « Aish... Ottokhae? » avait-elle dit tout doucement un peu plus tôt. Oui je commençais à me le demander aussi. Je ne pouvais même pas punir le destin ou la fatalité de ce coup, nous en étions les seuls coupables : moi en nous enfermant ici, elle en s'entêtant.

    « Ca va aller tu crois? » Le sourire toujours sur les lèvres, je soufflais de manière toujours aussi hilare un « Non, pas du tout mais je fais avec. » J'étais plutôt ravi de remarquer que cette crise de rire m'avait rendu mon naturel sarcastique et ma répartie. J'avais un peu plus d'énergie, suffisamment pour me décider à arrêter cette mascarade. « Et toi tu as un rire effrayant. Donc oui, il faudrait sortir d'ici rapidement, avant que je ne te trouve encore d'autres bizarreries à ajouter à ma liste. »
    Je haussais les épaules, nullement offensé. J'avais l'habitude avec Aaron et mes autres frères. Je remarquais d'ailleurs que la Yung s'entendrait affreusement bien avec Aaron et mes autres frangins... Ok. Très bien. Faire en sorte que jamais Aaron ne la rencontre, sinon, c'était ma fin. Hors de question que cette fille mette un pied chez moi, avec ma chance, elle n'en sortirait plus. Je voyais bien mes frères l'adopter complètement alors non.

    Haha, non mais je divaguais totalement. Yung Calliope, ma maquilleuse, chez moi ! D'abord, l'éventualité que je l'accepte, ensuite le livre de Werber et maintenant, la possibilité qu'elle soit chez moi... Fallait arrêter là mais vraiment.
    Je savais bien que comme toute chose dans la vie, cette histoire allait mal se finir. Soit par la mort de l'un d'entre nous, soit par une nouvelle crise de nerfs qui nous forcerait à redevenir de froids collaborateurs avec l'autre. J'ignorais si cette éventualité me ravissait. C'est bien ce que Nathanaël-Jung-Je-n'aime-pas-la-mentalité-des-femmes souhaiterait, mais le petit garçon vulnérable qui s'était confié se sentait menacé. Et ébranlé. Moi et mes bonnes idées décidément...

    « Tu t'es bien amusée?! Tu es vraiment trop... YAH NATHANAEL TU M'ECOUTES BON SANG?! Après tu ne t'étonnes pas que je me fasse une joie de faire de ta vie un enfer ! Tu n'es qu'un pauvre gamin ! » me hurlait-elle dessus à nouveau. Le calme me manquait déjà un peu même si j'eus un mal du diable à cacher ma tête amusé de démon.
    Je réalisais vraiment à quel point ce moment dans l'ascenseur avait été unique.

    Quand l'ascenseur reprit sa course, le temps recommença à partir et tout devint réel à nouveau. J'étais un acteur qui entrait dans la vie de showbiz, elle était ma maquilleuse, on jouait au chat et à la souris (sans le sous-entendu de jeu de séduction, merci) et on se tapait mutuellement les nerfs. C'est dingue comment cette prison devint le seul havre de paix, aussi approximative fut-elle, entre nous... Une partie de moi était extrêmement fière. Mais je n'avais que faire de paix avec elle. Non ? Il m'était inutile d'avoir une bonne entente avec elle, je voulais lui faire entendre raison...
    Mais quelqu'un allait s'en charger pour moi presque...

    Mon manager.
    Je l'agaçais, il n'y avait qu'à le regarder pour le savoir. Encore une fois, il devinait parfaitement la situation et même si je sortais la plus grosse excuse du monde, il n'y croirait pas. Je soupirai, sentant déjà venir la bonne douche que j'allais me prendre. Mais je l'acceptais parfaitement bien.
    « Nathanaël, tu vas me rendre fou un jour! Est-ce que tu as idée du temps que j'ai perdu à te chercher partout ?! Tu es en retard figure toi ! Et en plus... Bon sang, mais tu n'es même pas prêt! » J'aurais bien ignoré la situation un peu plus, m'étonnant qu'il se fatigue encore en fait à me faire des remontrances : depuis le temps, lui et Aaron ne se fatiguaient pas ?
    Je grimaçai, l'air de dire "tu veux mourir" en toisant la naine qui me servait de maquilleuse. Elle pouvait faire la maline... Il y avait quelques minutes de ça qu'elle la ramenait moins. Opportuniste pensai-je comme un mauvais joueur. « Je suis vraiment désolée du temps qu'il vous a fait perdre à vous aussi Mademoiselle Yung. Vous n'aurez plus à vous en occuper, soyez en certaine. »

    ...
    J'ouvrais la bouche, scié. C'était quoi cette façon de s'aplatir gentiment ? Je ne lui connaissais pas ça. D'habitude, c'était à peine s'il s'en préoccupait et me réprimandait non-stop sans vraiment accorder plus d'importance à ma victime. Je le regardai, choqué et démonté. Mais, sérieusement, c'était quoi ça ?
    « Parfait ! Merci beaucoup Monsieur, vous m'enlevez une TRES grosse épine du pied. Sur ce, je vais devoir vous laisser. J'ai du travail en retard. » Je la regardai alors à son tour. Tiens, elle se décidait à me lâcher alors ? J'en étais surpris. Moi qui pensait qu'elle ne me lâcherait plus. Je n'étais pas déçu, juste surpris. Cela me semble pratiquement hors-caractère. Mais bon, tant mieux, n'était-ce pas ce que je voulais ?!
    Je secouai la tête, l'air désintéressé de sa petite scène et regardait mon manager, abasourdi.

    « Manager-nim, c'était quoi ça ? Cette fille est aussi démone que moi et- » Il me regarda sévèrement et je relâchai les bras, découragé. Accablé. Désolé de ce manque de considération pour moi. « Je ne vais pas jouer à la babysitter avec tout le monde et encore moins maintenant. C'est quoi ça ?! AIGO Nathanaël... » s'agaça-t-il en pointant ma tempe, sur l'endroit de la brûlure. Je décidai d'éviter de parler de ma potentielle maladie contagieuse au final, la cicatrice semblait sur le point de le faire tomber dans les vapes.
    Il me chopa par le coude et me tira alors que j'expliquais mes idées étranges pour camoufler ça.

