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Je suis une idole, aimez-moi ♥
Cho Min Huan

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•• Mes notes : 277
•• J'habite : Jung-gu
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MessageSujet: Hyo Lin ; Houston, nous avons un problème.    Hyo Lin ; Houston, nous avons un problème.  EmptySam 29 Mar - 17:16

TITRE :

 Hyo Lin ; Houston, nous avons un problème.




 


    Depuis quelques jours, l'ambiance à la maison était loin d'être joyeuse. Elle ne l'avait jamais vraiment été, certes. Mais là, c'était pire. La raison était toute simple : l'incident avec mon père me restait au travers de la gorge. Qui sait combien de temps il me laisserait ici, avant d'envoyer quelqu'un pour venir me chercher ? Je ne pouvais pas le cautionner, et je ne comptais pas le cautionner. Je n'étais pas son jouet, j'étais son fils. Il y avait une très large différence entre les deux, même si la limite semblait minime à ses yeux. Le travail à l'agence me manquait cruellement, j'avais parfois des shootings ou des apparitions lors de broadcasts, mais rien de bien contraignant. Et il fallait pourtant que ça le soit, pour que mon père comprenne que je ne me tournais pas les pouces.

    Oh et pour arranger le tout, Joo Hyo Lin avait assisté à ce fiasco, et s'était même permise de commenter ma façon de faire. Elle ne savait pas, elle ne pouvait pas comprendre. S'il suffisait de crier sur mon père pour qu'il me laisse tranquille, je l'aurai fais depuis longtemps. J'avais été infecte, oui. Je l'avais traîné là-bas oui. Le spectacle y avait été pitoyable et navrant, je le concevais. Mais à mes yeux, ça n'expliquait, ni n'excusait son comportement.
    J'étais gêné qu'elle ait été là, ce jour-là et je voulais absolument qu'elle oublie cet épisode. Alors je m'efforçai de lui rendre la vie impossible, pour qu'elle ne se rappelle que d'une chose : moi. J'étais la personne détestable qui lui disait que sa coiffure était mal faite, que son riz était trop cuit, et que le soja qu'elle cuisinait, était trop caoutchouteux. Elle n'avait nul besoin d'en savoir plus à mon sujet, ou encore au sujet de ma famille.

    Papa Ours resterait cloîtré au fin fond de sa tour de verre, et c'était très bien ainsi.

    Un long soupir fila entre mes lèvres, alors que je gigotais dans le canapé, attendant que cette fichue journée de cours se termine. Celle de Hyo Lin hein, pas la mienne. Nous avions une séquence «mission» à filmer aujourd'hui, et vu que ça allait être la seule occupation de cette morne journée, j'étais impatient.

    « Au lieu de t'embrumer l'esprit avec la télévision, vient donc courir avec moi mon garçon ! C'est dehors que les hommes se forgent ! » Cette voix me glaça le sang, et sans attendre, je me laissais glisser du canapé, et entamais une série de pompe au sol, maladroitement.

    Tout plutôt que de passer du temps seul avec ce maniaque du rituel initiatique masculin. Parfois, je me demandais si c'était bien de l'armée qu'il sortait, et pas plutôt d'une secte. « Je.. ne peux pas... Monsieur... Je... m'entr..aine déj..Pfuuh, -à.  » Je l'entendis s'approcher, et jeter un œil de par dessus le canapé, vers moi. J'en avais fais... Cinq je crois. J'étais bien parti pour aller jusqu'à dix s'il continuait à me surveiller comme ça.

    Enfin, si j'y survivais, ce qui n'était pas encore gagné.
    J'avais au moins trois souffles au cœur là.
    Et un début de crise d'asthme.

    Je suffoquais presque en l'entendant rire et applaudir, mais préférais m'écraser contre le tapis quand j'entendis la porte de la maison se refermer. Soulagé, je ne faisais même pas attention au fait que mon nez avait dit bonjour au parquet un peu trop brutalement. Malheur. La porte venait de se rouvrir, je relevai alors la tête, pour me rendre compte que c'était Hyo Lin. Sans attendre, je m'installais de nouveau dans le canapé, essayant de poser le pied droit sur mon genoux gauche, pour me donner l'air cool. Sauf que j'avais les jambes engourdies, et qu'il aurait fallu que je porte cette dernière pour avoir l'air « cool ». Pas moyen.

    « Annyeong. Ton père vient de partir courir, tu l'as raté de peu. Dommage. Est-ce qu'il a un rappel sur sa montre, pour ne pas oublier d'aller faire son jogging toutes les deux heures ? Dans ma tête, son père, je l'appelais Tango Charlie, mais j'avais trop peur qu'elle le répète si je le disais à Hyo Lin. Son père -au cas-où vous ne l'auriez pas compris- me fichait les chocottes. Oh et toi, tu en as une de montre ? demandais-je en pointant l'horloge au dessus de la petite télévision. La grande Joo Hyo Lin a du retard.  » terminais-je en l'observant d'un air narquois.








« Superstar»


I know you think that you've got it all, and by making other people feel small, makes you think you're unable to fall. And when you do, who you gonna call? See, what you give is just what you get, I know it hasn't hit you yet.
Lauryn Hill ; Superstar
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Je suis un(e) honnête citoyen(ne) ; ou pas ♥
Joo Hyo Lin

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MessageSujet: Re: Hyo Lin ; Houston, nous avons un problème.    Hyo Lin ; Houston, nous avons un problème.  EmptyVen 18 Avr - 16:20

TITRE :

 Hyo Lin ; Houston, nous avons un problème.




 


Je hais l'industrie du divertissement. Les mains dans mes cheveux, serrant fort mes poings renfermés sur quelques mèches, je fixais le vide depuis de longues minutes.
Il me restait encore une heure et demi à passer, dont trente misérables minutes de pause qui étaient une réelle torture. J'avais hâte que mon professeur débarque et parle d'Histoire. Moi qui en avait une certaine horreur d'habitude ! Mais tout était mieux que de me prendre la tête sans fin... J'en avais sacrément marre : mon cerveau était devenu une vraie gare ferroviaire, les pensées étant des trains qui n'avaient guère de pitié pour le sol sur lequel ils roulaient.

