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I swear I don't need your attention ▲ feat. Su Ran Empty
MessageSujet: I swear I don't need your attention ▲ feat. Su Ran   I swear I don't need your attention ▲ feat. Su Ran EmptyMar 24 Sep - 20:56

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 I swear I don't need your attention ▲ feat. Su Ran




 

I swear I don't need your attention
feat. Hwang Su Ran


Cette journée avait été... Particulièrement longue et ennuyante. D'habitude, Dong Wook trouvait toujours de quoi s'occuper quand il ne travaillait pas. S'il n'y avait personne de disponible pour aller faire quelques paniers, il allait traîner dans un coin de la ville où des battles de danse étaient souvent organisés. Sinon, il errait dans les rues, seul ou accompagné. Plus rarement, il allait parfois dans le vieil entrepôt qui servait de planque au gang auquel il appartenait... Mais aujourd'hui, il n'avait rien fait de tout ça. Il avait pesté contre les connaissances de son âge, élèves encore vaguement assidus au lycée sous la pression parentale, parce qu'ils s'étaient rendus en cours plutôt que de traînasser avec lui. Résultat, il n'avait pas pu faire de basket. Soit. Il avait traîné dans les coins qu'il fréquentait habituellement, mais il n'avait rien trouvé d'intéressant à faire. Résultat, il était rentré chez lui, bredouille et énervé de devoir se cloîtrer dans sa chambre.

Sa mère l'avait accueillit, débordante d'affection hypocrite. Il lui avait juste adressé un regard méprisant. Pourtant, sa mère n'avait eut de cesses de lui dire qu'elle avait trouvé un nouveau lycée de seconde zone dans lequel il pourrait reprendre son déplorable parcours scolaire. Il lui avait rit au nez, déclarant qu'il n'avait plus rien à faire au lycée, que de toutes façons, une année de plus entre quatre murs ne lui apporterait strictement rien, à part des ennuis et de nouvelles réprimandes de la part des professeurs. Sans s'attarder davantage, il avait adressé un regard noir à sa génitrice avant de s'enfermer dans sa chambre.

Bon sang... Qu'il avait hâte de quitter cette baraque, sa mère et son beau-père. Toutes leurs belles attentions n'auraient pour résultat que davantage de mépris de sa part. Néanmoins, ils s'entêtaient à se montrer affectueux, à lui témoigner de l'attention et de la compréhension... Mais Dong Wook reniait tous ces beaux sentiments, n'y décelant que de l’hypocrisie. Et sûrement était il déjà trop aigri par des années d'abandon pour pouvoir pardonner tout ceci en échange de petites attentions dégoulinantes de niaiserie. Et pourtant, même s'il faudrait sûrement lui arracher la langue pour qu'il le reconnaisse, il était bien plus avide d'attention et d'affection qu'il ne pouvait le laisser paraître. Seulement, le simple fait que sa mère n'essaye que maintenant de se rattraper... Ça le dépassait un peu. Et il avait hâte d'avoir assez d'argent de côté pour trouver un appartement et se débrouiller seul. Pour prendre un nouveau départ. Il ne laisserait sûrement pas toutes ses magouilles derrière lui, étant donné qu'elles lui permettaient de vivre. Mais au moins, ça serait une occasion de tracer un trait sur sa famille, pour de bon cette fois.

Il est dix-huit heures trente passées quand le portable du jeune homme sonne. Il a un coup d’œil pour son radio réveil, surpris qu'on le contacte à cette heure-là. Il saisit le cellulaire, regarde le nom qui s'affiche... Celui de son patron officieux.  Sans attendre davantage, il décroche en demandant ce qu'il se passe. On lui apprend qu'un de ses collègues n'est pas en état de revendre ce soir, ayant été victime de quelques dommages collatéraux la veille au soir. Il sera donc chargé de la relève, dans le secteur de Jongno-gu. Il acquiesce rapidement avant de raccrocher, se levant aussitôt pour se préparer. C'est sans une justification qu'il crie sortir, sans attendre la réaction de sa mère.

Quelques vingt minutes plus tard, il arrive à l'entrepôt pour récupérer la marchandise. Il met le tout dans les larges poches de son hoodie. Il met sa capuche malgré le crépuscule naissant, et c'est après avoir écouté ses directives habituelles qu'il se met en marche pour le coin qui lui a été attribué. Le regard droit, le visage moins dur qu'à l'habitude pour éviter d'attirer l'attention, il ne se fait guère remarquer par les passants qui défilent encore dans les rues. Une fois à destination, il regarde sa montre. Dix-neuf heures et quart. Les passages dans le coin sont encore relativement fréquents, aussi fait-il attention à ne pas trop rester immobile pour ne pas se faire remarquer. Il feint de regarder souvent sa montre pour faire croire qu'il attend quelqu'un. Il pianote sur son portable, sans rien envoyer. Personne ne semble s'intéresser à lui. Seulement les clients qui semblent le reconnaître. Marchant à leur côté, il feint de les accompagner le temps que le petit trafic soit fait.

Quelques trente minutes passent. Le stock s'écoule doucement, mais sûrement. Avec un peu de chance, il aura terminé d'ici une ou deux heures. Il continue à zoner, mine de rien. Il observe les passants qui poursuivent leur bonhomme de chemin. Son regard se pose alors sur une silhouette de l'autre côté de la rue. Il s'y attarde, observant, perplexe. Cette jeune femme lui dit quelque chose. Il fouille un peu dans sa mémoire, agacé de ne pas mettre de nom sur ce visage et... Aucun nom ne lui vient. En revanche, il se souvient de la soirée où il l'a rencontré. Il était parti sans mot dire le lendemain matin, sans prendre la peine de la remercier pour son aide. Trop fier, certainement. Pourtant, il se sent étrange à y repenser. Cette fille ne le connaissait ni d'Eve ni d'Adam, mais elle l'avait aidé. C'était un drôle de souvenir, que Dong Wook ne saurait pas trop décrire comme étant agréable ou humiliant. Malgré lui, au fil que ses pensées traversent son esprit, il fait demi-tour, suivant la jeune femme. Il traverse la rue, longe le mur en la fixant de loin. Bon sang, pourquoi fait-il ça ? Il continue à la fixer, agacé, mais toujours aussi perplexe et un peu désorienté. Peut-être a-t-il juste envie de l'observer ? Il se découvre une curiosité étrange et peut-être un peu malsaine, mais il continue à la suivre, faisant en sorte de ne pas se faire remarquer. La jeune femme finit par tourner au coin d'une rue. Il s'arrête au coin en question, s’appuie contre le mur pour la garder en ligne de mire, sans bouger. Bientôt, elle entre dans un café. Il la suit du regard, avant de regarder droit devant lui une fois cette quasi-inconnue entrée dans l'établissement. Ses mains rencontrent les petits sachets dans sa poche. Bon sang, il n'est pas venu ici pour stalker une ancienne  bienfaitrice !