    Aucune ne lui sembla valable et je me retrouvai les fesses sur un siège en attendant une nouvelle maquilleuse dépêchée exprès. Un léger souffle passa mes lèvres comme si le peu de vie qui me restait s'était envolé avec.
    Je levai mes yeux en entendant mon manager, voyant se profiler ma maquilleuse. J'en devins livide. « C'est Natha-Pie !! Mon grand timide !! »
    Je jette un regard sur mon manager, sans émotions. Il comprend et marmonne des paroles inintelligibles en me laissant avec cette... chose. Et voilà, c'était parti ! Une séance à me faire traiter comme un bébé timide et capricieux. « Mais oui mais oui, je te laisse tranquille ensuite ♥ You shy boy! » « Ne fais pas ton timide~ je trouve ça trop adorable de toutes les façons~ » Je grognais une énième fois en lui hurlant de me laisser faire. Au final, c'était même pire qu'avec Calliope, sans compter la petite main aux fesses quand je me suis levé, lui suppliant de me laisser nettoyer ma cicatrice. Je frissonnais en la voyant faire 'rwar' vers moi et se diriger vers un petit du drama. Je me sentais coupable de laisser cette pédo-noona avec lui... Mais si pour ce gamin, il y avait le risque qu'on dise qu'elle était pédophile, personne ne prendrait au sérieux mon potentiel viol u_u

    A regarder toutes les maquilleuses, aucune ne ferait l'affaire et aucun maquilleur n'était là... J'allais devoir prendre sur moi et je n'en avais aucune envie. Le taux de skinship avec une femme avait déjà été dépassé pour l'année. Et si j'en laissais trop m'approcher, elles allaient toutes s'imaginer que c'était bon maintenant, qu'on pouvait m'approcher comme si j'étais un nounours à free hugs.
    - Mais tu crois pas que maintenant que tu as fais des « confidences à une fille », ce serait plus simple que ça soit cette « fille » qui s'occupe de toi ? - Me revint en flash cette phrase.

    Non. Je ne pouvais quand même pas imaginer ça... je ne pouvais pas envisager ça. Si ? J'avais enfin eu gain de cause. Mais si c'était pour en chasser une autre... Non, hors de question de m'en rapprocher !
    J'inspirais, désespéré.
    En même temps, mieux valait en effet que ce rapprochement se fasse avec Yung Calliope qu'avec la pédophile. Cette conclusion me décida : c'était exclusif. Seulement pour cette fois. Je trottais jusqu'à la machine à café, choppait deux boissons chaudes, demandait le temps qu'il me restait (on avait visiblement décaler le programme) et allait, la queue entre les jambes, à la recherche de la petite brunette...

    J'aurais aimé la trouver moins facilement. Je posais une tasse à côté des fameux pinceaux de mon bourreau préféré (on fait des efforts) et m'adressai directement à la personne qui allait se faire maquiller. « On m'a dit de te prévenir que DongTae Hyung a encore bu et essaye de rentrer dans ta voiture avec un chien kidnappé, non, dognappé sous le bras. Je crois qu'il va casser la vitre pour entrer. Comme pour ma voiture la semaine derni- » j'avais à peine fini qu'il s'était levé et avait filé en catastrophe. La réputation de DongTae Hyung était toujours un bon nid à idées ! Et dire que je ne l'avais jamais encore remercié...
    Le champ libre, je souris à la coréenne enfin, plutôt fier de moi. « Je n'ai pas de voiture... » J'aurais dû rire à ce moment-là, de façon démoniaque même, mais je regardais autour de moi et m'asseyais devant elle aussitôt. « Un peu tard, mais tu as gagné. Je t'en prie, Yung Calliope, aide-moi... Je serais sage, pas de bêtises, rien, j' « essaierai » d'être vivable même... » avais-je enchaîné, l'air grave.

    L'heure était grave.
    J'avais laissé une potentielle pédophile qui allait me chercher dans les prochaines minutes et je demandais de l'aide à une autre fille. La même à qui je me suis confié...
    Ne jamais dire jamais, n'est-ce pas ?




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Yung Calliope

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MessageSujet: Re: [ FT Callie ] dis-moi sincèrement, j'ai l'air d'un clown peut-être ?   [ FT Callie ] dis-moi sincèrement, j'ai l'air d'un clown peut-être ? EmptyLun 28 Jan - 1:02

TITRE :

 [ FT Callie ] dis-moi sincèrement, j'ai l'air d'un clown peut-être ?




 

    « Oh mais laisse-le, il ne doit pas être si désagréable que ça, à le voir dans son drama, il est même plutôt mignon, tu ne trouves pas, Callie ?» NON. Non, je ne trouvais pas du tout non ! Je n'avais même pour tout dire, pas la moindre envie de lui trouver quelque chose d'attrayant. Si cependant, je devais lui trouver une qualité, ce serait qu'il a le don de me courir sur le haricot plus rapidement que n'importe qui. Ma mère était folle. Dès qu'elle tombait sur un beau minois, elle fondait comme un pot de glace au soleil. Et ensuite, elle s'étonnait que je me charge de vérifier les antécédents de tous les hommes qu'elle me ramenait à la maison ? Je ne voulais pas d'un 'père'. Je ne voulais pas d'un homme à la maison tout court en fait. Si c'était pour se coltiner des cas comme Nathanaël, moi je passais mon tour.

    C'était frustrant, il ouvrait des portes, ce qui me laissait l'envie de baisser ma garde pour y entrer, mais juste avant que je ne fasse un pas un l'intérieur, il refermait aussitôt, et moi ça me fatiguait de faire la girouette. Il me tournait en bourrique, et le pire c'était que je marchais avec lui. Je tombais dans le panneau à chaque fois. J'étais stupide, il fallait incontestablement que j'arrête de croire qu'une entente était possible entre nous. Il était le + de la pile, moi j'étais le - : destinés à éternellement de repousser, et même si parfois je faisais des ébauches d'efforts pour me transformer en +, Nathanaël se faisait un plaisir de me remettre à ma place. Pourquoi? Parce que j'en étais « une ». Elle était bien bonne celle-là tient. Cet intermède dans l'ascenseur avait tout de l'irréel. Une sorte de trêve de Noël en quelque sorte. Il s'était confié à moi, certes... Mais et après ? Notre relation était toujours glacée en dessous du niveau 0, et je n'avais plus la moindre envie de faire quoi que ce soit pour que ça change à présent.

    Je ne souhaitais même plus m'entêter à lui courir après pour le maquiller. Il avait raison, c'était pas mon job de faire la police. S'il avait envie de faire le gamin, eh bien soit! Mais il jouerait sans moi ! -oui, me rendre compte que c'était lui qui avait bloqué l'ascenseur avait été la goutte d'eau-.