La main de mon amie se déposa dans mon dos et je fus partagée entre l'envie de la retirer et celle de m'éclipser. Je n'avais aucune envie de recevoir sa compassion. J'étais un peu agacée à son sujet, surtout depuis que j'avais appris qu'elle était des fans d'Eden, aka la chose qui avait été déposée chez moi - si vous me trouvez méchante, sachez que c'est de bonne guerre. Mais ça, les fans de monsieur n'en avait rien à faire. J'étais la vilaine sorcière. Si ça n'avait été que ça, ma vie ne s'en serait pas arrêtée, évidemment... Mais non. J'avais dû accepter de me faire traiter comme de la peste pour juste être moi et ce avec une personne qui ne me faisait pas plus de cadeaux.
Il a probablement des raisons... me soufflait ma raison que je mettais aussitôt en sourdine. Je ne m'étais jamais intéressée à sa vie, pourquoi devrais-je commencer ? Parce que j'avais rencontrer le père de Min Huan ? Parce que la rencontre avait été une pure folie et catastrophe surtout ?

Je levai ma tête, essayant de garder un semblant de contenance. Je sentis immédiatement le regard de certaines filles me lancer des couteaux aiguisés.
J'allais devenir folle.
Ce n'était pas le jour pour ça. Si elles voulaient me faire payer mon comportement chez les Cho, bien qu'aucune raison ne leur en donne la légitimité, ne pouvaient-elles pas soit se presser, soit le faire le lendemain ? Dire qu'au début de l'année, on s'entendait bien... fallait nous voir maintenant !
Ma tête retomba presque sur la table, assommée par le manque flagrant de sommeil. « Hey, reprends-toi, si tu te pointes avec cette tête, ça ne va pas le faire pour le show ! » Je soupirai très péniblement et un peu exaspérée en entendait la blague qu'avait voulu faire Soo In. Sauf que je n'étais pas d'humeur à être taquinée et encore moins sur ce sujet. Je ne voulais pas penser à tout ça et elle, gentiment, elle venait de me le rappeler. Je savais pertinemment que ce n'était pas de sa faute. Du tout même. Et pourtant...

« Et sinon, mon état, il t'intéresse ? »
Je m'en voulais presque automatiquement de lui dire ça en la voyant ouvrir la bouche un peu, surprise. Mais nous ne pûmes rien échanger de plus puisque le professeur venait de rentrer, ses feuilles volant déjà partout.

Une heure plus tard, je partais sans demander mon reste. Soo In insista toutefois pour m'accompagner et encore maintenant, je pense que je peux lui en être reconnaissante.
Alors que j'allais quitter le bâtiment enfin, Soo In me rassurait, disant que nos "amies" étaient juste un peu choquées mais que je faisais de la parano en imaginant qu'elles m'en voulaient. Peut-être... Mais pas celle à laquelle j'allais fraîchement avoir à faire...
C'est presque sur la fin des paroles de mon amie qu'une fille me rentra dedans, renversant son café sur moi et de toute évidence, ce n'était pas un accident. Elle se fatigua à me sourire en me demandant très clairement d'aller chez le coiffeur - tiens, on se demande d'où ça pouvait bien venir - et de rester loin de "son Eden". Sans oublier de me gratifier de quelques qualificatifs plus plaisants les uns que les autres bien-sûr. Si Soo In n'avait pas été là, il y aurait eu une morte, soyons d'accord. Mais mon regard fit tout le travail quand même puisque la petite-amie insoupçonnée d'Eden avait changé de visage.

Dans les toilettes, à nettoyer les bouts de mes cheveux mouillés et ma tâche, je me regardais dans le miroir... J'en avais assez : depuis quelques jours, que ce soit en bien ou en mal, les gens ne me parlaient que de l'émission. Ma vie normale s'était totalement envolée et elle ne semblait pas très intéressée par l'idée d'un retour au bercail. Cette idée m'affola : et si ça n'en finissait pas ? Pourquoi devrais-je vivre à travers l'émission avec Eden ? Pourquoi je ne voyais déjà plus les choses comme les autres personnes, comme avant ? Cette émission n'avait rien d'excitant, Eden n'avait rien de simple et enchantant... il était difficile... Et quelque-chose me gênait réellement, j'étais toutefois incapable de mettre le doigt dessus.
Je descendis du bus, lisant le dernier message de Soo In « Et si tu arrêtais l'émission alors ? ». Le blanc total. C'est vrai. Rien ne m'obligeait à poursuivre une émission qui me faisait plus de mal que de bien. D'ailleurs, au début, je n'avais cessé d'en parler et d'y penser mais j'avais une conscience : imaginez l'argent qu'ils ont dépensé pour cette émission, je ne pouvais claquer la porte ainsi - puis des fois que Yong Jae viendrait en invité... Mais après tout ce temps, toutes ces disputes, toutes ces prises de tête, qu'est-ce qui me retenait réellement ?

L'habitude...?
Je pris soudainement peur, pour une raison que j'ignorais. Constat qui n'arrangea absolument rien à mon humeur. J'ouvrais la porte avec fatigue : j'avais envie d'un bain, de me changer, de manger de la glace avant de dormir en écoutant des oldies. Sauf que... « Annyeong. Ton père vient de partir courir, tu l'as raté de peu. Dommage. Est-ce qu'il a un rappel sur sa montre, pour ne pas oublier d'aller faire son jogging toutes les deux heures ? » je l'avais oublié lui. Mon père ou Eden, hein ? Maintenant que j'y pensais : les deux. Oh et toi, tu en as une de montre ? » Je n'avais pas réussi à disparaitre avant un commentaire supplémentaire de notre star internationale. Un énorme soupir exaspéré s'échappa de ma poitrine, depuis le temps qu'il demandait à sortir, le pauvre !
Je fermai les yeux, rassemblant un peu de patience supplémentaire. Je devais absolument réviser et me reposer, sans m'écarter de mon but. Mais évidemment « La grande Joo Hyo Lin a du retard.  »
Je jetais mon sac finalement d'un coup à ses pieds, ayant rapidement marché jusque devant lui. Le peu de patience me restant me retint de lui hurler à la figure. « Je t'en prie, je n'ai pas de patience pour toi ce soir. Tu peux comprendre ça, non ? » Après tout, il n'avait qu'à aller à mon université, tout le monde lui en accordait de l'attention là-bas sans même qu'il y soit. « Alors dis-moi juste ce que tu veux que je puisse "aller me coiffer", n'est-ce pas ? » dis-je encore devant lui, un peu plus ironiquement que je l'aurais souhaité.
Un autre soupir s'envola dans une vaine tentative de faire refroidir la machine : j'allais passer pour une furie encore... Je finis par répondre un "Je ne sais pas" à Soo In et posai mon portable sur la table basse pour aller me servir du thé.






we are so different

i like real men, you're all cutesy. i enjoy scary movies, you like telling me i'm the scary one. i love animals, you're the only one i can't stand. i say yes, you say no. i say cold, you say warm. we're worlds apart. different. especially when afar... if we get close our worlds will crash... and i'd get this glimpse of familiarity i've never wished to have...