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MessageSujet: Re: I swear I don't need your attention ▲ feat. Su Ran   I swear I don't need your attention ▲ feat. Su Ran EmptySam 28 Sep - 2:55

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Enfin. Cette réunion était enfin terminée, après six heures de discussions intensives, de réflexion et de mini-débats, elle avait pu enfin sortir de cette salle. Toute l’équipe de production de l’émission qu’elle présentait s’était réunie afin de discuter des prochaines interviews, des légères modifications à faire, des plannings, en gros de tout ce qu’il y avait à faire et à organiser afin de produire une émission présentable à la télévision. Bien sûr l’avis du producteur général avait pesé lourd dans la balance, même s’il avait une totale confiance en sa présentatrice et heureusement pour elle d’ailleurs. Elle pouvait ainsi refuser ou trouver elle-même des artistes à interroger. La jeune femme avait désormais en sa possession un bon nombre de dossier qui réunissait diverses informations sur certains groupes ou idoles de la New Generation. Vu comme ça elle avait un large panel de possibilité, mais le choix était tout de même réfléchi. Toujours vérifier les thèmes et les sujets à aborder pendant l’interview, s’il y a peu de choses à dire car le groupe ou l’idole n’a pas fait assez d’activités, l’émission va durer dix minutes. Pour ainsi dire Su Ran avait un gros boulot devant elle, un travail que l’on pourrait presque appeler de l’investigation, ce n’était pas pour lui déplaire. Elle avait toujours aimé plancher sur un bon nombre de sujet, se donnant toujours à fond et puis, plus elle faisait d’émissions, plus elle pouvait montrer ses compétences et peut-être qu’un jour, elle atteindrait enfin un poste ressemblant encore plus que l’actuel à celui de journaliste.

Su Ran jeta un coup d’œil à sa montre. Vingt heures déjà et elle n’avait pas pris sa voiture, et elle n’avait pas spécialement envie de rentrer en taxi, ni de déranger quelqu’un pour la ramener. Autant rentrer à pied. Elle rangea ses dossiers dans son sac et sortie de l’agence, empruntant les rues qui la conduiront jusqu’à chez elle. Son trajet, bien qu’interrompus de temps à autre par des hommes déjà saouls ou juste désireux d’user de leur charme sur elle, se déroula sans encombre. Mais c’est en passant dans le quartier de Jongno-gu qu’elle remarqua un petit détail. Habituée à ce qu’on la fixe, elle n’y avait pas prêtée attention au départ, et pourtant, elle prit conscience d’être suivie à la trace. Sauf qu’elle avait plus l’impression de se faire suivre par un enfant timide que par un homme pervers qui ne pense qu’à une seule chose. Elle en eut confirmation en reconnaissant le jeune homme qui la suivait, bien qu’il restait en retrait alors qu’elle tournait la tête pour traverser d’une rue à l’autre. C’était le jeune garçon qu’elle avait ramené chez elle après l’avoir trouvé dans un état peu rassurant dans la rue en rentrant chez elle. Elle se souvenait de lui, le voyant souvent dans un magasin de vêtements où elle a l’habitude de se rendre, il y travaillait et elle avait toujours pris l’habitude de le saluer. Elle ne l’avait pas revu depuis ce soir où elle l’avait laissé dormir sur le canapé après l’avoir soigné et lui avoir donné à manger. Il ne l’avait pas remercié ou quoi que ce soit d’autre, mais en même temps, elle n’attendait rien en faisant ce geste qui lui avait juste semblé naturel.

En tout cas, il n’avait pas l’air de vouloir s’approcher d’avantages. La jeune femme soupira doucement avant de rentrer dans un café. Elle commanda deux boissons chaudes à emporter et quelques trucs à grignoter au passage avant de sortir de nouveau du café. Elle vit le jeune homme appuyé contre un mur, l’air vague et fixant droit devant lui. Su Ran se dirigea vers lui, s’arrêtant à ses côtés, ne sachant pas trop s’il l’avait vu arriver. Elle lui tendit une des boissons, le mettant sous son nez en souriant gentiment. « Bonsoir. À ce que je vois tu es souvent dans la rue, alors tiens, il va commencer à faire froid. Ça serait dommage que tu tombes malade, non ? Surtout avec ton travail. » Elle le regarda un moment, il faisait assez jeune tout de même, en âge d’aller toujours à l’école, mais s’il travaillait c’est qu’il n’y allait plus n’est-ce pas ? Enfin elle ne voulait tout de même pas se mêler de sa vie privée comme ça. Même si elle l’avait déjà un peu fait en le prenant sous son aile ce soir-là. « Au fait, je ne me souviens pas m’être présentée. Je suis Su Ran. Et toi ? » C’est vrai qu’elle ne connaissait même pas son prénom, elle hésitait à l’inviter de nouveau chez elle, d’ailleurs elle espérait qu’il ne vive tout de même pas dans la rue. L’idée lui avait traversé l’esprit la dernière fois. « Dis-moi, je peux te poser une question ? Tu n’habites pas dans la rue hein ? Désolée de te poser cette question, ça ne me regarde pas, mais tu m’as l’air quand même un peu jeune et puis tu as l’air d’être seul alors je m’inquiète un peu. » La jeune femme but une gorgée de sa boisson chaude pour se réchauffer un peu avant de reprendre. « Au fait, je te conseille de moins fixer les gens que tu cherches à les suivre, c’est plus discret. » dit-elle en souriant, amusée.


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MessageSujet: Re: I swear I don't need your attention ▲ feat. Su Ran   I swear I don't need your attention ▲ feat. Su Ran EmptySam 28 Sep - 20:59

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Appuyé contre son mur, Dong Wook reste statique quelques instants. Son regard sombre est posé droit devant lui, faisant fi des individus qui passent devant lui. Personne ne lui porte attention, grand bien lui fasse ; il n'a nullement envie d'être dérangé. Inlassablement, des questions lui traversent l'esprit. Que fait il là ? Et surtout, pourquoi ? Une mission, certes peu glorieuse, lui avait été incombé. Et il l'avait mise entre parenthèses pour suivre une personne qu'il ne connaît à peine. Ses mains engouffrées dans les poches de son hoodie jouent avec les petits sachets contenant divers poudres. Il a conscience qu'il n'a aucun intérêt à s'attarder dans le coin. Son maigre vécu dans le domaine lui a néanmoins apprit à faire le travail vite, et bien. Et pourtant, il est incapable de bouger, encore proie aux nombreuses interrogations qui l'assaillent. La jeune femme est entrée dans ce café, et n'en sortira pas avant un bon moment, normalement. Qu'est ce qu'il peut bien espérer ? Qu'elle l'ait reconnue, ou même aperçu dans sa traque ? Et à supposer que ça soit le cas, qu'en attendait-il ? Qu'elle lui accorde une infime partie de son temps ? L'adolescent secoue la tête, chassant cette éventualité de son esprit. Il n'a aucune envie d'être prit en pitié. Et pourtant, inévitablement, il aimerait bien qu'on lui accorde une bride d'intérêt non-feint. Et ce, même s'il se refuse de l'admettre.