    Heureusement, je ne semblais pas être la seule à penser de cette manière. Son manager, après lui avoir tiré les oreilles me déchargeait du dossier «Nathanaël », et c'était avec grande joie que j'acceptais. Certes, j'étais vexée de ne pas avoir réussit à obtenir le fin mot de l'histoire. Mais là, on dépassait les limites de l'entendement, ce n'était sûrement pas lui qui dirait le contraire.
    Alors autant mettre fin à tout ça, pour le bien de ma santé mentale, de la sienne, et de celle de son manager.
    J'entendais des bribes de leur conversation dans les escaliers, mais je ne m'arrêtais même pas lorsqu'il me qualifiait de démoniaque. Il avait bien raison, et heureusement qu'il ne m'avait plus pour maquilleuse, car il aurait été nostalgique du bon vieux temps, où je me contentais de n'être qu'une «vile créature de sexe féminin». N'empêche, il avait réellement réussi à me mettre les nerfs en pelote. Mon cœur battait vite, et j'avais les mains qui tremblaient, plus aussi un regret incommensurable de ne pas lui avoir balancé pour la énième fois, la totalité de ses vérités en pleine tronche.

    Oui, 4 c'était trop peu pour Nathanaël.

    Alors que je m'affairais à recouvrir mon calme, ma Unnie fit son entrée dans le studio, tenant par les épaules un jeune homme inconnu au bataillon. Je fronçais les sourcils, eh bien au moins, les nouvelles allaient vite ici. C'était déjà mon nouveau «protégé» ? Je me relevais, et me sentais un peu embarrassée par l'absence de chaussure à mes pieds, et ma coupe de cheveux douteuse.
    Un frisson me parcouru l'échine lorsque je croisais le regard de ma supérieure. Elle me prit à part, envoyant le nouveau s'installer paisiblement. Maintenant, c'était à mon tour de me faire passer un savon. « Qu'est-ce que tu faisais bon sang de bois ? Tu es en retard d'au moins une heure et demie sur ton planning Calliope... Le manager de Mee Huan est venu se plaindre directement à moi ! Je ne veux plus jamais qu'une chose comme ça se produise, j'espère que je me suis bien fait comprendre ? » Une nouvelle raison de détester Nathanaël, et aussi mon entêtement maladif.

    Je m'inclinais, et m'attardais longuement en excuse fade et plate. Elle finit par me laisser seule, et décidé à bien faire, je venais vers mon petit nouveau. Il avait l'air effrayé. Est-ce que mon état actuel quelque peu... colérique, se lisait si facilement sur mon visage ? Un petit soupir plus loin, j'attachais mes cheveux en une queue de cheval haute, et attrapais trois pinceaux. Je le rassurais rapidement, et essayais plusieurs teintes de fard sur mes mains. Une fois que j'eus trouvé ce que je souhaitais, j'essuyais le tout sur mon visage, laissant une traînée de paillettes et de poudre bleu-verte-ocre-marron sur ma joue. Je commençais le maquillage. Concentrée de nouveau. J'étais du genre pointilleuse, et il était hors de question que cette course poursuite fasse aussi en pâtir les maquillages que j'avais à faire. J'étais déjà très en retard, alors il valait mieux essayer de limiter les dégâts. J'ouvrais un petit pot de gloss pour les lèvres, réitérant la même opération que pour les fards sur ma main qui n'avait rien eu la première fois.

    Je ne faisais même pas attention à l'arrivée inopiné de quelqu'un dans le studio. «On m'a dit de te prévenir que DongTae Hyung a encore bu et essaye de rentrer dans ta voiture avec un chien kidnappé, non, dognappé sous le bras. Je crois qu'il va casser la vitre pour entrer. Comme pour ma voiture la semaine derni- ».... Je manquais de lâcher le pinceau entre mes dents lorsque j'entendis cette voix. Qu'est-ce qu'il fichait là lui ? Et pourquoi est-ce qu'il faisait fuir mon travail aussi ? Je me redressée, exaspérée : « Bah ch'est malin! »J'enlevais le pinceau d'entre mes dents et le posais sur la table, table où il y avait une boisson chaude. Je fronçais les sourcils, dans quelle dimension je venais de rentrer encore ? Nathanaël me sourit.

    Un vrai sourire. Pas de moquerie, et il semblerait qu'il n'y ait pas de coup fourré là-dessous non plus.

    Complètement décontenancée, je laissais ma tête tomber sur le côté, l'observant silencieusement s'installer devant moi : « Je n'ai pas de voiture... » Là, je devais certainement lui offrir la plus belle pokerface de l'histoire de l'humanité. Il faisait même de l'humour ? Je ne rêvais pas ? Je posais mes pinceaux sur la table, et essuyais la crème brillante sur mon front, d'une main presque maladroite. Sérieusement, pourquoi est-ce qu'après avoir enfin réussi à se débarrasser de moi, il revenait ? « Un peu tard, mais tu as gagné. Je t'en prie, Yung Calliope, aide-moi... Je serais sage, pas de bêtises, rien, j' « essaierai » d'être vivable même...»..... « Pardon? » Je me répétais ses mots dans la tête, à plusieurs reprises, mais à chaque fois, c'était pareil. Il venait REELLEMENT me demander de l'aide ? Je ne m'y étais pas attendu, mais c'était tellement agréable, que j'en aurais presque ris.

    Ce que je fis d'ailleurs, et sans me faire prier. Bah ça alors ! Je me couvrais la bouche pour qu'Unnie n'ait pas la bonne idée de rappliquer à cause de mon fou rire foudroyant. Comme lui un peu plus tôt, je pris quelques minutes avant de regagner mon calme. Mais sérieusement, c'était le retournement de situation le plus épique de l'histoire.

    Je m'asseyais sur la table, et croisais les bras : « Et pourquoi est-ce que je ferai ça dis moi ? Ma remplaçante est si atroce que ça pour que tu rappliques ici aussi rapidement ? J'attrapais un pinceau et le pointais avec : Mais ce qui est navrant c'est que tu ais cru que j'allais accepter. Tu ne m'as plus sur le dos, tu devrais en être satisfait ! C'est ce que tu voulais après tout, non? »Un large sourire moqueur étirait mes lèvres. Je me levais de la table, me dirigeant vers la porte d'entrée du studio : « Je vais aller chercher ma collègue, elle doit s'inquiéter de ne pas te trouver! J'entrouvrais la porte : A moins que tu ne t'excuses? Dans ce cas, je pourrais peut-être reconsidérer ta demande... » Disais-je en tournant de nouveau la tête vers lui, lui montrant toutes mes dents, tellement j'étais satisfaire d'être enfin maîtresse de la situation.

    S'il voulait partir, libre à lui. Mais j'étais certaine que pour qu'il se retrouve ici, il avait de bonne raison, alors autant essayer de lui tirer des excuses, hehe.






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MessageSujet: Re: [ FT Callie ] dis-moi sincèrement, j'ai l'air d'un clown peut-être ?   [ FT Callie ] dis-moi sincèrement, j'ai l'air d'un clown peut-être ? EmptyLun 4 Fév - 15:34

TITRE :

 [ FT Callie ] dis-moi sincèrement, j'ai l'air d'un clown peut-être ?