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MessageSujet: Re: Hyo Lin ; Houston, nous avons un problème.    Hyo Lin ; Houston, nous avons un problème.  EmptyLun 21 Avr - 16:52

TITRE :

 Hyo Lin ; Houston, nous avons un problème.




 


    Pourquoi est-ce que je me donnais encore la peine d'être si désagréable quand je savais que de toute évidence, le simple fait de voir ma tête mettrait Hyo Lin, hors d'elle ? La réponse était simple, j'avais une éthique, moi. Je faisais les choses, dans les règles. Je ne pétais pas un boulon sans crier gare, contrairement à d'autres. Mon père devait la prendre pour une grande malade, et ça ne m'aurait pas dérangé si le jour où nous étions allés chez moi, il ne lui avait pas accordé plus de crédit qu'à moi, son propre fils.

    Depuis ce jour, je ne savais pas bien pour quelle raison, mais un réel embarras s'était installé entre nous. J'en aurai fait mon affaire si ça ne me rendait pas la vie plus difficile. Comme vous le voyez, il y a bien trop de facteurs aléatoires dans cette histoire. Et il était temps que l'on revint aux bonnes vieilles méthodes. Rien de mieux qu'une dispute pour remettre les pendules à l'heure, et pour redémarrer du bon pied. Voilà la conclusion à laquelle j'étais arrivée, pendant mon temps de méditation -et d'ennui- sur le sofa du salon. J'avais besoin de piquer une bonne colère, ensuite je me sentirai mieux. Hyo Lin aussi, et si elle se sentait mieux et bien... ce ne serait pas de ma faute, car j'aurai tout fait pour que le contraire arrive.

    Puis je ne pouvais m'empêcher de me demander pourquoi diable continuait-elle d'aller à l'université. Elle devait bien être payée par la direction de cette émission, non ? Sinon, je ne voyais pas d'explication au fait que je sois «encore là», pourquoi aurait-elle décidé de continuer si ce n'est que pour l'argent qu'elle y gagnait ? Probablement pas pour mes beaux yeux, car Mademoiselle L’aveugle passait son temps à trouver les similitudes entre sa peluche qu'elle disait être un «tigre» (j'attends toujours confirmation) et moi. Au fond, j'avais plus besoin d'elle, que d'elle de moi, car je jouais ma place au sein de l'agence tout de même et mon ego n'appréciait pas le moins du monde l'idée.

    Je soupirai, m'impatientant légèrement. Mais heureusement, Hyo Lin débarqua enfin et je pus lancer les hostilités. Et je m'estimais plutôt gentil pour le moment, je ne voulais pas d'une petite prise de bec. Je voulais qu'elle explose encore, me dise à quel point elle me haïssait, et qu'ensuite, elle me cuisine son riz trop cuit, car je commençais à mourir de faim. Hyo Lin semblait déjà sur les nerfs, la vie barbante d'étudiante devait avoir fait son œuvre, et elle me serait d'une très grande utilité aujourd'hui. Je n'aurai aucun mal à lui faire griller un circuit. Elle avait l'air de faire ça souvent, non ? Une fois de plus, une fois de moins.

    « Je t'en prie, je n'ai pas de patience pour toi ce soir. Tu peux comprendre ça, non ? » Je me levais, pas peu fier du petit effet que je faisais. Elle n'avait pas de patience. Parfait, après l'avoir attendue toute la journée, je n'en avais plus non plus. Je croisais les bras, et m'approchais d'elle un peu, l'air confiant. «Un peu» oui, car elle me faisait peur, et que c'était elle qui cuisinait et m'empêchait de mourir. Son père cuisinait encore moins bien qu'elle, entre la peste et le choléra, j'avais choisi le choléra.

    « Je peux oui, mais je n'ai pas envie. Si tu m'avais cuisiné du porridge ce matin, j'aurai peut-être été plus «compréhensif» et «aimable», pas de bol. » En réalité, c'était loin d'être uniquement une rancœur de menu insatisfaisant, mais autant y aller doucement.

    « Alors dis-moi juste ce que tu veux que je puisse "aller me coiffer", n'est-ce pas ? » Je penchais légèrement la tête sur le côté, interloqué. Ce qu'elle venait de dire, ça me rappelait quelque chose... Je me tapotais le bout du menton avec mon index, avant de finalement me souvenir : «  Allons bon, tu es encore là-dessus ? Ce que tu peux être susceptible et rancunière, c'est pas possible. J'ai abandonné l'idée qu'un jour ça vaille le détour, hein. affirmais-je en croisant les bras, et en la jaugeant de la tête aux pieds, d'un petit «hm».

    « Parce que si tu veux partir là-dessus, moi aussi je t'en dois quelques-unes hein. La piscine, l'animalerie avec le serpent... Ton père, le mien... ajoutais-je en appuyant bien sur «le mien » : Je continue ? La liste est probablement aussi longue que mon bras.  » Bon, ça suffirait probablement à lui faire monter un échelon à l'échelle de « je vais péter un fusible. »

    Je faisais ça pour mon son bien !








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Joo Hyo Lin

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MessageSujet: Re: Hyo Lin ; Houston, nous avons un problème.    Hyo Lin ; Houston, nous avons un problème.  EmptyLun 21 Avr - 18:05

TITRE :

 Hyo Lin ; Houston, nous avons un problème.




 

Il y avait plusieurs choses qui me mettaient hors de moi. Le fait, entre autre, que monsieur se payait le luxe de se prélasser longuement dans un divan en criant à l'ennui alors que j'étais obligée de composer avec lui, ses caméras, ses fans, ses missions et déplacements à la noix. Je voulais juste un peu de paix en rentrant chez moi.
Monsieur avait comme oublié où il se trouvait et agissait comme s'il nous avait loué un cagibi pour qu'on y vive et, comme il était un généreux maître, il fallait que je lui embrasse les pieds à chaque fois que je rentrais. Sauf que je ne lui devais rien. Ni moi et ni mon père d'ailleurs. S'il était là, c'est parce que des escrocs m'avaient fait croire que j'allais vivre du rêve. Vendre du rêve pour vivre le cauchemar, félicitations. La bonne affaire Hyo Lin ! Mais qu'est-ce que tu étais débile. Ni lui, ni aucun membre de cette production n'avait eu de respect pour toi et tu t'en rendais compte qu'à l'instant car cela t'amusait bien de jouer le jeu de cette peste aux grosses chevilles.