Résigné, il se dit qu'il serait temps de se remettre au travail. Il s'apprête à se redresser pour retourner dans les rues qui lui ont été assignés pour son service. Pourtant, il se fait aborder. Par cette même jeune femme qu'il a suivi, quelques instants auparavant. Son regard se pose avant tout sur la tasse en carton qui lui est tendue, avant de se relever vers le visage de sa bienfaitrice. Il n'a plus aucun doute ; c'est bel et bien elle. Et malgré un petit moment de flottement, meublé par sa propre hésitation, il la fixe d'un regard sombre. « On s'connaît ? » répond-il froidement, sans porter de véritable attention à ce qu'elle lui dit. Son travail... Si seulement elle connaissait la version officieuse des choses, elle serait certainement bien moins clémente. Le garçon abaisse davantage sa capuche, prêt à prendre congés, mine de rien très agacé qu'on puisse être aussi... Clément. Une fois encore, c'est une question de fierté mal placée ; il ne décèle là rien d'autre que de la pitié.  Et pourtant, une fois encore, il ne peut s'empêcher d'être un tantinet reconnaissant pour cette bride d'intérêt qui lui est accordé.

Non contente de lui proposer un café, Su Ran se présente et semble prêt à engager la conversation. Le jeune homme a un regard un coin pour elle, toujours fermement décidé à partir. Elle lui demande son nom en retour, mais comme on peut s'y attendre, il ne répond pas à sa formalité. Avançant, la jeune femme le suit, visiblement pas prête de le lâcher. La preuve en est qu'elle continue à parler... Pour cette fois-ci lui poser une question qui le froisse carrément. Il tourne plus franchement la tête vers elle, la fusillant du regard. Lui, vivre à la rue ? Dong Wook prend cette éventualité comme une véritable insulte, même s'il est clair qu'il passe le plus clair de son temps à l'extérieur. Qui plus est, elle remue le couteau dans la plaie en soulignant le fait qu'il a l'air seul. C'est un fait. L'adolescent se considère lui même comme étant solitaire, malgré une soif d'attention et de reconnaissance bien dissimulée et à peine assumée. Mais comme tout jeune de son âge qui se respecte, il a un peu de mal à digérer qu'on lui mette les faits avérés sous le nez. « T'es en train de dire que j'suis un clochard ? » gronde t-il. « Putain, c'est pas parce qu'on vit pas dans un appartement de fou à Mapo-gu que... » Il s'interrompt, réalisant qu'il vient de se trahir lui même. « Non rien, laisses tomber. »

Il fait encore quelques pas, tandis que Su Ran boit une gorgée de son côté. Néanmoins, elle embraye à nouveau la discussion pour le taquiner un peu et... Une fois encore, la pilule ne passe pas. A vrai dire, c'est même encore pire que le précédent affront. La jeune femme met – inconsciemment, sûrement – le doigt pile poil sur un point très sensible. S'il n'est même pas prêt à assumer lui-même son côté stalker, comment peut-il l'admettre à voix haute. Nouveau regard sombre sous des sourcils froncés. « Non mais, pour qui tu t'prends ? Tu crois que j'ai que ça à faire, suivre des gens dans la rue ? » peste t-il, très énervé. Il en faut sûrement peu pour qu'il ne bouscule pas son interlocutrice. « J'traînais dans le coin parce que j'ai des trucs à faire , c'pas de ma faute si t'étais là aussi. » tente t-il de se justifier sur un ton aussi froid, mais moins fort. « Fous moi la paix. »


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MessageSujet: Re: I swear I don't need your attention ▲ feat. Su Ran   I swear I don't need your attention ▲ feat. Su Ran EmptyLun 30 Sep - 23:25

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Su Ran ne savait pas vraiment à quoi elle devait s’attendre en allant à sa rencontre. Ayant déjà eu affaire à lui et vu comment il était parti le lendemain du soir où elle l’avait aidé, elle se doutait bien qu’il devait avoir une personnalité assez fière. Pourtant, elle avait comme cet instinct qui se développait en elle, dès qu’elle le voyait au magasin ou le soir où elle l’avait repêché dans la rue dans un sale état. Encore maintenant, en remarquant qu’il la suivait, elle ne put s’empêcher de s’inquiéter pour lui instinctivement. Un peu comme de l’inquiétude maternelle, ce qui était assez étrange vu qu’elle ne le connaissait pas finalement. Elle ne savait même pas comment il s’appelait, ne connaissait ni son âge, ni son lieu d’habitation. Peut-être vivait-il dans la rue ou dans un de ces foyers pour jeunes ? La jeune femme s’était arrêtée dans un café, achetant deux boissons chaudes. De nouveau elle voulait lui apporter un peu d’aide, d’attention, mais elle ne savait pas du tout comment il réagirait. Elle ne le prenait en aucun cas en pitié, il ne lui faisait pas pitié, elle s’inquiétait juste pour lui, bien qu’elle ne le connaisse ni d’Eve, ni d’Adam.

Ressortant du café, elle se dirigea vers lui, non sans une pointe d’hésitation, mais finalement elle s’arrêta à ses côtés, lui tendant le gobelet en carton fumant. Elle le fixa alors qu’il la regardait tout d’abord un peu surpris, avant que son regard ne se fasse plus dur et plus froid. Elle ne fut pas du tout mal à l’aise par sa réponse, ni même vexée. Elle avait un peu de mal à croire qu’il ne se souvienne pas d’elle. Peut-être n’avait-il pas apprécié son aide l’autre soir ? Alors pourquoi était-il resté ? Elle ne l’avait pas retenu, elle l’avait juste soigné, nourri et lui avait proposé gentiment s’il le voulait de rester. Il était resté dormir et était parti le lendemain matin à son réveil. Elle ne répondit même pas, gardant la boisson chaude tendue sous ses yeux, attendant qu’il la prenne. Son regard était assez déterminé en fait. La jeune femme se présenta, elle ne lui avait pas dit son nom non plus la dernière fois et lui demanda le sien, mais désormais, elle n’était même pas sûre de l’avoir. Alors qu’il s’éloignait un peu, elle esquissa un pas, le suivant, non sans trop le coller. Elle savait qu’en lui demandant s’il vivait dans la rue, elle allait peut-être se montrer un peu trop indiscrète, mais en fait c’était toujours et seulement de l’inquiétude à ce propos.