 

    Franchement, je pense que je suis quelqu'un qui n'aime pas du tout choisir. J'impose une décision, je fais tout et rien à la fois, je me braque et dès qu'il y a un choix à faire, je le redoute et me met en pétard. Mais certains choix s'imposaient d'eux-mêmes et, n'étant pas si fou, je les prenais vite avant que cela ne dégénère.
    Aussi avais-je préféré laisser mon dongsaeng supporter une femme terrible. Je pensais sincèrement qu'elle n'oserait rien lui faire. Avec le recul, je me disais que c'était moi surtout qui attirait ce genre de réactions de la part de certaines femmes. Elles m'embêtaient à l'excès et ce par tous les moyens. De préférence, en fait, les moyens les plus gênants qui puissent exister... On n'avait qu'à commencer par Wayne Sae Hee qui se moquait éperdument de ma peur des femmes - car cette démone a en plus deviné que c'était ça... Puis il y avait Kim Li Jun, qui était bien pire... enfin, c'était dur de les classer en fait. Li Jun, elle, se servait de ses larmes pour me faire culpabiliser. Je ne pense pas qu'elle sait que les larmes me désarment mais elle se sert de ce trouble que j'ai et je finis toujours dans des situations très peu confortables pour moi. Puis à un niveau encore au-dessus, il y avait Kimura Nikki Miya. Elle, c'était juste le summum, je ne pensais même pas que c'était possible ! Vraiment, ça existe ? Je faisais tout, mais tout pour la fuir. Où que j'aille, elle y était. Pire, on nous croyait amis... La blague. Enfin, tout ça pour dire que si cette folle de maquilleuse me faisait tout ça, c'était juste mon karma qui faisait ça. Je pourrais parier que si Xia Min était à ma place, il serait heureux, pire, il en profiterait ou s'en flatterait. Moi, ça me donnait envie de m'enterrer dans un trou et n'en sortir que pour Liam.

    A côté de tous ces exemples effarants, Yung Calliope ressemblait à une personne à peu près sensée et supportable surtout. Donc il était normal, que la corde autour du cou, j'aille la chercher comme un petit garçon se cachait dans les jupons de sa mère. C'était bien une première pour moi d'ailleurs... Mais il y avait certains cas dans la gente féminine que je ne pouvais ni gérer, ni effrayer malheureusement. Autrement, l'autre folle de skinship mériterait un tour dans le train fantôme de Jung Nathanaël Sirius.
    Bref, passons sur le châtiment que méritait chacune d'entre elles, mon sort m'inquiétait davantage et j'allais devoir faire tout un numéro pour demander de l'aide à Calliope sans qu'elle est l'impression que je m’aplatissais trop. Je me débarrassai de la gêne qu'était le garçon qu'elle maquillait et n'était pas décidé à me défaire de mon sourire "innocent" et de gentil garçon qui avait fait une bêtise. « Bah ch'est malin! » Je me retenais de lui répondre que non, que par rapport à l'habitude, ce n'était que de la petite poussière aux yeux. Mais je me disais que ce n'était ni le sujet, ni quelque-chose dont je devrais fièrement et simplement lui parler. Je doutais qu'elle puisse apprécier mes talents de mensonge, malgré toute l'imagination dont je pouvais faire preuve. Fallait aller droit au but avant qu'on vienne me chercher par la peau des fesses et peut-être au sens propre de l'expression...
    « Pardon? » Je laissai tomber mes bras de chaque côté avec une petite moue impatiente. D'accord, ce n'était pas du tout dans mes habitudes mais j'avais été clair et net dans mes paroles, non ? « Je te demande ton aiiiide~ ! Je sais que ce n'est habituel ni pour moi, ni pour toi mais quand même ! C'est une question de vie ou de mort. »
    Je me pensais très sérieux. Puis pour demander son aide, fallait vraiment que ce soit important non ? C'était à prendre au sérieux. Mais non, elle, elle ne trouva qu'à en rire. Elle me prenait vraiment pour un clown. Je me regardais dans le miroir et étant donné le début de maquillage qu'on m'avait fait, oui, j'en avais plutôt bien l'air cette fois... J'attendais, blasé, qu'elle finisse de s'amuser, levant les yeux au ciel, puis sur le côté, le miroir puis à nouveau son visage. J'élevai un sourcil légèrement, jaugeant avec sévérité encore l'hilarité sur ses traits. Un amen manquant de tomber lourdement de ma bouche quand elle reprit son sérieux, s'assit comme prête à parler. « Et pourquoi est-ce que je ferai ça dis moi ? Ma remplaçante est si atroce que ça pour que tu rappliques ici aussi rapidement ? Mais ce qui est navrant c'est que tu ais cru que j'allais accepter. Tu ne m'as plus sur le dos, tu devrais en être satisfait ! C'est ce que tu voulais après tout, non? »

    Je regardais ailleurs en gonflant les joues, agacé et blasé. Je lui laissais le plaisir de savourer sa petite vengeance, ok, mais il ne fallait pas pousser. « C'est ce que je voulais mais s'il n'y avait pas eu un changement dans mes plans, je ne serais pas là, non ? » lâchai-je agacé. Chassez le naturel, il revenait au galop... « Je ne veux pas croire que tu puisses accepter mais... au moins essayer. Puis même, de toute façon, je ne compte pas te laisser le choix. Moi aussi je sais être tenace. »
    Elle savait me poursuivre dans tout l'immeuble ? Cela n'avait rien de bien difficile de le faire avec elle. Mais ma ténacité était calmée par mon côté un tantinet désespéré. Je la regardais en fronçant les sourcils comme un petit garçon qui n'avait pas le droit à son goûter parce qu'il avait trop bavardé pendant la classe. Ce tout en la suivant alors qu'elle se levait comme pour sortir de la pièce.
    « Je vais aller chercher ma collègue, elle doit s'inquiéter de ne pas te trouver! J'écarquillai les yeux, une vague de panique secouant mon corps. Elle n'allait tout de même pas faire ça. Je la regardais avec plus d'insistance, comme une personne qui était sur le point de faire quelque-chose de vraiment insensé. Et c'était le cas ! Je courrais à la mort de mon âme avec l'autre tarée. Je précipitais mes mains devant moi en la voyant appuyer sur la poignée, un "non" m'échappant. « A moins que tu ne t'excuses? Dans ce cas, je pourrais peut-être reconsidérer ta demande... » Les yeux ronds, je restais quelques courtes secondes à la contempler.