Mais Soo In avait raison. Joo Hyo Lin n'aurait pas accepté de continuer tout ça.
Elle ne revenait pas non plus sur ses mots mais là... là.

« Je peux oui, mais je n'ai pas envie. Si tu m'avais cuisiné du porridge ce matin, j'aurai peut-être été plus «compréhensif» et «aimable», pas de bol. » Qu'est-ce que je disais ? Aucun respect pour moi. Je le toisai un coup de haut en bas et levai un index vers lui. « Une seconde. » Je m'approchai en le regardant droit dans les yeux et choppai sèchement une de ses mains. « Mais regarde quelle découverte j'ai fait : tu as une main. Et avec un peu de chance, tu en as même une deuxième au bout de l'autre bras. Alors tu sais quoi ? Tu sais ce que ça veut dire ? Bravo monsieur, vous avez tous ce qu'il vous faut pour cuisiner. Une fois dans ta vie, faire quelque-chose par toi-même, ça ne te tuera pas. Je te l'assure, c'est prouvé scientifiquement. »
Je le lâchai immédiatement et fis tomber mon faux sourire. Il voulait m'énerver, ce n'était pas nouveau mais il allait devoir s'en priver cette fois de notre dispute quotidienne. A mon sens, je m'étais déjà disputée au moins dix fois avec lui dans ma tête. Incluez à ça la facture de ses fans et vous avez là la recette parfaite d'une overdose de Cho Min Huan, Eden, vulgairement appelé Evan.

Maintenant que solution était apportée à la famine sans précédent de mon colocataire imposé, j'espérais pouvoir enfin me laver. J'avais mal aux yeux et au crâne. J'avais envie de voir mon chat aussi et de manger plein de bêtises. Je contemplais l'idée d'aller à l'épicerie pour acheter des gâteaux et glaces, ce qui m'offrirait entre dix et vingt minutes loin du monstre d'égo... mais il venait déjà de reprendre la parole.
« Allons bon, tu es encore là-dessus ? Ce que tu peux être susceptible et rancunière, c'est pas possible. J'ai abandonné l'idée qu'un jour ça vaille le détour, hein. » Je levai la tête pour le fusiller du regard. J'avais supporter toute la journée les réflexions des furies qu'il appelait fans. J'en étais venue à détester le show-business. Même Yong Jae, en y pensant, j'en étais malade : il avait sûrement des fans de ce genre également. Enfin, toujours était-il que par définition, celles de "Evan" restaient les pires du genre selon moi. Toujours les yeux fixés sur les siens, je marmonnais plus pour moi-même « Il n'y a pas de hasard entre ton comportement et le leur... »

« Parce que si tu veux partir là-dessus, moi aussi je t'en dois quelques-unes hein. La piscine, l'animalerie avec le serpent... Ton père, le mien... je regardais ailleurs tout le long en tapant légèrement du pied. Sa petite démonstration n'intéressait que lui et s'il avait un message à faire passer, autant qu'il le fasse clairement. Même si de toute évidence, ce n'était pas sa spécialité, ça. « Je continue ? La liste est probablement aussi longue que mon bras. » Je toussotais, nullement impressionnée. « Oh, ça va, j'ai de la marge, la mienne fait la taille de ta tête. Et j'ai bien dis de ta tête, pas de ce qui manque visiblement à l'intérieur. » répondis-je du tac-o-tac, ne lui laissant pas le temps de savourer sa petite phrase. J'élevai les sourcils, la tête sur le côté et les dents serrées. « Alors c'est ça, tu veux me parler des injustices que tu ressens ? Combien j'ai ruiné ta petite vie ? Non parce qu'il va falloir être plus explicite pour que la petite prolétaire mal coiffée comprenne. Par exemple : j'en ai marre d'avoir à faire la cuisine pour une personne qui ne connait ni merci, ni reconnaissance. Non ? Peut-être ça : me faire balader de droite à gauche comme un sac de couchage, ça commence à me courir. Ou, encore, même à la fac, tu ne me laisses pas tranquille, tes fichues fans ont besoin de faire le travail pour toi... » disais-je en pointant du doigt successivement mon uniforme et mes cheveux. « T'en dis quoi ? Pas assez ? Attend, l'inspiration frappe : il parait aussi que je dois laisser "oppa" tranquille, parce que c'est vrai que c'est moi qui te colle aux baskets. J'ai ça aussi : tes petites remarques à la con, tu peux te les garder. Alors, tu as quoi à me dire Cho - Min - Huan ? Je sais que dire les choses ce n'est pas ton fort mais va falloir te mettre à table car plus vite on finit, plus vite je pourrais réfléchir à pourquoi je me prends la tête avec tout ça et éventuellement, éventuellement, je pourrais oublier cette journée misérable. »

J'inspirai un peu, me rendant compte de tout ce que je venais de déballer. J'étais furieuse. J'en avais marre et je savais que j'étais loin de voir les limites de mon ras-le-bol. Je le contournai, toujours furieuse mais dans un calme de plomb, cependant, je m'arrêtai un peu pour lui dire : « Je t'ai assez vu pour rien. La paysanne sera dans la cuisine si jamais ça finit par te venir : après tout, plus facile de s'en prendre à elle donc n'hésite pas. Profites-en tant qu'elle est là hein. » Je repris mon chemin et allai au robinet, tentant vainement de nettoyer mon haut. Mes mains tremblaient et il était évident que je n'arriverais à rien mais je m'en fichais.

Mince ! Il était d'une immaturité sans nom. Je lui avais proposé plus d'une fois de poursuivre cette émission sans qu'on soit dans la contrainte d'agir réellement ensemble. Plus d'une fois, j'avais mis sur la table des compromis. S'il était trop bête pour y voir son intérêt, il ne fallait pas que j'en fasse les conséquences.





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MessageSujet: Re: Hyo Lin ; Houston, nous avons un problème.    Hyo Lin ; Houston, nous avons un problème.  EmptyMar 22 Avr - 15:45

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 Hyo Lin ; Houston, nous avons un problème.