En tout cas ça n’avait pas l’air de lui avoir plu. Elle ne recula pas quand il se retourna vers elle, le regard sombre. Il ne lui avait jamais fait peur et ça ne commencerait pas ce soir. Elle l’écouta et au final, il se trahit lui-même en parlant de son appartement à Mapo-gu. Elle le fixa un moment avant de répondre. « Je n’ai jamais dit ça, ne détourne pas mes propos pour que tu puisses avoir de quoi te justifier de réagir de cette façon. » Elle soupira doucement. Elle s’accrochait alors qu’il la jetait, mais elle était sûre qu’il en valait la peine. « Cet appartement à Mapo-gu, je ne l’ai pas gagné, je l’ai acheté après avoir travaillé pendant un moment. C’est juste une preuve de mon indépendance et de ma liberté, je n’ai de compte à rendre à personne là-dessus. Et si tu veux y retourner, la porte est ouverte. » Elle le laissa faire quelques pas, buvant une gorgée de café avant de lui faire remarquer qu’il faudrait qu’il s’améliorer un peu s’il comptait suivre d’autres personnes. Ce n’était pas méchant, rien de là. Mais de nouveau, il le prit mal. Elle se retient de soupirer. Elle aussi elle pouvait gueuler un coup s’il le fallait, elle n’allait pas non plus se laisser faire.

Il s’énerva encore un peu plus, si elle se prenait un coup, elle ne pourrait s’en prendre qu’à elle-même. Si jamais il la frappait, il s’en mangerait une en retour en tout cas. « Je ne me prends pour personne, je dis juste que tu n’étais pas discret, c’est tout. Si tu assumais un peu tes actes, tu le remarquerais aussi. » Au moins c’était direct. Elle soupira de nouveau, le regardant. Elle n’était pas une adepte des regards noirs, au moins elle n’allait pas lui faire concurrence là-dessus. « Soit. Admettons que tes justifications tiennent la route, tu fais ce que tu veux, tu n’as pas de compte à me rendre. Et ça vaut de même pour moi, je fais ce que je veux. Si je veux m’inquiéter pour toi sans aucune raison je le fais. Tu ne vas pas m’en empêcher tu sais. » Elle le regarda, croisant son regard avant de répliquer d’une voix assez douce comparée à avant. « Tu serais sans doute triste si je te foutais la paix non ? Ma proposition tient toujours. Si tu veux retourner chez moi, je serais ravie de t’accueillir. Après fais comme tu veux, c’est juste dommage de repousser les gens qui te tendent la main, parce qu’au vu de tes réactions …. Ça doit être plutôt rare. » C’était assez direct aussi, mais elle n’avait pas usé d’une voix froide, sans compassion, juste une voix calme et posée. Mais sans doute que ça allait aussi l’énerver. Elle allait avoir du mal à ce qu’il lui fasse confiance. Elle ne savait même pas pourquoi ça comptait autant pour elle alors qu’elle ne le connaissait pas. L’instinct toujours.


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MessageSujet: Re: I swear I don't need your attention ▲ feat. Su Ran   I swear I don't need your attention ▲ feat. Su Ran EmptySam 5 Oct - 21:28

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Le silence que la jeune femme lui renvoie à sa question met Dong Wook terriblement mal à l'aise. Il ne se serait pas attendu à ce qu'elle reste aussi indifférente à son interrogation. Il pensait qu'elle allait s'étonner, essayer de lui rappeler dans quelles circonstances ils s'étaient rencontrés, le résonner et lui forcer la mémoire... Agir ainsi aurait été signé son arrêt de mort. L'adolescent se serait fait un plaisir de l'enterrer plus bas que terre, clamant haut et fort qu'il ne se souvenait pas de n'importe greluche. Pourtant, il n'en est rien. Su Ran l'ignore royalement, et aussi étonnant que ça puisse paraître, ça le frustre. Bien que refusant de l'admettre, même à lui-même, il se sent légèrement stupide d'avoir eut une telle réaction. De fait, il reste lui aussi silencieux, quoi que perplexe. Il se contente de dévisager sa vis-à-vis, muet, attendant avec impatience qu'elle essaye de se justifier. En vain.

Il fait alors quelques pas, dans l'espoir de se débarrasser d'elle, peu désireux de lui faire face. Mais la jeune femme ne lâche pas prise. Elle le suit, son gobelet à la main, sans pour autant le coller. Le garçon fixe droit devant lui, agacé et gêné. Pourquoi le suit-elle, bon sang ? Ne peut-elle pas l'ignorer comme lui le fait ? La conduite de Su Ran lui échappe complètement. Pourtant, le pire est à venir. Le fait que cette jeune femme puisse être dotée de répartie le met – excusez l'expression – sur le cul. Comment cette fille, qui semble emprunte d'une perfection banale peut elle être en mesure d'avoir du répondant ? Dong Wook la toise du regard. Elle n'avait pas du avoir une histoire difficile celle-là. Voir l'appartement dans lequel elle vivait avait suffit à l'en convaincre – et pourtant, ça ne l'avait pas empêché d'y squatter le temps d'une nuit. Il n'empêche que ça le tue qu'elle lui réponde d'une voix ferme, mais toujours emprunte de gentillesse et d'égard. Ça le tue totalement, lui qui pensait que son flagrant manque d'amabilité aurait suffit à la faire partir. Alors, le simple fait qu'on puisse lui mettre ses tords sous le nez l'énerve encore plus. Il s'arrête pour la regarder, ne trouvant pourtant rien pour répliquer à ce qu'elle vient de dire. En revanche, quand elle vient à expliquer qu'elle a travaillé dur pour avoir un style de vie comme le sien, il répond sur un ton doux et cynique ; « Oh ma pauvre. Tu cherches quoi ? A te faire mousser par un gosse comme moi qui trime pour l'avoir, cette foutue indépendance ? Tu croyais que je faisais quoi l'autre soir, quand je me suis fait défoncer ? Que j'étais là pour jouer aux billes avec cet abruti ? » Oups. Il en a peut-être un peu trop dit. Mais peu importe ; avec un peu de chance, Su Ran se doutait déjà de la raison de sa présence là-bas. Et de toutes façons, ça ne la regardait absolument pas. « Et t'es bien gentille, mais si j'bosse c'est pas pour me retrouver pendu aux basques de quelqu'un d'autre. » reprend-il au sujet de son invitation, lui adressant un nouveau regard noir.

Dong Wook continue à avancer, ayant hâte qu'elle lâche enfin. Et pourtant, elle continue à lui parler, toujours sur ce même ton ferme. Il s'arrête une bonne fois pour toute, plongeant les mains dans ses poches. Une fois encore, elle réplique à ses attaques, remuant le couteau dans la plaie au sujet de cette éventuelle poursuite. Il fronce les sourcils, lassé ; « Tu peux m'dire pourquoi j'te suivrais, sérieux ? » dit-il pour lui faire comprendre qu'il n'avait aucun intérêt à agir comme ça, dans l'espoir d'être crédible. Le regard de l'adolescent se pose sur le gobelet en carton, vaguement intéressé. Pourtant, il relève bientôt les yeux vers la jeune femme quand celle-ci reprend la parole. Et ses paroles sont plus qu'étonnantes ; une fois encore, le jeune nord-Coréen ne saisit pas. « Parce que tu t'fais du souci pour moi ? Pourquoi ? » questionne t-il d'un ton plat, intrigué cette fois-ci. Elle poursuit bientôt, d'une voix plus douce cette fois-ci. Elle réitère sa proposition de venir chez elle, ajoutant qu'il serait sûrement triste si elle faisait effectivement ce qu'il ordonnait, entre autres... Dong Wook la fusille à nouveau du regard. « Non j'serai pas triste, désolé pour ton égo. » dit-il froidement. Il soupire, et poursuit ; « Tu sais quoi ? Mes réactions, elles t'emmerdent. T'as pas pensé que je voulais juste avoir la paix et pas être aux grappins des autres ? J'me démerde bien mieux seul, quoi que t'en dises. » Hah... Si seulement c'était vrai.