    Elle devait croire qu'elle me tenait là, qu'elle allait pouvoir savourer quelques merveilleuses secondes de victoire en me voyant me tordre la bouche pour exprimer des excuses. Ne lui en déplaise... « D'accord. Pardon. Je m'excuse. Je suis désolé. Navré. Je suis un terrible diablotin qui a néanmoins ses raisons d'agir de la sorte - je trouve ça déplacé d'ailleurs comme réaction étant donné les confessions que tu m'as extirpé. Oui, extirpé. Mais je suis désolé. Voilà. Tu peux reconsidérer maintenant ? » avais-je sorti sans le moindre problème, avec même un naturel à en faire pâlir l'assistance - pour le peu qu'il y en ait eu. Je me fichais bien de lui faire toutes les excuses de la planète, de répéter toutes les bêtises qu'elle voulait. Je voulais juste me tenir loin de l'autre folle.
    Mais son temps de reconsidération fut trop long pour fuir la menace qui arrivait. La porte allait s'ouvrir de l'extérieur mais reconnaissant cette terrible voix, je la poussais immédiatement en me jetant dessus.

    « Oh non... adieu paix à mes joues, bras... fesses... vie... » Je me marmonnais quelques autres plaintes en mettant un autre coup dans la porte. Je souris un peu en entendant une plainte de douleur de l'autre côté. Aussitôt je pris le poignet de Calliope - pas eu le temps de me protéger avec un tissu - et allai nous cacher dans une sorte de cagibi. La porte soigneusement fermée, je prenais mon portable pour nous éclairer. « Ose encore soumettre l'idée que c'est contre toi que j'en ai ! » Oui, c'était le moment de faire des sarcasmes. « Allez ! S'il-te-plait. Puis comme tu disais, je préfère que ce soit quelqu'un... qui sache... Plutôt qu'une tarée qui ne pense qu'à toucher les gens partout, jinjja... »




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MessageSujet: Re: [ FT Callie ] dis-moi sincèrement, j'ai l'air d'un clown peut-être ?   [ FT Callie ] dis-moi sincèrement, j'ai l'air d'un clown peut-être ? EmptyLun 4 Fév - 18:20

TITRE :

 [ FT Callie ] dis-moi sincèrement, j'ai l'air d'un clown peut-être ?




 

    Aujourd'hui, mon jour de gloire. Aujourd'hui, mon sacre. Aujourd'hui, la fin du match de football de Oliver Atton contre Mark Sanders après 15 épisodes d'attente pour une simple remontée de terrain. Aujourd'hui, la révélation du coupable après que Shinichi Kudo ait endormi Kogoro Mouri avec sa montre à fléchette tranquillisantes. Je n'aurai jamais imaginé un tel retournement de situation, surtout à mon avantage. Mais je n'allais pas me plaindre. Non, loin de là. J'appréciais chacune de ses petites mimiques pour me prouver que je l'agaçais avec une délectation extrême. Si avant les raisons qui m'avaient poussées à me montrer si bornée, restaient encore flous, là je voyais très bien qu'il avait besoin que je lui file un coup de main. « Je te demande ton aiiiide~ ! Je sais que ce n'est habituel ni pour moi, ni pour toi mais quand même ! C'est une question de vie ou de mort. » Je pouffais de rire sans pouvoir m'en empêcher une nouvelle fois. C'était pour le coup, vraiment trop facile. Je tournais la tête et levais les yeux au ciel, tapotant ma lèvre inférieure avec mon index. Puis, au final, je reportais mon attention sur lui, sourire narquois en prime :

    « Et, en quoi ça me concerne au juste ? » Je jubilais, et je ne me donnais même pas la peine de le cacher en plus. Eh ! Il m'avait quand même fait tourner en bourrique pendant plus de deux heures ! Je jugeais ma vengeance plus que méritée. Pire, je ne comptais pas arrêter, pas maintenant dans tous les cas. C'était peut-être méchant d'utiliser ce que je savais pour le mettre dans l'embarras, mais ça n'était pas mon problème, car j'estimais que j'étais dans mon droit le plus strict. Dommage pour lui.
    Je ne connaissais pas encore toutes les maquilleuses qui travaillaient ici, mais j'avais déjà ma petite idée sur la personne. Park Unnie. Effrayante en effet, ça ressemblait un peu à une punition quand on savait ce qui lui fichait la frousse. Un petit sourire amusé étira mes lèvres, son manager l'aurait fait consciemment ? Ce serait mesquin.

    Ah ah, qui est-ce que j'essayais de berner au juste ? Je sortais de mes pensées pour tomber face un Jung Nathanaël visiblement agacé. Ce qui me fit sourire de plus belle. Un large sourire, satisfait et bien moqueur à souhait. « C'est ce que je voulais mais s'il n'y avait pas eu un changement dans mes plans, je ne serais pas là, non ? Je ne veux pas croire que tu puisses accepter mais... au moins essayer. Puis même, de toute façon, je ne compte pas te laisser le choix. Moi aussi je sais être tenace. » Aussitôt, je fronçais les sourcils, et croisais les bras. Non mais il essayait de faire quoi là, de m'énerver ou de me convaincre pour que je parvienne à sa requête ?

    « Et dis moi au juste depuis quand je suis à ta disposition ? Ton plan ne fonctionne pas comme tu veux, donc je dois accepter de m'occuper de toi ? Je répondais en me pinçant les lèvres, non mais c'était la meilleure ça ! Malheureusement, il semblerait que ton manager l'ait déjà fait 'le choix', je n'ai pas le pouvoir de m'y opposer. » Malheureusement hein ? Je n'étais pas crédible pour deux sous, car mon sourire ne m'avait toujours pas quitté.

    J'allais les avoir mes excuses s'il ne tenait vraiment pas à ce que je parte chercher ma collègue. Oh oui que j'allais les avoir. Et je n'étais même pas encore certaine que je m'arrêterais à ça.
    Pourquoi me contenter d'un simple pardon alors que pour une fois, j'avais la situation en main, bien en main ? He he. Surtout que vu la panique que j'avais pu lire en évoquant simplement l'idée d'aller chercher l'une de mes Unnie, j'étais persuadée que j'obtiendrai gain de cause. J'allais en profiter un maximum, et ce serait mal me connaître que de penser que je me montrerai 'humaine', après tout comme il l'avait si bien dit, je n'étais qu'une 'vile créature de sexe féminin'. « D'accord. Pardon. Je m'excuse. Je suis désolé. Navré. Je suis un terrible diablotin qui a néanmoins ses raisons d'agir de la sorte - je trouve ça déplacé d'ailleurs comme réaction étant donné les confessions que tu m'as extirpé. Oui, extirpé. Mais je suis désolé. Voilà. Tu peux reconsidérer maintenant ? » Je lâchais la porte pour me retourner vers lui.