 


    Mon plan semblait fonctionner du tonnerre de Dieu, Hyo Lin mordait à l'hameçon et me préparait une scène grandiose, je le sentais. Voilà pourquoi je continuais à jouer le malin, car je savais que j'allais obtenir ce que je voulais et ce dont j'avais besoin. Le litige ne pouvait être réglée autrement, c'était toujours ainsi que les choses s'étaient réglées entre nous, de ce fait, il n'y avait aucune raison pour que ça change. J'en étais persuadé, et c'était probablement de cette façon que Hyo Lin voyait cela. Au pire, elle comprendrait plus tard, je n'étais pas à une ou deux heures près. Je croisais les bras, conservant cet air narquois qui me donnait tant de charisme lorsque je m'admirai dans le miroir de la salle de bain. « Une seconde. Mais regarde quelle découverte j'ai fait : tu as une main. Et avec un peu de chance, tu en as même une deuxième au bout de l'autre bras. Alors tu sais quoi ? Tu sais ce que ça veut dire ? Bravo monsieur, vous avez tous ce qu'il vous faut pour cuisiner. Une fois dans ta vie, faire quelque-chose par toi-même, ça ne te tuera pas. Je te l'assure, c'est prouvé scientifiquement. » Je regardais ma main dans un premier temps, pas certain de comprendre où est-ce qu'elle voulait en venir, mais au final il n'y avait rien de bien alarmant. Ses remarques ne me faisaient ni chaud ni froid. Elle m'avait déjà envoyé plus méchant. Je haussais alors les épaules, en la jaugeant à nouveau de la tête aux pieds. Fallait-il que j'en rajoute une couche, histoire qu'elle entre dans une colère noire ? J'allais attendre un petit peu, histoire de voir ce qu'il en était.

    « Il n'y a pas de hasard entre ton comportement et le leur... » Je fronçais les sourcils et penchais la tête sur le côté. Elle débloquait, parfait. « Ce serait pas mal que tu me dises de qui tu causes, histoire que je sache qui a autant de prestance que moi.  » répondis-je calmement, toujours aussi certain que je faisais ce qui était nécessaire. Je ne lésinais d'ailleurs pas sur les mots doux, pour qu'elle me crache à la figure tout «l'intérêt» qu'elle me portait. Je sursautais quand elle tapa du pied contre le parquet, et arquais un sourcil, doucement. « Oh, ça va, j'ai de la marge, la mienne fait la taille de ta tête. Et j'ai bien dis de ta tête, pas de ce qui manque visiblement à l'intérieur. Alors c'est ça, tu veux me parler des injustices que tu ressens ? Combien j'ai ruiné ta petite vie ? Non parce qu'il va falloir être plus explicite pour que la petite prolétaire mal coiffée comprenne. Par exemple : j'en ai marre d'avoir à faire la cuisine pour une personne qui ne connait ni merci, ni reconnaissance. Non ? Peut-être ça : me faire balader de droite à gauche comme un sac de couchage, ça commence à me courir. Ou, encore, même à la fac, tu ne me laisses pas tranquille, tes fichues fans ont besoin de faire le travail pour toi... » Je fus tenté de rire au départ car mes fans lui avaient rendu la vie impossible et je n'étais pas concerné plus que cela par ses vêtements tâchés. Seulement, il y avait quelque chose qui m'empêchait de me réjouir et de me moquer d'elle, ça me serrait l'estomac et... me faisait de la peine je crois.

    « C'est quoi ton problème, hein ? Si mes fans ne t'aiment pas, je n'y peux rien, pas besoin d'être de mon fandom pour savoir que tu n'es digne que de... ça. dis-je en pointant la tâche de ses vêtements de la tête. Personne ne t'a mis le couteau sous la gorge hein, rien ne t'obliges à continuer le tournage.  » Ce n'était pas du tout, mais alors-là pas-du-tout la chose à dire. Mais étrangement, je n'arrivais pas à me retenir. C'était sorti «tout seul».

    Je croisais les bras, et me pinçais les lèvres, tapant du talon sur le parquet. Je crois que j'étais...énervé. Mais pas comme d'habitude quand je crisais pour des raisons professionnelles et artistiques. « T'en dis quoi ? Pas assez ? Attend, l'inspiration frappe : il parait aussi que je dois laisser "oppa" tranquille, parce que c'est vrai que c'est moi qui te colle aux baskets. J'ai ça aussi : tes petites remarques à la con, tu peux te les garder. Alors, tu as quoi à me dire Cho - Min - Huan ? Je sais que dire les choses ce n'est pas ton fort mais va falloir te mettre à table car plus vite on finit, plus vite je pourrais réfléchir à pourquoi je me prends la tête avec tout ça et éventuellement, éventuellement, je pourrais oublier cette journée misérable.» « Attends de quoi tu parles là encore ?  » avais-je demandé presque aussitôt, comme si ses mots m'avaient piqués à vif. Et quelque part, je crois que c'était le cas. Plus que jamais.

    J'avais cherché à l'énerver, mais pas à ce qu'elle m'énerve. D'habitude, elle comprenait sans que j'ai à lui expliqué. Je ne voyais pas trop ce qui clochait aujourd'hui. Mais je n'avais AUCUN mal à dire les choses. Mon père, c'était différent. Complètement différent.

    Je serrais les poings, assez fort pour en faire craquer les jointures : « Tu veux que je parle Hyo Lin ? Eh bien allons-y. J'en ai assez que tu me prennes pour un abruti fini, de tes à priori stupide. Oui tu me pourries la vie, mais et toi ? C'est quoi ton problème ? Ta vie change ? Tu as peur ? Qu'est-ce que tu veux que ça me fasse, franchement ? Tu voulais Yong Jae ? Moi je voulais quelqu'un avec un minimum de personnalité, tu vois, on a pas toujours ce qu'on veut. Oh et quand je dis «personnalité », psychopathe ça ne compte pas. Je m'arrêtais en court de route, pantelant. Ce flot diluvien de parole, ça ne me ressemblait pas vraiment. Mais ça me faisait un bien fou. J'étais en colère et c'était vraiment bizarre. Tu penses ce que tu veux de moi, je suis pas un exemple ça je le sais. Mais arrête de faire comme si tu étais blanche comme neige. Tu as été odieuse avec mon père l'autre jour et ça je ne peux pas l'accepter. Je suis terrible, hein ? Eh bien quoi, tu t'attendais à autre chose ? Tu veux te différencier avec ta petite vie simplette, et ton père barge ? Parce que oui hein, tu peux parler du fait que je te débecte, que je sois un incapable, un idiot et j'en passe, mais tu n'as pas le droit de juger ma famille, car moi aussi je peux le faire. dis-je en la pointant du doigt : Ta mère, elle est où hein ? demandais-je alors que mon ton s'était visiblement adoucit. J'avais compris sans qu'on me le dise que le sujet était tabou. J'allais trop loin, mais je n'en avais cure. Je n'avais jamais eu de limite, et je n'allais pas commencer à m'en imposer maintenant.