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MessageSujet: Re: I swear I don't need your attention ▲ feat. Su Ran   I swear I don't need your attention ▲ feat. Su Ran EmptyMer 9 Oct - 14:51

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 I swear I don't need your attention ▲ feat. Su Ran




 

Su Ran commençait à cerner un peu le garçon qui lui faisait face, il était fier et ne voulait avoir besoin de personne pour se débrouiller. Elle préféra ne pas réagir lorsqu’il lui demanda s’ils se connaissaient pour qu’elle vienne l’aborder comme ça et se contenta de lui tendre la boisson chaude, en le fixant. Elle n’allait pas lui rappeler comment ils s’étaient rencontrés, il le savait très bien, mais peut-être n’avait-il pas envie de s’en rappeler. S’il voulait autant peu compter sur les autres, il ne voulait sans doute pas admettre qu’elle l’avait aidé ce soir-là, qu’elle avait pris soin de lui sans raisons apparentes alors qu’ils ne se connaissaient pas. Elle voit bien qu’il cherche à s’éloigner, un peu mollement, mais elle ne le lâche pas, sans pour autant le coller non plus. Elle veut juste parler avec lui tout simplement, le soir où elle l’a aidé, il n’avait pas parlé une seule fois et elle-même n’avait ouvert la bouche que pour lui dire où il y avait mangé, où il pouvait dormir. Elle n’avait pas voulu faire la conversation, se doutant bien que dans l’état dans lequel il était, ce n’était pas du tout sur sa liste d’envie à ce moment. Mais même maintenant, il n’avait pas l’intention de parler, elle s’était présentée, il n’avait rien dit. De même, elle avait du presque se défendre d’habiter dans un appartement comme le sien quand il s’était énervé parce qu’elle lui avait demandé s’il habitait dans la rue vu qu’elle avait l’impression qu’il y passait une bonne partie de ses journées. Quoi qu’elle dise, elle avait l’impression que ça ne lui plaisait pas de toute façon.

Elle l’écouta et oui visiblement ça ne lui avait pas plus. Elle haussa les sourcils quand il utilisa le cynisme. Elle se doutait bien que ses activités dans la rue ne devaient pas être si légales que ça, surtout s’il se retrouvait à être tabassé. Raison de plus pour qu’elle s’inquiète pour lui en fait, elle s’en fichait qu’il puisse être répréhensible par la loi, elle, elle ne voyait qu’un gosse paumé un peu trop fier pour admettre qu’il avait besoin de quelqu’un. « Je serais quasi sûre de te trouver un travail à l’agence où je suis en tant qu’employé, qui paye mieux que ce que tu fais là ….» dit-elle en désignant ses poches, ne sachant trop ce qu’il y avait dedans mais ses mains y étaient fourrées depuis le début «… et qui est sans doute moins dangereux. Mais bon si tu continue malgré ce qui s’est passé la dernière fois, c’est que tu dois aimer risquer ta vie… » Elle soupira légèrement. Elle n’avait pas rajoutée qu’il devait aimer l’inquiéter en continuant, elle était sûre qu’il le retournerait contre elle si jamais elle le lui disait. Mais en tout cas, elle était sûre de pouvoir faire jouer ses relations pour le faire travailler à l’agence, genre à la cafétéria ou juste un poste d’assistant, il y avait le choix. Elle leva les yeux sur lui quand il reparla d’indépendance. « L’indépendance est quelque chose d’important, mais ça ne sert à rien de repousser l’aide qu’on veut te donner, tu t’en mordras les doigts à un moment. » Elle n’était pas moralisatrice, elle disait plutôt ça sur un ton qui entendait qu’elle savait de quoi elle parlait. Ah ce gosse lui rappelait vraiment son petit frère.

Elle n’avait jamais été autant mal regardée de sa vie en tout cas. Avec lui elle était servie, mais elle ne se laissa pas démonter, elle n’était pas une de ses filles qu’on impressionne comme ça. De nouveau, il fit l’autruche, refusant de reconnaitre qu’il la suivait. Elle répondit du tac-au-tac « Parce que tu aimerais rien qu’un instant pouvoir te reposer sur quelqu’un d’autre ? » Il n’eut vraiment pas l’air de comprendre pourquoi elle s’inquiétait pour lui, comme s’il n’était pas digne d’intérêt ou alors n’en avait-il jamais reçu comme il fallait pour qu’il rejette autant celui qu’elle lui offrait. En parlant d’offrir, elle lui tendait toujours sa boisson chaude, elle n’allait pas la jeter quand même. « Parce que. » répondit-elle de nouveau assez fermement sans pour autant se départir de sa douceur. « Je n’ai pas de raison à te donner, tout simplement parce que je ne peux pas concevoir qu’un gosse comme toi n’a aucun point d’attache dans la vie. Alors je m’en fous que tu ne me connaisses pas, que tu ne m’apprécie pas. Je ne te lâcherais pas. » Voilà, il était prévenu, quoi qu’il dise, quoi qu’il fasse, elle serait là pour lui, qu’importe ce qu’elle se prenne dans la figure. De nouveau elle le vit se défendre comme il put, insultant pour se donner une image. Elle soupira et le fixa. « Si tu avais voulu être seul, tu serais parti en te fichant que je te suive. Personne ne veut être seul, il y a toujours un moment où on voudra être avec quelqu’un. Personne te dit de te servir des autres pour atteindre ton indépendance, mais t’en aura besoin, parce qu’il y aura un moment où tu tiendras plus et t’auras besoin de quelqu’un pour repartir. Je te donne juste cette chance de pouvoir le faire. T’as sans doute un autre rêve que faire je-ne-sais-quoi-dans-la-rue non ? Qu’est ce que tu aime faire ? » Elle ne voulait pas s’immiscer dans son travail dans la rue, mais elle était sure qu’il pouvait trouver mieux. Elle pourrait même l’aider s’il le faut. Encore faut-il qu’il arrête d’être aussi têtu !