    « Extirpé hein ? Je ne me rappelle pas t'avoir menacé de quelque façon qu'il soit. Et puis, ça te ferait mal de juste t'excuser sans sous entendre que tout ça c'est de ma faute, hein ? Pfft, t'es pas possible sincèrement. Je faisais quelques pas pour me dégager de la porte, et disais en haussant les épaules : Mais soit je... » Je sursautai en entendant la voix d'une personne, qui se dirigeait ici.

    Zut. C'était elle.

    Je me tournais doucement vers l'entrée du petit studio, et grimaçais, alors que Nathanaël s'était déjà rué sur la porte pour empêcher Park Unnie d'entrer. « Oh non... adieu paix à mes joues, bras... fesses... vie... » Je ne réussis pas à m'empêcher de pouffer de rire à cette remarque. C'était la première fois que je le voyais dans cet état, c'était mignon.

    …........................... Mes joues s'enflammèrent.

    Je recommençais. Pas possible, il n'était pas mignon. Je secouais la tête à plusieurs reprises, passant même une main dans mes cheveux, les décoiffant un peu. Je sortis de mes pensées en entendant une complainte de douleur venant de l'extérieur. Si j'étais associé de près ou de loin à ce qui était en train de se passer, j'allais me faire virer. Purée, c'était bien ma veine ça. Je faisais quelques pas vers lui et murmurais, pour qu'on ne suspecte pas ma présence tant que je ne savais pas ce que j'étais sensée faire : « Yah ! Arrête je vais avoir des soucis !  » Mais sans que je ne puisse faire quoi que ce soit, il me tira avec lui dans la petite pièce qui me servait à ranger les cartons des livraisons dont j'avais la charge. Petit, sans lumière... Petit surtout. Il était malin lui ! Et maintenant qu'est-ce qu'on faisait ! Quand il ouvrit son téléphone pour éclairer, je le regardais avec une tête blasée, la deuxième fois dans la même journée, il n'avait pas l'impression que ça faisait beaucoup? « Ose encore soumettre l'idée que c'est contre toi que j'en ai ! Allez ! S'il-te-plait. Puis comme tu disais, je préfère que ce soit quelqu'un... qui sache... Plutôt qu'une tarée qui ne pense qu'à toucher les gens partout, jinjja... »  Je levais les yeux au ciel, et gonflais les joues. « Si je me sors de là sans me faire virer, je te promets de t'étrangler comme il se doit. » Regard meurtrier en prime pour qu'il me prenne au sérieux. Je le pointais du doigt, à la limite de lui toucher le bout du nez, de nouveau, je murmurais : « Tu ne bouges pas, tu ne respires pas, et tu attends. » Je sortais rapidement de cette pièce trop étroite pour moi, et m'offrait le luxe de respirer deux minutes, alors que la porte était entrouverte. Je sursautai quand la tête de ma Unnie passa dans l’entrebâillement.

    Je me pressais alors d'aller ouvrir complètement la porte. Je m'inclinais à 90° à plusieurs reprises : « Park Unnie ! Je peux faire quelque chose pour vous ?  » Une fois que je l'avais saluée comme il le fallait, je restais bien droite, et surtout, devant elle, pour qu'elle ne se mette pas dans l'idée de trop traîner ici : « A shy boy ! Tu ne l'as pas vu ? Jung Nathanaël ! Il est sûrement parti to get me a hot coffee ! He's so cute ! » Ah oui, vrai. Park Unnie et sa manie de mêler anglais et coréen. Et puis... A shy boy ? On parlait bien de la même personne ? J'avais vraiment des bases bancales en anglais, mais c'était bien ce que je pensais, il ne l'était pas le moins du monde. Ou c'était un traitement qu'il me réservait ? J'en doutais. Je m'inclinais alors légèrement :

    « Non, je ne l'ai pas vu, mais sans vouloir vous manquer de respect, c'est normal que vous non plus, car il est marqué sur mon emploi du temps, il ne devrait pas tarder d'ailleurs! » Disais-je en pointant l'horloge qui donnait bientôt 16 heures. Elle fronçait les sourcils, et pour lui montrer que j'avais raison, j'attrapais rapidement mon planning, et en prenant soin de cacher les heures qui ne collaient plus, je lui montrais. « Oh... Really ? Je vais en discuter avec son manager, il m'a fait presser pour nothing alors ! Un petit sourire plus loin, elle me pinçait les joues avec une poigne qui ferait pâlir la Dame de Fer. Un petit 'nnnggh >w<' à peine audible passa la barrière de mes lèvres : Sankyu Callie-ssi ! ♥ » Le seul bon point avec elle, c'est qu'elle était toujours de bonne humeur, un bisounours paraîtrait dépressif en comparaison. Je m'efforçais de lui sourire à mon tour, m'inclinant une dernière fois avant qu'elle ne se décide à partir.

    J'attendais qu'elle quitte la pièce pour refermer la porte avec hâte. Je vérifiais que le bruit sourd de ses talons s'éloignait bien d'ici, et une fois que ça ne me paraissait plus que lointain, je me permettais l'affront de me masser les joues qui devaient être toute rouge après leur rude traitement.
    J'allais ensuite ouvrir la porte du petit cagibi où se trouvait toujours Nathanaël. Les joues toujours douloureuses, je me décalais légèrement pour lui laisser le champ libre : « C'est bon, pour le moment, elle ne devrait plus revenir. Par contre, il faudra que tu règles ça toi-même avec ton manager. Je me massais les joues : Tu m'en dois une, j'espère que tu t'en souviendras.  » Disais-je en grimaçant, avant de retourner préparer mes pinceaux ainsi que le démaquillant pour lui enlever cette horreur qu'elle lui avait fait. Park Unnie avait tendance aussi à... laisser transparaître sa joie dans son travail, et du concept qu'on m'avait donné, les couleurs que j'avais vu sur le visage de Nathanaël ne collaient pas du tout.






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Jung Nathanaël

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MessageSujet: Re: [ FT Callie ] dis-moi sincèrement, j'ai l'air d'un clown peut-être ?   [ FT Callie ] dis-moi sincèrement, j'ai l'air d'un clown peut-être ? EmptySam 9 Fév - 2:05

TITRE :

 [ FT Callie ] dis-moi sincèrement, j'ai l'air d'un clown peut-être ?