    Elle ne parviendrait pas à me faire regretter. C'était mérité. « Tu as eu ton compte ?  » terminais-je.

    Je me sentais bizarre, toujours haletant, mon cœur battait très vite, et mes jambes tremblaient un peu, mais hors de question que je perde face. Eun Seok me disait toujours d'être agréable avec les femmes.
    Les femmes oui.

    Je ne savais même pas que j'avais cette colère qui dormait en moi. C'était la première fois que je parlais de cette manière à quelqu'un. Mais elle me rendait malade, vraiment.

    Puis qu'est-ce qu'elle pouvait faire de pire, hein ?








« Superstar»


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Joo Hyo Lin

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MessageSujet: Re: Hyo Lin ; Houston, nous avons un problème.    Hyo Lin ; Houston, nous avons un problème.  EmptyMar 27 Mai - 13:29

TITRE :

 Hyo Lin ; Houston, nous avons un problème.




 

Mais à la fin, il cherchait quoi ?

A prouver qu'il était encore un petit prince valant plus que les autres et qui se trouvait au-dessus de tout le monde? « Ce serait pas mal que tu me dises de qui tu causes, histoire que je sache qui a autant de prestance que moi. » En entendant ça, je me disais que c'était peut-être ça oui. Rien de nouveau à l'horizon en somme. Pendant un instant, j'avais pensé que peut-être un truc c'était réellement passé pour qu'il soit dans un tel état ; autre chose qu'une stupide attente. Mince qui lui avait demandé d'attendre. Comme je l'avais prouvé, il pouvait très bien se faire à manger tout seul ou commander des plats. Cela n'avait rien de bien sorcier, bon sang.
Je souris, pas de bonheur, je vous rassure. Il ne me faisait pas non plus rire, non. J'étais simplement soufflée que dans cette situation, il trouvait encore le moyen de vouloir valoriser sa petite personne. C'était une chose qu'il n'en ait rien à faire de moi, c'en était une toute autre de m'imposer sa petite crise de mégalomanie. S'il avait besoin d'attention, il n'avait qu'à faire comme tous les artistes de son rang : sortir un album, sortir en plein milieu de la rue sans couvre-chef ou taper un scandale pour la presse de la catégorie appropriée. Ou tiens, il n'avait qu'à se rendre à ma fac : elles étaient une bonne centaine à se ravir de l'idée après tout ! Pourquoi il n'allait pas s'y trouver une autre fille bien plus contente de faire ce show avec lui que moi, tiens ?!

« C'est quoi ton problème, hein ? Si mes fans ne t'aiment pas, je n'y peux rien, pas besoin d'être de mon fandom pour savoir que tu n'es digne que de... ça. » Il osait me demander c'était quoi mon problème ? C'était lui qui commençait une scène mais c'est moi qui avais un problème ? « Personne ne t'a mis le couteau sous la gorge hein, rien ne t'obliges à continuer le tournage. » Je haussai d'un coup les sourcils, me sentant comme si je venais de me prendre une petite gifle. Je le savais ça... Ce qui me gênait, c'était qu'il le pointe comme s'il n'en avait rien à faire. Son manager m'avait tellement chanté que c'était très important pour sa carrière que j'en étais venue à culpabiliser et à me dire que de toutes les manières, c'était de ma faute d'avoir voulu participer à cette émission sans savoir ce qu'elle comprenait. « Tu as peut-être raison finalement, c'est peut-être bien moi qui ait un problème pour m'être seulement sentie responsable de la situation dans laquelle on est alors que visiblement, toi, tu n'en prends pas la moindre charge. Je te conseille à l'avenir alors de te mettre d'accord avec ce que tu veux et avec ton manager, d'accord ? »
J'allais le faire. J'allais probablement arrêter. De toutes les manières, sa carrière avait l'air d'aller mieux non ? Je me disais qu'on allait tenir encore quelques épisodes pour clôturer et qu'on aurait plus besoin de se revoir. Jamais.
Jamais...

La colère commençait à bouillonner en moi. J'avais repris ma petite liste, tout aussi agacée par son comportement et celui qu'on m'infligeait par sa faute entre autres - car moi, je savais mettre de l'eau dans mon vin, assez pour savoir qu'il n'était pas complètement responsable. Regardez à quoi ça me servait : à rien. Il n'avait aucunement conscience que ses actes et son statut avait des répercutions sur les autres. Mais mince, en devenant artiste, il s'était imaginé quoi ?!
« Tu veux que je parle Hyo Lin ? Eh bien allons-y. J'en ai assez que tu me prennes pour un abruti fini, de tes à priori stupide. Oui tu me pourries la vie, mais et toi ? C'est quoi ton problème ? Ta vie change ? Tu as peur ? Qu'est-ce que tu veux que ça me fasse, franchement ? Tu voulais Yong Jae ? Moi je voulais quelqu'un avec un minimum de personnalité, tu vois, on a pas toujours ce qu'on veut. Oh et quand je dis « personnalité », psychopathe ça ne compte pas. » Je roulais des yeux impatiemment, ne relevant pas vraiment ces répliques dignes d'un gamin de quatorze ans qui faisait sa crise d'adolescence à sa mère. Quoi ? Je l'avais vexé parce que je voulais Yong Jae ? Parce que je n'étais pas une fan et ni assez bien pour lui ? Et ça justifiait qu'il ne prenne aucune responsabilité ? Alors d'accord, qu'il ne le fasse pas son devoir mais dans ce cas, j'avais le droit à la paix. « Mais j'en ai rien à cirer de ça. Comme tu l'as dis, on n'a pas toujours ce qu'on veut mais on a tous les deux des responsabilités vis-à-vis de l'autre et de cette fichue émission. Si tu ne veux pas les assumer, fallait refuser ! Et rien ne t'empêchait de me foutre la paix ! » glissai-je rapidement en haussant encore le ton. Je commençais à être excédée. J'étais vraiment au bord de la crise de nerfs.