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MessageSujet: Re: I swear I don't need your attention ▲ feat. Su Ran   I swear I don't need your attention ▲ feat. Su Ran EmptyVen 11 Oct - 21:20

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Je suis un boulet, ma réponse existe plus o/



Dernière édition par Kang Dong Wook le Mer 23 Oct - 21:18, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: I swear I don't need your attention ▲ feat. Su Ran   I swear I don't need your attention ▲ feat. Su Ran EmptyMer 16 Oct - 0:31

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Su Ran ne sait pas vraiment pourquoi elle lui a proposé de lui trouver un autre travail, après tout, elle ne gère que son émission, même les shooting qu’elle fait, ce n’est pas elle qui s’en occupe. Mais elle est sûre qu’elle peut lui trouver un petit job en le recommandant, connaissant un bon nombre de photographe qui cherche des assistants, ou même à son émissions, les assistants en plateau sont assez recherchés. La plupart ne tiennent pas le rythme bien longtemps, mais elle est sûre qu’avec un caractère comme le sien, il pourrait y rester longtemps et peut-être même gravir les échelons. Surprise qu’il lui pose la question du lieu où elle travaille, elle lui répond directement ; « Je travaille à l’agence New Generation, je suis mannequin et présentatrice à la télévision. » Alors qu’elle allait lui proposer des idées de job, il avait déjà reprit sur son boulot qui se passait vraisemblablement dans la rue. Elle le regarda un peu désabusée, elle avait envie de lui mettre une baffe pour lui remettre les idées en place. Assurément que ce qu’il faisait était illégal, il n’avait pas l’air de vouloir quitter ce travail, préférant d’ailleurs remplacer plutôt son job dans le magasin où elle l’a croisé plusieurs fois. D’ailleurs c’était de là qu’elle l’avait rencontré la première fois. Elle soupira, il était vachement entêté quand même, un peu comme elle, mais ça ; « Et quoi ? Il faudra que tu sois aux portes de la mort, après t’être fait prendre pour un punching-ball humain par une bande de mecs qui s’en foutront que tu ne sois même pas majeur, pour te rendre compte qu’il faudrait que tu arrêtes ce boulot ? » Direct, sans prendre de gants ; « Je peux peut-être t’avoir un boulot d’assistant pour des photographes ou sur l’émission de télé que je présente. Faut juste que tu sois motivé à travailler. » Et s’il ne l’était pas, il le deviendrait à force de coup de pieds aux fesses de sa part.

L’écoutant, elle eut de nouveau envie de se soupirer, mais elle se retient, sans pour autant oublier de répliquer ; « Je n’ai pas dit que tu devrais rendre des comptes, juste savoir que t’es pas seul. Savoir qu’une personne ne te demandera rien en retour, te posera pas de questions si tu viens chez elle. Tu sauras juste que tu peux aller la voir si ça ne va pas. Bref je le répète encore une fois, ma porte est toujours ouverte, je peux même te passer mon numéro si tu veux, garde le juste pour toi. » Qu’il ne le donne surtout pas aux mecs qu’il fréquente dans la rue, car s’il leur disait en plus qui elle était, elle était bonne pour changer de numéro. Alors qu’elle lui tendait toujours le gobelet de café, il le lui prit enfin des mains. Enfin. Elle retourna à sa boisson, rebuvant quelques gorgées avant de le regarder faire. Provocation puissance mille. Elle le regarda, désabusée de nouveau, mais ne réagit pas. C’est ce qu’il attendait après tout, n’est-ce pas ; « Très intelligent. » commenta-t-elle quand même. Après tout, s’il voulait rester dans le froid sans boire quelque chose de chaud ça le regardait. Finissant sa boisson par la même occasion, elle la jeta également dans la poubelle avant de s’étirer légèrement. Elle avait eu une grosse journée, mais elle avait quand même décidé de rester avec ce gosse bien trop têtu. Elle ne savait toujours pas son prénom, mais elle voulait quand même être là pour lui, toujours l’instinct.

Il eut l’air de se résigner quand elle lui expliqua qu’elle s’inquiétera pour lui si elle le décide et qu’il n’avait pas vraiment l’occasion de la faire changer d’avis. Elle s’intéressa quand même à un possible rêve qu’il veuille atteindre, après tout, on en a tous un. Ah franchement, ce n’était pas possible d’être aussi entêté ; « Tu sais, tu peux très bien réussir à te débrouiller tout seul, mais avoir quand même quelqu’un pour te soutenir, c’est pas incompatible. D’ailleurs c’est normalement le rôle des parents … » Elle se doutait bien que ça devait être un sujet difficile hein ? S’il trainait dans la rue à cette heure là, c’était que ses parents devaient se foutre un peu de ce qu’il faisait où alors qu’ils n’avaient pas de contrôle sur lui. L’écoutant, elle fut surprise d’apprendre qu’il participait à des dance-battles ; « Tu danse ? J’aimerais bien voir ça. En tout cas, c’est génial. Tu sais que tu pourrais passer une audition à la New Generation ? Même, je connais des chorégraphes qui cherchent des back-dancers pour des groupes comme M.O.B ou Wonderland, ça marche par casting. Je pourrais t’aider si ça t’intéresse. » Elle le regarda, elle ne savait pas vraiment s’il allait l’envoyer paître de nouveau ou s’il allait se montrer un minimum intéressé, quoi que si ça l’intéresse vraiment, elle était sûre qu’il ne le lui montrerait pas ouvertement. La jeune femme ouvrit son sac avant de prendre un papier et un stylo, griffonnant dessus avant de lui tendre ; « Tiens voilà mon numéro et si tu le jette dans une poubelle et que tu continue à être aussi têtu, je te file une baffe dont tu te souviendras. » déclara-t-elle, mi-sérieuse, mi-amusée. Elle n’était même pas violente de toute façon, elle savait juste se défendre.


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MessageSujet: Re: I swear I don't need your attention ▲ feat. Su Ran   I swear I don't need your attention ▲ feat. Su Ran EmptyMer 23 Oct - 22:04

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« New Generation ? » demande Dong Wook. « C'est l'agence de stars en ville, là ? » Évidemment, ce nom ne lui était pas inconnu. Il avait beau ne pas s'y connaître dans le domaine, l'adolescent avait déjà entendu parler de cette agence. C'était une fierté nationale après tout... Et lui même affectionnait quelques groupes produit par ce label.  Quoi qu'il en soit, cet état des faits ne faisait que confronter le garçon dans ses idées. Certes, la jeune femme avait du fournir des efforts pour devenir journaliste. Mais mannequin ? Ça tenait uniquement du physique, non ? Du coup, oui. A ses yeux, Su Ran avait eut toutes les chances de son côté, à sa différence. Il ne pensait pas avoir un physique ingrat, loin de là. Mais disons que son vécu, sa situation familiale, et son statut d’expatrié nord-coréen ne jouaient clairement pas en sa faveur. Il toise un peu la jeune femme du regard, méprisant.