 

    « Et, en quoi ça me concerne au juste ? » Je la regardais le plus blasé et stressé - si, c'est possible - du monde.
    Je récapitule, j'ai une folle aux trousses et je me jette dans les bras d'une autre folle qui prend malin plaisir à me faire tourner en bourrique avec ma fierté, ce avant de m'aider ou pas. Qu'elle me dise non, et je saurais finalement à quoi m'en tenir avec elle...
    Cette pensée fut un peu terrible au fond. Encore une fois, si cela se déroulait de cette façon, je serai conforté dans mes idées assez strictes de la femme. Je ne pensais pas, à ce moment-là, remettre en question ma façon de voir les choses. Mais c'était pourtant bel et bien le cas. J'étais trop alarmé pour en débattre. Non, en fait, je refusais d'en débattre et la confusion du moment m'arrangeait bien pour céder à mes envies du moment et repousser à plus tard ce qui me faisait peur.

    Au final, qu'est-ce qui m'inquiétait le plus ? Les femmes ? Ce qu'elles faisaient ? Ou ce qu'elles ne feraient pas ? Ou encore, pire, ce que je serais incapable encore de faire pour elles ou face à elles ?

    Je la regardais sourire fièrement ne voulant même pas savoir ce qu'il se passait dans sa tête de piaf. Comment faisait-elle pour ne pas avoir mal au crâne ? Rien que d'imaginer ses pensées, j'avais l'impression qu'un train passait dans ma tête. « Et dis moi au juste depuis quand je suis à ta disposition ? Ton plan ne fonctionne pas comme tu veux, donc je dois accepter de m'occuper de toi ? Malheureusement, il semblerait que ton manager l'ait déjà fait 'le choix', je n'ai pas le pouvoir de m'y opposer. » Oui, un vrai train dans ma tête, et là, il venait de s'arrêter. Du coup les gens de ce train étaient descendu et cela faisait un bruit pas possible dans les parois de ma tête.
    Je plissai les yeux en l'écoutant malgré tout, ce que je regrettais d'ailleurs étant donné que sa réponse ne m'intéressait pas : je n'avais pas entendu "oui" ou "non". Ne pouvait-elle pas être claire ? J'avais ma vie en jeu et elle, elle se faisait plaisir avec des tirades de six mètres de long. La dernière fois que j'avais écouté bien sagement un truc qui me donnait autant le mal de crâne, c'était quand Aaron tenait à m'expliquer ce qu'était un Hadron. Ne jamais regarder d'émission scientifique avec Aaron Jung, jamais. Pas même pour être gentil(le).

    Je ne cédais pas à l'envie de me tenir l'arrête du nez pour faire comprendre que mon crâne allait imploser et que le tout risquait bien de sortir par mon nez - les égyptiens n'auraient pas eu beaucoup de travail avec moi alors...
    De toute façon, j'avais besoin de mes deux mains pour maintenir la porte fermée. Elle pouvait me refuser son aide, d'accord, de toute façon, de base, je voulais me débrouiller. Mais elle n'avait AUCUN droit de ruiner mes efforts de fuite : elle mieux que quiconque savait combien d'efforts je mettais dans cette tache. « Extirpé hein ? Je ne me rappelle pas t'avoir menacé de quelque façon qu'il soit. Et puis, ça te ferait mal de juste t'excuser sans sous entendre que tout ça c'est de ma faute, hein ? Pfft, t'es pas possible sincèrement. Mais soit je... » Pas menacé d'une quelconque façon ? Sa seule présence était une assez large menace à mon goût ¬¬ Je me retenais toutefois de partager cette pensée, décidant qu'encore une fois, cela ne nous mènerait nulle part. Toutefois, mon regard brilla un peu en entendant le "mais soit je". Tout d'un coup, la fée clochette, le père noël et tout le tralala, je voulais bien y croire. Juste l'espace d'un instant en espérant qu'elle me laisserait y croire le temps d'un maquillage. Mais voilà, le train dans ma tête s'était arrêté trop longtemps en station. Le train allait repartir, l'alarme qui signale la fermeture des portes a retentit avec fracas... comme la voix de la maquilleuse Maquilleuse Park... Maquilleuse Park... Jurassic Park oui plutôt !
    « Yah ! Arrête je vais avoir des soucis ! » je soufflai un petit « Arrête de parler alors et essaye enfin de te faire discrète alors ! » en l'embarquant une nouvelle fois avec moi. Cela devenait vraiment une sale habitude à perdre... au plus vite. Surtout que plus ça allait, plus les endroits étaient effrayants.
    Attendez, imaginez vous retrouver dans le noir avec une Yung Calliope... Brrr ! Mais il y avait pire, Jurassic Park, aka Maquilleuse Park. Elle, dans le noir ou pas, tu étais dans le sombre à coup sûr... « Si je me sors de là sans me faire virer, je te promets de t'étrangler comme il se doit. » Je roulai des yeux. « Et elle ose dire qu'elle tient à son travail ! » Oui ! N'empêche que sa première idée si elle n'était pas renvoyée c'était de trouver une autre bonne raison de finir dehors !

    Je me tînt droit comme un i, regardant son doigt en louchant un peu... avant de secouer la tête : oh ! Tu fais quoi là ? « Tu ne bouges pas, tu ne respires pas, et tu attends. » Je gonflai les joues mais hochai finalement la tête sagement sans rien dire. Pendant ce temps et entre quelques écoutes de ce qu'il se racontait dehors, je me demandais bien comment j'allais me dédouaner de tout sentiment. Je ne voulais pas lui être redevable à chaque regard. C'était bien assez d'admettre que c'était mieux qu'elle s'occupe de moi, qu'elle savait pour mon blocage... Si Aaron était amené à savoir, j'étais cuit... Pour ne pas y penser davantage, je mis mon nez dans les cartons un peu. Et je n'y fis pas de grandes découvertes d'ailleurs... à mon énorme déception... La vie de maquilleuse devait parfois être bien monotone. Sauf pour les attitrées qui pouvaient même voyager parfois. Ha, finalement je lui rendais ses journées moins ordinaires...
    Supprimez cette dernière phrase/pensée. Ni l'un, ni l'autre ne trouvions tout cela normal ou acceptable à vivre au quotidien. Vous imaginez un peu devoir parler de mes loisirs et dire que "me mettre dans des situations pas possibles et bizarres avec ma maquilleuse" ne le ferait pas. A relire, je pense même que ce serait mal interprété... Un frisson m'en mordit l'échine.

    Au bout de quelques secondes, je plissai une nouvelle fois les yeux, aveuglé par la lumière. A ma surprise, j'étais confiant. Pas une seconde je n'envisageai que ce fut Jurassic Park là... enfin si, un peu après. « C'est bon, pour le moment, elle ne devrait plus revenir. Par contre, il faudra que tu règles ça toi-même avec ton manager. Tu m'en dois une, j'espère que tu t'en souviendras. » Une fois dehors, j'écoutai sans broncher ce qu'elle disait et essayai juste de m'ajuster à la lumière de la salle. J'époussetai encore un peu ma tenue avant de la regarder en ajustant mes manches un peu. « Mon manager n'est plus à ça près... Je pense qu'il savait très bien qu'il allait arriver encore quelque-chose en me mettant entre les mains de Jurassi-- de cette maquilleuse... Au pire, je serais très inventif. L'habitude... » balayai-je comme une simple formalité en haussant les épaules.