En fait, j'avais envie qu'on arrête ça là, avant que quelque-chose que je regrette n'arrive. Mais si je pensais que le faux pas allait venir de moi, je me trompais probablement. « Tu penses ce que tu veux de moi, je suis pas un exemple ça je le sais. Mais arrête de faire comme si tu étais blanche comme neige. » Je secouai la tête : qui a dit que je l'étais ? La première à admettre ses défauts, c'était bien souvent moi. « Tu as été odieuse avec mon père l'autre jour et ça je ne peux pas l'accepter. Je suis terrible, hein ? Eh bien quoi, tu t'attendais à autre chose ? Tu veux te différencier avec ta petite vie simplette, et ton père barge ? Parce que oui hein, tu peux parler du fait que je te débecte, que je sois un incapable, un idiot et j'en passe, mais tu n'as pas le droit de juger ma famille, car moi aussi je peux le faire. » Je ne déviai même pas mon regard pour m'attarder sur son doigt pointé sur moi... J'attendais juste la suite avec appréhension. « Ta mère, elle est où hein ? »

En entendant cette dernière phrase... une seule chose me vint en tête : peu importe ce qu'il cherchait vraiment au final, ça en revenait peut-être à vouloir tout bonnement me faire du mal. Je haïssais de penser ainsi mais me demandai : avais-je été si horrible pour mériter une telle claque ? Entre la situation avec son père et la mienne avec mes parents, il y avait un océan. Il l'ignorait probablement mais c'est bien parce qu'il ne s'intéressait pas à ma vie.
Je me détestais... sentant mes yeux me piquer alors que tout me revenait dans la figure. « Tu as eu ton compte ? » Je clignai nerveusement des yeux, tentant de retenir des larmes idiotes. J'étais fatiguée, cela me rendait bien plus sensible nerveusement que d'habitude et c'était compréhensible. Mais je refusais d'être faible devant lui. Pas devant quelqu'un qui ne me respecterai jamais.

Je laissai quelques secondes passer, les poings serrés et les yeux dans le vide, tentant vainement de me reconstruire un peu de contenance. Seulement, j'étais trop épuisée pour ça. Je n'y arrivais pas. Alors j'ouvris la bouche avant qu'il ne me reste plus assez de fierté pour parler correctement. Bon sang, dire que mes lèvres tremblaient déjà un peu. J'avalai alors ma salive en fronçant les sourcils pour me calmer et me donner un peu de courage.
« C'est à toi que je devrais le demander... » ma voix était calme. Je n'avais plus envie de crier, je n'y serai pas parvenue de toutes les manières. « Apparemment, je suis tellement insupportable qu'il fallait que tu vides ton sac. Donc c'est à moi de te demander : c'est bon, tu as tout dit ou tu as encore besoin de te défouler un coup ? Car c'est maintenant... »
C'était le moment car je n'accepterai plus ça.

Je n'attendis qu'une seconde qu'il réponde et fis demi-tour, allant chercher mon portable que j'avais laissé sur la table basse. J'abandonnai l'idée de prendre un thé, je n'avais plus envie de rien prendre. Je regardai mollement les messages, avalai un soupire et me retournai vers lui.

« Tu ne t'es jamais intéressé à ma vie, et ça m'allait très bien. Mais soyons d'accord : je ne t'ai jamais rien imposé, moi. Mon père, aussi bizarre qu'il est, t'a toujours traité avec respect. Et bien qu'on ne soit pas aussi riche que toi, on t'a jamais laissé crever de faim. Alors d'accord je suis une peste, mais fais le calcul dans ta tête : tu n'avais aucun droit de me parler comme ça. » les yeux me piquaient à nouveau et ma voix devenait un peu rauque. « Quant à ma mère, tu ne l'as jamais vu, je ne te l'ai pas imposée. A ce que tu sais de moi, elle pourrait très bien être morte. Si tu veux remettre les pendules à l'heure, laisse-moi te demander : j'en parle moi de la tienne ? Va te faire voir, Cho Min Huan. Tu sais faire, ça, non ? » ma voix était toujours aussi neutre. Je n'arrivai vraiment plus à hausser le ton, pire j'en étais réduite à devoir passer nerveusement ma main sous mon œil droit... lequel m'avait trahie.

Je vidai mon sac de mes affaires pour qu'il soit plus léger avant de me diriger vers ma chambre pour prendre mon porte-monnaie et un post-it. J'écrivis rapidement dessus, le décollai du reste et allai finalement le coller sur le frigo. « Tu vas être content : tu n'auras pas à voir ma tête de la soirée. Sinon, ne t'en fais pas, quelqu'un va encore se charger à ta place d'alléger ton fardeau puisque tu n'es pas capable d'assumer. J'en parlerai demain. » Je ne le regardai pas en vérifiant mes affaires, toujours très nerveuse et incapable de m'y résoudre en fait. Les mains me tremblaient un peu. Je ne savais même pas où j'allai... mais je ne pouvais plus le regarder en face. Alors passer la soirée en évitant son regard, de le croiser, de l'entendre, rien que le fait qu'il respire le même air me mettait mal à l'aise.
Il avait réussi, il m'avait vraiment blessée. Quand j'étais le plus faible, hein, parce qu'autant le faire en parfait lâche, n'est-ce pas ? Remarque, moi, ce que j'allais faire, c'était bien fuir. Mais je n'avais plus rien à lui dire. Et ce qui m'agaçait, c'était surtout que ses mots à lui me fassent tant de mal. Comme si ça avait de l'importance. Quand avais-je permis ça ?

Je m'arrêtai un instant devant la porte. « Oh et bravo pour ton futur comeback. Tout va bien pour toi maintenant... » lâchai-je amère avant d'ouvrir la porte. Mais je concluais que je n'avais plus rien qui m'empêchait de mettre fin à se fiasco.
J'appelai donc mon amie de la fac en essuyant mes joues.





we are so different

i like real men, you're all cutesy. i enjoy scary movies, you like telling me i'm the scary one. i love animals, you're the only one i can't stand. i say yes, you say no. i say cold, you say warm. we're worlds apart. different. especially when afar... if we get close our worlds will crash... and i'd get this glimpse of familiarity i've never wished to have...

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MessageSujet: Re: Hyo Lin ; Houston, nous avons un problème.    Hyo Lin ; Houston, nous avons un problème.  EmptyMar 27 Mai - 20:23

TITRE :

 Hyo Lin ; Houston, nous avons un problème.