En tout cas, la jeune femme ne semble pas ravie à l'idée qu'il refuse de lâcher son travail dans la rue, mais son emploi officiel. Elle le sermonne, essayant de lui faire prendre conscience des faits. Dong Wook écoute ce qu'elle dit jusqu'au bout. Il a ensuite un claquement de langue, et explique, employant le ton de celui qui s'adresse à une personne qui ne comprend rien ; « Parce que tu crois qu'on peut sortir d'un circuit comme ça, en claquant des doigts ? Si j'venais à me barrer, ou à demander qu'on me foute la paix avec tout ça, on me laisserait pas partir comme ça. Et là, je finirai pas à l'état de punching-ball, mais de cadavre en pleine rue. C'est clair que c'est mieux. » Et puis... De toute façon, il n'avait pas envie d'en partir. Il avait trouvé des gens de son espèce, comme il se plaisait à dire. Des personnes qui en avaient bavé, et qui ne craignaient pas de faire ressentir leur amertume. Elle essaye de lui proposer un emploi dans le staff de l'agence, mais il réplique ; « Toutes façons, comme tu l'as dit, j'suis pas majeur. C'est déjà un miracle que j'ai dégoté ce boulot dans le magasin de fringues là. J'pense pas que ton agence voudra d'un gosse dans les coulisses. »

Su Ran essaye une énième fois de le raisonner, en vain. Dong Wook se contente d'un soupir exaspéré à ce nouveau sermon. Quoi qu'elle dise, elle ne pourrait pas lui faire entendre raison. Pour l'adolescent, seuls les faits parlaient. Les belles paroles n'étaient que des promesses, une façon de s'accrocher à un idéal, qui de toute évidence, ne s'exaucerait jamais. Et là, c'était le vécu qui parlait, ni plus ni moins. Il finit par saisir la boisson chaude, en boit une gorgée et jette le reste dans la poubelle. La journaliste a un commentaire, vraisemblablement agacée par ce comportement. « C'est pas d'ma faute s'il est dégueu', ton café. » rétorque t-il, sur le ton de l'évidence, comme pour défendre ses agissements.

Elle a ensuite une remarque très intéressante... Une parole qui extirpe à Dong Wook un rire bref et méprisant. « Des parents ? Quels parents ? » répond-il immédiatement. Il avait certes encore une mère, si tant est qu'il accepte de l'appeler « maman ».  Elle l'avait délaissé une bonne partie de sa vie, et maintenant qu'elle avait refait sa vie avec un nouvel homme, ici, en Corée du Sud, elle semblait soudainement se souvenir qu'elle avait un fils. Elle avait beau essayer d'attiser l'affection de sa progéniture, Dong Wook ne tombait pas dans le panneau, ayant encore trop de rancune envers elle. Ce n'était pas maintenant, alors qu'il avait dix-huit ans, et qu'il était quasiment indépendant, qu'il avait besoin d'attention. C'était quand il avait quatre ou cinq ans, et qu'il était abandonné avec son père... Et à ce sujet, Dong Wook refusait tout net de reconnaître qu'il avait un père. Mais rapidement, la conversation en vient à un autre sujet. L'adolescent a un hochement de tête quand elle lui demande s'il danse bel et bien. Et forcément, quand elle prononce le nom de M.O.B, elle lui met la puce à l'oreille. Il tourne le visage vers elle, vaguement intéressé. Il la regarde quelques instants, hésite... Et finit par dire ; « Ya une dance-battle demain, j'y participerai. Ça sera à dix-sept heures, à côté du centre culturel Sejong. Viens jeter un coup d’œil si tu veux. » Pourquoi pas ? Non, il ne cherchait pas à attirer un peu l'attention, pensez-vous. Seulement, avoir un peu de public serait bien, non ?

Elle fouille ensuite dans son sac, et en sort un stylo pour noter un numéro sur une petite carte. Le jeune homme récupère le petit carton, qu'il regarde rapidement avant de le ranger dans sa poche. Sans demander, il emprunte le stylo et le petit carnet, et y griffonne rapidement son numéro de portable. « Voilà le mien. » dit-il. Oulà, non, ça ne va pas. Il était trop docile et gentil, d'un coup. « C'est bon, tu vas me lâcher la grappe, maintenant ? » Il soupire, avant d'ajouter, tout de même ; « Ah ouais. J'm'appelle Dong Wook. »


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MessageSujet: Re: I swear I don't need your attention ▲ feat. Su Ran   I swear I don't need your attention ▲ feat. Su Ran EmptyJeu 24 Oct - 1:27

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Su Ran est légèrement surprise d’apprendre qu’il connait le nom de l’agence, quoi que, elle était quand même dotée d’une assez grande réputation en Corée et même internationalement. La jeune femme hoche la tête positivement, confirmant ses dires. S’il connaissait c’était déjà un bon début, non ? Elle aimerait vraiment l’aider, qu’il devienne indépendant vu qu’il y tient tant, mais pour ça il faut trouver un boulot qui puisse le permettre. Elle remarque bien son regard un peu méprisant quand elle lui annonce qu’elle est également mannequin en plus d’être aussi journaliste, se doutant bien qu’elle se discrédite un peu quand elle parle de son tout premier job. Après tout elle n’avait pas cherché bien loin pour l’obtenir, on était venu à elle et elle savait que cela s’était joué seulement sur le physique et pas les compétences. Elle ne put s’empêcher de soupirer légèrement en l’entendant parler de quitter son job au magasin plutôt que son job dans la rue. Et avant qu’il ne lui fasse son spitch sur combien ça allait lui coûter s’il s’en allait, elle se doutait bien que ça devait être assez compliqué de quitter un milieu comme celui-là. Elle écouta ce qu’il avait à lui dire avant de répondre. « Pourquoi tu y es allé dès le début alors ? Ça t’apporte quoi ? Restes y si tu veux mais … tu ne pourras pas m’empêcher d’être inquiète à ce sujet. Mais je ne suis pas non plus suicidaire pour aller parler à ton … boss pour qu’il te laisse partir. » Elle leva les yeux vers lui quand il lui dit que vu qu’il n’est pas majeur, il ne pourra pas être engagé. «  Tu sais on a des mineurs, autant chez les trainees que chez les employés. Tu peux faire un stage pour commencer, rémunéré, et ensuite être employé en tant que personnel. Ton âge n’empêche rien … Arrête de te chercher des excuses comme ça. » finit-elle, un peu exaspérée.

Ah franchement, il avait tout du sale gosse qu’on aimerait baffer pour lui apprendre les bonnes manières, mais Su Ran n’avait pas du tout la prétention de les lui apprendre et de plus, elle n’était pas vraiment sanguine, ses provocations le laissaient de marbre. Le coup du café l’agaçait un peu, mais pas au point de lui coller une gifle. Vu qu’il rajouta une couche, elle commenta tout de même. « Mais bien sûr, si tu le dis. » Quelle mauvaise foi tout de même. « Si tu veux boire autre chose, tu peux passer à la maison. Enfin c’est toi qui décide. » Encore une proposition, elle espérait qu’à force de le lui rabattre dans les oreilles, il finirait par assimiler qu’il pouvait venir sans la déranger et que ce n’était en rien une marque de faiblesse ou quoi que ce soit d’autre.