    J'allongeai mes jambes jusqu'à la chaise de toute à l'heure et me regardait dans le miroir. Je la tournais vers Calliope en la regardant presque sombrement. « Sinon, je n'aime pas avoir de dettes. Surtout que je n'ai pas l'habitude d'en avoir, encore moins de femmes... Je n'oublierai pas. Ca, tu peux compter là-dessus... hélas » le hélas avait été dit si rapidement et bas que peut-être, peut-être, cela ne déclencherait pas un volcan immédiatement. Je poursuivis. « En attendant, si tu veux bien me maquiller... j'essaierai d'être sage. Ce sera déjà ça. 10% de la dette ? » Je n'étais pas de si mauvaise foi, je savais encore reconnaitre quand quelqu'un avait été efficace. Lui être redevable ne me plaisait pas du tout et je ne le cachais pas, d'où un petit côté froid et distant en comparaison. Mais j'admettais quand même échapper au mal en personne... grâce à Yung.

    « Enfin sauf si tu me rates, faut pas pousser non plus... » Oui, fallait pas pousser. Sur cette réplique, je lui offrais mon sourire le plus enfantin et innocent, donc aussi le plus démoniaque que j'avais en boutique. Félicitation ! Nous avons une gagnante !
    Ah ça ! Elle allait devoir s'y habituer à mon caractère...




BREATHE IN
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MessageSujet: Re: [ FT Callie ] dis-moi sincèrement, j'ai l'air d'un clown peut-être ?   [ FT Callie ] dis-moi sincèrement, j'ai l'air d'un clown peut-être ? EmptySam 9 Fév - 15:00

TITRE :

 [ FT Callie ] dis-moi sincèrement, j'ai l'air d'un clown peut-être ?




 


    « Arrête de parler alors et essaye enfin de te faire discrète alors ! » Je ne pensais pas avoir à recevoir de leçon de sa part ! Sérieusement, fermer la porte à la hâte pour maintenir dehors Park Unnie, ce n'était certainement pas la meilleure solution ! Surtout pas la plus discrète. Mais, je choisis de me taire pour le coup, n'ayant pas la moindre envie d'épiloguer sur le sujet.
    Une fois enfermé dans le cagibi (oui, vous avez bien lu), il fallait trouver une échappatoire, et vite: si quelqu'un nous voyait tous les deux là-dedans, s'en était fini de ma vie. Je lui promettais donc de mettre fin à la sienne, si je réussissais à nous sortir de cette impasse.
    Certes, mon comportement est contradictoire, mais encore une fois : 'Monsieur je fuis les femmes comme la peste, mais je m'enferme deux fois dans un endroit à espace réduit avec l'une d'elle' n'avait rien à dire. « Et elle ose dire qu'elle tient à son travail ! » Je le fusillai du regard sur le champs à l'entente de cette remarque. Vu ce que j'allais faire pour lui, il ferait mieux de ne pas trop la ramener s'il ne voulait pas que je change d'avis.
    Au moins, il n'était pas intervenu tout du long que je m'entretenais avec la maquilleuse qui aurait dû me remplacer. C'était bien mieux, car j'aurai eu du mal à expliquer sa présence dans ma pièce à rangement, après avoir dit ne pas l'avoir vu de la journée. Park Unnie n'était pas méchante, juste beaucoup trop expansive et démonstrative. J'avais beaucoup de respect pour elle, bien qu'elle ait un peu dérapé avec le maquillage de Nathanaël à mon goût. Si ça se trouve, il l'avait perturbé ? Pire, il lui avait tapé dans l’œil ?

    ….. Et si c'était ça ?
    Je pouffai de rire à cette idée, me demandant comment il ferait pour s'en sortir si c'était bel et bien le cas.
    Bon dans tous les cas, pour le moment il était tranquille, et il semblait que moi aussi, je m'en sortais indemne (enfin, sans compter mon visage qui en avait pris un sacré coup). « Mon manager n'est plus à ça près... Je pense qu'il savait très bien qu'il allait arriver encore quelque-chose en me mettant entre les mains de Jurassi-- de cette maquilleuse... Au pire, je serais très inventif. L'habitude...» Je continuais de sortir ce dont j'avais besoin, tout en l'écoutant d'une oreille distraite.

    « L'habitude hein, le pauvre, ça ne doit pas être de tout repos de t'avoir comme protégé.  » Je ne disais pas ça vraiment méchamment. Simplement constatation. Je n'étais que sa maquilleuse, et j'avais du mal à le supporter donc bon. Et puis j'avais eu l'occasion d'en avoir un avant goût cette après-midi.

    Je me redressais enfin, une fois que j'avais tout préparé pour pouvoir travailler correctement. Et le regard sombre qu'il m'adressait, me fit froncer les sourcils et me tourner vers lui directement : c'était quoi son problème encore ? « Sinon, je n'aime pas avoir de dettes. Surtout que je n'ai pas l'habitude d'en avoir, encore moins de femmes... Je n'oublierai pas. Ca, tu peux compter là-dessus... hélas » Je croisais les bras, et fronçais les sourcils :

    « Et me dire 'merci', ça t'arracherait la bouche ?  » Je levais les yeux au ciel, et me tournais de nouveau, trempant un petit coton dans le démaquillant. « En attendant, si tu veux bien me maquiller... j'essaierai d'être sage. Ce sera déjà ça. 10% de la dette ? » Un petit sourire amusée étira mes lèvres, tandis que je me penchais vers lui rapidement, pour qu'il n'ait pas l'occasion de me voir sourire, et après qu'il se soit assis pour commencer à enlever le maquillage trop voyant de ses yeux, en tamponnant doucement le contour de ses paupières. « Va pour 10% alors.  » Je continuais d'enlever le tout, me demandant quand est-ce que la petite pique allait tomber : « Enfin sauf si tu me rates, faut pas pousser non plus... » Bah tiens, quand on parle du loup. Je soupirais doucement, ne m'arrêtant pas de travailler pour autant.

    « Si ça ne te plaît pas, je peux très bien aussi la rappeler et dire que tu préfères être maquiller par ses soins, tout ses soins. » A mon tour de sourire le plus innocemment du monde, car je savais qu'il ne verrait que trop bien où je voulais en venir.

    Une journée de travail normale pour Yung Calliope en somme.






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