 


    Je fronçais les sourcils, mais ne la quittais pas des yeux. La scène à laquelle j'étais en train d'assister était tout simplement fascinante. Je pouvais vraiment voir Hyo Lin passer les différents paliers de colère. Pour être honnête, après avoir parlé comme je venais de le faire, la raison qui m'avait poussé à l'énerver, je l'avais oublié. Tout ce qui importait, c'était que je touchais au but. Qu'est-ce que ça pourrait bien changer de toute façon si j'étais trop méchant ? Depuis le début de l'aventure, j'étais resté fidèle à moi-même, alors elle ne pouvait pas être surprise.
    Et pourtant.

    « Mais j'en ai rien à cirer de ça. Comme tu l'as dis, on n'a pas toujours ce qu'on veut mais on a tous les deux des responsabilités vis-à-vis de l'autre et de cette fichue émission. Si tu ne veux pas les assumer, fallait refuser ! Et rien ne t'empêchait de me foutre la paix ! » Je me pinçais les lèvres, et me massais les tempes pour l'énerver. En réalité, j'étais un peu dépassé par la situation, je m'étais attendu à un niveau 3 de tsunami. Là, je sentais qu'elle touchait le 5 et qu'elle était loin d'en avoir terminé. Dans quoi m'étais-je lancé encore ? Pourquoi ne pouvait-elle pas être la plus mature de nous deux comme d'habitude et aller pester contre moi dans sa chambre ?
    Cela dit, il était hors de question que je lâche du lest car elle avait grillé ses circuits : « Parce que tu penses peut-être que j'ai eu le choix ? Je suis là parce qu'on m'y a obligé, je ne tire aucun plaisir de la vie dans la cambrousse. » lui balançais-je sèchement.

    Je n'aimais pas quand quelqu'un haussait le ton, ça me rendait irritable, mais visiblement, c'était le moment de vider son sac, alors je le faisais, en m'étonnant moi-même à cette occasion. Voilà il fallait que cette mascarade se termine vite, Joo Hyo Lin me changeait. Je n'étais pas d'accord et surtout pas prêt à mûrir : Jouer l'enfant gâté avait toujours été ce que je savais faire de mieux. Tout le monde faisait avec, alors pourquoi pas elle ? J'avais sûrement dépasser les bornes, oui. Mais je faisais ça tout le temps, en quoi était-ce si différent ?

    La vraie question était plutôt : pourquoi est-ce que je me sentais concerné ? Elle était loin d'être la première avec qui je me comportais mal, alors pourquoi cette fois, je sentais comme une nœud dans la gorge ? J'étudiais ses réactions plus que je ne le devrais. Je m'énervais moi-même. Qu'est-ce qu'elle était en train de me faire cette sorcière? « C'est à toi que je devrais le demander... » Elle semblait plus calme, mais je savais que ça n'annonçait rien de bon. Je m'attendais à tout moment à m'en prendre plein la figure. « Apparemment, je suis tellement insupportable qu'il fallait que tu vides ton sac. Donc c'est à moi de te demander : c'est bon, tu as tout dit ou tu as encore besoin de te défouler un coup ? Car c'est maintenant... » Je haussais les sourcils et penchais doucement la tête sur le côté, l'observant s'éloigner, perturbé par un petit pincement au cœur.
    Il fallait que je me taise.
    Alors pourquoi est-ce que je continuais en le sachant ?

    « C'est toi qui m'a demandé d'être plus explicite, tu ne vas pas venir te plaindre maintenant, mademoiselle la prolétaire mal coiffée. J'ai fais de mon mieux, pardon ce n'était peut-être pas au point, vu que ce n'est pas mon fort. » répliquais-je, hautain et très suffisant.

    Voilà ce que j'avais encore à dire, et pour la première fois je crois, je comprenais enfin la signification du mot austère. « Tu ne t'es jamais intéressé à ma vie, et ça m'allait très bien. Mais soyons d'accord : je ne t'ai jamais rien imposé, moi. Mon père, aussi bizarre qu'il est, t'a toujours traité avec respect. Et bien qu'on ne soit pas aussi riche que toi, on t'a jamais laissé crever de faim. Alors d'accord je suis une peste, mais fais le calcul dans ta tête : tu n'avais aucun droit de me parler comme ça. » Pour le coup, je n'osais plus la regarder en face. Ses yeux brillaient et pour la première fois, je crois que je regrettais. Mais je n'allais pas revenir sur mes paroles maintenant, en plus elle n'y donnerait aucun crédit, c'était évident. « Quant à ma mère, tu ne l'as jamais vu, je ne te l'ai pas imposée. A ce que tu sais de moi, elle pourrait très bien être morte. Si tu veux remettre les pendules à l'heure, laisse-moi te demander : j'en parle moi de la tienne ? Va te faire voir, Cho Min Huan. Tu sais faire, ça, non ? » Je penchais ma tête en avant, la bouche entrouverte, surpris par ce que je voyais.

    Non... « Pourquoi tu... » Je préférais me taire en fait. Pour son bien, comme pour le mien. J'en avais assez fait.

    Je reculais de deux bon pas, paniqué. Je regardais autour de moi comme pour trouver quelque chose qui arrêterait tout ça. Pourquoi pleurait-elle ? Pourquoi elle ne me hurlait pas simplement dessus cette fois aussi ? Elle pouvait me dire qu'elle était idiot si elle le voulait, je préférerais.
    Je serrais les poings, ne sachant que dire.

    Je la regardais se diriger aller prendre son sac, incapable de dire quoi que ce soit, j'avais la gorge terriblement sèche pour le coup et les bras ballants :   « Tu vas être content : tu n'auras pas à voir ma tête de la soirée. Sinon, ne t'en fais pas, quelqu'un va encore se charger à ta place d'alléger ton fardeau puisque tu n'es pas capable d'assumer. J'en parlerai demain. » Je déglutis avec peine, mais préférais me taire.
    Jamais je ne m'étais posé de limite. Jamais.

    Quand elle marcha vers la porte, je me mordis les lèvres, énervé et toujours aussi perdu. Je voulais lui balancer une dernière méchanceté, mais rien ne me venais. Le blanc total. « Oh et bravo pour ton futur comeback. Tout va bien pour toi maintenant... » Puis elle filait, sans rien dire d'autre. L'amertume avec laquelle elle s'était exprimé, étrange. Je me sentais coupable, pour la première fois depuis des lustres.

    Qu'es-tu en train de faire de moi Joo Hyo Lin ?








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