Quand elle aborde le sujet de ses parents, elle fut un peu surprise par sa réaction, quoi que des parents qui laissent leur enfant avoir deux jobs, dont un qui est illégal alors qu’il n’est même pas majeur, on peut se demander si on doit les appeler parents ou non. Enfin c’était son avis. « Je suppose que tu ne t’entends pas bien avec eux … Mais tu dois toujours vivre chez eux j’imagine. Je te le propose de nouveau, mais si vraiment tu as besoin d’un toit, ou juste un soir où tu ne veux pas rentrer chez toi et que tu n’as personne pour te loger, hésite vraiment pas … Vraiment, d’accord ? » Elle tâcha de croiser son regard, le fixant un peu. Elle était sincère, elle ne lui avait jamais menti, pourquoi elle commencerait ? Curieuse d’apprendre qu’il danse, elle lui parle des auditions de la New Generation, mais aussi des castings qu’organisent les chorégraphes pour des groupes déjà lancés. Et elle remarque une pointe d’intérêt quand elle cite le nom de M.O.B. Dire que ça tombait bien est un euphémisme. Elle ajouta un petit détail. « Tu as l’air de connaitre M.O.B, je connais bien l’un des membres, c’est un ami à moi, Summer Yong Jae, tu vois qui c’est ? Si tu veux je peux te le présenter. Il a un emploi du temps chargé mais je suis sûr qu’il sera d’accord pour te rencontrer. » Elle pensait pouvoir le convaincre facilement, et puis son ami d’enfance était plutôt bien placé pour connaître les problèmes de famille, malgré le caractère têtu et provocateur du jeune garçon, elle était sûr qu’ils pourraient parler un peu. La jeune femme prit bonne note de ce qu’il lui disait, sortant son portable afin de tout noter. « Je viendrais promis, j’écourterais ma réunion pour venir. J’ai hâte de te voir danser en tout cas. » Et elle le pensait vraiment. Peut-être que ça lui permettrait de renouer un peu avec la danse.

Sortant ensuite une carte d’un carnet, elle rajouta son numéro personnel au stylo et la lui tendit et fut contente de voir qu’il ne la jette pas à la poubelle. Elle le laisse prendre son carnet et son stylo et le laisse y noter son numéro de téléphone, un peu surprise de cet acte, mais ne commenta pas. Elle récupéra son carnet avant de le regarder. Enfin un nom sur son visage. Dong Wook. Elle lui sourit avant de ranger ce qu’elle venait de récupérer dans son sac. «Merci Dong Wook. Hésite pas à m’appeler surtout, je suis joignable n’importe quand. Et moi je te recontacte pour cette histoire de stage. » Elle le regarde. « Et t’auras intérêt à répondre. » finit-elle, amusée. Elle lui sourit gentiment avant de finir son café, jetant le gobelet dans la poubelle. « Fais attention à toi ce soir d’accord ? On se voit demain. » Elle s’empêcha de lui ébourrifer les cheveux, pas sûr qu’il apprécie avant de reprendre son chemin pour rentrer chez elle, contente d’avoir un peu avancé avec Dong Wook. Elle espérait qu’il devienne un peu moins têtu et qu’il commence à avoir confiance en elle. Elle ferait tout pour, il n’avait pas à s’inquiéter pour ça, elle ne le laisserait jamais tomber.


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MessageSujet: Re: I swear I don't need your attention ▲ feat. Su Ran   I swear I don't need your attention ▲ feat. Su Ran EmptyJeu 24 Oct - 15:22

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« Laisses tomber, c'est pas tes oignons. » est la seule réponse que Dong Wook daigne donner à la question qui lui est posée. Pourquoi il s'était engagé là-dedans ? A dire vrai, il 'aurait pas vraiment pu donner de vraie réponse. Sûrement parce que ce milieu l'attirait, et qu'il pensait pouvoir s'y fondre. Son intuituin s'était avérée juste, même si comme ailleurs, il n'avait pas pu y trouver de vrais amis. A son instar, ils étaient tous trop méfiant et hostile pour s'attacher véritablement... Ce qui ne faisait qu'approfondir le sentiment de solitude qu'épprouvait le jeune homme, même s'il ne s'en plaignait pas. Ca devait être ça, la vie, finissait-il par penser, même si Su Ran essayait de lui faire comprendre le contraire. En tout cas, elle explique qu'elle ne s'impliquerait pas là-dedans, et n'insiste pas. Néanmoins, elle lui explique que plusieurs mineurs étaient embauchés à l'agence, aussi son âge ne posait-il pas de problème. Dong Wook gromelle un peu, lassé... Mais pas totalement inintéressé.

L'adolescent a ensuite un soupir agacé quand Su Ran insiste pour qu'il vienne s'il le souhaitait. Mais il ne fait aucun commentaire, n'y voyant pas l'intérêt. Très rapidement, la conversation en vient à ses parents. Et si le discours du jeune homme pouvait porter à confusion, la journaliste suppose avec raison qu'il vivait encore chez eux. Le garçon reste stoïque, ne disant rien à ce sujet. C'est en tout cas une nouvelle opportunité pour son interlocutrice de lui proposer de venir chez elle si le besoin s'en faisait sentir. « C'est bon, j'ai compris là ! » peste t-il, agacé qu'on lui rabache les oreilles avec ça. Au moins, il ne pourrait pas faire semblant d'être sourd, ou d'avoir oublié, tant cette proposition avait été réitérée. Et s'il n'avait aucune intention d'y répondre, ni même l'envie, il la garde néanmoins en mémoire. Au cas où, en dernier recours, ne sait-on jamais... Mais une fois encore, se reposer sur quelqu'un d'autre ne l'enchantait absolument pas.

En tout, elle relève le fait qu'il semble apprécier le groupe M.O.B, aussi lui propose t-elle de rencontrer l'un des membres, et pas des moindres ; Y.Jae. Elle explique que c'est l'un de ses amis, et qu'il devrait pouvoir libérer un peu de son temps pour le rencontrer. Dong Wook a une moue dubitative. Qu'est ce ça changerait, de rencontrer ce gugusse ? Quitte à entrer dans l'agence, il préfèrait le faire grâce à ses compétences, et non grâce à un carnet d'adresses bien rempli ; ça aurait été utilisé un moyen qu'il méprisait. Néanmoins... Pour une fois qu'une chance s'offrait à lui, une fois encore, il se promet de la garder de la mémoire. Il hausse mollement les épaules, ne sachant que répondre à cette proposition. Et à propos de la représentation de demain, Su Ran jure de venir le voir, quitte à écourter sa réunion. Il la regard, perplexe... Pourquoi faisait-elle cela ? Enfin. Ce n'était pas ses affaires. Comme elle l'avait dit, c'étant dans son strict droit de lui accorder de l'intérêt, que ça lui plaise ou non.

Les numéros échangés, elle lui dit qu'il n'a pas à hésiter s'il souhaite l'appeler, et qu'elle, de son côté, le tiendrait au courant pour ce stage. Et qu'il avait intérêt à répondre. « Ouais, ouais... » souffle t-il, lassé. C'était sûrement terminé, non ? Il ne devait pas s'attarder de trop non plus, il finirait par se faire taper sur les doigts, à papoter plutôt que de bosser. Su Ran le salue et lui dit à demain. Le garçon reste silencieux, quelques secondes, avant d'accepter d'admettre ; « A demain. »


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